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Coupures d’électricité : La STEG annonce de nouveaux délestages ce vendredi soir dans plusieurs régions

La Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) a annoncé qu’elle pourrait recourir à de nouvelles coupures tournantes de l’électricité ce vendredi 24 juillet 2026, entre 20h00 et 23h00, en fonction de l’évolution de la charge sur le réseau électrique national.

Selon le communiqué, ces interruptions seront appliquées par intermittence et uniquement si l’équilibre du réseau l’exige. La STEG précise que cette mesure vise à préserver la stabilité du système électrique national et à éviter une panne généralisée, alors que la Tunisie fait face à une demande exceptionnelle en raison de la vague de chaleur.

Les zones concernées

Grand Tunis : Jardins de Carthage, La Marsa, El Menzah, El Manar, Cité Ennasr, Borj Cédria, El Mourouj, Le Bardo, Tebourba, La Jedida, Ezzahra, Hammam Lif, La Goulette, Le Kram, La Soukra, Chotrana et Sidi Fredj.

Cap Bon (Nabeul) : Aïn Kmicha, Korba, Béni Khiar, Maâmoura, Kélibia, Hammam Ghezèze, Takelsa et Béni Khalled.

Gouvernorat de Zaghouan : El Fahs, Saouaf, Ez-Zriba et En-Nadhour.

Gouvernorat de Bizerte : Sejnane, Ras Jebel, Ghézala, Menzel Jemil (secteur de Jarzouna), Utique et El Alia (secteur d’El Matline).

Nord-Ouest : Oued Melliz, Ghardimaou, Chemtou, Le Krib, Bourouis, Gaâfour, Tajerouine et Makthar.

Centre : Menzel Mehiri, Ouled Achour, Essouheilet, Sbiba, El Ala, Enfidha, Hergla, Bouficha, zone industrielle d’Enfidha, Hammam Sousse, Akouda, quartier universitaire de Sousse, Kalaâ Kebira, Jemmal, Ksar Hellal et Sayada.

Gouvernorat de Sfax : El Mahres, Bir Ali Ben Khalifa, El Amra, Thyna, Sfax Ouest, Sakiet Ezzit, Sakiet Eddaïer, Chebba, Melloulèche, El Ghraba, Menzel Chaker.

Gouvernorat de Gabès : Mtorrech, Cité El Amal, El Metouia et Matmata.

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Djerba : El Mihrab, Houmt Souk et Midoun.

Gouvernorat de Kébili : Jemna, Zaafrane et Noueil.

Gouvernorat de Tataouine : Ezzahra, Cité El Mahrajen et Es-Smar.

Secteur Zarzis – Ben Guerdane : Zaouia, El Hichem, Ech-Chemmakh et Jlel.

Gouvernorat de Médenine : Cité Ennour, quartier de la route de Tataouine et quartier de la route de Gabès.

Sud-Ouest : Khemouda-Boudrias, Souk Jedid, Ouled Hamed, Makarim, Ouled Haffouz, Fériana, Gafsa Nord, Sebbala, Regueb, Nefta, Degache et El Amaïmia.

La STEG mentionne également que des secteurs du Nord, du Sud et du Sud-Ouest pourraient être concernés sans en préciser davantage les localités.

Une semaine de très forte tension sur le réseau électrique

Ces nouveaux délestages interviennent alors que le pays traverse une semaine de très forte tension sur le réseau électrique. Depuis plusieurs jours, la STEG publie quotidiennement des listes de zones susceptibles d’être privées d’électricité, un dispositif exceptionnel rendu nécessaire par des pics de consommation historiques liés à la canicule. Les autorités espèrent que la baisse attendue des températures dans les prochains jours permettra de réduire progressivement la pression sur le système électrique national.

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Délestages : La STEG annonce les coupures tournantes de ce vendredi

La Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) a annoncé la possibilité de recourir à des coupures tournantes d’électricité vendredi 24 juillet 2026 dans plusieurs régions, délégations et quartiers dans un contexte marqué par une forte hausse de la demande énergétique liée à la vague de chaleur.

