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Kaïs Saïed : des sites archéologiques victimes de pillage et des vestiges de l’oued Méliane transformés en dépôt de déchets !

Le président de la République, Kaïs Saïed, a évoqué la situation des sites archéologiques en Tunisie lors d’une réunion tenue lundi 4 août 2026 au palais de Carthage avec la cheffe du gouvernement Sarra Zaâfrani Zenzri, le ministre de l’Environnement Habib Abid, la ministre des Affaires culturelles Amina Srarfi, la directrice générale de l’Agence de mise en valeur du patrimoine et de promotion culturelle Rabiâ Bel Fguira, ainsi que le chargé de la gestion de l’Agence de protection et d’aménagement du littoral Mehdi Belhaj.

Cette réunion a porté notamment sur la situation environnementale et la pollution, à la suite de la visite effectuée dimanche par le chef de l’État à Radès.

Concernant le patrimoine, Kaïs Saïed a souligné le rôle de l’Agence de mise en valeur du patrimoine et de promotion culturelle dans la protection des sites archéologiques. Il a cité, à titre d’exemple, les vestiges découverts fortuitement sur les rives de l’oued Méliane, qui « se sont transformés en dépôt de déchets », selon le communiqué de la Présidence de la République.

Le président de la République a indiqué que cet exemple ne constitue qu’un cas parmi de nombreux sites archéologiques qui n’ont pas encore été découverts, qui n’ont pas bénéficié de la protection nécessaire ou qui ont été victimes de pillage.

Il a établi un parallèle entre la situation de certains sites patrimoniaux et celle des biens publics, estimant que ces derniers ont également été exposés au pillage.

Au cours de la même réunion, Kaïs Saïed a par ailleurs affirmé que toute partie responsable de la pollution doit assumer pleinement ses responsabilités, en rappelant le principe du « pollueur-payeur » consacré par le droit international et repris lors du Sommet de Rio de Janeiro en 1992.

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Kaïs Saïed veut imposer le principe du « pollueur-payeur » en Tunisie

Le président de la République Kaïs Saïed veut faire du principe du « pollueur-payeur » un levier dans la lutte contre la dégradation environnementale en Tunisie. Lors d’une réunion tenue lundi au palais de Carthage, consacrée notamment à la situation écologique après sa visite effectuée à Radès, le chef de l’État a affirmé que toute personne ou structure ayant contribué à la pollution devait « assumer pleinement ses responsabilités ».

Cette position intervient après la visite présidentielle à Radès, où Kaïs Saïed avait constaté la situation environnementale autour de plusieurs sites, notamment les abords de l’oued Méliane, devenu au fil des années un point de rejet de déchets et un symbole de la dégradation du cadre de vie.

Le président a rappelé que cette approche s’inscrit dans le principe du « pollueur-payeur », un concept reconnu dans le droit international de l’environnement, consacré notamment lors du Sommet de la Terre de Rio de Janeiro en 1992.

Que signifie le principe du « pollueur-payeur » ?

Le principe du « pollueur-payeur » repose sur une idée simple : celui qui est responsable d’une pollution doit prendre en charge les coûts liés à sa prévention, sa réduction ou sa réparation.

Il ne signifie pas qu’il est possible de polluer en échange d’une compensation financière, mais vise à faire supporter aux responsables les conséquences économiques des dommages qu’ils causent à l’environnement, plutôt que de transférer ces coûts à la collectivité.

Lire aussi : Au lendemain de la visite de Kaïs Saïed, les travaux démarrent autour de l’ancienne église de Radès

Ce principe peut concerner plusieurs types de pollution : rejets industriels, pollution des eaux, gestion des déchets, atteintes aux espaces naturels ou encore émissions polluantes.

À l’échelle internationale, il a été développé par l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) dans les années 1970 avant d’être repris dans plusieurs textes internationaux, notamment la Déclaration de Rio sur l’environnement et le développement de 1992.

Un principe déjà présent dans le droit tunisien

Kaïs Saïed a également rappelé que la Constitution tunisienne garantit le droit à un environnement sain. Le chef de l’État a cité l’article 47 de la Constitution de 2022, qui prévoit que « l’État garantit le droit à un environnement sain et équilibré et la contribution à la sécurité climatique », tout en lui imposant de mettre en place les moyens nécessaires pour lutter contre la pollution.

L’application concrète du principe du « pollueur-payeur » en Tunisie pourrait ainsi impliquer un renforcement des mécanismes de contrôle, des sanctions contre les responsables des atteintes environnementales et des dispositifs obligeant les pollueurs à financer les opérations de dépollution.

La mise en cause des structures chargées de la protection environnementale

Lors de la réunion de Carthage, le président a également critiqué le fonctionnement de l’Agence de protection et d’aménagement du littoral (APAL), estimant qu’elle n’avait pas accompli son rôle de manière suffisante dans plusieurs zones côtières.

Il a appelé à renforcer les interventions sur le terrain, à accélérer les programmes d’aménagement et d’entretien du littoral afin de préserver les ressources naturelles et garantir aux citoyens l’accès à un littoral propre et protégé.

