Lese-Ansicht

Tunisie | Grâce présidentielle en faveur de 2439 détenus

Le chef de l’État Kaïs Saïed a accordé, ce jeudi 23 juillet 2026, une grâce présidentielle en faveur de 2439 détenus, à l’occasion du 69e anniversaire de la proclamation de la République.

C’est ce qu’annonce la présidence de la République dans un communiqué, en précisant que 490 détenus supplémentaires bénéficient d’une libération conditionnelle.

Pour rappel, cette grâce présidentielle a conduit à la libération de l’ancien député Ayachi Zammel et l’ancien président de la Fédération tunisienne de football, Wadie Jary.

Y. N.

L’article Tunisie | Grâce présidentielle en faveur de 2439 détenus est apparu en premier sur Kapitalis.

  •  

Grâce présidentielle : Wadi Jary et Ayachi Zammel parmi les détenus libérés

À l’occasion du 69ᵉ anniversaire de la proclamation de la République, le président de la République Kaïs Saïed a accordé, ce jeudi 23 juillet 2026, une grâce présidentielle spéciale à 2439 détenus. Selon des informations rapportées par Mosaïque FM, cette mesure concerne notamment Wadi Jary, ancien président de la Fédération tunisienne de football, et Ayachi Zammel, ancien candidat à l’élection présidentielle. Le chef de l’État a également ordonné la libération conditionnelle de 490 autres prisonniers, portant le total des bénéficiaires à 2929 détenus.

Wadi Jary et Ayachi Zammel sur la liste des graciés

D’après des sources bien informées citées par Mosaïque FM, les noms de Wadi Jary et Ayachi Zammel, figures médiatiques et politiques de premier plan, figureraient parmi les détenus ayant bénéficié de la grâce présidentielle annoncée à l’occasion de la fête de la République.

Avant cette mesure de clémence, Wadi Jary purgeait une peine définitive de trois ans de prison. La Cour d’appel avait confirmé sa condamnation dans une affaire liée à un contrat conclu entre la Fédération tunisienne de football et un directeur technique, tout en ramenant la peine initiale de quatre ans à trois ans.

Lire aussi : La peine de Wadii Jary réduite à trois ans de prison

De son côté, Ayachi Zammel faisait l’objet de plusieurs procédures judiciaires liées aux parrainages de l’élection présidentielle de 2024. Après les décisions d’appel et de cassation, la peine définitive restant à exécuter était de quatre ans de prison.

Une vaste mesure de clémence à l’occasion du 25 Juillet

La présidence de la République a précisé que la grâce présidentielle spéciale a bénéficié à 2439 détenus. En parallèle, 490 autres prisonniers bénéficieront d’une libération conditionnelle sur instruction du président Kaïs Saïed.

Lire aussi : Réduction de peine pour Ayachi Zammel

Ces décisions s’inscrivent dans le cadre des mesures de clémence traditionnellement annoncées lors des grandes célébrations nationales, en particulier à l’occasion de la fête de la République.

Lire aussi :

L’article Grâce présidentielle : Wadi Jary et Ayachi Zammel parmi les détenus libérés est apparu en premier sur webdo.

  •  

Kaïs Saïed accorde une grâce présidentielle à 2439 détenus et libère 490 autres

À l’occasion du 69ᵉ anniversaire de la proclamation de la République, le président de la République, Kaïs Saïed, a décidé, ce jeudi 23 juillet 2026, d’accorder une grâce présidentielle spéciale à 2439 détenus. Cette mesure s’inscrit dans le cadre des traditionnelles grâces accordées lors des grandes célébrations nationales. Le chef de l’État a également ordonné la libération conditionnelle de 490 autres prisonniers.

Une grâce spéciale à l’occasion de la fête de la République

La présidence de la République a annoncé que Kaïs Saïed a signé, ce 23 juillet, un décret de grâce présidentielle spéciale bénéficiant à 2439 détenus à l’occasion de la célébration du 69ᵉ anniversaire de la proclamation de la République tunisienne.