Dans un communiqué, la STEG précise que ces interruptions pourraient intervenir entre 11h00 et 17h00, de manière intermittente, dans un premier temps, afin de préserver la sécurité et la continuité du système électrique national. Le rétablissement du courant se fera sans préavis dès que les conditions le permettront.

La société précise toutefois que cette liste n’est pas définitive et que d’autres zones pourraient être concernées en fonction de l’évolution de la situation du réseau.

Les zones ciblées par la STEG

Grand Tunis : El Menzah (de 1 à 9), El Manar 1 et 2, Cité Ennasr, Ain Zaghouan, Jardins de Carthage, Ksar Said, Le Kram, La Goulette, Tebourba, Jedaida, Sidi Thabet, Borj Touil, Fouchana, El Mghira – La Marsa, Borj Cédria, La Soukra, El Mourouj, Mégrine, Radès, Ezzahra, Hammam-Lif, Boumhel, Les Berges du Lac.

Cap Bon : Kélibia, Hammam El Ghezaz, El Mida, El Haouaria, Béni Khalled, Menzel Temime, Dar Allouche, Menzel Bouzelfa, Hammamet, Bou Argoub, Nabeul.

Zaghouan : Zaghouan-Ville, Saouaf, El Fahs, Zriba, Bouachir, Jradou, Jebel Oust, Bir Mcherga, Nadhour.

Bizerte : Sejnane, Joumine, Metline, Menzel Abderrahmane, Ras Jebel, El Alia, Ghar El Melh, Menzel Jemil, Mateur, Tinja, Utique.

Nord-Ouest : Ouchtata, Nefza, Oued Meliz, Ghardimaou, Chemtou, Bou Salem, Sidi Ismaïl, Bou Arada, El Aroussa, El Krib, Gaâfour, Sidi Bourouis, Téboursouk, Djebba, Touiref, Nébeur, Medjez El Bab, Goubellat, Jérissa, Dahmani, Tajerouine, Rouhia, Makthar.

Centre : Rekada, Bouhajla, Aïn Jeloula, Nasrallah, Menzel El Mehiri, Ouled Achour, Essouhilate, Sbiba, El Ala, Enfidha, Hergla, Bouficha, Zone industrielle d’Enfidha, Hammam Sousse, Akouda, Cité universitaire, Kalaa Sghira, Ksar Lemta, Jemmal, Ksar Helal, Sayada, Zaouiet Kontoch, Bennane, Menzel Fersi, M’saken, Bouhjar, Zaouiet Sousse, Sahline, Menzel Kamel, Moknine, Chebba, Bekalta, Chorbane, Rejiche, Souassi, Kerker, Sidi Bou Ali, Kalaa Kebira, Riadh, Khzama, Sahloul 3, Ouled Chamekh, Zone industrielle d’El Jem, Bennane, Touza, Chtiouine.

Sfax : Mahres, El Ghriba, Skhira, Bir Ali Ben Khalifa, Agareb, El Amra, Tina, Sfax Ouest, Sakiet Ezzit, Sakiet Eddaïer, Chebba, Melloulech.

Gabès : El Hamma, Mareth, Zerrat, Chenini, Ghannouch, Cité El Izdihar, Cité El Amal, Teboulbou, El Mwaïzer, Chmati, Ouedhref.

Djerba : Aghir, Sedouikech, Ennadour, Ilyes, Houmt Souk, Midoun, El Jorf, El Mahrab.

Kébili : Ras El Ain, Kébili Nord-Est, Ennazla, Douz Est, Douz Ouest, Nouil, Zaâfrane, El Kalaâ.

Tataouine : Cité Oued El Gamh, Bir Lahmar, Beni Mhira, Ghomrassen, Remada, Smar.

Zarzis – Ben Guerdane : Zaouia, El Hicham, Cité El Mouanesa, El Bessatine, Ennafatia, El Jamila, Jlal, Ras Jedir.