Le chef de l’État a aussi évoqué le rôle de l’Agence de mise en valeur du patrimoine et de promotion culturelle dans la protection des sites archéologiques, citant notamment les découvertes réalisées sur les rives de l’oued Méliane, dont certaines zones seraient aujourd’hui utilisées comme dépotoirs.

Un principe qui pose aussi la question du contrôle

Si le principe du « pollueur-payeur » est largement reconnu comme un outil majeur de la politique environnementale mondiale, son efficacité dépend de plusieurs conditions : l’identification précise des responsables, l’existence de mécanismes de contrôle efficaces et la capacité des autorités à imposer réellement les sanctions ou réparations nécessaires.

En Tunisie, son application pourrait représenter un changement d’approche dans la gestion des atteintes environnementales, en passant d’une logique d’intervention publique après la pollution à une logique de responsabilisation directe des acteurs à l’origine des dommages.

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Kaïs Saïed : « Tolérance zéro » contre les atteintes à l’environnement

Le président de la République, Kaïs Saïed, a présidé, lundi, 3 août, au palais de Carthage, une réunion avec la cheffe du gouvernement, Sarra Zaafrani Zenzri, le ministre de l’environnement Habib Abid, la ministre des affaires culturelles, Amina Srarfi, la directrice générale de l’Agence de mise en valeur du patrimoine, Rabiaa Belfkira, et le responsable de l’Agence de protection du littoral (APAL), Mehdi Belhaj.

À l’ordre du jour : la pollution et la dégradation environnementale observées lors de la visite du chef de l’Etat, dimanche, à Radès, cite un communiqué de la présidence de la République.

Dans ce contexte, le président Saïed a été catégorique : tout pollueur doit assumer l’entière responsabilité de ses actes, invoquant le principe « pollueur-payeur », consacré lors du Sommet de Rio en 1992 et inscrit à l’article 47 de la Constitution tunisienne, qui impose à l’État de garantir un environnement sain et d’éradiquer la pollution.

L’APAL est directement interpellée. Le chef de l’État a jugé que l’agence n’a pas rempli sa mission dans de nombreuses zones côtières. Il a exigé davantage d’interventions de terrain, la protection du littoral contre toutes les atteintes et l’accélération des programmes d’aménagement afin de répondre au mieux  aux aspirations des citoyens à un littoral propre et protégé.

Volet patrimoine, le président de la République a évoqué le rôle de l’Agence de mise en valeur du patrimoine et de promotion culturelle (AMVPPC) dans la protection des sites archéologiques, citant les vestiges archéologiques découverts sur les berges de l’oued Miliane, transformées en décharge.

Un cas parmi d’autres, a-t-il dit, des sites non découverts, mal protégés ou pillés au même titre que les richesses du peuple tunisien qui ont, elles aussi, fait l’objet de pillage.

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Saïed aux médias publics : priorité à un discours responsable et constructif

Le président de la République, Kaïs Saïed, a reçu, lundi, après-midi, au palais de Carthage, les responsables des médias nationaux.

Il s’agit du président-directeur général de la Télévision tunisienne, Chokri Ben Nassir, de la présidente-directrice générale de la Radio tunisienne, Henda Ben Aliya Gharbi, du président-directeur général de l’Agence Tunis Afrique Presse (TAP), Najeh Missaoui, du président-directeur général de la Société Nouvelle d’Impression, de Presse et d’Édition (SNIPE – La Presse), Saïd Ben Krim, et de l’administrateur délégué de l’établissement Dar Sabah, Mohamed Ben Salem.

Selon un communiqué de la présidence de la République, le chef de l’État a souligné lors de cette réunion le rôle crucial des médias nationaux dans cette phase de l’histoire du pays.

Il a mis l’accent sur la nécessité que ces médias soient « une voix libre exprimant la parole courageuse » , précisant que la conjoncture n’appelle pas à répondre à ceux qui ne méritent ni attention ni réplique, mais à ancrer un discours médiatique « responsable » qui soit en mesure de refléter la vérité au service de l’intérêt supérieur du pays.

Le président Saïed a dans ce contexte recommandé d’intensifier les spots radio et télévision pour lutter contre les fléaux sociaux, en particulier, le trafic de drogue, mettant en garde contre les tentatives de ceux qui cherchent à fragmenter la société et à déstabiliser la jeunesse.

Et le président de la République de souligner que le combat d’aujourd’hui oppose l’ordre à un système qui tente par tous les moyens de reprendre pied, assurant que tant que le front intérieur tient, toutes les tentatives de déstabilisation, quelle qu’en soit la source, « se briseront contre ses remparts ».

« Le dernier mot ne sera pas un communiqué. Ce sera un acte », a fait savoir le chef de l’Etat, promettant  d’aller de l’avant sur « la voie tracée par le peuple au prix de ses sacrifices et de ses souffrances. »

« Son sang ne sera pas vain et ses espoirs ne seront pas déçus dans toutes les régions du pays. », a-t-il conclu.