Cette mesure vise à permettre à un important nombre de personnes condamnées de retrouver la liberté dans le cadre des prérogatives constitutionnelles du président de la République.

490 détenus supplémentaires en liberté conditionnelle

Outre cette grâce présidentielle, le chef de l’État a donné des instructions pour que 490 détenus supplémentaires bénéficient d’une libération conditionnelle, conformément aux dispositions légales en vigueur.

Au total, 2929 détenus profiteront ainsi des mesures décidées à l’occasion de cette fête nationale, entre grâce présidentielle et mise en liberté conditionnelle.

Lire aussi :

L’article Kaïs Saïed accorde une grâce présidentielle à 2439 détenus et libère 490 autres est apparu en premier sur webdo.

  •  

Saïed : l’État ne tolérera ni les coupures ni les incendies criminels

Le président de la République, Kaïs Saïed, a présidé, mercredi, 22 juillet, au palais de Carthage, une réunion sur les coupures prolongées d’eau, d’électricité et les incendies

Y ont été présents, les ministres de l’intérieur, de l’équipement chargé de l’industrie et de l’énergie, de l’agriculture, les PDG de la STEG et de la SONEDE, et le directeur général de la protection civile, selon un communiqué de la présidence de la République.

D’emblée, le chef de l’État a affirmé qu’il suit de près, à toute heure, la situation dans l’ensemble du pays, soulignant que les coupures d’eau et d’électricité, conjuguées aux incendies, constituent des « phénomènes hors normes ». Il a averti que l’État ne restera pas « les bras croisés » face à quiconque cherche à nuire aux citoyens et à attiser les tensions.

Sur les coupures prolongées, le président Saïed a été catégorique. Des interruptions dépassant vingt-quatre heures dans plusieurs régions sont « inacceptables ».

Il exige d’y mettre fin immédiatement, imposant deux règles non négociables : informer les citoyens à l’avance et choisir des horaires adaptés si des coupures restent inévitables.

Lors de cette réunion, Le chef de l’État a également rendu hommage aux unités de la protection civile pour leurs interventions rapides et efficaces dans la lutte contre les incendies, menées en coordination avec les structures militaires, sécuritaires et administratives compétentes.

Il a salué le dévouement sans limite dont tous ont fait preuve, animés par le sens du devoir national.

Le président de la République a conclu en réaffirmant que le peuple tunisien, fort de sa conscience, résistera à toute tentative de déstabilisation, quelle qu’en soit la source.

L’article Saïed : l’État ne tolérera ni les coupures ni les incendies criminels est apparu en premier sur Le Temps News.

  •  

Kaïs Saïed : « L’État ne restera pas les bras croisés » face aux coupures et aux incendies

Le président de la République, Kaïs Saïed, a présidé mardi 22 juillet, au palais de Carthage, une réunion consacrée à la situation des services publics essentiels, en présence de plusieurs membres du gouvernement et des responsables de la STEG, de la Sonede et de la Protection civile. Il a appelé à mettre un terme aux longues coupures d’eau et d’électricité, tout en dénonçant des « phénomènes inhabituels » liés aux interruptions de service et aux incendies.

La réunion a rassemblé le ministre de l’Intérieur, Khaled Nouri, le ministre de l’Équipement, de l’Habitat et chargé de la gestion du ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, Salah Zouari, le ministre de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche, Ezzeddine Ben Cheikh, le président-directeur général de la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG), Fayçal Trifa, le président-directeur général de la Société nationale d’exploitation et de distribution des eaux (Sonede), Abdelhamid Menja, ainsi que le directeur général de l’Office national de la protection civile, le colonel Mohamed Rached Souissi.