Médenine : Béni Khedache, Hassi Amor, Cité Ibn Sina, Cité Route de Tataouine, Cité Ennour, Echraïha, Béni Khedache.

Sud-Ouest : Saïda, Khemouda Boudrias, Souk Jedid, El Hammar, Ouled Hamed, Houamed, Mekarem, Gatrana, Ech Chekhar, Foussana, Hassi El Ferid, Ouled Hafouz, Feriana, Sbeitla, El Ayoun, El Aâmaïmia, Sbala, Oum El Adham, Nefta, Boulifa, Sahraoui, Majel Bel Abbès, Deguach, Gafsa Nord, Regueb.

La STEG appelle à prendre des précautions

La STEG invite ses clients à prendre les mesures préventives nécessaires durant cette période, notamment pour protéger les équipements électriques sensibles.

Pour tout signalement ou demande d’information, les usagers peuvent contacter le service dédié de la STEG au 71 239 222 ou utiliser les numéros indiqués sur leurs factures de consommation.

La STEG indique que ces coupures sont mises en œuvre dans le cadre des mesures visant à garantir la sécurité et la stabilité de l’approvisionnement électrique, alors que la consommation atteint des niveaux élevés sous l’effet de l’utilisation massive des climatiseurs durant cette période de canicule.

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Fathi Msalmi : « Le délestage a évité un black-out, les Tunisiens peuvent être indemnisés en cas de dégâts »

Les coupures tournantes d’électricité ont replacé au cœur du débat la question de la sécurité énergétique en Tunisie. Pour Fathi Msalmi, secrétaire général de la Fédération générale de l’électricité et du gaz, la réponse ne peut plus se limiter à gérer les tensions liées aux pics de consommation estivaux. Dans une déclaration exclusive à L’Économiste Maghrébin, il plaide pour une refonte globale de la stratégie énergétique nationale.

Le délestage, un mécanisme de protection du réseau

Pour Fathi Msalmi, les coupures programmées ne constituent pas une solution de confort, mais un outil technique destiné à préserver l’équilibre du système électrique national.

Selon lui, la vague de chaleur et la hausse exceptionnelle de la demande n’ont fait qu’accélérer une crise qui s’était installée depuis plusieurs années. Aux heures de pointe, les besoins en électricité ont atteint près de 5 800 MW, alors que la capacité de production nationale ne dépassait pas environ 4 200 MW. Un déséquilibre qui a contraint la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) à recourir aux délestages afin d’éviter une rupture généralisée du réseau.

« Sans délestage, le risque était celui d’un black-out complet », explique le responsable syndical, qui considère cette mesure comme une opération de sauvegarde du système électrique plutôt qu’un simple choix de gestion.

Il souligne également que les horaires annoncés aux citoyens restent indicatifs, la gestion du réseau dépendant en permanence de l’évolution de la consommation et des capacités de production disponibles. Des contraintes techniques, locales ou sécuritaires peuvent ainsi conduire à des ajustements ponctuels.

Toutefois, les établissements sensibles, notamment les hôpitaux et les infrastructures stratégiques, restent exclus du dispositif afin de garantir la continuité des services essentiels.

Une procédure d’indemnisation prévue pour les dommages

S’agissant des dégâts pouvant affecter les équipements des particuliers ou des entreprises à la suite des interruptions électriques, Fathi Msalmi rappelle qu’un mécanisme d’indemnisation existe au sein de la STEG.

Les usagers concernés peuvent déposer une demande auprès du district de la STEG de leur région. Une expertise technique est ensuite réalisée afin d’évaluer l’origine des dommages et de déterminer s’ils sont directement liés à une interruption de l’alimentation électrique.

Pour le secrétaire général de la Fédération générale de l’électricité et du gaz, ces mesures d’urgence ne peuvent toutefois constituer une réponse durable. La situation actuelle impose, estime-t-il, une révision en profondeur du modèle énergétique tunisien afin de renforcer la capacité de production, anticiper les besoins futurs et garantir une meilleure sécurité d’approvisionnement.

