Alors que les débats sur l’intégration de l’IA dans les stratégies et les processus des entreprises battent leur plein, une question est souvent reléguée au second plan : celle de l’IA de confiance. Un terme encore peu répandu, mais d’une importance cruciale, non seulement pour protéger l’entreprise contre les dérives que peut générer le modèle […]
La Tunisie pourrait adopter une loi de finances complémentaire pour l’année 2026, a indiqué samedi 25 juillet 2026 le président de la Commission des finances et du budget à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), Maher El Kattari. Intervenant sur les ondes de la radio nationale, le député a expliqué que cette éventualité intervient notamment […]
La Presse —Depuis quelque temps, on a tendance à répéter que l’avenir du secteur industriel repose, désormais, sur les industries mécaniques et électriques, et que le textile-habillement est loin de répondre aux exigences de la prochaine étape. C’est un secteur qui est en déclin. Une appréciation, sincèrement, peu fondée. Car, n’oublions pas, il y a […]
La Banque centrale de Tunisie (BCT) a démenti catégoriquement les informations relayées sur certains sites électroniques et réseaux sociaux faisant état d’une dépréciation du dinar tunisien, affirmant que le taux de change de la monnaie nationale demeure stable à des niveaux habituels. Face à la circulation de rumeurs évoquant un recul du cours du dinar […]
Un nouveau mécanisme de financement destiné aux particuliers, aux porteurs de petits projets et aux petites structures économiques entre en vigueur en Tunisie. Le décret n°148 de l’année 2026, publié au Journal officiel de la République tunisienne (JORT) et daté du 23 juillet 2026, fixe les conditions et les critères d’octroi des financements de faible […]
La cimenterie Carthage Cement affiche des signaux de redressement sur la période avril-juin 2026, après un premier semestre marqué par un tassement de son activité domestique. C’est ce que révèlent les indicateurs sectoriels publiés vendredi par le groupe.
Sur les six premiers mois de l’année, les recettes tirées du ciment et du clinker sur le marché intérieur atteignent 128 millions de dinars, en retrait de 4% comparativement à la même période en 2025. Un repli que l’entreprise impute à un fléchissement de la demande nationale.
C’est toutefois au cours du deuxième trimestre que la tendance s’inverse partiellement : le groupe indique avoir resserré l’écart accusé face à 2025 grâce à un regain de son activité commerciale. Sur ces trois mois, la production de ciment a bondi de 10% en glissement annuel, pour s’établir à 440 848 tonnes.
À l’international, les ventes cumulées au 30 juin s’élèvent à 27,67 millions de dinars. L’écart négatif par rapport à l’an dernier, qui se limite désormais à 15%, illustre selon le groupe un redémarrage graduel des exportations, dans un contexte mondial toujours instable où la demande extérieure demeure irrégulière.
Les autres branches d’activité racontent une histoire différente. Le pôle Granulats a extrait 1,86 million de tonnes depuis janvier, pour un chiffre d’affaires de 11,18 millions de dinars. Le segment Béton prêt à l’emploi, lui, poursuit sur sa lancée : les volumes produits atteignent 34 859 m³ à fin juin, en progression de 11% sur un an, tandis que les revenus associés grimpent de 17% pour totaliser 6,25 millions de dinars.
Sur le plan financier, l’endettement du groupe s’établissait à 285,675 millions de dinars à la fin du premier semestre 2026.
L’engouement autour des batteries de stockage résidentielles masquerait une réalité économique peu favorable, selon l’Association nationale des Petites et Moyennes Entreprises (ANPME). Dans une prise de position rendue publique, l’organisation patronale invite les autorités à revoir leurs priorités face aux difficultés d’approvisionnement électrique.
Le 22 juillet 2026, la Société tunisienne de l’électricité et du gaz avait ouvert la voie à l’installation, chez les particuliers, de batteries destinées aux installations photovoltaïques équipées d’onduleurs hybrides. La STEG présentait alors cette décision comme un choix stratégique, censé stimuler les investissements dans le renouvelable à un moment où le pays subit des chaleurs extrêmes et une demande électrique sous tension.