En ouverture de la réunion, le chef de l’État a affirmé suivre « de près, tout au long de la journée », l’évolution de la situation dans l’ensemble du pays. Il a estimé que les coupures d’eau et d’électricité, ainsi que les incendies enregistrés ces derniers jours, constituent des « phénomènes inhabituels ». Il a assuré que l’État « ne restera pas les bras croisés » face à ceux qui chercheraient, selon lui, à porter préjudice aux citoyens et à attiser les tensions.

Kaïs Saïed est également revenu sur les interruptions des services d’eau et d’électricité ayant dépassé, dans plusieurs régions, les vingt-quatre heures. Une situation qu’il a jugée inacceptable, appelant à y mettre fin immédiatement. Il a, en outre, insisté sur la nécessité d’informer les citoyens à l’avance de toute interruption programmée et de choisir des horaires appropriés lorsque des coupures s’avèrent inévitables.

Le président de la République a, par ailleurs, salué les efforts des unités de la Protection civile, mobilisées en coordination avec les différentes structures militaires, sécuritaires et administratives pour lutter contre les incendies. Il a mis en avant la rapidité et l’efficacité des interventions ayant permis de contenir la propagation des feux, tout en rendant hommage à « l’engagement sans limite » des équipes mobilisées.

En conclusion, Kaïs Saïed a réaffirmé sa confiance dans « la conscience profonde du peuple tunisien », estimant que toutes les tentatives visant à déstabiliser le pays ou à nuire aux citoyens « se briseront » face à cette mobilisation, quelles qu’en soient l’origine ou l’ampleur.

L’article Kaïs Saïed : « L’État ne restera pas les bras croisés » face aux coupures et aux incendies est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  

Plan de développement 2026-2030 : souveraineté économique, restructuration de la dette et défis de la mise en œuvre

Par Mondher AFI

 Dans les économies en transition, la planification constitue un instrument essentiel de gouvernance. Elle permet de fixer les priorités nationales, de coordonner l’action des institutions et d’orienter les ressources vers les objectifs de développement. Toutefois, la portée d’un plan de développement dépend de plusieurs facteurs : la disponibilité des financements, la capacité administrative, la qualité de la gouvernance et l’efficacité des mécanismes de suivi et d’évaluation.

Le Président de la République, Kaïs Saïed, a réuni, le 20 juillet au palais de Carthage, la Cheffe du gouvernement, Sarra Zaâfrani Zenzri, le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh, ainsi que le Gouverneur de la Banque centrale de Tunisie, Fethi Zouhair Nouri.

Cette réunion a été consacrée à l’examen de la loi récemment promulguée portant approbation du Plan de développement 2026-2030, appelé à constituer le principal cadre stratégique de l’action publique au cours des cinq prochaines années. Les échanges ont porté sur les conditions de mise en œuvre du plan ainsi que sur les principaux défis économiques et financiers qui l’accompagnent.

La question de la dette publique a constitué l’un des principaux thèmes abordés lors de la réunion présidée par le président de la République, Kaïs Saïed. Les échanges ont porté sur l’évolution de l’endettement au cours des dernières décennies ainsi que sur son impact dans le financement des politiques publiques et du développement économique.

Selon les éléments présentés au cours de la réunion, une partie des emprunts contractés n’aurait pas produit les effets économiques et sociaux escomptés. Cette lecture distingue le volume des ressources mobilisées des résultats effectivement obtenus en matière d’investissement, d’amélioration des infrastructures ou de développement des services publics. Elle renvoie plus largement à la question de l’efficacité de l’utilisation de l’endettement comme instrument de financement de l’action publique.

Dans le même temps, il a été rappelé que la Tunisie a continué à honorer ses engagements financiers en assurant le remboursement des échéances prévues. Cette précision met en évidence deux dimensions distinctes de la politique d’endettement : d’une part, le respect des obligations contractuelles de l’État vis-à-vis de ses créanciers, d’autre part, l’évaluation de la contribution réelle des emprunts aux objectifs de développement.

