Au cours du premier semestre 2026, la STB Bank a poursuivi sa politique rigoureuse d’optimisation de la structure de ses ressources. Les dépôts de la clientèle ont enregistré une progression de 465 MD, soit une hausse de 3,7 % ou 7,4% en rythme annuel, portée principalement par les dépôts à vue, qui ont augmenté de […]
Arrêts de production, machines endommagées, pertes de marchandises… Les interruptions répétées de l’alimentation électrique fragilisent davantage les entreprises industrielles tunisiennes. Pour Wassim Ben Amor, président de l’Union des petites et moyennes industries (Upmi), cette situation révèle surtout un problème structurel de gouvernance énergétique et un manque d’anticipation face à une crise pourtant prévisible. La Presse […]
Genesis Middle East & Africa a annoncé aujourd’hui la signature d’un accord de partenariat stratégique avec Alpha Hyundai Motor, faisant de l’entreprise le distributeur officiel de modèles Genesis en Tunisie et ouvrant la voie au lancement de la marque sur le marché tunisien au cours du troisième trimestre 2026. Cet accord constitue une étape majeure […]
Le secteur touristique à l’île de Djerba (gouvernorat de Médenine) fait face à une situation critique en raison des coupures répétées d’électricité et d’eau cet été. Plusieurs propriétaires d’unités hôtelières dans la région ont affirmé à l’Agence TAP que même les générateurs électriques et les réservoirs d’eau disponibles dans leurs hôtels ne peuvent plus répandre […]
Le coup d’envoi de la phase expérimentale du calculateur à haute performance (supercalculateur) a été donné ce jeudi au Centre de calcul El Khawarizmi. Cette étape fait suite à la réception par la direction du centre d’un ordinateur central de haute précision et de très grande vitesse, remis par l’ambassadeur de la République populaire de […]
À l’occasion du colloque organisé par l’IACE ce jeudi 23 juillet 2026, un rapport officiel intitulé « Évaluation des pratiques de gouvernance et de transparence dans les projets d’investissement public en Tunisie » a été présenté. Ce dernier fait état de lacunes flagrantes ayant systématiquement entraîné des retards de livraison et une explosion des coûts […]
Le district de la Société Tunisienne de l’Électricité et du Gaz (STEG) à Hammamet a invité les établissements hôteliers de la région à faire fonctionner leurs propres groupes électrogènes, durant la tranche horaire comprise entre minuit et deux heures du matin. Selon un communiqué publié par le district de la STEG à Hammamet, cette mesure […]
L’amélioration de la gouvernance des projets publics, la transparence des coûts et la prise en compte de la maintenance figurent parmi les principales recommandations formulées dans le cadre de l’étude sur le plan de développement 2026-2030. Charfeddine Yakoubi, l’expert en gouvernance qui y a participé a appelé à mieux encadrer les grands projets, à réduire les retards et à renforcer les investissements, notamment dans l’énergie, pour éviter les surcoûts et les coupures récurrentes.
L’objectif est d’améliorer la gestion des projets d’investissement publics, qui mobilisent des montants considérables et ont un impact direct sur la vie des citoyens, l’économie et l’environnement. Il est donc essentiel de limiter les retards, de réduire les surcoûts et d’assurer une gouvernance efficace de ces projets.
C’est dans ce sens que s’inscrivent les recommandations formulées à l’issue de l’étude consacrée au plan de développement 2026-2030. Selon Charfeddine Yakoubi, l’enjeu est de mieux encadrer les grands projets publics, souvent estimés à plus de 500 millions de dinars, afin qu’ils soient réalisés dans les délais et selon les normes internationales. Et ce lors d’une déclaration exclusive à leconomistemaghrébin.com
Il a également souligné qu’il ne fallait pas prolonger indéfiniment la durée des projets. À ses yeux, un projet ne devrait pas s’étaler sur 10 ou 15 ans, mais plutôt être limité à une période de 3 à 4 ans, pour éviter l’essoufflement, les retards et la dégradation de l’impact attendu.
L’un des points les plus sensibles concerne la transparence des coûts. L’expert a relevé l’absence d’informations précises sur les coûts réels des projets, ainsi que des écarts entre les données publiées par les bailleurs de fonds et celles figurant sur les sites officiels du ministère. Il a aussi insisté sur la nécessité de prendre en compte non seulement les coûts financiers directs, mais aussi les coûts économiques, sociaux et environnementaux.