Vers une nouvelle stratégie énergétique

Pour sortir durablement de la crise, le responsable syndical insiste sur plusieurs priorités : accélérer la construction de nouvelles capacités de production, développer massivement les énergies renouvelables et renforcer le rôle de la STEG dans ce domaine.

Il plaide également pour une coopération énergétique régionale accrue, notamment avec les pays voisins.

A cet égard, il rappelle que les importations d’électricité peuvent constituer une solution temporaire, mais qu’elles ne remplacent pas une stratégie nationale capable d’assurer l’indépendance énergétique du pays.

« La crise actuelle dépasse le cadre technique », souligne-t-il. Elle touche désormais à la souveraineté énergétique de la Tunisie et nécessite des décisions structurelles pour garantir un approvisionnement stable et durable.

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Délestages en Tunisie : La fin des coupures tournantes se profile

Les coupures tournantes d’électricité devraient progressivement prendre fin dans les prochains jours, à mesure que les températures reculent et que la pression sur le réseau électrique diminue. Le membre de la Fédération générale de l’électricité et du gaz, Atef Bouabdallah, a indiqué vendredi 24 juillet 2026 que la situation devrait revenir progressivement à la normale après cette période de forte tension. Il a toutefois précisé que la baisse des températures ne se traduit pas immédiatement par un retour à l’équilibre, le réseau ayant besoin d’un délai pour retrouver son fonctionnement habituel.

Un retour à la normale attendu dans les prochains jours

Selon Atef Bouabdallah, la poursuite de la baisse des températures devrait permettre une amélioration progressive de la situation électrique. Il estime qu’une diminution d’environ 10 degrés serait nécessaire pour que la consommation retrouve un niveau plus soutenable et que le réseau puisse reprendre son équilibre dans un délai d’environ 48 heures.

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Le responsable syndical a précisé, sur les ondes de Mosaique fm, que les indicateurs actuels montrent une évolution favorable, avec l’espoir d’un retour du courant à son rythme habituel dans les trois prochains jours, à condition que les conditions météorologiques continuent de s’améliorer.

Il a néanmoins rappelé que l’effet d’une vague de chaleur prolongée ne disparaît pas immédiatement, car les équipements électriques et notamment les climatiseurs continuent de solliciter fortement le réseau même après un recul des températures.

Une consommation record à l’origine des délestages

Les coupures tournantes mises en place récemment sont principalement liées à l’explosion de la demande en électricité provoquée par la canicule. Cet été, la consommation nationale a atteint un niveau inédit de 6000 mégawatts, contre environ 5000 mégawatts durant l’été précédent.

Cette hausse de près de 1000 mégawatts en un an s’explique notamment par l’utilisation massive des climatiseurs et le fonctionnement simultané de nombreux appareils électriques durant les périodes de forte chaleur.

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Face à cette demande exceptionnelle, la capacité actuellement disponible ne dépasse pas 4400 mégawatts, créant un écart important entre les besoins et les capacités du système électrique.

Le recours aux échanges avec l’Algérie n’a pas permis de compenser totalement ce déficit, le pays voisin faisant également face à une forte pression sur son propre réseau. L’appui habituellement fourni, autour de 300 mégawatts, reste ainsi limité.

Le délestage, une mesure de protection du réseau

Atef Bouabdallah a expliqué que les délestages ne sont pas réalisés de manière aléatoire, mais répondent à une stratégie destinée à préserver la stabilité du réseau électrique.

Deux mécanismes existent : le premier repose sur des coupures programmées selon un plan établi, tandis que le second intervient automatiquement lorsque la charge devient trop importante et que le réseau risque une rupture généralisée.

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L’objectif est d’éviter un scénario de black-out, qui pourrait provoquer une interruption massive de l’électricité en quelques instants si aucune action de protection n’était engagée.

Concernant les critiques liées à la répartition des coupures entre les régions, le responsable a reconnu que ces remarques existent, tout en affirmant que la priorité reste de gérer la situation avec le moins d’impact possible pour les citoyens.