Les discussions ont également porté sur l’hypothèse d’une réorientation d’une partie de la dette vers des investissements consacrés à la réhabilitation des infrastructures publiques. Cette orientation s’inscrit dans une réflexion portant sur les modalités de financement du développement et sur les instruments susceptibles d’accroître la capacité d’investissement de l’État tout en limitant les contraintes liées au poids de la dette.

Sur le plan économique, une telle démarche implique toutefois plusieurs conditions. Elle suppose l’existence de mécanismes financiers adaptés, un cadre juridique compatible avec les engagements en vigueur ainsi que, selon les situations, des négociations avec les partenaires et les créanciers concernés. Sa faisabilité dépend également des marges budgétaires disponibles, des conditions des marchés financiers et des dispositifs institutionnels permettant d’assurer le suivi des investissements financés.

Au-delà de l’orientation annoncée, la mise en œuvre d’un tel mécanisme soulève des questions relatives à la sélection des projets prioritaires, à l’évaluation de leur rentabilité économique et sociale, aux modalités de gouvernance ainsi qu’aux procédures de contrôle et de transparence. Ces éléments sont généralement considérés comme des facteurs déterminants pour apprécier la capacité d’une politique de réorientation de la dette à produire des effets durables sur le développement économique et la qualité des services publics.

 

Les conditions institutionnelles de la mise en œuvre

L’adoption d’un plan de développement constitue une première étape dans la conduite de l’action publique. Sa traduction en résultats concrets dépend toutefois de la capacité des institutions à transformer les orientations stratégiques en programmes opérationnels, dotés d’objectifs clairement définis, de ressources identifiées et d’un calendrier d’exécution réaliste.

Dans cette perspective, la réussite d’un plan national ne repose pas uniquement sur la définition des priorités. Elle suppose également l’existence d’une gouvernance fondée sur la planification, l’anticipation et l’évaluation. Les expériences internationales montrent que les stratégies de développement les plus performantes s’appuient sur une articulation permanente entre la décision politique, la programmation administrative, la gestion budgétaire et le suivi des résultats.

La mise en œuvre implique également une répartition explicite des responsabilités entre les différentes institutions de l’État. Cette clarification favorise la cohérence de l’action publique, limite les chevauchements de compétences et facilite la coordination des interventions à chaque étape du cycle des politiques publiques, depuis la conception des projets jusqu’à leur évaluation.

Par ailleurs, la réalisation des objectifs annoncés dépend de plusieurs facteurs complémentaires : la disponibilité des ressources financières, la qualité des capacités administratives, la simplification des procédures, la maîtrise des délais d’exécution et la continuité de l’action publique malgré les contraintes conjoncturelles. À ces éléments s’ajoute la nécessité de disposer de mécanismes réguliers de suivi, d’indicateurs de performance et d’évaluations périodiques permettant de mesurer les écarts entre les objectifs fixés et les résultats effectivement obtenus.

Dans cette approche, la gouvernance ne se réduit pas à une coordination entre institutions. Elle renvoie à un mode de gestion fondé sur la responsabilité, la transparence, l’allocation efficiente des ressources, la capacité d’adaptation aux évolutions économiques et l’amélioration continue des politiques publiques. C’est généralement l’articulation de ces différents facteurs qui détermine, à moyen et à long terme, la capacité d’un plan de développement à produire des effets durables sur la croissance, les infrastructures et les services publics.

Une stratégie inscrite dans la durée

Les orientations retenues pour la période 2026-2030 s’inscrivent dans une démarche de planification à moyen et à long terme, visant à donner une plus grande cohérence à l’action publique. Au-delà de la définition d’objectifs stratégiques, cette approche repose sur la transformation des priorités nationales en programmes opérationnels, accompagnés de mécanismes de mise en œuvre, de suivi et d’évaluation.

