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L’UE inflige à Google une amende de 1 milliard de dollars pour pratiques anticoncurrentielles

L’UE a infligé à Google une amende record de 890 millions d’euros (1 milliard de dollars) pour violation des lois antitrust, plaçant Bruxelles sur une trajectoire de collision potentielle avec Washington.

Le géant technologique avait illégalement abusé de sa position dominante sur le marché pour privilégier ses propres services de recherche et empêcher les développeurs d’orienter les clients vers des alternatives moins coûteuses, accuse Bruxelles. La Commission européenne a ordonné à Google de traiter les services tiers de manière « équitable et non discriminatoire », rapporte Guardian.

Mais le moment est mal choisi, car le président américain Donald Trump devrait annoncer prochainement de nouveaux droits de douane. L’UE et les États-Unis se sont entendus l’an dernier sur un plafond de 15 % pour ces droits, mais une amende exorbitante infligée à une grande entreprise américaine pourrait entraîner des représailles.

Bruxelles est donc confrontée à « l’un des exercices d’équilibriste transatlantiques les plus délicats de ces derniers mois », conclut Politico.

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Fathi Msalmi : « Le délestage a évité un black-out, les Tunisiens peuvent être indemnisés en cas de dégâts »

Les coupures tournantes d’électricité ont replacé au cœur du débat la question de la sécurité énergétique en Tunisie. Pour Fathi Msalmi, secrétaire général de la Fédération générale de l’électricité et du gaz, la réponse ne peut plus se limiter à gérer les tensions liées aux pics de consommation estivaux. Dans une déclaration exclusive à L’Économiste Maghrébin, il plaide pour une refonte globale de la stratégie énergétique nationale.

Le délestage, un mécanisme de protection du réseau

Pour Fathi Msalmi, les coupures programmées ne constituent pas une solution de confort, mais un outil technique destiné à préserver l’équilibre du système électrique national.

Selon lui, la vague de chaleur et la hausse exceptionnelle de la demande n’ont fait qu’accélérer une crise qui s’était installée depuis plusieurs années. Aux heures de pointe, les besoins en électricité ont atteint près de 5 800 MW, alors que la capacité de production nationale ne dépassait pas environ 4 200 MW. Un déséquilibre qui a contraint la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) à recourir aux délestages afin d’éviter une rupture généralisée du réseau.

« Sans délestage, le risque était celui d’un black-out complet », explique le responsable syndical, qui considère cette mesure comme une opération de sauvegarde du système électrique plutôt qu’un simple choix de gestion.

Il souligne également que les horaires annoncés aux citoyens restent indicatifs, la gestion du réseau dépendant en permanence de l’évolution de la consommation et des capacités de production disponibles. Des contraintes techniques, locales ou sécuritaires peuvent ainsi conduire à des ajustements ponctuels.

Toutefois, les établissements sensibles, notamment les hôpitaux et les infrastructures stratégiques, restent exclus du dispositif afin de garantir la continuité des services essentiels.

Une procédure d’indemnisation prévue pour les dommages

S’agissant des dégâts pouvant affecter les équipements des particuliers ou des entreprises à la suite des interruptions électriques, Fathi Msalmi rappelle qu’un mécanisme d’indemnisation existe au sein de la STEG.

Les usagers concernés peuvent déposer une demande auprès du district de la STEG de leur région. Une expertise technique est ensuite réalisée afin d’évaluer l’origine des dommages et de déterminer s’ils sont directement liés à une interruption de l’alimentation électrique.

Pour le secrétaire général de la Fédération générale de l’électricité et du gaz, ces mesures d’urgence ne peuvent toutefois constituer une réponse durable. La situation actuelle impose, estime-t-il, une révision en profondeur du modèle énergétique tunisien afin de renforcer la capacité de production, anticiper les besoins futurs et garantir une meilleure sécurité d’approvisionnement.