Il a en outre appelé à une meilleure coordination institutionnelle, à davantage de transparence, à une meilleure gestion des risques, ainsi qu’à des études d’évaluation non seulement en amont, mais aussi après la réalisation des projets. L’objectif est de pouvoir mesurer leur coût réel, leur efficacité et leur impact concret, par exemple sur la sécurité routière, l’usage des infrastructures ou les bénéfices économiques attendus.
Le sujet de la maintenance a également été mis en avant, notamment à travers l’exemple des stations d’épuration et des réseaux électriques. Selon lui, trop de projets sont réalisés sans que soient suffisamment anticipés les coûts d’entretien, d’énergie, de personnel et de gestion quotidienne, ce qui conduit à leur abandon après quelques années d’utilisation.
Sur la question des coupures d’électricité, l’expert a estimé qu’il s’agissait avant tout d’un problème d’investissement et de maintenance. La consommation a augmenté rapidement, mais les investissements nécessaires n’ont pas suivi le même rythme. À cela s’ajoutent des réseaux et des stations insuffisamment entretenus, aggravés par les effets du réchauffement climatique.
À court terme, la solution passe selon lui par une meilleure maîtrise de la consommation et par des campagnes de sensibilisation. Mais la réponse durable repose surtout sur l’accélération de l’investissement dans les énergies renouvelables, l’efficacité énergétique et les infrastructures de base, ainsi que sur la mobilisation des financements nécessaires pour éviter la répétition de ces crises à l’avenir.
Les agents de la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) ne doivent pas être tenus responsables des coupures électriques qui se multiplient à travers le pays. C’est le message porté par Fathi Msalmi, secrétaire général de la Fédération générale de l’électricité et du gaz. Il estime que la crise actuelle résulte avant tout d’un déficit de production anticipé depuis plusieurs années.
Dans une déclaration exclusive accordée à L’Économiste Maghrébin, le responsable syndical affirme que la STEG avait officiellement alerté les autorités de tutelle dès 2024 sur les tensions qui menaçaient l’équilibre du réseau électrique.
« La STEG avait prévenu qu’un déficit d’environ 800 MW était à prévoir. Ces alertes existaient bien avant les coupures que connaît aujourd’hui le pays », assure-t-il.
Il poursuit en soulignant que la vague de chaleur n’a fait qu’accélérer une crise déjà prévisible. Lors des pics de consommation enregistrés cet été, la demande nationale aurait atteint près de 5 800 MW. Tandis que les capacités de production disponibles ne dépassaient pas environ 4 200 MW.
Dans ces conditions, la STEG n’avait, estime-t-il, d’autre choix que de procéder à des délestages pour préserver la stabilité du réseau. « Sans ces coupures tournantes, le pays aurait pu connaître un black-out généralisé », explique-t-il.
Des alertes restées sans suite
Pour Fathi Msalmi, l’origine de la crise réside dans le retard accumulé dans le renforcement des capacités de production. Malgré les avertissements adressés aux autorités, les investissements nécessaires n’auraient pas été engagés à temps pour accompagner la progression de la consommation nationale.
Il rappelle que la dernière grande centrale intégrée au réseau est Radès C, mise en service progressivement entre 2020 et 2021. Depuis, plusieurs projets destinés à accroître les capacités de production ont été annoncés, sans permettre de combler le déficit devenu aujourd’hui critique.
Le responsable syndical évoque notamment un programme prévoyant l’ajout d’environ 1 200 MW de nouvelles capacités, dont la mise en œuvre reste, dixit l’intéressé, insuffisante face à l’évolution des besoins.
En outre, la Fédération générale de l’électricité et du gaz avait également attiré l’attention des pouvoirs publics lors des négociations sociales de juillet 2025. Appelant ainsi à accélérer les investissements et à renforcer le rôle de la STEG, notamment dans le développement des énergies renouvelables.
« Les agents ne doivent pas servir de boucs émissaires »
Face aux critiques suscitées par les coupures, Fathi Msalmi défend les agents de la STEG. Ils assurent, relève-t-il, la continuité du service public dans un contexte particulièrement difficile.
