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UIB: croissance au rendez-vous

Après un exercice 2025 marqué par les impacts de la baisse du taux directeur et le coût des ressources, l’UIB a affiché une solide première moitié de l’année.

Au second trimestre 2026, le PNB s’est inscrit en hausse de 6,0 % en glissement annuel à 140,701 Mtnd. La banque a pu stabiliser sa marge d’intérêt, qui a évolué de 0,9% à 73,054 Mtnd et a amélioré les commissions nettes (40,201 Mtnd) et les revenus de portefeuille (27,445 Mtnd).

Sur le premier semestre, la hausse du PNB était de 5,7% en rythme annuel. La marge d’intérêt s’est élevée à 146,112 Mtnd, contre 142,181 Mtnd une année auparavant, soit une hausse de 2,8%. Retraité de l’impact de la loi 2024-41 portant amendement au code de commerce de 15,800 Mtnd à fin juin 2026 vs 12,100 Mtnd à fin juin 2025, l’évolution serait de 5%. En chiffres ajustés, l’évolution du PNB aurait été de 6,8% par rapport à juin 2025.

Du côté des dépenses, l’UIB a fait preuve d’une gestion rigoureuse de sa structure de coûts. Les charges opératoires globales n’ont progressé que de 1,6%, s’établissant à 148,238 Mtnd au 30 juin 2026. Les frais de personnel suivent la même tendance avec une hausse contenue de 1,6% à 109,133 Mtnd . Grâce à cette maîtrise combinée à la hausse des revenus, l’efficacité opérationnelle de la banque s’améliore significativement. Le coefficient d’exploitation s’établit en effet à 54,3% à fin juin 2026, contre 56,4% un an plus tôt. Retraité de l’impact réglementaire lié au code de commerce, ce coefficient descend même à un niveau très performant de 51,3%.

Cette orientation positive de l’efficacité a permis permet au Résultat Brut d’Exploitation de progresser de +11,1% (+13% en données retraitées) pour atteindre 125,200 Mtnd au terme de ce premier semestre 2026, contre 112,700 Mtnd à fin juin 2025.

Sur le plan commercial, les dépôts se sont établis à 7 183,567 Mtnd, alors que l’encours net de crédits a totalisé 6 497,908 Mtnd. Il y a une certaine stabilité par rapport à la fin de l’année 2025, traduisant un contexte économique serré et une stricte politique de sélection des risques.

Sur le marché, le titre réalisé un rendement de plus de 32%, témoignant de la confiance des investisseurs. Les chiffres publiés indiquent déjà un bon résultat semestriel en vue.

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CIL: tous les indicateurs au vert

La Compagnie Internationale de Leasing (CIL) a confirmé sa bonne santé financière au terme du premier semestre 2026. Ces performances sont portées par une forte dynamique commerciale. La compagnie a confirmé son statut de valeur de premier plan du secteur du leasing.

Sur la période avril-juin 2026, les mises en force ont augmenté de 14 % en rythme annuel à 130,989 Mtnd. L’activité est notamment portée par les segments Location de voitures (+29 % à 48,974 Mtnd), Agriculture et Pêche (+ 64% à 22,678 Mtnd) et Commerce (+20 % à 17,882 Mtnd). Les approbations ont évolué de 10 % à 131,693 Mtnd, ce qui assure déjà la production du troisième trimestre.

Sur le premier semestre, les mises en force ont gagné 26 % à 234,964 Mtnd, sous l’impulsion des segments de l’Agriculture et Pêche et de la Location des voitures, qui respectivement totalisé 53,739 Mtnd et 89,463 Mtnd. Les perspectives à court terme restent bien orientées puisque les approbations globales de contrats ont elles aussi bondi de 40 % sur le semestre, totalisant 289,510 MDT.

Cette solide activité commerciale s’est directement traduite dans les comptes de la compagnie. Les revenus bruts de leasing affichent une croissance de 14% à 224,473 Mtnd, tandis que les revenus nets s’établissent à 48,758 Mtnd (+14%).

La véritable satisfaction vient de la rentabilité. Le Produit Net de Leasing a enregistré une hausse de 20%, s’élevant à 27,462 Mtnd à fin juin 2026 contre 22,802 Mtnd un an plus tôt. La hausse des charges d’exploitation a été fermement maîtrisée à +9% (8,023 Mtnd), ce qui dénote une amélioration continue de la productivité opérationnelle de la CIL.

Sur le plan bilanciel, la CIL a renforcé sa structure de manière très saine. Bien que le total des engagements ait progressé de 11% pour atteindre 795,394 Mtnd, l’entreprise a réussi le tour de force de réduire le volume de ses engagements classés (créances douteuses) de 1%, les ramenant à 75,199 Mtnd. Cela témoigne d’une politique rigoureuse d’octroi et de recouvrement dans un contexte économique pourtant complexe.