C’est précisément ce dispositif que l’ANPME met en cause. Selon ses calculs, une batterie de 10 kWh, suffisante pour faire tourner un climatiseur, un réfrigérateur et quelques équipements essentiels durant trois heures environ, représente une dépense avoisinant 12 000 dinars, hors de portée pour l’essentiel des ménages tunisiens.
L’association va plus loin dans son argumentaire chiffré : en tenant compte d’une durée de vie moyenne de cinq ans et d’environ 60 heures de coupures par an, le kilowattheure produit grâce à ces batteries reviendrait à quelque 12 dinars, soit près de 50 fois le tarif habituellement facturé par la STEG.
Un bénéfice limité pour le réseau collectif
Pour l’ANPME, le problème dépasse la seule question tarifaire. Ces installations, pensées pour un usage individuel en situation de panne, ne participent pas à l’alimentation du réseau lors des pics de consommation, ces moments précis où la pression sur le système est la plus forte.
L’organisation patronale s’interroge dès lors sur la pertinence de mobiliser des fonds publics, subventions ou avantages fiscaux, pour appuyer ces équipements. Elle y voit un soutien à des « solutions de sauvetage individuelles », profitant à une minorité sans retombée concrète sur la stabilité globale du réseau électrique.
Miser sur les compteurs intelligents
Plutôt que d’encourager le stockage résidentiel isolé, l’ANPME plaide pour son intégration dans un réseau électrique intelligent. Elle recommande en priorité la généralisation des compteurs communicants, susceptibles d’optimiser la gestion de l’énergie et de faciliter l’injection d’électricité dans le réseau en fonction des besoins réels.
L’association nuance toutefois son propos s’agissant du secteur industriel : pour les entreprises raccordées en moyenne tension, le stockage privé pourrait, à court terme, constituer un appui utile durant les heures de pointe et contribuer à limiter le risque de délestages.
Poulina Group Holding (PGH) a enregistré un chiffre d’affaires de 1 091 millions de dinars au deuxième trimestre 2026, soit une progression de 14,1% par rapport à la même période de 2025, d’après les indicateurs d’activité publiés par le groupe.
Cette évolution s’inscrit dans un contexte marqué par une augmentation de la production ainsi qu’un doublement des investissements au cours du premier semestre 2026.
La croissance de l’activité trimestrielle a été portée à la fois par le marché local et par les exportations. Les ventes réalisées en Tunisie ont progressé de 14,1%, tandis que celles destinées aux marchés extérieurs ont affiché une hausse de 14,3%.
Sur les six premiers mois de l’année, PGH a réalisé un chiffre d’affaires cumulé de 2 118 millions de dinars, en augmentation de 7,9% par rapport au 30 juin 2025.
La filière des dattes constitue l’un des piliers de l’agriculture et de l’économie de la Tunisie, plaçant notre pays parmi les dix plus grands producteurs mondiaux et au deuxième rang mondial en termes de valeur des exportations.
Les coupures de courant fréquentes et soudaines, survenues en pleine vague de chaleur extrême, ont endommagé plusieurs pompes d’irrigation dans les oasis du gouvernorat de Kébili (sud-ouest). Ces incidents ont perturbé le cycle d’irrigation et retardé les opérations agricoles à une période cruciale pour la production de dattes.
Hakim Mrabet, responsable du syndicat local de l’agriculture et de la pêche maritime pour le district nord de Kébili, a tiré la sonnette d’alarme, expliquant que ces pannes à répétition avaient entraîné la défaillance des pompes, nécessitant «le transfert du matériel vers d’autres gouvernorats pour réparation». Cette situation a affecté la régularité de l’irrigation dans les zones agricoles touchées.
