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Coopération militaire : la Tunisie et les États-Unis discutent du renforcement de leur partenariat de défense

Le ministre de la Défense nationale, Khaled Shili, a exprimé, lors de sa rencontre, mercredi, au siège du ministère, avec le commandant du Commandement militaire américain pour l’Afrique (AFRICOM), le général Dagvin Anderson, l’aspiration de la Tunisie à développer le partenariat entre les deux parties, explorer de nouvelles perspectives dans le domaine du transfert de la technologie de défense et élargir la coopération dans les domaines stratégiques et de renseignement, en accord avec l’évolution de la scène géopolitique dans un contexte régional et international complexe, marqué par l’instabilité et la multiplicité des défis sécuritaires.
Au cours de cette rencontre, le ministre a exprimé sa satisfaction au niveau de coopération militaire entre les deux pays amis, qui se caractérise par sa profondeur, sa diversité et son évolution constante, reflétant un partenariat stratégique de longue date qui ne se limite pas au soutien logistique et technique des forces armées, mais s’étend aux domaines de l’entraînement, de la formation et des exercices militaires conjoints, à l’image de la réussite de l’exécution de l’exercice militaire conjoint African Lion 2026 qui a « démontré une nouvelle fois le niveau de promptitude opérationnelle des membres des forces armées ».
Dans un communiqué publié par le ministère de la Défense, Shili a également souligné l’importance du rôle de la Tunisie, non seulement en tant que site stratégique, mais aussi en tant que facteur de stabilité et de sécurité en Méditerranée et pôle régional de formation et d’entraînement offrant une plateforme pour accueillir les exercices militaires conjoints multilatéraux.
Il a, par ailleurs, exprimé la confiance de la partie tunisienne dans l’importance de la prochaine session de la Commission militaire mixte tuniso-américaine, qui se tiendra aux États-Unis en septembre prochain. Il s’agit, en effet, d’une occasion précieuse d’évaluer le parcours de la coopération militaire bilatérale et de définir les priorités pour la prochaine étape, ce qui renforcera le partenariat stratégique entre les deux parties et l’élèvera à un niveau qualitatif et exceptionnel.
Pour sa part, le commandant du Commandement militaire américain pour l’Afrique a salué la coopération militaire et le partenariat stratégique entre la Tunisie et les États-Unis, ainsi que les compétences et les capacités de formation dont dispose l’armée tunisienne, qui se sont illustrées lors de l’organisation par la Tunisie de l’exercice militaire African Lion.
Il a exprimé l’engagement de l’administration américaine à continuer de renforcer la coopération militaire entre les deux parties, à la faire progresser et à élargir ses domaines, au service des intérêts des deux parties. L’ambassadeur des USA à Tunis a assisté à cette rencontre.

(D’après TAP)

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Le trumpisme échoue à conquérir l’Europe !

Alors que la vague trumpiste a déferlé sur l’Amérique latine et que les candidats de la droite populiste soutenus par le président américain ont conquis le pouvoir, le plan de Donald Trump visant à faire basculer l’Europe dans son giron et à en faire un continent gouverné par l’extrême-droite est voué à l’échec.

Imed Bahri

Dans le Financial Times, Gideon Rachman rappelle que le Vieux continent est crucial pour le mouvement Make America Great Again (Maga) car le document de la Stratégie de sécurité nationale dévoilé par l’administration Trump il y a quelques mois estime que «l’Europe demeure d’une importance stratégique et culturelle vitale pour les États-Unis». Cependant, le document faisait part du fait que le continent est sur la voie d’une «annihilation civilisationnelle à cause de l’immigration massive, de la répression de la dissidence politique et du déclin de la natalité»

Que faire alors selon les Trumpistes? La Stratégie de sécurité nationale propose que les États-Unis interviennent en «encourageant la résistance à la trajectoire actuelle de l’Europe» en nouant des alliances avec les partis nationalistes européens.

Près de sept mois se sont écoulés depuis la publication de ce document important et le programme de Maga pour l’Europe est déjà en train de s’effondrer. Les partis et hommes politiques européens que les partisans de Donald Trump considèrent comme des alliés perdent de l’influence ou prennent rapidement leurs distances avec le président américain. Le coup le plus dur a été la défaite de Viktor Orbán en Hongrie en avril.