Dans cette perspective, la portée d’un plan de développement ne se mesure pas uniquement à l’ambition des orientations qu’il énonce, mais à sa capacité à produire des résultats observables sur les plans économique, social et territorial. L’efficacité de la planification dépend ainsi de la traduction des projets programmés en réalisations concrètes, susceptibles de générer des effets durables sur la croissance, l’emploi, les infrastructures, les services publics et les conditions de vie de la population.

Le cadre retenu repose également sur une logique de programmation progressive. Les objectifs définis pour l’horizon 2030 sont appelés à être déclinés en étapes successives, permettant d’ajuster les interventions publiques en fonction de l’évolution de la conjoncture économique, des capacités de financement, des contraintes budgétaires et des résultats effectivement obtenus au cours de l’exécution du plan. Cette démarche traduit une conception dynamique de la planification, fondée sur l’adaptation plutôt que sur la rigidité.

Par ailleurs, la conception du plan accorde une place importante à l’identification des besoins exprimés à l’échelle des territoires afin d’intégrer les réalités locales dans la programmation nationale. Une telle approche vise à renforcer la cohérence entre les priorités nationales et les attentes des différentes régions, tout en recherchant une répartition plus équilibrée des investissements publics.

Les objectifs annoncés couvrent plusieurs dimensions complémentaires du développement. Ils portent notamment sur le renforcement du rythme de croissance, l’amélioration du niveau de revenu, la réduction des disparités sociales, la consolidation des équilibres des finances publiques, le développement des ressources propres de l’État, l’amélioration de la performance des institutions publiques, l’accélération de la transformation numérique ainsi que l’intégration progressive de l’activité économique informelle dans les circuits formels.

D’un point de vue analytique, cette approche correspond aux principes contemporains de la planification stratégique, selon lesquels la réussite d’un plan national repose moins sur l’énoncé des objectifs que sur la capacité des institutions à assurer leur exécution, à mesurer périodiquement les résultats obtenus et à adapter les politiques publiques aux évolutions du contexte économique et social.

Enjeux de mise en œuvre et points de vigilance

L’ambition affichée par le Plan de développement 2026-2030 dépasse la seule définition d’orientations stratégiques. Son principal défi réside dans sa capacité à transformer les ressources mobilisées et les projets programmés en réalisations concrètes produisant des effets mesurables sur la croissance, l’emploi, les infrastructures et la qualité des services publics. Dans cette perspective, la question centrale n’est pas uniquement celle du financement, mais celle de l’exécution des politiques publiques.

L’expérience des politiques de développement montre qu’un nombre important de projets publics connaissent des retards, des révisions ou des coûts supplémentaires en raison d’obstacles administratifs, techniques, fonciers ou procéduraux. Ces difficultés réduisent l’efficacité de l’investissement public et retardent les bénéfices attendus pour les populations. Dès lors, la réussite du nouveau plan dépendra moins de l’ampleur des engagements annoncés que de la capacité des institutions à maîtriser l’ensemble du cycle des projets, depuis leur préparation jusqu’à leur achèvement.

Dans cette logique, l’amélioration de la gouvernance des projets constitue un enjeu majeur. La programmation doit être précédée d’études de faisabilité suffisamment approfondies afin d’identifier, avant le lancement des travaux, les contraintes juridiques, financières, techniques, environnementales et foncières susceptibles d’affecter leur exécution. Une planification fondée sur l’anticipation permet généralement de réduire les interruptions de chantier, de limiter les dépassements de coûts et de mieux respecter les délais initialement prévus.

La qualité du pilotage dépend également de la mise en place d’outils permanents de suivi. Les pratiques contemporaines de gestion publique privilégient des dispositifs numériques capables de centraliser les données relatives à l’avancement physique et financier des projets, d’identifier précocement les facteurs de blocage et de fournir des indicateurs permettant une intervention rapide avant que les retards ne deviennent structurels. Cette approche favorise une gestion davantage orientée vers les résultats que vers le seul respect des procédures administratives.