Un défi structurel qui nécessite de lourds investissements

Au-delà de la crise actuelle liée à la canicule, Atef Bouabdallah a insisté sur la nécessité de renforcer durablement le système électrique tunisien.

Selon lui, le développement des capacités de production et la modernisation des infrastructures nécessitent des investissements majeurs, qui pourraient atteindre 30 milliards de dinars.

La vague de chaleur actuelle a ainsi mis en évidence les limites du réseau face à une demande énergétique en forte progression, relançant le débat sur la capacité de la Tunisie à anticiper les besoins futurs en électricité.

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Coupures d’électricité : Les entrepreneurs préparent une riposte judiciaire contre la STEG

Le bras de fer entre les entreprises et la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) franchit un nouveau cap. Dans un communiqué publié jeudi 23 juillet, l’Organisation nationale des entrepreneurs (ONE) accuse les coupures répétées et non programmées d’électricité d’avoir causé d’importants préjudices au tissu économique et annonce la mise en place d’une cellule juridique pour accompagner les entreprises dans des actions en justice. Elle réclame également des mesures urgentes pour limiter l’impact de cette crise énergétique.

Les coupures d’électricité accusées de fragiliser l’économie

Pour l’ONE, les délestages à répétition ne peuvent plus être considérés comme de simples incidents techniques. L’organisation estime qu’ils mettent en péril la continuité de l’activité économique, perturbent les chaînes de production et portent atteinte à l’investissement ainsi qu’à l’emploi.

Dans son communiqué, elle dresse un constat sévère de la situation, dénonçant des défaillances structurelles dans la gestion du système énergétique national. L’organisation évoque notamment un manque de planification stratégique, une vision à court terme et l’incapacité à assurer un approvisionnement électrique continu, pourtant essentiel au fonctionnement des entreprises.

Les inquiétudes exprimées par l’Organisation nationale des entrepreneurs font écho aux difficultés rencontrées par plusieurs secteurs d’activité. Après les industriels, les commerçants et les grandes surfaces, la Chambre nationale des propriétaires de restaurants a récemment indiqué que près de 70% des établissements ont été touchés par les coupures d’électricité durant la vague de chaleur, entraînant d’importantes pertes de denrées périssables, des interruptions de service et des annulations de réservations.

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Face à ces préjudices, les restaurateurs réclament eux aussi des mesures de compensation et un renforcement des moyens alloués à la STEG afin de limiter les délestages, estimant que la crise énergétique menace désormais l’ensemble du tissu économique.

Une cellule juridique pour engager des poursuites

Face aux pertes enregistrées par de nombreuses entreprises, l’ONE passe à l’action. Elle annonce la création d’une cellule composée d’avocats et d’experts en droit chargés d’accompagner les entreprises touchées dans la constitution de leurs dossiers, la collecte des preuves et l’engagement des procédures judiciaires.

L’organisation affirme étudier tous les recours possibles et n’exclut aucune action devant les juridictions compétentes. Elle considère que la STEG porte la responsabilité des dommages subis et invite les entreprises concernées à transmettre factures, rapports techniques et tout document permettant d’évaluer les pertes occasionnées par les coupures.

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Des indemnisations et un plan d’urgence réclamés

Au-delà des actions judiciaires, l’ONE appelle les pouvoirs publics à mettre en œuvre une série de mesures immédiates pour limiter les conséquences des délestages sur le tissu économique.

Elle demande notamment de garantir en priorité l’alimentation électrique des zones industrielles et des unités de production, de créer une cellule nationale de crise réunissant les différents intervenants, de mettre en place un mécanisme transparent de déclaration et d’évaluation des dommages et d’instaurer un dispositif d’indemnisation pour les entreprises dont les pertes seront dûment établies.

Créée en 2020, l’Organisation nationale des entrepreneurs regroupe des petites et moyennes entreprises, des artisans, des commerçants, des professions libérales ainsi que des acteurs des secteurs de l’agriculture, de l’industrie, du commerce et des services.

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