Trump s’est également aliéné des alliés potentiels en Italie, en Allemagne, en France et au Royaume-Uni.

La chute de l’ami Orbán

    Le départ d’Orbán, le plus trumpiste des dirigeants européens et intervenant régulier à la Conférence d’action politique conservatrice (CPAC), un événement pro-Trump, a constitué un revers majeur. L’ancien Premier ministre hongrois était non seulement un allié idéologique mais aussi un allié précieux pour Trump, entravant fréquemment toute action collective européenne sur des questions telles que l’aide à l’Ukraine. Alors que l’administration Trump accusait les gouvernements européens de «saper les processus démocratiques», elle n’a pas hésité à intervenir en faveur d’Orbán, champion de la «démocratie illibérale», qui a de fait marginalisé son adversaire, Péter Magyar, en le privant de tout espace médiatique. Le vice-président J.D. Vance s’est même rendu à Budapest pour soutenir Orbán pendant la campagne en prenant la parole lors d’un meeting géant mais en vain ! Magyar a remporté l’élection.

    Meloni prend ses distances 

    Rachman soutient que les élections hongroises ont révélé que l’Union européenne a bien plus à offrir à ses États membres que les États-Unis. Les nombreuses violations du droit européen commises par Orbán ont entraîné de sévères restrictions sur le versement des fonds européens à la Hongrie, ce qui a nui à son économie. La perspective de récupérer ces fonds a constitué une motivation financière directe pour les électeurs hongrois, une motivation que la Maison-Blanche n’a pas été en mesure d’égaler.

    Giorgia Meloni, la Première ministre italienne, est idéologiquement proche de l’administration Trump et Vance a signé la préface de son dernier ouvrage. Cependant, Meloni est également consciente que son pays est l’un des principaux bénéficiaires de l’aide européenne à la reconstruction post-COVID-19, ayant reçu près de 200 milliards d’euros de subventions et de prêts. Le ressentiment de Trump face à la réticence de l’Italie à soutenir les États-Unis dans leur guerre contre l’Iran l’a conduit à proférer de violentes insultes à l’encontre de Meloni qui a réagi avec force.

    La longue expérience de Trump aux États-Unis pourrait laisser penser qu’il peut insulter et dénigrer ses adversaires politiques -comme il l’a fait il y a quelques années avec Marco Rubio ou Ted Cruz- et qu’ils reviendront se soumettre à lui. Cependant, il est peu probable que ce scénario se reproduise avec un dirigeant politique responsable devant les électeurs italiens et non devant les partisans républicains de Trump.

    Le cas français 

    Rachman affirme que si Trump et ses partisans ont perdu de leur impact aux États-Unis, ils peuvent encore susciter de vives réactions en Europe, contraignant même des alliés potentiels à prendre leurs distances avec le président américain. Jordan Bardella, l’une des deux figures de proue du Rassemblement national en France, a refusé de prendre la parole lors de la Conférence d’action politique conservatrice l’an dernier après que Steve Bannon, ancien conseiller de Trump, a effectué sur scène un geste qui ressemblait à un salut hitlérien. Par la suite, Bannon a insulté Jordan Bardella. Quant à Marine Le Pen, elle a toujours pris ses distances avec le trumpisme. Elle s’est même fermement opposée à la guerre d’Iran. C’est plutôt le polémiste et président du parti Reconquête Éric Zemmour qui est plus en phase avec Trump aussi bien sur la forme en multipliant les déclarations outrancières que sur le fond en adoptant les idées les plus radicales. D’ailleurs, lors de la prestation de serment de Trump en janvier 2025, c’est bel et bien Zemmour et sa compagne Sarah Knafo qui ont été conviés et non Marine Le Pen ou Jordan Bardella.

    Même au Royaume-Uni, le leader de l’extrême-droite et grand trumpolâtre devant l’Éternel a du prendre ses distances. Lorsque Trump a minimisé la contribution des troupes alliées et britanniques à la guerre en Afghanistan, son ami Nigel Farage a été contraint de le contredire publiquement. Un sondage réalisé cette année a montré que seulement 14% des Britanniques ont une opinion favorable de Trump, tandis que 81% ont une opinion défavorable. Cette proximité risque de constituer un obstacle électoral pour Farage et son parti, Reform UK.