L’efficacité du Plan de développement dépendra largement de la capacité à transformer les ressources financières en réalisations concrètes. Cela suppose une réforme des mécanismes de la commande publique fondée sur la rapidité, la transparence et l’évaluation rigoureuse des capacités des entreprises chargées des projets. Les financements disponibles ne garantissent pas, à eux seuls, la réussite d’une stratégie de développement, ils doivent être accompagnés d’une gouvernance efficace, d’un suivi permanent et d’une évaluation des résultats. Au final, la pertinence du plan sera mesurée par ses effets réels sur les territoires : amélioration des infrastructures, qualité des services publics, réduction des disparités régionales, soutien à l’investissement et création d’emplois. Sa crédibilité dépendra donc de sa traduction effective dans le quotidien des citoyens.

 

 

L’article Plan de développement 2026-2030 : souveraineté économique, restructuration de la dette et défis de la mise en œuvre est apparu en premier sur Le Temps News.

  •  

Tunisie | Le double abandon de la démocratie

L’échec de la transition démocratique tunisienne n’est pas seulement celle d’un peuple épuisé par des institutions incapables de nourrir ses espérances. C’est aussi le fruit de son abandon systémique par les démocraties occidentales, dont le cynisme du calcul migratoire le dispute au confort d’un fatalisme culturel. (Photo : Thomas Ruud, Kais Saied, Ursula von der Leyen et Giorgia Meloni à Carthage en juin 2023).

Ali Guidara *

Il y a cinq ans, le 25 juillet 2021, lorsque le président Kaïs Saïed suspendait le Parlement, limogeait le chef du gouvernement et s’octroyait les pleins pouvoirs, la Tunisie n’a pas basculé dans la consternation. Elle a poussé un soupir de soulagement.

À l’époque, un sondage Emrhod Consulting créditait ces mesures d’un soutien massif de 87 % des Tunisiens. Ce chiffre, aujourd’hui relégué aux oubliettes de l’histoire récente, rappelle une vérité inconfortable : l’expérience démocratique amorcée en 2011 s’est d’abord effondrée de l’intérieur. Ce désamour initial ne s’est pas construit dans le vide ; il fut le produit d’une décennie d’instabilité gouvernementale, d’une corruption perçue comme endémique et des théâtres d’ombres d’un Parlement fragmenté où la posture partisane éclipsait l’urgence publique. Sur ce terreau d’une économie exsangue, la promesse démocratique a fini par s’assimiler à l’impuissance.

Un record mondial d’abstention

Le provisoire est devenu permanent. Justifié à l’origine par l’article 80 de la Constitution de 2014, le régime d’exception s’est mué en un système pérenne, en dépit d’une érosion spectaculaire de l’adhésion populaire. Le référendum constitutionnel de juillet 2022 n’a mobilisé que 27 % des inscrits ; les législatives suivantes, à peine 11 % – un record mondial d’abstention.

C’est ici que le regard bifurque vers les partenaires occidentaux de Tunis. Comment cet effritement manifeste de la légitimité populaire a-t-il pu s’accompagner d’une telle absence de position claire et ferme de leur part ? L’argument de l’ignorance ne tient pas. La révocation arbitraire de 57 magistrats en juin 2022 et l’avènement d’une Constitution hyper-présidentielle privant le législatif de sa substance ont été documentés en temps réel par les chancelleries. Ce qui a manqué à l’Occident n’est pas l’information, mais la volonté politique : les capitales européennes et Washington ont préféré s’en tenir à de rituelles expressions d’«inquiétude» diplomatique, se gardant bien d’activer le moindre levier concret – ni conditionnalité de l’aide, ni suspension de coopération.

Les derniers contre-pouvoirs tunisiens – syndicats et journalistes – ont été abandonnés à leur sort.