« Les agents ne doivent pas payer le prix de l’absence de réaction des autorités », insiste-t-il. Tout en estimant qu’ils mettent en œuvre les moyens techniques disponibles pour éviter un effondrement complet du système électrique.
Au final, le secrétaire général de la Fédération générale de l’électricité et du gaz conclut que la crise actuelle rappelle l’urgence d’une stratégie énergétique fondée sur l’anticipation, le renforcement des capacités de production et une implication accrue de la STEG dans les projets de transition énergétique. Et ce, afin d’éviter que les tensions observées cet été ne deviennent récurrentes.
L’investissement public est au cœur du développement. Il finance les routes, l’assainissement, les équipements collectifs et, plus largement, les infrastructures qui améliorent le cadre de vie des citoyens. Mais les montants engagés ne suffisent pas à garantir l’efficacité des projets : tout dépend de la qualité de la gouvernance à chaque étape, de la préparation au financement, puis de l’exécution, du suivi et de l’évaluation. C’est ce qu’il ressort du colloque organisé ce jeudi 23 juillet 2026 par l’IACE, consacré à l’évaluation des pratiques de gouvernance et de transparence des projets d’investissement public en Tunisie. Dans le contexte du plan de développement 2026-2030, les échanges ont mis en lumière plusieurs enjeux majeurs.
D’abord, le diagnostic est préoccupant. Sur environ 21 000 projets inscrits, près de 6 000 ont été reportés. Or, chaque report entraîne un coût supplémentaire et accentue les difficultés de mise en œuvre. Et ce, dans un contexte où il devient nécessaire de rationaliser l’allocation des dépenses publiques. La question du financement reste également centrale. Pour l’heure, les détails ne sont pas encore entièrement connus. C’est ce qu’a souligné Ahmed Guidara, expert en finances publiques, dans une déclaration exclusive à leconomistemaghrebin .com
Il estime que l’orientation privilégiée repose sur une plus grande mobilisation du budget de l’État, ainsi que sur des requêtes auprès des partenaires techniques et financiers, dans le cadre des relations historiques de la Tunisie avec ses bailleurs. Le recours aux partenariats public-privé fait aussi partie des pistes évoquées.
De plus, les recommandations issues de l’étude portent essentiellement sur plusieurs points. Il s’agit d’abord de renforcer la coordination institutionnelle, en particulier pour les projets nécessitant une gouvernance multiniveau. Ensuite, il faut améliorer les études ex ante et les études de faisabilité afin de réduire les risques d’échec. Enfin, l’accent doit être mis sur le respect des normes de reporting et de suivi. Et ce, avec une priorité donnée aux indicateurs de performance plutôt qu’aux seuls indicateurs physiques ou financiers.
A cet égard, l’objectif est clair : faire en sorte que les projets publics produisent un impact réel sur la vie quotidienne des citoyens, au-delà du simple taux d’exécution budgétaire.
Abordant la question de la transition énergétique, rendue encore plus urgente par les coupures d’électricité observées dans plusieurs régions du pays, Ahmed Guidara donne son point de vue. Sur le plan stratégique, la Tunisie s’est dotée de plusieurs cadres de référence, notamment une stratégie bas carbone à l’horizon 2050 et une stratégie de transition écologique. Le pays, devenu importateur net d’énergie, doit désormais accélérer la diversification de son mix énergétique, en particulier vers le photovoltaïque.
Les dernières concessions accordées devraient contribuer à cette évolution. Mais les objectifs fixés restent ambitieux. En effet, atteindre une part élevée des énergies renouvelables d’ici 2035 suppose encore un effort considérable. Car la part actuelle reste nettement en dessous des ambitions affichées. D’où la nécessité d’accélérer les investissements, de multiplier les concessions et de renforcer les capacités de la STEG, maillon essentiel de cette transition.
La poursuite de l’escalade des tensions au Moyen-Orient pourrait freiner la croissance mondiale à seulement 1,3 % en 2026 et relancer l’inflation. Ainsi prévient Indermit Gill, économiste en chef de la Banque mondiale.
