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Canicules à répétition : La chaleur extrême est-elle en train de devenir la nouvelle norme ?

Après un record historique de 49,7 °C enregistré le 18 juillet à Kairouan et Medjez El Bab, la Tunisie illustre une question que se posent également la France, l’Espagne ou l’Italie : la chaleur extrême est-elle en train de devenir la nouvelle norme ? Plusieurs climatologues estiment que ces épisodes correspondent globalement aux évolutions anticipées depuis plusieurs décennies, même si leur enchaînement continue de susciter des recherches.

Pourquoi les climatologues ne sont-ils pas surpris ?

Dans un article publié le 20 juillet, le quotidien français Le Monde a interrogé plusieurs spécialistes sur la succession des canicules, des sécheresses et des incendies observée pendant l’été 2026. Leur principal constat est que l’intensification des chaleurs extrêmes n’est pas une surprise scientifique.

Valérie Masson-Delmotte, climatologue au Laboratoire des sciences du climat et de l’environnement (LSCE) et ancienne coprésidente du groupe de travail I du GIEC, explique qu’aucun climatologue n’est réellement surpris par les événements observés. Elle coordonnait alors une analyse de l’Institut Pierre-Simon-Laplace consacrée à la canicule française de juin, annoncée pour le 21 juillet.

Cette étude devait déterminer si l’épisode avait dépassé ce que prévoyaient les modèles. Selon les premiers éléments rapportés par Le Monde, il restait dans la gamme des événements attendus dans le climat actuel, même s’il demeurait rare.

Julien Cattiaux, chercheur au CNRS, estimait ainsi que cette canicule pouvait survenir environ une fois tous les cinquante ans dans le climat français actuel. Elle était donc exceptionnelle, mais pas incompatible avec les simulations climatiques.

Ce qui interroge davantage les scientifiques est la succession rapide de trois vagues de chaleur en France, en mai, juin et juillet. Christophe Cassou, directeur de recherche au CNRS et climatologue à l’École normale supérieure, considère que cet enchaînement devra faire l’objet de nombreux travaux. Il pourrait relever de la variabilité naturelle ou de configurations atmosphériques persistantes favorisant la chaleur.

Les chercheurs examinent notamment le rôle possible d’une zone d’eaux froides dans l’Atlantique Nord, d’un épisode El Niño intense et de sols de plus en plus secs, qui amplifient à leur tour les températures.

Le phénomène ne se limite pas à l’Europe. Début juillet, une équipe de World Weather Attribution s’est également penchée sur la chaleur extrême observée en Amérique du Nord. Ses chercheurs ont conclu que des niveaux de stress thermique comparables auraient été pratiquement impossibles dans un climat plus froid de 1,4 °C. Cette étude montre que la question dépasse désormais le seul bassin méditerranéen et concerne plusieurs continents, même si les mécanismes climatiques diffèrent selon les régions.

La Méditerranée en première ligne

Ces observations rejoignent les conclusions du GIEC, selon lesquelles les vagues de chaleur sont devenues plus fréquentes et plus intenses dans la plupart des régions terrestres sous l’effet du réchauffement d’origine humaine.

Le bassin méditerranéen est particulièrement exposé. Le réseau scientifique MedECC le considère comme l’un des principaux foyers du changement climatique, avec une hausse des températures supérieure à la moyenne mondiale et des risques accrus de canicule, de sécheresse et d’incendie.

Davide Faranda, directeur de recherche au CNRS au Laboratoire des sciences du climat et de l’environnement, souligne toutefois que certains records européens semblent survenir plus souvent que ne le reproduisent les modèles. Cette observation alimente les recherches sur une éventuelle sous-estimation de certains extrêmes, sans permettre de conclure à partir d’un seul été que le réchauffement mondial accélère soudainement.

Lire aussi: Tunisie : « El Niño » annonce un été plus long et plus chaud (mai 2026)

La Tunisie face à un stress test grandeur nature

Dès le mois de mai, plusieurs climatologues et organismes de prévision annonçaient un été 2026 particulièrement chaud. Les prévisions de l’INM, de l’ECMWF et de Copernicus, ainsi que les analyses de spécialistes tunisiens, évoquaient déjà un risque élevé de vagues de chaleur. Les événements observés entre le 12 et le 19 juillet donnent aujourd’hui une résonance particulière à ces avertissements.