Alibi de l’essentialisme et réalité économique

Ce renoncement occidental s’enracine en réalité dans un préjugé tenace, presque confortable : l’idée reçue selon laquelle le monde arabe serait intrinsèquement incompatible avec le pluralisme. Pour beaucoup de décideurs à Paris, Bruxelles ou Washington, l’échec de la transition tunisienne n’a pas été perçu comme un drame à éviter, mais comme la confirmation d’une fatalité culturelle. Ce biais essentialiste a servi d’alibi parfait : si la démocratie ne peut pas s’implanter durablement dans la région, à quoi bon la défendre à bout de bras ?

Affranchi des verrous institutionnels, le pouvoir s’est pourtant heurté à la dure réalité des chiffres. Prisonnière depuis une décennie des remèdes standardisés du FMI, la Tunisie a vu son pouvoir d’achat s’effondrer. Mais lorsqu’un accord de 1,9 milliard de dollars s’est profilé en octobre 2022, Kaïs Saïed a préféré le rejeter, fustigeant les «diktats» de l’étranger. Ce refus, s’il a flatté le nationalisme d’une partie de l’opinion, a scellé le décrochage économique du pays. En érigeant la souveraineté rhétorique en absolu, le pouvoir a troqué la soutenabilité financière contre une légitimité de posture.

Cette dynamique a trouvé par ailleurs un écho favorable auprès des autocraties régionales – Égypte, Arabie saoudite, Émirats arabes unis –, ravies de voir expirer le dernier laboratoire issu du Printemps arabe. Certes, les pétrodollars promis à Tunis ne sont jamais venus, le Golfe exigeant le blanc-seing financier du FMI que Saïed refusait. Mais qu’importe : pour ces régimes, la «stabilité» d’un pouvoir fort, même impécunieux, restera toujours préférable à la contagion d’une transition démocratique réussie.

Le prisme de Lampedusa

L’Union européenne (UE), de son côté, a fini par capituler devant ses propres obsessions électorales. Aveuglée par la question migratoire, Bruxelles a cessé de voir en Tunis un phare démocratique pour n’y chercher qu’un garde-côte. Le mémorandum d’accord du 16 juillet 2023, parrainé par Ursula von der Leyen, Giorgia Meloni et Mark Rutte, a acté ce grand marchandage. Peu importaient les déclarations de Kaïs Saïed qui, quelques mois plus tôt, reprenait la rhétorique complotiste du «grand remplacement» envers les migrants subsahariens. Malgré le tollé et la condamnation d’une commission de l’Onu, l’Europe a choisi de signer.

Ce choix est une profession de foi cynique : il consacre la préférence pour un exécutif concentré plutôt que pour des institutions pluralistes, la prime au résultat immédiat plutôt qu’au processus de droit.

Pourtant, l’histoire tunisienne moderne porte en elle un avertissement gravé en 2011 : les régimes prétendument garants de la stabilité sur l’autel de la liberté sont des colosses aux pieds d’argile. Un pouvoir sans contrepoids s’effondre souvent sous le poids de ses propres contradictions. Et sa chute, dans un paysage politique méthodiquement désertifié, n’ouvrirait pas la voie à une transition ordonnée, mais à un saut dans l’inconnu – une onde de choc qui ébranlerait toute la région et traverserait inévitablement la Méditerranée.

La tragédie tunisienne n’est pas seulement celle d’un peuple épuisé par des institutions incapables de nourrir ses espérances. C’est aussi le fruit d’un abandon systémique, où le cynisme d’un calcul migratoire le dispute au confort d’un fatalisme culturel.

En cautionnant ce renoncement, les démocraties occidentales ont acté leur propre faillite morale : l’effondrement durable de leur crédibilité sur l’universalité des droits.

* Docteur en politiques publiques.

L’article Tunisie | Le double abandon de la démocratie est apparu en premier sur Kapitalis.

  •  

Coupures de plus de 24 heures : Kaïs Saïed convoque la STEG, la SONEDE et plusieurs ministres

Quelques jours après avoir dénoncé les coupures répétées d’eau et d’électricité, le président de la République a réuni mercredi les dirigeants de la STEG, de la SONEDE et plusieurs ministres. Selon le communiqué de la Présidence, Kaïs Saïed a évoqué des interruptions ayant dépassé 24 heures dans plusieurs régions et a demandé d’y mettre fin immédiatement, tout en exigeant une meilleure information des citoyens.