L’escalade des hostilités entre les États-Unis et l’Iran pourrait relancer l’inflation, entraîner une hausse des taux d’intérêt de la part des banques centrales du monde entier et limiter la croissance économique mondiale à seulement 1,3 % en 2026, contre 2,9 % l’année dernière, s’inquiète M. Gill.
Indermit Gill, qui quittera ses fonctions fin août, rappelle que la Banque mondiale avait envisagé trois scénarios différents dans ses prévisions économiques de juin; et ce, en raison de la forte incertitude entourant la guerre au Moyen-Orient. Tout en précisant que le scénario le plus pessimiste, qui prévoit des combats durant six mois ou plus, commençait déjà à se réaliser.
Dans ce cas, l’inflation mondiale pourrait atteindre 4,5 %. Tandis que la croissance mondiale chuterait à 1,3 %, selon les modèles de la Banque mondiale.
Un conflit prolongé et la destruction des infrastructures pétrolières de la région pourraient aggraver l’insécurité alimentaire. Avec des perturbation sur le transport des engrais, de l’hélium et du soufre, essentiels à l’agriculture. Selon M. Gill, ces perturbations pourraient entraîner une série d’effets secondaires, notamment une hausse de l’inflation et des taux d’intérêt.
Ses déclarations constituent la première intervention publique d’un haut responsable de la Banque mondiale depuis la forte détérioration des relations entre Washington et Téhéran et l’effondrement de l’accord de cessez-le-feu d’avril, qui avait suscité l’espoir de limiter l’impact économique du conflit.
Les pays les plus pauvres sous les projecteurs
Les pays les plus pauvres qui ne se sont pas encore pleinement remis de la pandémie de COVID 19 risquent de faire face à une insécurité alimentaire accrue. Alors que les pays fortement endettés seront touchés par la hausse des coûts d’emprunt, à mesure que les taux d’intérêt augmenteront. Tel est encore l’avertissement de l’économiste en chef de la Banque mondiale.
Cette situation pourrait limiter les dépenses consacrées à l’éducation, à la santé et à d’autres services publics essentiels. « J’ai le sentiment que nous pourrions y être d’ici quelques mois » poursuit-il. Tout en précisant qu’aucune hausse des taux directeurs n’avait encore été annoncée. Mais une fois l’inflation lancée, les pays fortement endettés pourraient se retrouver en grande difficulté à honorer leurs engagements d’ici quelques mois seulement.
D’ailleurs, les premières tensions se font déjà sentir. Certains pays confrontés à de graves problèmes de liquidités ont demandé au Fonds monétaire international de renforcer leurs programmes de prêts existants. Parallèlement, le Pakistan a sollicité cette semaine auprès des États-Unis une ligne de crédit de 10 milliards de dollars pour la stabilisation de sa monnaie, révèle une source proche du dossier.
Les prévisions de la Banque mondiale publiées en juin indiquaient que 40 % des pays à revenu faible ou intermédiaire étaient déjà confrontés à une crise de la dette ou couraient un risque élevé d’y entrer.
Le fardeau de la dette
D’après les données de la Banque mondiale, le ratio dette/PIB moyen des économies émergentes et en développement s’élevait à environ 74 % en 2025. Ce chiffre est nettement supérieur aux niveaux de 50 % à 55 % enregistrés avant la pandémie, qui a débuté fin 2019. Dans les pays à faible revenu, le ratio dette/PIB est de 67 %, contre environ 40 % avant la pandémie.
Les plus grandes économies mondiales – les États-Unis, la Chine et l’Inde – sont restées jusqu’à présent relativement épargnées par les effets de la guerre, pour des raisons différentes et grâce à des facteurs de résilience distincts. Les pays en développement, en revanche, sont confrontés à des défis bien plus importants. Le G20 a progressé dans la réforme du processus de restructuration de la dette malgré l’accroissement des vulnérabilités. Cependant, les améliorations sont lentes.
L’intelligence artificielle comme opportunité
M. Gill souligne toutefois qu’il existe également une évolution positive pour les économies en développement. Une nouvelle analyse de la Banque mondiale sur le niveau de préparation des pays à l’intelligence artificielle montre que les économies en développement peuvent tirer un profit considérable de cette technologie émergente et des gains de productivité qu’elle promet.