En Tunisie, la séquence du 12 au 19 juillet a donné une dimension concrète à ces alertes. Après 48,2 °C relevés à Nasrallah le 15 juillet, la température a atteint 49 °C à Jemmal le 17 juillet, puis 49,7 °C à Kairouan et Medjez El Bab le lendemain. Vingt et un gouvernorats sur vingt-quatre étaient alors placés au niveau maximal de vigilance.

La consommation électrique a approché 5 000 mégawatts, dépassant la capacité de production annoncée de la STEG, estimée à environ 5 000 MW. L’entreprise a recouru à des délestages tournants pour préserver l’équilibre du réseau.

Les coupures ont également affecté l’approvisionnement en eau. Le PDG de la SONEDE, Abdelhamid Mnaja, a indiqué que près de 1 500 stations de pompage dépendaient de l’électricité. Une interruption du courant peut donc se répercuter directement sur le pompage et la distribution.

Cette semaine de chaleur ne suffit pas, à elle seule, à démontrer une accélération du changement climatique en Tunisie. Elle montre néanmoins comment un épisode extrême peut mettre simultanément sous tension l’électricité, l’eau et les infrastructures publiques.

Les projections climatiques retenues par la Tunisie dans sa communication nationale à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques prévoient une hausse des températures et une baisse des précipitations au cours des prochaines décennies.

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All inclusive : pourquoi certains Algériens se tournent vers l’Égypte plutôt que la Tunisie

La Tunisie demeure une destination privilégiée des touristes algériens, mais elle fait face à une concurrence de plus en plus forte sur le segment des séjours balnéaires all inclusive. Selon une enquête publiée par les médias algériens, plusieurs agences de voyages constatent un regain d’intérêt pour l’Égypte, notamment les stations de Charm el-Cheikh et Hurghada, […]

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Coupe du monde 2026 : à Gaza, la victoire de l’Espagne suscite la liesse populaire

La victoire de l’Espagne face à l’Argentine (1-0) en finale de la Coupe du monde 2026 a été célébrée bien au-delà des frontières espagnoles. À Gaza, de nombreux habitants ont exprimé leur joie après le sacre de la Roja, saluant autant l’exploit sportif que le soutien affiché par l’Espagne envers la cause palestinienne. Dans plusieurs […]

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La Libye adhère au système de paiement chinois

Le système de paiement interbancaire transfrontalier chinois permettra aux banques libyennes d’envoyer et de recevoir des paiements directement en yuans chinois.

Le gouverneur de la Banque centrale de Libye, Naji Mohammed Issa, et le gouverneur de la Banque populaire de Chine, Pan Gongsheng, ont convenu samedi 18 juillet de connecter les banques commerciales libyennes au système de paiement et de règlement chinois. Dans un communiqué publié sur son site internet, la Banque centrale de Libye a indiqué que M. Issa, en visite à Pékin, avait rencontré vendredi le gouverneur de la Banque populaire de Chine. « L’importance d’entamer une nouvelle phase de véritable partenariat stratégique entre les deux banques centrales a été évoquée. Il a été convenu de connecter les banques commerciales libyennes au Système de paiements interbancaires transfrontaliers chinois (CIPS). Ce qui simplifiera les transferts financiers et facilitera leur réalisation », a-t-on indiqué.

A rappeler que le CIPS a été lancé par la Banque populaire de Chine en 2015 pour faciliter les transferts internationaux en utilisant le yuan. Il sert d’infrastructure permettant aux banques d’envoyer et de recevoir directement des paiements en yuans, réduisant ainsi leur dépendance au dollar américain en éliminant la nécessité de traiter les transactions par des banques intermédiaires.

Le communiqué ajoute que les deux parties se sont également engagées à lever les obstacles existants et à faciliter les procédures commerciales de manière à accroître le volume des échanges entre les deux pays. Cela commencerait par la mise en place de transferts d’argent directs vers la Chine, facilitant ainsi les transactions pour les petits commerçants…

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BCE : pause estivale avant un probable resserrement monétaire

La Banque centrale européenne (BCE) devrait laisser ses taux d’intérêt inchangés lors de sa réunion du 23 juillet, estiment les économistes. Si le récent rebond des prix de l’énergie lié aux tensions au Moyen-Orient ravive les inquiétudes inflationnistes, la baisse de l’inflation sous-jacente et le ralentissement de la croissance plaident en faveur d’une pause; avant une éventuelle nouvelle hausse des taux en septembre.