M. Mrabet a précisé que «le dysfonctionnement des systèmes hydrauliques pourrait nuire à la qualité de la production de dattes, les palmiers nécessitant un apport constant en eau à cette époque de l’année». Il a ajouté que, dans certaines oasis, le cycle de distribution de l’eau «a été considérablement ralenti, tandis qu’il a été totalement interrompu dans d’autres, ce qui pourrait avoir des répercussions sur les récoltes ». Le représentant syndical a également souligné «les difficultés structurelles du système local de gestion de l’eau», notant que le gouvernorat de Kébili compte plus de 100 coopératives agricoles, dont la plupart sont endettées auprès de la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (Steg) ; une situation qui aggrave encore les problèmes critiques liés à la gestion des réseaux d’irrigation.
La filière des dattes constitue un pilier de l’agriculture tunisienne et un secteur stratégique pour l’économie nationale, hissant le pays au rang des dix plus grands producteurs mondiaux et au deuxième rang mondial en termes de valeur des exportations.
L’industrie agroalimentaire contribue en moyenne à plus de 10 % du produit intérieur brut (PIB) de la Tunisie, tandis que la filière des dattes représente à elle seule environ 6 % de la production agricole nationale.
La campagne 2025/2026 a enregistré une récolte record de 404 000 tonnes, soit une hausse de 16,3 % par rapport aux 347 000 tonnes de la saison précédente. La variété prisée «Deglet Nour» demeure le principal moteur du secteur, représentant environ 84 % des volumes exportés.
La filière des dattes joue également un rôle majeur dans le soutien aux recettes en devises du pays, contribuant ainsi à compenser le déficit commercial alimenté par une forte dépendance aux importations d’énergie.
Sur le plan des exportations, au cours des sept premiers mois de la campagne de commercialisation (octobre 2025-avril 2026), la Tunisie a exporté 113 900 tonnes de dattes, soit une hausse de 5,6 % par rapport à la même période de l’année précédente, générant des recettes de 725,6 millions de dinars tunisiens.
Les dattes représentent plus de 19 % du total des exportations agroalimentaires tunisiennes, se classant juste derrière l’huile d’olive.
Les dattes tunisiennes sont présentes sur 94 marchés internationaux. L’Union européenne (UE) absorbe 41,7 % des exportations et constitue le principal marché en valeur, l’Allemagne, la France, l’Espagne et l’Italie figurant parmi les plus grands acheteurs. Viennent ensuite les marchés asiatiques (24,9 %) et africains (23,8 %). Parmi les pays importateurs, le Maroc occupe une position de premier plan en termes de volumes achetés, absorbant environ 16,8 % de la production destinée à l’exportation.
L’idée directrice serait simple : entre 2014-2019, la Tunisie souffrait d’instabilité gouvernementale mais conservait une certaine ouverture économique ; entre 2020 et 2026, elle a gagné un centre unique de décision politique mais perdu plusieurs moteurs de croissance. Le paradoxe est là : davantage de pouvoir exécutif n’a pas produit davantage de performance économique.(Photo: Réunion de Kaïs Saïed avec plusieurs ministres et hauts cadres de l’Etat, le 22 juillet 2026, consacrée aux coupures d’électricité et d’eau et aux incendies de forêts).
Moktar Lamari *
Le verdict des chiffres est plus sévère que celui des opposants. Durant les années précédant l’arrivée de Kaïs Saïed, la croissance demeurait faible, autour de 2 % en moyenne, mais l’économie restait insérée dans les circuits internationaux, négociait avec le Fonds monétaire international (FMI), attirait encore des investissements directs étrangers et bénéficiait d’une relative prévisibilité institutionnelle.
Depuis 2020, la pandémie explique une partie du choc initial, mais elle n’explique pas la persistance d’une croissance molle, d’un investissement privé atone, d’un chômage structurel élevé, d’une dette publique proche de 85 % du PIB et d’un financement croissant de l’État par la Banque centrale.
Le rapport de l’Economist Intelligence Unit (EIU) décrit une économie enfermée dans un cercle où déficits budgétaires, faibles investissements, chômage élevé et accès limité aux financements extérieurs se renforcent mutuellement.