    Le président américain est encore moins populaire en Allemagne, où son taux d’approbation atteint à peine 10%. Cela pose un dilemme au parti Alternative pour l’Allemagne (AfD), que Vance et d’autres ont cherché à renforcer. Le vice-président américain avait rencontré la dirigeante du parti Alice Weidel en marge de la Conférence de Munich sur la sécurité le 15 février 2025 et ce, à la veille des élections législatives allemandes qui se sont tenues le 23 février 2025.

    Bien que le parti ait gagné du terrain dans les sondages, sa direction prend désormais ses distances avec l’administration Trump. De plus, le système électoral allemand rend peu probable l’obtention par le parti d’un rôle officiel au sein du gouvernement national, anéantissant ainsi les espoirs de la Maison-Blanche de rallier le pays.

    L’administration Trump fondait de grands espoirs sur une victoire de Kalin Georgescu, candidat populiste d’extrême droite, à l’élection présidentielle roumaine de 2025. Vance était furieux lorsque le scrutin a été annulé suite à des allégations d’ingérence russe dans la campagne. Georgescu a été empêché de se présenter et son plus proche allié a ensuite perdu face à un candidat pro-européen. De ce fait, Karol Nowerki, président de la Pologne, est peut-être le dirigeant le plus favorable au mouvement Maga en Europe. Cependant, son influence sur les affaires intérieures polonaises est limitée par la Constitution et les dirigeants polonais n’auront guère de temps à consacrer à la politique d’apaisement de la Maison-Blanche envers la Russie.

    À l’inverse, le mouvement Maga rencontre un plus grand succès dans le développement de partenariats idéologiques en Amérique latine. Suite aux récentes élections présidentielles en Colombie, le pays est désormais dirigé par un partisan de Trump, tout comme le Chili, l’Argentine, le Costa Rica, le Honduras, la Bolivie et le Salvador. Pour l’instant, le Mexique et le Brésil, les deux pays les plus peuplés de la région, résistent à cette tendance.

    Rachman observe que la criminalité endémique, la pauvreté et la faiblesse des institutions rendent l’Amérique latine vulnérable au trumpisme mais que dans les démocraties européennes plus prospères et établies, le trumpisme subit est un échec cuisant.

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    Washington prépare une nouvelle vague de droits de douane contre 60 économies

    Les États-Unis devraient annoncer prochainement une nouvelle série de droits de douane visant une soixantaine d’économies. C’est le représentant américain au Commerce, Jamieson Greer, qui l’a déclaré, assurant que ces mesures s’inscrivent dans la stratégie commerciale de l’administration Trump visant à renforcer la protection de l’industrie américaine.

    Le représentant américain au Commerce (USTR), Jamieson Greer, a annoncé que de nouveaux droits de douane visant environ 60 économies devraient être dévoilés prochainement, à l’issue d’enquêtes commerciales menées par son administration. Les conclusions de ces investigations sont attendues d’ici la fin de la semaine.

    Ces nouveaux droits de douane ont vocation à remplacer les taxes temporaires de 10 % mises en place après que la Cour suprême américaine a invalidé une grande partie des droits de douane instaurés précédemment par Donald Trump. L’administration cherche désormais à leur donner une base juridique plus solide en s’appuyant sur les dispositions de la Section 301 du Trade Act de 1974, qui permet de sanctionner des pratiques commerciales jugées déloyales.

    L’Union européenne et plusieurs partenaires commerciaux concernés

    Selon les documents publiés par l’USTR, les mesures, qui pourraient concerner 59 pays ainsi que l’Union européenne, avec des taux envisagés compris entre 10 % et 12,5 %, selon les conclusions des enquêtes relatives aux pratiques commerciales et à la lutte contre les produits issus du travail forcé. Parmi les économies visées figurent notamment la Chine, le Japon, la Corée du Sud, le Royaume-Uni, le Brésil, l’Inde, la Turquie, plusieurs pays du Golfe ainsi que l’Union européenne.

    L’administration américaine estime que plusieurs partenaires commerciaux ne luttent pas suffisamment contre les importations de produits fabriqués à l’aide du travail forcé. Ce qui créerait une concurrence jugée déloyale pour les entreprises américaines.

    Si ces nouveaux droits de douane sont confirmés, ils pourraient affecter une part importante des échanges internationaux et raviver les tensions commerciales entre Washington et ses principaux partenaires.

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