À quelques jours de sa réunion de politique monétaire, la Banque centrale européenne s’oriente vers un maintien de son taux de dépôt à 2,25 %, après le relèvement de 25 points de base décidé en juin. Cette pause est largement anticipée par les marchés et les économistes; malgré un contexte géopolitique plus tendu. Une enquête Reuters menée durant le week-end auprès de 74 économistes révèle que ces derniers s’attendent à un statu quo le 23 juillet. Toutefois, une majorité prévoit qu’une nouvelle hausse des taux reste probable d’ici la fin de l’année; avec une préférence marquée pour le mois de septembre.

Les derniers chiffres montrent un ralentissement plus marqué que prévu de l’inflation dans la zone euro. En juin, l’inflation globale est retombée à 2,8 %. Tandis que l’inflation sous-jacente, qui exclut l’énergie et l’alimentation, a également reculé. Malgré cette amélioration, ces niveaux demeurent supérieurs à l’objectif de 2 % fixé par la BCE.

Lire aussi : L’inflation a atteint 2,8 % dans la zone euro en juin

 

La BCE doit également composer avec une économie européenne qui montre des signes de faiblesse. La croissance de la zone euro reste modérée et les prévisions pour 2026 ont été revues à la baisse. Dans ce contexte, un nouveau relèvement des taux dès juillet risquerait de freiner davantage l’activité économique.

La réunion de septembre pourrait s’avérer beaucoup plus déterminante. Les gouverneurs disposeront alors de nouvelles projections économiques et de deux mois supplémentaires de données sur l’inflation et les effets de la hausse des prix de l’énergie. Plusieurs économistes estiment que cette visibilité accrue permettra à la BCE d’évaluer plus précisément l’impact durable des tensions géopolitiques sur les prix.

Les marchés scruteront surtout le discours de Christine Lagarde

Au-delà de la décision elle-même, les investisseurs porteront une attention particulière aux déclarations de la présidente de la BCE, Christine Lagarde. Tout indice laissant entendre qu’un resserrement monétaire reste envisagé à l’automne pourrait influencer les marchés obligataires, l’euro et les anticipations d’inflation, dans un environnement toujours marqué par les incertitudes énergétiques et géopolitiques.

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Trump sous pression après les pertes américaines en Iran

Pour le 9ème jour consécutif, les États-Unis ont lancé, dimanche 19 juillet, de nouvelles frappes contre l’Iran après la mort de deux soldats américains lors d’une attaque contre une base aérienne en Jordanie vendredi, rapprochant ainsi les deux camps d’une guerre totale.

Un autre militaire américain a été tué et un autre blessé samedi dans le nord de l’Irak alors qu’il procédait à la neutralisation de munitions non explosées provenant d’un drone d’attaque iranien abattu, a annoncé dimanche le commandement central américain.

Ces pertes, qui portent à 16 le nombre de morts militaires américains dans ce conflit, sont les premières depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu entre les États-Unis et l’Iran en avril. Le ministre américain de la Guerre, Pete Hegseth, a averti que cette attaque « ne fait que renforcer notre détermination ». La dynamique vers une reprise des combats s’est accélérée avec le déploiement par les États-Unis d’avions de combat supplémentaires dans la région, le retrait officiel de l’Iran du cessez-le-feu et le blocage des négociations diplomatiques.

L’Organisation iranienne de l’énergie atomique a déclaré dimanche 19 juillet que les frappes américaines visaient la centrale nucléaire de Darkhovin, toujours en construction dans le sud-ouest du pays. « Une attaque contre une installation nucléaire pacifique placée sous contrôle international constitue une violation flagrante du droit international ».

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L’Algérie signe l’acte fondateur de l’Organisation mondiale de l’IA

Créée à l’initiative de la Chine, l’Organisation mondiale de coopération en matière d’intelligence artificielle (ou World Artificial Intelligence Cooperation Organization – WAICO) vient de voir le jour à Shanghai. Et le fait saillant de cette annonce, c’est que l’Algérie fait partie des 29 pays fondateurs de ce nouvel organisme mondial. C’est sa ministre Haut-commissaire à la numérisation, Meriem Benmouloud, qui a signé l’accord instituant la WAICO.