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Au lendemain de la visite de Kaïs Saïed, les travaux démarrent autour de l’ancienne église de Radès

Les premières interventions n’ont pas tardé. Au lendemain de la visite inopinée du président de la République, Kaïs Saïed, à Radès, un chantier de nettoyage a été lancé ce lundi autour de l’ancienne église de la ville, située sur l’avenue de la République.

Une équipe conjointe regroupant les services de la municipalité de Radès, le Commissariat régional au développement agricole et la direction régionale de l’Équipement de Ben Arous a entamé des travaux de nettoyage et d’aménagement des abords de cet édifice historique.

Le secrétaire général chargé de la gestion de la municipalité de Radès, Khalil Mâaouia, a indiqué à l’agence TAP que ces interventions s’inscrivent dans le cadre de l’application des instructions données par le président Kaïs Saïed lors de sa visite effectuée dimanche. Le chef de l’État avait demandé le nettoyage des alentours de l’église et une meilleure prise en charge de ce site patrimonial.

Un projet de reconversion toujours en attente

Construite en 1911, l’ancienne église de Radès est appelée à être transformée en complexe culturel pluridisciplinaire. Le projet avait officiellement été lancé en octobre 2022, mais les travaux avaient été interrompus peu après leur démarrage.

Cette suspension faisait suite à la découverte de citernes ainsi que de vestiges archéologiques datant des époques romaine et punique. L’Institut national du patrimoine avait alors procédé à des fouilles de sauvetage afin de préserver ces découvertes.

Lire aussi : Pollution à Radès : Kaïs Saïed inspecte Oued Miliane

Selon les autorités, le projet est aujourd’hui entré dans une nouvelle phase. Un nouvel appel d’offres doit être lancé pour désigner une entreprise chargée de reprendre les travaux, après une révision de la conception du projet.

Le nouveau schéma architectural prévoit notamment d’exclure la zone archéologique découverte du périmètre des travaux afin de préserver les vestiges tout en permettant la transformation du bâtiment en espace culturel.

Une visite présidentielle suivie d’effets

La rapidité du lancement de ces opérations illustre la volonté des autorités de mettre en œuvre sans délai les instructions formulées par le président de la République lors de son déplacement à Radès.

Dimanche, Kaïs Saïed avait effectué une visite de terrain dans plusieurs sites de la banlieue sud de Tunis, notamment à l’oued Miliane, où il s’était entretenu avec des citoyens au sujet de l’état de l’environnement et des problèmes d’aménagement. Sa visite à l’ancienne église de Radès s’inscrivait dans cette même tournée consacrée à l’inspection de plusieurs sites jugés prioritaires.

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Saïed aux médias publics : La drogue et l’ancien système, deux fronts à combattre

Selon un communiqué publié mardi par la présidence de la République, le président Kaïs Saïed a réuni, lundi 3 août au palais de Carthage, les dirigeants des principaux médias publics tunisiens. D’après la présidence, le chef de l’État a articulé son intervention autour de deux priorités : intensifier la sensibilisation contre la drogue et poursuivre le combat contre ce qu’il appelle la « manẓūma », terme qu’il utilise pour désigner l’ancien système politique.

La présidence indique que la réunion s’est tenue en présence de Chokri Ben Nsir, président-directeur général de l’Établissement de la télévision tunisienne, Henda Ben Alaya Ghribi, présidente-directrice générale de l’Établissement de la radio tunisienne, Nejah Missaoui, président-directeur général de l’agence TAP, Saïd Ben Krim, président-directeur général de la SNIPE-La Presse, ainsi que Mohamed Ben Salem, commissaire chargé de la gestion de Dar Assabah.

Les médias appelés à renforcer la sensibilisation contre la drogue

Selon le communiqué présidentiel, Kaïs Saïed a insisté sur le rôle des médias nationaux dans la période actuelle, estimant qu’ils doivent être « une voix libre » portant « une parole courageuse ».

Le président a également demandé de multiplier les capsules radiophoniques et télévisées consacrées aux phénomènes négatifs, en mettant l’accent sur la drogue. Toujours selon la présidence, il a estimé que ceux qui cherchent à porter atteinte à l’État s’emploient également à « démanteler la société » en ciblant particulièrement la jeunesse.

Le communiqué ne précise toutefois ni le calendrier, ni les moyens, ni les institutions qui seront chargées de mettre en œuvre ces campagnes de sensibilisation.

Lire aussi : Kaïs Saïed : La lutte continue contre le monopole, la spéculation et le trafic de drogues

La « manẓūma » de nouveau dans le viseur

Selon le communiqué de la présidence, Kaïs Saïed a également affirmé que « le conflit aujourd’hui oppose le système à la manẓūma, qui tente de reprendre son souffle par tous les moyens ».

Cette référence s’inscrit dans la continuité du discours politique du président depuis le 25 juillet 2021, dans lequel il oppose régulièrement les institutions issues de son projet politique aux acteurs qu’il associe à l’ancien système.

Le président a conclu, toujours selon la présidence, en affirmant que « le dernier mot ne sera pas un communiqué, mais un acte », assurant que l’État poursuivrait la voie qu’il estime avoir été tracée par la volonté du peuple.

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