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Gestion hôtelière: l’EIGHT Hospitality Business Schoolobtient la certification EHL

 EIGHT Hospitality Business School, annonce l’obtention du statut « École Certifiée » par EHL (fondée en 1893 sous le nom d’École hôtelière de Lausanne), l’une des écoles pionnières au monde en gestion hôtelière. Cette certification marque une étape importante dans le parcours de ctte institution pour devenir une institution de référence dans l’ hôtellerie en Tunisie. Cette reconnaissance reflète la conformité de l’EHL  avec les normes de qualité rigoureuses de l’EHL et son engagement à fournir une éducation hôtelière de classe mondiale.EIGHT Hospitality Business School, franchit ainsi une nouvelle étape majeure de son développement : elle devient « Certified Member « du réseau des écoles Certifiées de l’EHL.

L’EHL est la première école hôtelière du monde, fondée en 1893 en tant qu’Ecole hôtelière de Lausanne. En 2026, pour la huitième année consécutive, l’EHL Hospitality Business School a été classée meilleure université au monde en management de l’hôtellerie et des loisirs par QS World University Ranking.Ce statut, plus exigeant que celui d’Associate Member précédemment détenu par l’école, témoigne de son engagement durable en faveur de l’excellence académique, de l’innovation pédagogique, de l’apprentissage par l’expérience et de l’employabilité de ses étudiants.

Cette certification permet également aux étudiants, diplômés de EIGHT d’obtenir le « Supplemental Certificate », délivré directement par l’EHL Hospitality Business School.

Une ascension en quatre ans

 Créée avec l’ambition de bâtir en Tunisie une école d’Hospitality ouverte sur le monde, étroitement connectée aux besoins de l’industrie et avec son propre hôtel d’application, The Nine Lifestyle Experience, EIGHT a connu une évolution remarquable en seulement quatre ans.

Après avoir obtenu l’agrément du Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique (N°1-2023), l’école a fait certifier son corps enseignant selon le référentiel QLF (Qualified Learning Facilitators) de l’EHL Hospitality Business School, avant d’intégrer le réseau des écoles certifiées de l’EHL avec d’abord le statut de « Associate Member », obtenu en octobre 2024, jusqu’à l’obtention aujourd’hui du statut de « Certified Member ».
Le réseau d’écoles Certifiées rassemble des établissements partageant les mêmes exigences d’excellence académique et professionnelle, présents notamment en Chine, au Maroc, en Jordanie, au Liban, au Népal, en Thaïlande… et désormais en Tunisie.

Une reconnaissance qui dépasse l’école

 Au-delà de l’institution, cette certification constitue une reconnaissance pour la Tunisie. Elle démontre que le pays est capable de former, sur son territoire, des professionnels répondant aux plus hauts standards internationaux de l’Hospitality.Elle renforce également le positionnement de EIGHT comme un véritable trait d’union entre la Tunisie et l’excellence mondiale dans les différents métiers du secteur de l’Hospitality.« Cette certification n’est pas seulement une reconnaissance pour EIGHT ; elle confirme que la Tunisie possède le talent, la vision et l’ambition nécessaires pour rayonner à l’échelle internationale dans le secteur de l’Hospitality. »Rym Ben Fadhel, CEO et Fondatrice de EIGHT Hospitality Business School.

                                                   Kamel Bouaouina

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Réforme de la sécurité sociale : vers un nouveau pacte social adapté aux mutations du travail

La réforme du système tunisien de sécurité sociale apparaît aujourd’hui comme l’un des grands chantiers sociaux des prochaines années. Longtemps construit autour d’un modèle classique de salariat stable et de relations de travail traditionnelles, ce système est désormais confronté à des mutations profondes du marché de l’emploi qui rendent indispensable une refonte de ses mécanismes de fonctionnement.

Télétravail, économie des plateformes numériques, nouvelles formes d’activité indépendante, vieillissement démographique, allongement de l’espérance de vie et déséquilibre financier des caisses sociales : autant de défis qui imposent une adaptation du cadre juridique et des mécanismes de protection sociale.

C’est dans ce contexte que le ministre des Affaires sociales, Issam Lahmar, a annoncé le lancement d’un vaste programme de réforme des régimes de sécurité sociale et de modernisation du système de protection sociale. Présentée à l’occasion de la huitième Conférence arabe sur les retraites et les assurances sociales organisée à Tunis, cette réforme ambitionne de répondre aux nouvelles réalités économiques tout en garantissant la pérennité financière des différents régimes.

Une réforme rendue inévitable

Le système actuel de sécurité sociale repose essentiellement sur des schémas conçus à une époque où l’emploi salarié à durée indéterminée constituait la norme. Or, cette réalité a profondément évolué. Le développement du travail indépendant, du télétravail, des plateformes numériques, des emplois flexibles ainsi que la multiplication des formes atypiques d’activité modifient progressivement les modes de création de richesse et les modalités d’exercice du travail. Parallèlement, le vieillissement de la population exerce une pression croissante sur les régimes de retraite. L’allongement de la durée de vie augmente naturellement le nombre de bénéficiaires de pensions tandis que le ralentissement des créations d’emplois formels limite l’augmentation du nombre de cotisants. Ce déséquilibre fragilise progressivement les équilibres financiers des caisses sociales. Dans ces conditions, une simple réforme paramétrique ne suffirait plus. C’est l’ensemble du modèle qui appelle aujourd’hui à une réflexion globale.