Au vu de ces indicateurs, le rendement de plus de 60% depuis le début de l’année est justifié. Si vous détenez ce titre, préservez-le.

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Ennakl Automobiles émet une dette obligataire de 60 Mtnd

Il n’est pas commun de voir une société non financière émettre une dette obligataire en Tunisie. Le concessionnaire automobiles, Ennakl, est entré dans ce club fermé en annonçant l’émission d’une dette obligataire de 60 MTND. Le Conseil d’administration dispose d’une autorisation accordée par la dernière Assemblée Générale Ordinaire des actionnaires, tenue le 24 juin 2026, lui permettant d’émettre un montant total de 100 MTND d’emprunts obligataires sur une période d’une année.

L’emprunt est sans recours à l’appel public à l’épargne. Une seule catégorie est proposée aux actionnaires, ayant une valeur nominale de 100 TND, une durée de 5 ans et proposant un amortissement annuel constant au taux de 9,20 % brut.

Les souscriptions à cet emprunt démarreront le 20 juillet 2026 et clôturés, au plus tard, le 31 juillet 2026. La structure de l’actionnariat de la société fait que l’opération aurait déjà été clôturée.

Cette mobilisation de fonds vise à mobiliser les liquidités requises pour le renouvellement des SBLC (Standby Letters of Credit) existantes auprès des intermédiaires agréés, en conformité avec les dispositions de la circulaire n°2026-04 de la Banque Centrale de Tunisie. Elle permettra ainsi au concessionnaire de satisfaire aux nouvelles exigences réglementaires tout en assurant la continuité du financement de ses opérations d’importation.

Le marché financier offre ainsi une solution pour mobiliser les fonds nécessaires pour continuer l’exploitation et c’est l’un des avantages d’être coté en Bourse et d’avoir une structure de capital institutionnelle. Reste à voir si les distributeurs des autres marques opteront pour le même choix, même si c’est compliqué à faire.

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La grande mutation des voies pétrolières face au péril iranien est lancée

Au-delà des tensions récurrentes dans le détroit d’Ormuz, le secteur de la logistique pétrolière s’apprête à vivre des transformations structurelles majeures.

 

Soucieux de sécuriser leurs rentes financières face aux risques géopolitiques, les pays exportateurs cherchent à diversifier leurs voies d’acheminement. C’est précisément dans cette optique que l’Irak et la Syrie ont officialisé un accord visant à réhabiliter un oléoduc stratégique, ouvrant ainsi une nouvelle voie de contournement pour l’or noir.

 

Renaissance de l’axe Bagdad-Damas

Bagdad et Damas ont signé cet accord lors d’un sommet de la Chambre de commerce à Washington portant sur les investissements américains en Irak. Les Américains ont capté une marge réelle pour augmenter la production de pétrole et réduire les dépendances vis-à-vis de voisins hostiles.

L’oléoduc s’étend de Kirkouk, dans le nord de l’Irak, jusqu’à la côte méditerranéenne de la Syrie, avec une capacité nominale de 700 000 barils par jour. Il est fermé depuis qu’il a été endommagé lors de l’invasion de l’Irak par les États-Unis en 2003.

Lire aussi : L’Irak confie la relance de Kirkouk aux majors américaines

L’Irak, deuxième plus grand producteur de pétrole de l’OPEP, a lourdement souffert des perturbations du trafic de pétroliers dans le détroit d’Ormuz pendant la guerre entre les États-Unis et l’Iran. Bagdad dépend de sa ville portuaire méridionale de Bassora, sur le golfe Persique, en raison des options limitées d’oléoducs pour acheminer son pétrole vers les marchés mondiaux. La production de pétrole de l’Irak a chuté de plus de 50 % pour atteindre environ 1,9 million de barils par jour en juin, contre environ 4,2 millions de barils par jour en février.

 

Quid de la menace d’infrastructure globale ?

Plusieurs États du Golfe souhaitent étendre la capacité de leurs oléoducs afin de réduire leur dépendance à l’égard d’Ormuz. Les Émirats arabes unis construisent un deuxième oléoduc vers le port de Fujaïrah, sur le golfe d’Oman, ce qui doublerait leur capacité d’exportation en dehors du détroit. L’Arabie saoudite envisage d’étendre de 2 millions de barils par jour son oléoduc menant à la mer Rouge.

Mais si les oléoducs peuvent servir de couverture contre les risques géopolitiques dans le détroit d’Ormuz, ils ne résolvent pas la menace sous-jacente que fait peser l’Iran sur les infrastructures énergétiques de la région. Le problème n’est pas la voie navigable. Les derniers mois ont montré que l’Iran peut utiliser des armes pour attaquer les installations de chargement, les stations de pompage, les stations d’arrivée, ces terminaux ainsi que les unités de stockage de ces oléoducs.

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