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Maroc-Israël : Des relations qui avancent dans la discrétion, selon Rouach

Les relations entre le Maroc et Israël continuent d’avancer discrètement, selon Daniel Rouach, vice-président et cofondateur de la Chambre de commerce Maroc-Israël, nous apprend le site Yabiladi. Rouach a averti des risques d’une évolution trop rapide des liens, rétablis le 10 décembre 2020, entre Rabat et Tel-Aviv. Dans une interview à un média israélien, il a reconnu […]

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Trump-Netanyahu : toutes les options contre l’Iran, y compris la force

Donald Trump et Benjamin Netanyahu ont discuté, lors de leur rencontre, de toutes les options possibles pour freiner le programme nucléaire iranien, notamment la diplomatie, les pressions économiques et l’action militaire, révèle un haut responsable israélien.

Netanyahu n’a pas dit à Trump qu’Israël était favorable à une attaque contre l’Iran, a déclaré le responsable lors d’un point de presse après la rencontre des deux dirigeants à la Maison Blanche mardi.

« En fin de compte, c’est sa décision », a déclaré le responsable, en parlant de Trump. Ce dernier dispose de trois options, « qui ont toutes été longuement discutées », a-t-il ajouté : « Un accord, le maintien du blocus et des pressions économiques, ou une frappe militaire massive », a-t-il précisé, relate Reuters

Israël n’a pas participé ce mois-ci à la nouvelle campagne de bombardements américains de deux semaines qui a incité Téhéran à riposter par des attaques contre des bases américaines, mais a averti l’Iran qu’il réagirait avec force en cas d’attaque.

L’armée américaine affirme avoir mené une « vague massive » de frappes contre l’Iran ce jeudi matin en représailles aux tentatives d’attaques de missiles balistiques contre les forces américaines mardi. Le Centcom assure avoir frappé des « dizaines » de cibles du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) en réponse aux tirs iraniens sur des bases américaines en Jordanie et sur des navires dans le détroit d’Ormuz.

Les médias d’État iraniens affirment pour leur part que les dernières frappes avaient tué trois personnes, dont un enfant de deux ans, sur l’île de Qeshm. Tandis que d’autres localités du sud et de l’ouest du pays ont également été touchées.

Ces dernières hostilités surviennent au cours d’une semaine marquée par l’extension du conflit, avec les premières frappes conjointes américano-saoudiennes annoncées publiquement et ciblant des groupes armés supplétifs iraniens en Irak.

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A qui profite la guerre contre l’Iran ?

Alors que la guerre contre l’Iran reprend de plus belle, le seul vainqueur de cette débauche de violences et de destructions semble être la Chine et ce, sans avoir levé le petit doigt ni tiré un seul coup de feu. La guerre menée par le président américain Donald Trump contre la République islamique – pour le compte d’Israël, autre bénéficiaire –, a accompli ce dont la Chine rêvait depuis longtemps : rendre les États du Golfe moins dépendants des États-Unis. L’Arabie saoudite, le Qatar et Oman, qui ont été très affectés par cette guerre dont le prétendu parapluie américain n’a pas su les en protéger, recherchent, aujourd’hui, à rééquilibrer leurs relations internationales en se tournant vers la Chine.

Habib Glenza, à Lodz.

Alors que le conflit entre Washington et Téhéran s’est enlisé et son issue est devenue imprévisible, les villes et les infrastructures de la région du Golfe en ont été des cibles collatérales. Conséquence inattendue : les États du Golfe se sont divisés en deux camps : le premier est composé des Émirats arabes unis, désireux de rester proches des États-Unis et d’Israël. Tandis que le second comprend l’Arabie saoudite, le Qatar, Oman et peut-être la Turquie et l’Irak, qui recherchent un équilibre entre le maintien de bonnes relations avec les États-Unis, l’amélioration de leurs relations avec l’Iran et un rapprochement stratégique avec la Chine, la superpuissance de demain.

L’accord nucléaire des Etats-Unis avec l’Arabie saoudite

L’accord nucléaire conclu par Donald Trump avec l’Arabie saoudite le 22 juillet 2026 est sans aucun doute motivé par la crainte que la Chine ne gagne en influence dans une région traditionnellement dominée par les États-Unis.Ce pacte indique que Washinton souhaite maintenir un statu quo, même si un tel accord va lui attirer les foudres de son principal allié au Moyen-Orient : Israël.

«Les pays du Moyen-Orient souhaitent développer leur infrastructure nucléaire et ils le feront même sans l’implication des États-Unis. Washington commence à le reconnaître», a déclaré à la BBC Yusuf Can, expert du Moyen-Orient pour le cabinet de conseil Amena Strategies. Avec cet accord nucléaire, a-t-il ajouté, «les États-Unis disent en substance : vous n’êtes pas obligés de travailler avec la Chine. Vous pouvez travailler avec nous.»

Même si l’Arabie saoudite cesse de se rapprocher de la Chine, la guerre a d’autres retombées qui ont renforcé la position de la Chine, comme le besoin urgent du monde en matière de technologies d’énergies renouvelables. L’électricité représente désormais 30 % de la consommation d’énergie en Chine, soit 40 % de plus qu’aux États-Unis et qu’en Europe.

La guerre a placé les énergies renouvelables et les véhicules électriques au sommet de l’agenda mondial, alors que les prix du pétrole s’envolent, et la Chine est le pays de référence dans ce domaine. Ce pays domine environ 91 % de la capacité mondiale de production de panneaux solaires et 89 % de la capacité de production de batteries de stockage en lithium-ion.

Les entreprises chinoises produisent également environ 70 % des technologies d’énergie propre, ce qui signifie que plus la guerre contre l’Iran s’éternise et plus le détroit d’Ormuz est pratiquement bloqué, plus des pays investiront dans ce secteur vital désormais contrôlé par la Chine.

Chute du dollar au profit des monnaies asiatiques 

La guerre a également contribué à modifier la domination du dollar dans le commerce mondial, accélérant une tendance naissante. Selon Bloomberg, l’Iran a autorisé plusieurs pétroliers à traverser le détroit d’Ormuz à condition qu’ils paient en monnaie officielle chinoise, le renminbi, ou en cryptomonnaie.

Le Wall Street Journal rapporte que la Chine encourageait déjà le commerce en renminbi pour permettre à des pays comme l’Iran et la Russie de contourner les sanctions américaines.

Enfin, la Chine s’impose comme une superpuissance capable d’exercer son influence sans conflits, tandis que l’Amérique est apparue comme une puissance adoptant une approche chaotique et agressive pour contraindre les autres nations à se plier à sa volonté.

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