Une réunion de crise autour des coupures et des incendies

Le président de la République, Kaïs Saïed, a présidé mercredi après-midi, au palais de Carthage, une réunion consacrée aux perturbations des réseaux d’eau et d’électricité ainsi qu’aux incendies enregistrés ces derniers jours dans plusieurs régions du pays.

Y ont participé le ministre de l’Intérieur, Khaled Nouri, le ministre de l’Équipement et de l’Habitat, chargé de la gestion du ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, Salah Zouari, le ministre de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche, Ezzeddine Ben Cheikh, le président-directeur général de la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG), Fayçal Trifa, le président-directeur général de la Société nationale d’exploitation et de distribution des eaux (SONEDE), Abdelhamid Menja, ainsi que le directeur général de l’Office national de la protection civile, le colonel Mohamed Rached Souissi.

Le chef de l’État a indiqué suivre « de près, tout au long de la journée et de la nuit », la situation dans l’ensemble des régions du pays.

Lire aussi: Après une semaine de coupures d’eau et d’électricité, Kaïs Saïed réclame des comptes

Kaïs Saïed : « L’État ne restera pas les bras croisés »

Selon le communiqué publié par la Présidence de la République, Kaïs Saïed a estimé que les coupures d’eau, les interruptions d’électricité ainsi que les incendies constituaient des « phénomènes anormaux ». Il a ajouté que « l’État ne restera pas les bras croisés face à quiconque cherche à faire subir des préjudices aux citoyens et à attiser les tensions », sans toutefois désigner de responsables ni apporter d’éléments sur l’origine de ces dysfonctionnements.

Le communiqué précise également que le chef de l’État a évoqué des coupures d’eau et d’électricité ayant dépassé 24 heures dans plusieurs régions. Jugeant cette situation inacceptable, il a demandé qu’elle prenne fin immédiatement.

Kaïs Saïed a, en outre, insisté sur la nécessité d’informer les citoyens à l’avance lorsqu’une interruption est inévitable et de choisir des horaires les moins pénalisants possible si des coupures doivent être programmées.

Ces déclarations interviennent alors que de nombreux Tunisiens ont dénoncé ces derniers jours des interruptions prolongées des services d’eau et d’électricité, parfois bien supérieures aux durées annoncées dans les communiqués des opérateurs.

Une nouvelle étape dans la gestion de la crise

Cette réunion intervient quelques jours après une première intervention du chef de l’État consacrée aux perturbations des réseaux d’eau et d’électricité.

Depuis la mi-juillet, la Tunisie est confrontée à une succession de délestages électriques liés à une demande record provoquée par les fortes chaleurs, tandis que la SONEDE a lié plusieurs perturbations de l’eau aux coupures d’électricité affectant ses installations. La référence présidentielle à des interruptions dépassant 24 heures intervient alors que la STEG expliquait jusqu’ici que les délestages relevaient d’un dispositif de coupures tournantes destiné à préserver la stabilité du réseau électrique.

Cette réunion traduit une implication plus directe de la présidence dans le suivi de la crise. En réunissant autour d’une même table les ministres concernés, les dirigeants de la STEG et de la SONEDE ainsi que les responsables de l’Office national de la protection civile, Kaïs Saïed cherche à renforcer la coordination de l’action publique face à une situation qui affecte le quotidien de nombreux Tunisiens.

Le président de la République a enfin salué les interventions des unités de la Protection civile, mobilisées ces derniers jours pour maîtriser plusieurs incendies et limiter leur propagation.

Lire aussi:

L’article Coupures de plus de 24 heures : Kaïs Saïed convoque la STEG, la SONEDE et plusieurs ministres est apparu en premier sur webdo.

  •  
❌