En effet, le pourcentage de travailleurs des pays les plus pauvres susceptibles d’être affectés négativement par l’intelligence artificielle est d’environ 10 %, contre 30 à 40 % dans les économies les plus riches. « Pour ces pays, l’IA peut être une aubaine », déclare aussi l’expert. « Les pays en développement devraient être beaucoup plus optimistes quant à l’impact de l’IA que les économies développées » souligne–t-il.
Au final, il estime que l’intelligence artificielle pourrait potentiellement contribuer à ramener la croissance mondiale à des niveaux jamais atteints depuis des décennies.
La Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) bénéficiera de deux financements internationaux d’un montant global de 384,8 millions d’euros et 30 millions de dollars américains destinés à soutenir un programme d’amélioration de l’efficacité, de la performance et de la gouvernance du secteur énergétique en Tunisie. Ces financements ont été officialisés par la publication, […]
Le Centre de Promotion des Exportations (CEPEX) lance un appel aux entreprises tunisiennes opérant dans le secteur des industries et technologies médicales pour participer au Pavillon National Tunisien lors du salon MEDICA 2026. L’événement se tiendra à Düsseldorf, en Allemagne, du 16 au 19 novembre 2026. La date limite pour le dépôt des candidatures est […]
Le total des revenus du travail et des recettes touristiques cumulés ont drainé plus de 9 milliards de dinars, depuis le début de l’année jusqu’à la date du 20 juillet 2026, c’est ce qui ressort des indicateurs monétaires et financiers, publiés récemment, par la Banque Centrale de Tunisie (BCT). En fait, les revenus du travail […]
Le total des revenus du travail et des recettes touristiques cumulés a drainé plus de 9 milliards de dinars depuis janvier jusqu’à la date du 20 juillet 2026. C’est ce qu’il ressort des indicateurs monétaires et financiers, publiés récemment, par la Banque centrale de Tunisie (BCT).
Les revenus du travail ont progressé de 5,2 %, passant de 4,7 milliards de dinars, à la date du 20 juillet 2025 à plus de 5 milliards de dinars, actuellement. De même, les recettes touristiques ont augmenté de 4,6 %, pour frôler les 4 milliards de dinars.
Pour ce qui est des avoirs nets en devises, ils se sont stabilisés au niveau de 23 milliards de dinars. Soit l’équivalent de 91 jours d’importation, à la date du 22 juillet 2026; contre 22,8 milliards de dinars, une année auparavant.
S’agissant des services de la dette extérieure, ils se sont élevés à 7,5 milliards de dinars, au 20 juillet 2026; contre 9 milliards de dinars à la même date de l’année dernière.
Enfin, les données statistiques de la BCT font état d’une hausse des billets et monnaies en circulation de 16,6 %. Ils passent de 25,2 milliards de dinars en juillet 2025, à 29,4 milliards de dinars, actuellement.
La Commission des finances et du budget de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) a approuvé trois projets de loi portant sur des accords de garantie et de financement destinés à soutenir la Compagnie des phosphates de Gafsa (CPG) et le Groupe chimique tunisien (GCT). Ces financements, d’un montant global de plusieurs centaines de millions […]
La Société tunisienne de l’électricité et du gaz (Steg) a officiellement autorisé l’installation de systèmes de stockage par batterie pour l’énergie produite par des installations photovoltaïques résidentielles raccordées au réseau national basse tension. Cette mesure concerne les systèmes équipés d’onduleurs hybrides capables de gérer simultanément la production solaire, le stockage d’énergie et le raccordement au réseau public.
Cette décision permettra aux ménages équipés de panneaux solaires de stocker l’électricité produite durant les heures d’ensoleillement maximal et de l’utiliser ultérieurement, y compris lors de coupures de courant temporaires liées aux opérations d’équilibrage de la charge du réseau.
Cette initiative intervient alors que la Tunisie connaît des températures exceptionnellement élevées et une forte hausse de la demande en électricité ; ces dernières semaines, cette situation a exercé une pression considérable sur le réseau, entraînant des délestages programmés ou des coupures de courant dans diverses régions du pays.
La Steg a publié de nouvelles spécifications techniques définissant les exigences minimales pour la conception, l’installation et la maintenance des systèmes photovoltaïques avec stockage par batterie.