Vers une nouvelle stratégie énergétique

Pour sortir durablement de la crise, le responsable syndical insiste sur plusieurs priorités : accélérer la construction de nouvelles capacités de production, développer massivement les énergies renouvelables et renforcer le rôle de la STEG dans ce domaine.

Il plaide également pour une coopération énergétique régionale accrue, notamment avec les pays voisins.

A cet égard, il rappelle que les importations d’électricité peuvent constituer une solution temporaire, mais qu’elles ne remplacent pas une stratégie nationale capable d’assurer l’indépendance énergétique du pays.

« La crise actuelle dépasse le cadre technique », souligne-t-il. Elle touche désormais à la souveraineté énergétique de la Tunisie et nécessite des décisions structurelles pour garantir un approvisionnement stable et durable.

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BERD–UBCI : un partenariat renforcé pour soutenir les entreprises

La BERD et l’UBCI concluent un accord de 10 millions d’euros au titre de la Risk Sharing Facility.

La facilité soutient l’investissement et le développement du secteur privé en Tunisie.

Les premières opérations financées dans le cadre de la facilité bénéficient à Agua Services d’Assainissement.

 

La BERD et l’UBCI ont signé un accord portant sur la mise en œuvre d’une facilité de partage de risques (Risk Sharing Facility, RSF) d’un montant de 10 millions d’euros. Cette signature vient renforcer un partenariat de longue date entre les deux institutions et vise à soutenir l’investissement et le développement du secteur privé en Tunisie.

La facilité renouvelée est déjà mise en œuvre à travers ses premières opérations. Dans ce cadre, l’UBCI octroie un financement de 3,5 millions d’euros à Agua Services d’Assainissement (ASA), une société de projet portée par Aguas de Portugal et Maghrebia Technologies & Travaux, chargée de réhabiliter, d’exploiter et d’assurer la maintenance des infrastructures d’assainissement du Grand Tunis dans le cadre d’un contrat de concession conclu avec l’Office national de l’assainissement (ONAS).

Le financement comprend un prêt senior garanti de 3 millions d’euros destiné à l’acquisition d’équipements ainsi qu’une facilité renouvelable de fonds de roulement garantie de 0,5 million d’euros.

Cette opération constitue la première transaction de la BERD au titre de la Risk Sharing Facility pour un projet sous concession et seulement la deuxième opération d’infrastructure réalisée dans le cadre de la RSF. Elle constitue également la première opération d’infrastructure financée par la BERD dans le cadre de la RSF dans la région SEMED, ainsi que la première transaction d’infrastructure du secteur privé financée par la BERD en Tunisie.

La concession couvre la réhabilitation de la station d’épuration existante de Chotrana II, l’amélioration de la qualité des eaux usées traitées ainsi que l’exploitation et la maintenance d’un vaste réseau d’assainissement desservant le Grand Tunis.

En outre, ASA bénéficiera d’une subvention FINTECC de la BERD pouvant atteindre 311 110 euros, afin d’optimiser l’utilisation des ressources et de faciliter le transfert de technologies grâce à l’introduction de technologies climatiques.

Le partenariat entre la BERD et l’UBCI remonte à 2014 et s’est développé au fil des années à travers différents instruments financiers soutenant la croissance du secteur privé en Tunisie.

Grâce à la Risk Sharing Facility, la BERD partage les risques avec les institutions financières partenaires, contribuant ainsi à mobiliser des financements pour des investissements favorisant la croissance économique, le renforcement du secteur privé et l’amélioration de l’accès au financement.

L’adhésion de l’UBCI à ce programme renforcera sa capacité à accompagner les grandes entreprises et les PME tunisiennes dans la réalisation de leurs projets d’investissement.

Depuis le début de ses opérations en Tunisie, la BERD a investi plus de 3,1 milliards d’euros dans 92 projets à travers le pays, dont 65 % au bénéfice du secteur privé.