Concernant la WAICO, Maghreb Emergent rapporte que sa mission est de « promouvoir une coopération internationale afin de garantir un développement de l’intelligence artificielle sûr, équitable et bénéfique pour tous, dans le respect des principes de la Charte des Nations unies ». Son siège sera établi à Shanghai en Chine. Parmi les autres pays signataires figurent notamment la Russie, l’Indonésie, le Pakistan et le Kazakhstan. Tandis que les États-Unis et les principales puissances européennes n’ont pas (encore) rejoint l’initiative.

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À l’ouverture de la Conférence mondiale sur l’intelligence artificielle, le président chinois Xi Jinping a plaidé pour « une gouvernance fondée sur la coopération internationale », dénonçant implicitement les restrictions technologiques imposées par certaines puissances.

Pour l’Algérie, cette adhésion traduit la volonté de renforcer sa présence dans les débats internationaux sur la gouvernance numérique. Pékin a également annoncé plusieurs initiatives en faveur des pays en développement, entre autres des programmes de formation en intelligence artificielle et la création de centres de coopération avec l’Union africaine et la Ligue des États arabes.

Toutefois, il faudra noter que si cette adhésion constitue une avancée diplomatique, elle ne saurait à elle seule combler les défis nationaux liés au développement de l’écosystème de l’IA, surtout en matière de recherche, d’innovation et d’adoption par les entreprises.

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France : plusieurs communes évacuées après un important incendie sur la côte méditerranéenne

Un important incendie s’est déclaré dimanche dans plusieurs communes de la côte méditerranéenne française, à proximité de Fréjus, entraînant l’évacuation de nombreux habitants en raison de la progression rapide des flammes, favorisée par de fortes rafales de vent et des conditions de sécheresse persistantes. Selon les autorités locales, le feu a détruit près de 180 […]

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Mondial 2026: La Roja sur le toit du monde

L’Argentine de Lionel Messi n’a pas créé la surprise lors de la finale de la Coupe du monde de football 2026. C’est l’Espagne de Lamine Yamal qui est sacrée pour la deuxième fois de son histoire. En toute logique.

Les Argentins ont tenu pendant plus de 105 minutes, devant fes Espagnols, qui n’ont encaissé qu’un seul petit but au cours de cette édition du mondial 2026.

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La Roja au sommet du monde : L’Espagne décroche son deuxième titre mondial

L’Espagne est au sommet du football mondial. Au terme d’une finale disputée ce dimanche au New York/New Jersey Stadium, la Roja a décroché sa deuxième Coupe du monde en s’imposant 1-0 face à l’Argentine après prolongation. Le héros de la soirée se nomme Ferran Torres, auteur du but de la délivrance à la 106e minute.

Seize ans après son premier sacre mondial en Afrique du Sud en 2010, la sélection espagnole retrouve le toit du monde et confirme l’avènement d’une nouvelle génération emmenée par Lamine Yamal, Nico Williams, Pedri et Rodri, sous la direction de Luis de la Fuente.

Un duel tactique

La finale a longtemps ressemblé à un duel tactique. Dominatrice dans la possession et les occasions, l’Espagne s’est toutefois heurtée à un Emiliano Martinez impérial, tandis que l’Argentine, privée d’espaces, a surtout résisté sans véritablement inquiéter Unai Simón. Les champions du monde en titre ont en outre terminé la rencontre à dix après l’expulsion d’Enzo Fernandez à la fin du temps réglementaire.

Le tournant est intervenu au début de la seconde période de la prolongation. Sur un centre de Pedro Porro prolongé de la tête par Nico Williams, Ferran Torres a surgi pour reprendre le ballon du gauche et l’envoyer sous la barre d’Emiliano Martinez, déclenchant l’explosion de joie du camp espagnol.

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Malgré les dernières tentatives argentines, la Roja a parfaitement géré son avantage jusqu’au coup de sifflet final pour inscrire une nouvelle page de son histoire.

L’Espagne décroche son deuxième titre

Avec ce succès, l’Espagne décroche son deuxième titre mondial après celui de 2010 et confirme son retour au premier plan du football international, deux ans après son sacre à l’Euro 2024. Pour l’Argentine de Lionel Messi, tenante du titre, le rêve d’un doublé historique s’envole au terme d’une finale où l’Albiceleste aura longtemps résisté avant de céder en prolongation.

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