Ce document s’adresse aux utilisateurs finaux, aux services techniques de la compagnie d’électricité et aux installateurs agréés. Selon l’entreprise publique, le respect de ces exigences est essentiel pour protéger les installations domestiques et garantir la sécurité du personnel de maintenance du réseau, en empêchant les systèmes privés d’injecter de l’électricité dans les lignes lors des travaux d’entretien.
Le groupe «Énergies renouvelables» de la Confédération nationale des entreprises citoyennes de Tunisie (Conect) a salué la publication de ces spécifications, la qualifiant d’étape importante dans le développement du cadre technique et réglementaire du secteur. L’organisation a souligné que l’intégration de l’énergie solaire, du stockage et du réseau devrait contribuer à accroître l’autoconsommation, à renforcer la sécurité de l’approvisionnement et à accélérer la transition énergétique dans le pays.
L’investissement public est au cœur du développement, finançant routes, assainissement et équipements collectifs. Mais les montants seuls ne suffisent pas : l’efficacité dépend de la qualité de la gouvernance à chaque étape : entre préparation, financement, exécution, suivi et évaluation. C’est ce qu’il ressort du colloque organisé par l’IACE ce jeudi 23 juillet 2026. Il a pour thème : « Évaluation des Pratiques de Gouvernance et de Transparence des Projets d’Investissement Public en Tunisie ».
Le coup d’envoi a été donné par Faycel Derbel, président du centre de gouvernance auprès de l’IACE. Il indique que le plan 2026 comprend 14 624 nouveaux projets. Mais ce chiffre masque des fragilités importantes.
Il part du diagnostic que de nombreux marchés de travaux n’ont pas encore été lancés parce que le financement, les études, les autorisations administratives et les garanties foncières ne sont pas encore sécurisés. Actuellement, 6 476 projets sont en cours mais sont reportés d’une période à l’autre. Il précise dans ce contexte : « Chaque retard mérite une analyse approfondie, un arbitrage explicite et une décision claire. A savoir, archiver, restructurer ou clôturer les projets lorsque cela est justifié. Cette clarification évitera que le nouveau plan reproduise silencieusement les mêmes insuffisances du précédent. »
L’intervenant souligne l’importance d’enrichir le dispositif de suivi prévu par le plan. Et ce, à travers le renforcement des outils de pilotage, l’amélioration des rapports annuels budgétaires et le traçage d’un parcours des projets depuis la préparation jusqu’à la réception. Le quatrième axe comprend l’intégration systématiquement dans les dossiers de décision du coût complet de possession et d’une analyse de soutenabilité financière. Et ce, en particulier pour les grands projets d’infrastructure de transport évalués à environ 13 milliards de dinars programmés.
Par ailleurs, Faycel Derbel précise que le cinquième axe consiste à sécuriser la gouvernance des 74 projets en partenariat public‑privé. Lesquels représentent près de 9 % des investissements programmés. La sécurisation interviendrait par une gestion rigoureuse et des cadres contractuels et de suivi renforcés.
En somme, la réussite du Plan de développement 2026 ne se jouera pas seulement sur la qualité de sa programmation, mais surtout sur la qualité de sa gouvernance et de son exécution.
Pour conclure, il insiste sur le véritable enjeu qui n’est pas de rester figé dans le rétroviseur pour juger le passé, ni de se contenter de références internationales sans les mettre en pratique. « Il nous faut traduire ces référentiels en actions concrètes. Cela exige une volonté politique et institutionnelle affirmée, ainsi qu’un changement culturel. A savoir de passer d’une logique centrée sur le reporting administratif à une gouvernance basée sur la performance, la transparence, la redevabilité et l’apprentissage continu. »
Quand la lumière vire au noir ! Il fut un temps, pas si lointain, où l’acronyme Steg résonnait dans les foyers tunisiens comme une promesse de lumière et de modernité et une fierté souveraine inébranlable. La Société tunisienne de l’électricité et du gaz n’était pas une simple entreprise de service public ; c’était le bras armé de l’État bâtisseur, le symbole concret d’une Tunisie qui sortait de la torpeur coloniale pour entrer de plain-pied dans le XXe siècle. Aujourd’hui, ce géant aux pieds d’argile vacille sous les coups de boutoir d’une gestion défaillante, laissant les Tunisiens, chaque été, en proie aux affres d’une pénurie organisée. Humiliante. Pour comprendre pourquoi nous en sommes arrivés là, subissant des coupures de courant intolérables sous une canicule de 45 degrés, il faut accepter de regarder l’envers du décor : celui d’une histoire qui se lit sur trois temps politiques distincts, marqués par l’audace, puis l’illusion, et enfin l’implosion.