D’après communiqué

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Investissements publics : le constat peu flatteur de l’IACE

Un rapport officiel de l’IACE, présenté le jeudi 23 juillet lors d’un colloque à Tunis, dresse un constat sans détour quant aux projets d’investissement public tunisiens : leur efficacité ne dépend pas tant du montant alloué que de la qualité de leur gouvernance, de la préparation et du suivi mis en place. Ce rapport s’intitule « Évaluation des pratiques de gouvernance et de transparence dans les projets d’investissement public en Tunisie » et dresse un constat peu flatteur quant à la gestion publique des projets d’investissement.

Faycel Derbel, président du centre de gouvernance de l’IACE, donne le ton : pour les 14 624 nouveaux projets inscrits au plan de développement 2026, les blocages s’accumulent ; garanties foncières non actées, autorisations qui traînent, études inachevées et financement quasi absent. Conséquence directe de cette situation : sur les 6 476 chantiers qui ont démarré, une bonne partie tourne au ralenti, reportée sine die. Derbel a également évoqué les 74 projets en partenariat public-privé (PPP), soit près d’un dixième de l’enveloppe totale programmée ; il réclame, pour ces derniers, des cadres contractuels renforcés pour garantir leur exécution et préserver les droits des partenaires privés de l’État.

Des études de faisabilité trop légères

Ahmed Guidara, expert en finances publiques, a pris comme exemple trois mégaprojets pilotes achevés depuis au moins cinq ans, dont un projet routier et une infrastructure de transport comptant 19 stations et 190 accès réhabilités. Son diagnostic : les études de faisabilité réalisées en amont manquent de précision et après le lancement des travaux, l’appareil administratif et les organismes publics concernés peinent à se coordonner. L’un de ces chantiers a été même lancé en 2007 pour être livré en 2023, soit seize ans de gel.

Ce que cela signifie pour les porteurs de projets

Pour les porteurs de projets, ce rapport est un signal fort. La Tunisie prépare, en effet, son plan de développement 2026-2030 avec près de 21 000 projets, et l’IACE plaide pour des critères d’arbitrage standardisés et conformes aux normes internationales. Une meilleure lisibilité sur le pilotage des grands chantiers pourrait réduire l’incertitude pesant sur l’investissement avec des points d’entrée plus clairs quant aux 74 projets en PPP identifiés.

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Le Brent franchit la barre des 100 de dollars

Les prix du pétrole ont augmenté de 7 % à la fin de la séance du jeudi 23 juillet 2026, continuant à enregistrer des gains pour la cinquième séance consécutive, dans un contexte de tensions géopolitiques croissantes au Moyen-Orient.

Les Houthis du Yémen, alliés de l’Iran, ont ouvert un nouveau front dans la guerre américaine contre ce pays en ciblant des navires transportant du pétrole saoudien dans le détroit de Bab el-Mandeb et en déclarant un blocus naval contre l’Arabie saoudite.

À la clôture de la séance de jeudi 23 juillet, les contrats à terme sur le pétrole brut Brent pour livraison en septembre 2026 ont augmenté de 7,04 % pour atteindre 100,69 dollars le baril.

Parallèlement, les prix à terme du pétrole brut américain West Texas Intermediate, pour livraison en août 2026, ont augmenté de 6,17 % pour atteindre 92,19 dollars le baril, selon les chiffres suivis en temps réel par la plateforme énergétique spécialisée ‘Energy’ (basée à Washington).

Le Brent et West Texas Intermediate ont augmenté respectivement de 3,36 % et 2,95 % au cours de la dernière séance, suite aux frappes des forces américaines sur des cibles dans le sud et l’ouest de l’Iran, tandis que l’Iran a attaqué des installations américaines au Bahreïn, au Koweït et en Jordanie.

Les données maritimes ont montré que deux superpétroliers chinois transportant un total de 4 millions de barils de pétrole saoudien quittaient la mer Rouge par le détroit de Bab el-Mandeb jeudi, alors même qu’un navire était attaqué dans la zone.

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