Pouvoir verticalisée, économie horizontalement figée
Le paradoxe est presque ironique. Le pouvoir s’est verticalisé ; l’économie, elle, s’est horizontalement figée. Les gouvernements de la période 2014-2019 tombaient rapidement, mais les investisseurs savaient encore où se trouvait le ministère des Finances. Depuis 2021, les gouvernements durent davantage que les certitudes économiques. La concentration des décisions n’a pas réduit l’incertitude ; elle l’a déplacée vers une seule variable : la volonté présidentielle.
L’inflation est certes redescendue autour de 5 %, mais cette amélioration repose autant sur les prix administrés, les contrôles des changes, le ralentissement de la demande et la compression des importations que sur une restauration profonde des équilibres macroéconomiques. L’EIU souligne d’ailleurs que les tensions inflationnistes demeurent sous-jacentes et pourraient réapparaître avec la monétisation des déficits publics.
Même constat pour le déficit extérieur. Son amélioration récente constitue moins une victoire de compétitivité qu’une conséquence des restrictions sur les importations, du rebond du tourisme et des transferts des Tunisiens résidant à l’étranger. Les recettes touristiques et les remises des migrants compensent progressivement ce que l’économie productive peine à créer. Une économie qui importe moins faute de devises n’est pas nécessairement une économie qui produit davantage.
Une confiance internationale affaiblie
Le dinar, lui aussi, semble plus stable. Mais cette stabilité ressemble davantage à une perfusion qu’à une guérison. Contrôle du marché des changes, rationnement implicite des devises et intervention administrative remplacent progressivement les mécanismes d’ajustement habituels. L’EIU estime d’ailleurs que cette stabilité reste fragile tant que les réserves extérieures dépendent d’un financement extérieur limité et d’une confiance internationale affaiblie.
Le coût le plus lourd apparaît sans doute ailleurs : dans l’investissement. Le ratio investissement/PIB demeure inférieur aux besoins de l’économie tunisienne, tandis que les investissements directs étrangers restent modestes au regard des standards historiques.
Plus inquiétant encore, l’émigration des diplômés est devenue une véritable variable d’ajustement du marché du travail. Lorsque les capitaux hésitent à entrer et que les ingénieurs choisissent de sortir, l’économie exporte progressivement ce qu’elle produit de plus coûteux : son capital humain. L’EIU souligne explicitement que les diplômés quittent de plus en plus le pays faute de perspectives.
Incertitude sur la trajectoire macroéconomique
À cela s’ajoute un changement plus profond encore : la relation avec les institutions internationales. Depuis 2021, la Tunisie n’a plus tenu de consultation au titre de l’article IV du FMI. Le rapport souligne que cette absence prive investisseurs et créanciers d’une évaluation indépendante de la soutenabilité de la dette et nourrit l’incertitude sur la trajectoire macroéconomique. Refuser le thermomètre n’a jamais fait disparaître la fièvre.
Le plus frappant reste finalement le contraste entre le discours et les résultats. La lutte contre les «lobbies» devait libérer l’économie ; elle a surtout accru l’attentisme. La souveraineté économique devait réduire la dépendance extérieure ; elle a renforcé la dépendance au financement domestique de la Banque centrale. La centralisation politique devait accélérer les décisions ; elle a surtout concentré les risques.
L’histoire économique retiendra peut-être moins la Constitution de 2022 que cette étrange expérience macroéconomique : remplacer la confiance des marchés par la confiance dans l’autorité, substituer l’investissement par l’administration, et espérer que la croissance finisse par obéir aux décrets. Les lois peuvent modifier l’architecture d’un régime ; elles ne modifient pas les équations de la croissance. À la fin, les investisseurs, les ménages et les entreprises votent eux aussi. Non avec des bulletins, mais avec leurs capitaux, leurs projets et, de plus en plus souvent, leurs billets d’avion.
La Tunisie s’apprête à lancer le premier projet de production d’électricité solaire destiné à alimenter les infrastructures de la société des autoroutes, dans le cadre de sa stratégie de transition énergétique, ont annoncé vendredi les responsables du projet à l’issue d’une visite de terrain à la station de Oued Zarga, dans le gouvernorat de Béja. […]