Moktar Lamari *
L’ère Bourguiba, des années 60 à la fin des années 80, fut celle des fondations sacrées. Dans une Tunisie indépendante mais encore profondément rurale, l’électricité relevait presque du luxe. La Steg avait alors une mission quasi mystique : éclairer le pays, du Cap Bon jusqu’aux confins du désert.
Loin de la logique de rentabilité immédiate, on bâtissait pour durer. Les ingénieurs de l’époque posaient des pylônes dans les montagnes et tiraient des câbles dans des villes qui ne connaissaient pas l’étalement urbain effréné d’aujourd’hui. Les infrastructures de cette époque, bien que modestes en capacité, bénéficiaient d’un coefficient de sécurité élevé.
C’étaient des centrales thermiques et des barrages hydroélectriques conçus pour une durée de vie de quarante ans, entretenus avec une rigueur quasi militaire. Le réseau grandissait lentement, mais sainement, porté par une élite technique qui ne transigeait pas sur la norme.
Ben Ali, un illusionniste
L’avènement de Ben Ali en 1987 a marqué un tournant décisif, celui de la fuite en avant. C’est le début du mythe du «miracle tunisien». Pour soutenir un boom économique et touristique effréné, il fallait de l’énergie, et beaucoup.
La demande en électricité a explosé, croissant à un rythme annuel moyen de 7 %, dopée par l’urbanisation sauvage du littoral et l’émergence d’une société de consommation gourmande en climatiseurs et en électroménager.
Face à cette pression, la Steg n’a pas choisi la voie de l’innovation radicale, mais celle de l’extension. On a construit des centrales à cycle combiné et importé massivement du gaz naturel algérien.
C’est à ce moment que le piège s’est refermé sur la maintenance. Dans la logique du régime, obsédée par le court terme et les indicateurs de performance flatteurs, l’investissement lourd a été sacrifié.
Les équipements installés dans les années 1970- 80, conçus pour une durée de vie technique de 25 à 30 ans avec des révisions majeures programmées tous les cinq ans, ont commencé à être tirés comme des chevaux de trait.
On a repoussé les échéances de maintenance pour afficher des bénéfices immédiats. Le réseau de transport et de distribution a souffert de cette négligence : des milliers de kilomètres de lignes moyenne tension, posés à la hâte pour loger les nouveaux habitants des banlieues, ont commencé à vieillir prématurément.
Fin 2010, si le pays brillait de mille feux, l’envers du décor révélait un système à bout de souffle.
Le post-2011, l’implosion
Le post-2011 a agi comme le révélateur d’une gangrène cachée, transformant une fatigue structurelle en crise cardiaque aiguë. La révolution a légitimement libéré la parole, mais la Steg est malheureusement devenue l’otage de la transition démocratique et des luttes d’influence.
Victime du clientélisme politique et d’une instabilité chronique à sa tête (une douzaine de PDG se sont succédé en une décennie), l’entreprise s’est enfoncée dans le marasme financier et bureaucratique. L’UGTT a fait des siennes dans les rangs des employés de la Steg, corruption, copinage et malversation.
Le chiffre le plus alarmant de cette décennie est sans conteste la saignée des compétences. On estime qu’entre 2011 et 2023, plus de 3 000 ingénieurs et cadres techniques d’élite ont quitté la Steg.
Partis vers le privé ou les pays du Golfe, ils ont emporté avec eux une mémoire technique irremplaçable, celle qui sait comment réveiller une turbine vétuste ou diagnostiquer un défaut complexe sur un réseau haute tension.
Ils ont été remplacés par des recrues souvent formées à la hâte, manquant d’expérience face à des machines capricieuses.
Cette fuite des cerveaux se double d’une dégradation physique effroyable du parc matériel. Aujourd’hui, la vérité est là, cruelle et chiffrée : près de 45 % des turbines de production thermique ont dépassé leur espérance de vie théorique.
