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550 % de hausse sur certains médicaments : l’UGTT alerte sur une menace pour l’accès aux soins !

Le département de la protection sociale et du secteur informel de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) a exprimé sa « profonde inquiétude » et condamné les récentes hausses importantes des prix de plusieurs médicaments essentiels. Et ce, tout en estimant qu’elles constituent une « atteinte directe au droit constitutionnel aux soins » et une nouvelle pression sur le pouvoir d’achat des citoyens, notamment les catégories vulnérables, les travailleurs et les ménages à faibles revenus.

Dans un communiqué, l’organisation syndicale a affirmé que ces augmentations interviennent dans un contexte de « crise sociale aiguë » et de recul marqué du pouvoir d’achat des travailleurs et de l’ensemble des citoyens. Ce qui fragilise davantage l’accès aux soins et aux traitements.

L’UGTT a souligné que les données publiées montrent qu’il ne s’agit pas de simples ajustements progressifs, mais de hausses « exceptionnelles et sans précédent »D’ailleurs, elles dépassent dans certains cas 550 % pour des médicaments essentiels.

Dans ce contexte, le syndicat précise que cette situation traduit un transfert du coût des difficultés financières du système de santé vers les citoyens, en l’absence d’une réforme globale capable de garantir l’accès aux soins.

En outre, le département de la protection sociale et du secteur informel a alerté sur les conséquences sociales de ces augmentations. Lesquelles toucheraient particulièrement les populations les plus fragiles, notamment les travailleurs du secteur informel ne bénéficiant pas d’une couverture sociale. Il estime que le coût de la maladie risque ainsi de devenir un facteur supplémentaire de pauvreté et d’exclusion sociale.

De plus, l’organisation syndicale a également évoqué la situation des bénéficiaires de la gratuité des soins et des tarifs réduits. En effet, ces derniers rencontrent souvent des difficultés à obtenir leurs médicaments dans les établissements publics de santé confrontés à des contraintes financières importantes.

Pour l’UGTT, la santé et l’accès aux médicaments « ne doivent pas être considérés comme des marchandises soumises aux seules logiques du marché ou aux équilibres financiers », mais comme un droit constitutionnel et humain que l’État doit garantir. Elle estime que les difficultés de la Caisse nationale d’assurance maladie (CNAM) ou de la Pharmacie centrale ne peuvent être résolues en faisant supporter leur coût aux patients. Mais elles nécessitent, note la centrale syndicale, une réforme participative du système de protection sociale, du financement et de la gouvernance du secteur.

Le syndicat appelle à l’abandon des décisions « unilatérales » et demande une révision immédiate de ces augmentations, afin de préserver le pouvoir d’achat des citoyens. Il plaide également pour l’intégration des travailleurs du secteur informel dans un système de couverture sociale et sanitaire complet et équitable.

Parmi les mesures proposées figurent notamment le renforcement des ressources de la CNAM, le soutien à la Pharmacie centrale pour garantir la sécurité médicamenteuse nationale, ainsi que le développement de la production locale de médicaments, notamment les génériques, afin de réduire les coûts et la dépendance aux importations.

Enfin, l’UGTT soutient l’ouverture d’un dialogue social « sérieux et responsable » avec les organisations nationales et les différents acteurs du secteur. Et ce, afin d’élaborer des réformes durables garantissant l’accès de tous aux soins, conformément aux engagements internationaux de la Tunisie et aux objectifs de développement durable.

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Délestages en Tunisie : volailles mortes, lait jeté, poisson plus cher… producteurs et consommateurs perdants

Les coupures d’électricité répétées en Tunisie entraînent de lourdes pertes pour plusieurs filières agroalimentaires. Des élevages avicoles aux exploitations laitières, en passant par la pêche et la pâtisserie, les professionnels alertent sur les conséquences économiques de ces délestages prolongés et parfois imprévisibles.

Dans une exploitation avicole située à El Fahs, à une soixantaine de kilomètres de Tunis, plusieurs centaines de milliers de volailles auraient péri après l’arrêt des systèmes de ventilation et d’approvisionnement en eau provoqué par une coupure de courant. Selon un vétérinaire cité par l’AFP et repris par la chaîne BFM TV, les pertes financières pourraient atteindre entre 1,4 et 1,5 million de dinars, représentant environ 400 à 500 tonnes de viande perdues.

Le secteur laitier aurait également subi des pertes importantes. Un éleveur affirme avoir dû jeter environ 1 200 litres de lait, soit six jours de production, en raison de l’impossibilité de conserver et traiter correctement le produit durant les coupures.

Les impacts touchent aussi les activités liées au froid et à la conservation. Des artisans de la pâtisserie ont signalé des pertes de matières premières et des équipements endommagés, notamment des chambres froides, faute d’avoir pu anticiper les interruptions électriques.