La continuité des réformes engagées

Cette nouvelle réforme s’inscrit dans la continuité des transformations engagées ces dernières années par le Président de la République, Kaïs Saïed, dans le domaine du droit du travail. La révision du Code du travail, notamment les dispositions relatives au contrat de travail, a constitué une étape importante dans la lutte contre la précarité de l’emploi. En mettant fin à plusieurs formes d’utilisation abusive des contrats précaires et en renforçant les garanties offertes aux salariés, cette réforme a consacré le principe selon lequel le travail constitue avant tout un droit devant assurer stabilité, dignité et protection sociale. La volonté affichée est de replacer le travailleur au centre des politiques publiques et de garantir un meilleur équilibre entre les intérêts économiques des entreprises et les droits sociaux des salariés. La réforme annoncée de la sécurité sociale apparaît ainsi comme le prolongement naturel de cette nouvelle philosophie.

L’un des aspects les plus remarqués des déclarations du ministre des Affaires sociales réside dans l’approche retenue. Issam Lahmar a insisté sur le fait que cette réforme ne serait pas conçue selon une logique exclusivement comptable destinée à combler les déficits des caisses sociales. L’objectif affiché consiste au contraire à construire un système répondant davantage aux besoins réels des citoyens. Cette orientation traduit une évolution importante de la conception même de la protection sociale. La sécurité sociale ne constitue pas uniquement un mécanisme financier. Elle représente l’un des principaux instruments de solidarité nationale. Elle garantit aux travailleurs une protection contre les principaux risques de la vie : maladie, vieillesse, invalidité, accidents professionnels ou perte de revenus. Préserver cette fonction sociale demeure aujourd’hui essentiel.

Deux projets de loi pour accompagner les mutations du travail

Parmi les premières traductions concrètes de cette réforme figurent deux projets de loi dont la préparation est désormais achevée. Le premier concerne le télétravail dans le secteur privé. Depuis plusieurs années, cette forme d’organisation connaît un développement rapide, accéléré notamment par les évolutions technologiques et les nouvelles attentes des entreprises. Pourtant, son encadrement juridique demeure encore incomplet. Le futur texte devrait préciser les droits et obligations respectifs des employeurs et des salariés, les conditions d’exercice du télétravail, les règles relatives au temps de travail, à la santé au travail, à la protection des données ainsi qu’à la couverture sociale. Le second projet porte sur l’économie des plateformes numériques. Ce secteur regroupe désormais plusieurs dizaines de milliers de travailleurs exerçant dans les domaines du transport, de la livraison, des services numériques ou encore des prestations à domicile. Or, nombre de ces travailleurs évoluent actuellement en dehors des régimes classiques de protection sociale. Le futur cadre juridique devrait définir leur statut, préciser leurs droits sociaux et organiser leur affiliation aux régimes de sécurité sociale. Il s’agit là d’un enjeu majeur afin d’éviter qu’une partie croissante de la population active ne demeure durablement exclue des mécanismes de protection.

La réussite de cette réforme dépendra néanmoins de sa capacité à concilier deux exigences parfois difficiles à rapprocher. D’un côté, il convient d’améliorer les droits sociaux, d’élargir la couverture des travailleurs et de mieux protéger les catégories les plus vulnérables. De l’autre, il demeure indispensable d’assurer la viabilité financière des régimes de retraite et d’assurance sociale. Cette équation constitue aujourd’hui un défi partagé par la plupart des pays. L’augmentation des dépenses sociales ne peut durablement être financée sans une amélioration du taux d’emploi formel, une réduction du travail informel et une meilleure mobilisation des cotisations sociales. La lutte contre l’évasion sociale et la généralisation progressive de la couverture sociale apparaissent donc comme des leviers complémentaires de cette réforme.

Au-delà des aspects techniques, cette réforme ouvre un débat beaucoup plus large sur l’avenir du modèle social tunisien. Les mutations technologiques, la transformation des métiers, la digitalisation de l’économie et l’évolution des formes d’emploi conduisent à repenser les fondements mêmes de la protection sociale. Le système de demain devra probablement être plus souple, plus inclusif et capable d’accompagner des parcours professionnels devenus beaucoup plus diversifiés qu’auparavant. La sécurité sociale ne pourra plus être exclusivement liée au contrat de travail traditionnel. Elle devra progressivement intégrer l’ensemble des nouvelles formes d’activité économique.

Un nouveau contrat social

La réforme annoncée dépasse largement le cadre des seules caisses de sécurité sociale. Elle participe d’une réflexion plus globale sur l’avenir du travail, de la solidarité nationale et du développement économique. En poursuivant la modernisation du Code du travail, en préparant un cadre juridique pour le télétravail et l’économie des plateformes et en engageant une refonte des régimes de protection sociale, les pouvoirs publics entendent adapter les institutions sociales aux profondes transformations du marché de l’emploi.

L’enjeu consiste désormais à bâtir un système conciliant efficacité économique, justice sociale et soutenabilité financière. Car la pérennité de la sécurité sociale ne dépend pas uniquement de l’équilibre des comptes, elle repose également sur sa capacité à protéger efficacement tous les travailleurs, quels que soient leur statut, leur mode d’exercice ou les évolutions futures du monde du travail. C’est dans cette perspective que s’inscrit la vision défendue par le président de la République, Kaïs Saïed, qui fait de la lutte contre la précarité, de la consolidation des droits des travailleurs et du renforcement de la justice sociale les fondements d’un nouveau contrat social, adapté aux défis économiques et sociaux de la Tunisie contemporaine.

Ahmed NEMLAGHI

 

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