Des centrales comme celles de Sousse ou de Bir Mchergua fonctionnent avec des unités qui devraient être reléguées au musée depuis cinq ans déjà. Le taux de défaillance des groupes a bondi, passant d’une moyenne historique de 2 % à plus de 35 % lors des pics de chaleur.
Lorsque la canicule s’abat sur la Tunisie, ces équipements désuets crient grâce. Une turbine qui tourne en surchauffe parce que ses circuits de refroidissement sont encrassés par manque de pièces de rechange — souvent bloquées en douane faute de devises — finit par se mettre «en sécurité» automatiquement.
Délestages et panne sèche
Et ce ne sont pas que les centrales : le réseau de distribution est saturé. Dans de nombreuses villes, les transformateurs de quartier, installés il y a 30-40 ans pour une consommation d’un tiers inférieure à l’actuelle, fondent littéralement sous les 45 degrés de l’air ambiant et la surcharge des climatiseurs individuels.
La conséquence directe est cette dérive infernale du «délestage».
Ce terme technique, qui signifie couper le courant par zone pour équilibrer le réseau, est devenu le cauchemar des Tunisiens. Loin d’être une science exacte, il est devenu la preuve de l’impuissance de la Steg à anticiper. Les coupures à répétition ne sont plus des mesures d’économie, mais des actes de désespoir face à un outil de production cassé.
La dette financière de l’entreprise est le miroir de sa décrépitude physique. La Steg accumule un déficit de plusieurs milliards de dinars, creusé par l’écart vertigineux entre le coût réel de l’énergie (le gaz importé a vu son prix exploser sur les marchés mondiaux) et le tarif de vente bloqué par l’État pour des raisons de paix sociale.
L’entreprise n’a tout simplement plus la trésorerie pour acheter les pièces de rechange stratégiques ni pour investir massivement dans les énergies renouvelables — le photovoltaïque et l’éolien — qui seraient pourtant la seule planche de salut logique face à cette vétusté.
Au-delà de la canicule, c’est tout le modèle qui est remis en cause. L’héritage robuste de Bourguiba a été déformé par l’illusion de prospérité de Ben Ali, pour finalement être laissé à l’abandon par une gestion postrévolutionnaire incapable d’endiguer les fuites. Incapable de gouverner une épicerie moderne.
Les Tunisiens, eux, paient cash cette accumulation d’erreurs stratégiques : ils paient des factures qui augmentent pour un service qui se dégrade, dans une chaleur qui ne cesse de monter.
Si rien n’est fait pour réveiller le géant avant qu’il ne rende son dernier soupir, la Steg risque de passer de symbole de la lumière à métaphore éternelle d’une Tunisie qui s’éteint.
Les citoyens ne comprennent pas la logique et les critères retenus pour le délestage, jugé un peu discriminatoire selon les quartiers, les secteurs et la grosseur des villas. Des menaces et des tensions ont été constatées, à l’encontre des agents de la Steg, et il faut éviter que des atteintes à des vies humaines soient constatées pour faire sortir des responsables de leur mutisme face à cette grave crise.
L’État doit communiquer au sujet de la défaillance de la Steg… ici et maintenant !
La loi portant approbation du Plan de développement 2026-2030 a été publiée dans le Journal officiel de la République tunisienne (JORT) du 21 juillet 2026.
Il s’agit de la loi n° 2026-16 du 20 juillet 2026, dont l’article unique dispose : « est approuvé le plan de développement 2026-2030, annexé à la présente loi ». Selon le texte publié, cette loi a été adoptée par l’Assemblée des représentants du peuple et par le Conseil national des régions et des districts, avant sa promulgation par le président de la République, Kaïs Saïed.
Cette publication au JORT marque l’entrée officielle du plan quinquennal dans le cadre juridique tunisien. Le document annexé à la loi fixe les orientations et priorités de développement pour la période 2026-2030, dans un contexte marqué par plusieurs enjeux : la croissance économique, l’investissement, l’emploi, les équilibres financiers et les réformes structurelles.
Le gouvernement avait présenté ce plan comme une feuille de route destinée à définir les choix de développement du pays pour les cinq prochaines années. Sa publication au JORT constitue l’étape consacrant son adoption légale.