La filière pêche n’est pas épargnée. La hausse du prix de la glace, nécessaire à la conservation du poisson, aurait contribué à une augmentation des prix sur les marchés. Le prix de certaines espèces, comme le maquereau, aurait notamment doublé selon des représentants du secteur cités par le média français.

Ces délestages interviennent dans un contexte de forte demande énergétique liée aux températures élevées et à l’utilisation accrue de la climatisation. La Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) a expliqué que ces coupures tournantes visaient à éviter un effondrement généralisé du réseau électrique.

Mais pour les entreprises et les agriculteurs, l’absence de visibilité sur les horaires des coupures complique la mise en place de solutions de secours. Plusieurs professionnels réclament une meilleure anticipation et une communication plus précise afin de limiter les pertes.

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Kaïs Saïed : des sites archéologiques victimes de pillage et des vestiges de l’oued Méliane transformés en dépôt de déchets !

Le président de la République, Kaïs Saïed, a évoqué la situation des sites archéologiques en Tunisie lors d’une réunion tenue lundi 4 août 2026 au palais de Carthage avec la cheffe du gouvernement Sarra Zaâfrani Zenzri, le ministre de l’Environnement Habib Abid, la ministre des Affaires culturelles Amina Srarfi, la directrice générale de l’Agence de mise en valeur du patrimoine et de promotion culturelle Rabiâ Bel Fguira, ainsi que le chargé de la gestion de l’Agence de protection et d’aménagement du littoral Mehdi Belhaj.

Cette réunion a porté notamment sur la situation environnementale et la pollution, à la suite de la visite effectuée dimanche par le chef de l’État à Radès.

Concernant le patrimoine, Kaïs Saïed a souligné le rôle de l’Agence de mise en valeur du patrimoine et de promotion culturelle dans la protection des sites archéologiques. Il a cité, à titre d’exemple, les vestiges découverts fortuitement sur les rives de l’oued Méliane, qui « se sont transformés en dépôt de déchets », selon le communiqué de la Présidence de la République.

Le président de la République a indiqué que cet exemple ne constitue qu’un cas parmi de nombreux sites archéologiques qui n’ont pas encore été découverts, qui n’ont pas bénéficié de la protection nécessaire ou qui ont été victimes de pillage.

Il a établi un parallèle entre la situation de certains sites patrimoniaux et celle des biens publics, estimant que ces derniers ont également été exposés au pillage.

Au cours de la même réunion, Kaïs Saïed a par ailleurs affirmé que toute partie responsable de la pollution doit assumer pleinement ses responsabilités, en rappelant le principe du « pollueur-payeur » consacré par le droit international et repris lors du Sommet de Rio de Janeiro en 1992.

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Logement social : une plateforme numérique pour plus de transparence et d’égalité des chances

Le ministre de l’Équipement et de l’Habitat, également chargé de la gestion du ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, Salah Zouari, a présidé, lundi 3 août 2026, une séance de travail consacrée au suivi de l’avancement de la plateforme numérique dédiée au location-accession et à la vente par paiement échelonné des logements sociaux, selon un communiqué du ministère de l’Équipement.

La réunion s’est tenue en présence des membres du comité de pilotage du programme, du directeur général du Centre national de l’informatique, de l’équipe chargée du développement et de l’hébergement de la plateforme, ainsi que de plusieurs cadres du ministère et représentants des structures administratives concernées.

Les participants ont examiné l’état d’avancement de la plateforme, le niveau d’interconnexion entre les différentes bases de données relatives aux bénéficiaires des logements sociaux, ainsi que les difficultés techniques et administratives rencontrées. Les échanges ont également porté sur les mécanismes envisagés pour faciliter le dépôt et le suivi électronique des demandes.

À cette occasion, Salah Zouari a souligné la nécessité d’accélérer l’achèvement de cette plateforme, qu’il a qualifiée d’outil central pour la numérisation des procédures, le renforcement de la transparence, la garantie de l’égalité des chances entre les bénéficiaires, l’accélération des procédures d’accession à la propriété des logements sociaux et l’amélioration de la qualité des services rendus aux citoyens.

Le ministre a également insisté sur la nécessité de lever les différentes difficultés afin de finaliser la plateforme dans les meilleurs délais. Il a appelé à assurer la formation des cadres régionaux à son utilisation pour garantir son déploiement dans de bonnes conditions à l’échelle nationale.

En clôture de la réunion, Salah Zouari a chargé les services concernés d’élaborer un calendrier précis pour l’achèvement des différentes phases du projet. Il a également demandé l’organisation de campagnes de sensibilisation destinées à informer les citoyens sur la plateforme numérique, son fonctionnement et les modalités d’accès à ses services.

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