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Coupures d’électricité : Abdellatif Meziou appelle à une meilleure anticipation

Quel est l’impact des coupures d’électricité pour les industriels ? Quelles en sont les conséquences ? Sont-ils affectés ? Pour décortiquer la situation, nous avons contacté Abdellatif Meziou, membre du bureau exécutif de la CONECT, qui livre un témoignage direct sur le secteur du cosmétique.

Une chose est sûre : les coupures d’électricité récurrentes pèsent lourdement sur l’industrie, particulièrement sur les filières à process continu où l’arrêt n’est pas une simple pause mais peut compromettre des lots entiers. Dans le secteur cosmétique, une coupure survenant durant une phase de mélange altère la texture et la viscosité : selon l’avancement du procédé, la production peut parfois être récupérée; mais souvent le seul recours est de jeter le lot.

« Ces interruptions génèrent des coûts directs, une perte de matières premières et de produits finis, des coûts opérationnels, de remise en route, de maintenance, de contrôles qualité et des coûts humains. Avec des heures salariales perdues, des heures supplémentaires imprévues ou des arrêts temporaires du personnel », explique Abdellatif Meziou.

Et de poursuivre : « Elles réduisent aussi la capacité productive. Un objectif de fabrication de 10 000 unités peut se transformer en 6 000 réalisées, avec des effets en chaîne sur l’approvisionnement du marché. La situation est aggravée par l’absence d’informations précises. Telles que des notifications vagues sur des plages horaires (par exemple “de 11h30 à 17h”) sans garantie de durée empêchent toute planification fiable et compliquent la gestion quotidienne des ateliers. »

Il ajoute : « Les groupes électrogènes, présents dans de nombreuses entreprises, protègent les équipements sensibles mais ne suffisent pas à alimenter l’ensemble des lignes de production. La plupart des sites ne sont donc pas en mesure de fonctionner normalement pendant une longue interruption. Si ces coupures persistent jusqu’à la rentrée, le risque de pénuries devient réel : la cosmétique verra sa production affectée. Mais l’agroalimentaire sera encore plus vulnérable en raison des exigences de la chaîne du froid et de la sécurité sanitaire. »

Sur la question du coût, Abdellatif Meziou constate : « Ce sont d’abord les opérateurs économiques qui supportent le fardeau. L’État et les autres acteurs n’ayant pas toujours les marges pour tout compenser. À terme, c’est le consommateur qui risque de payer, via une baisse de qualité, des ruptures de stock et une hausse des prix. »

Si des coupures planifiées ont déjà eu lieu par le passé pour des opérations de maintenance, la fréquence et l’opacité actuelles constituent pour de nombreux industriels une situation inédite. Selon lui, il faut agir sur deux niveaux. D’abord à court terme, en améliorant la communication et en soutenant les secteurs critiques avec des capacités de secours adaptées. Ensuite, à long terme, en accélérant et finançant des projets visant à augmenter la production énergétique (renouvelables, stockage); et ce, afin de réduire la probabilité de récurrence.

« La solution réside dans une meilleure anticipation et des décisions structurelles », conclut Abdellatif Meziou. Cela est indispensables pour préserver la capacité productive du pays et protéger les consommateurs.

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Gaz naturel : la production tunisienne recule de 14 % à fin mai 2026

Les ressources en gaz naturel (production nationale + forfait fiscal) atteignent 698 ktep-pci, à fin mai 2026. Enregistrant, ainsi, une baisse de 14 % par rapport à la même période de l’année précédente. C’est ce qu’indique le rapport sur « La conjoncture économique (mai 2026) » que publie l’Observatoire National de l’Energie et des Mines. La production nationale du gaz commercial sec enregistre une quasi-stabilité.

Notons que les Champs Nawara et Chergui enregistrent respectivement une hausse de production de 10 % et de 26 %. Pour ce qui est du gaz commercial du sud, sa production est en hausse de 5 %. Alors que le Champ Hasdrubal connait une baisse de la production de 17 %.

A cet égard, l’observatoire note une baisse du forfait fiscal sur le transit de gaz d’origine algérienne de 33%, à fin mai 2026 par rapport à fin mai 2025, en se situant à 225 ktep-pci.

Par ailleurs, la répartition de la redevance totale entre la part cédée à la STEG et celle destinée à l’exportation montre qu’à fin mai 2026, la quasi-totalité de la redevance a été cédée à la STEG. Ce qui représente près de 87 % du volume total.

A signaler qu’un dépassement des prélèvements STEG sur la redevance revenant à l’Etat Tunisien a été enregistré en 2025 d’une quantité de 240 millions de Cm3, en cours de régularisation. S’agissant des achats du gaz algérien, ils augmentent de 8% entre fin mai 2025 et fin mai 2026, pour se situer à 1143 ktep-pci.

En outre, l’approvisionnement national en gaz naturel a enregistré une quasi-stabilité entre fin mai 2025 et fin mai 2026 pour se situer à 1812 ktep-Pci.

Quasi-stabilité de la demande de gaz naturel

La demande totale de gaz naturel a enregistré une quasi-stabilité entre fin mai 2025 et fin mai 2026 pour se situer à 1807 ktep-pci. Quant à la demande en production d’électricité, elle est quasi-stable, tout comme celle destinée à la consommation finale. Le secteur de la production électrique reste, de loin, le plus grand consommateur de gaz naturel (65 % de la demande totale à fin mai 2026), la production électrique est en effet basée sur le gaz naturel d’environ 91 %.

Pour les usages finaux (hors production électrique), la demande de gaz naturel a connu une quasi stabilité pour se situer à 624 ktep-pci. La demande des clients moyenne et basse pression a enregistré une légère hausse de 1 % et celle des clients haute pression a enregistré une baisse de 3 %.

Enfin, la consommation spécifique globale des moyens de production électrique a enregistré une baisse 3 % entre fin mai 2025 et fin mai 2026 pour se situer à 195.3 tep/GWh. D’ailleurs, la production d’électricité à partir du gaz naturel a enregistré une hausse de 3 % entre fin mai 2025 et fin mai 2026, relève encore le rapport sur la conjoncture économique (mai 2026).

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Trois patrouilleurs SAR italiens livrés à Tunis

Trois patrouilleurs SAR de 20 mètres, construits en aluminium par le chantier naval Cartubi à Trieste, ont été livrés au port de Tunis après un transport complexe parti de Trieste le 5 juin sur la barge Susanna remorquée par le remorqueur Piemonte. Les vedettes, conçues pour les opérations de recherche et sauvetage en mer agitée, disposent d’un système d’auto-redressement leur permettant de reprendre leur position en cas de chavirage.

Selon l’agence de presse italienne Nova.it , la livraison fait suite à un contrat signé en 2024 avec un client confidentiel ; Cartubi construit aussi deux autres patrouilleurs SAR de 20 m pour la Garde nationale dans le cadre d’un contrat attribué par Civipol et financé par l’Union européenne, démarré le 31 juillet 2025.

Cette opération s’inscrit dans le cadre dun soutien européen accru à la Tunisie pour la gestion des frontières et la lutte contre les flux migratoires (programmes et financements importants en 2023–2027). Ce soutien est toutefois controversé : 46 ONG et Amnesty International critiquent les violations des droits des migrants. Tandis que l’UE met en avant la prévention des décès en mer et la baisse significative des traversées via la Tunisie (déclin annoncé de 97 % des débarquements tunisiens vers l’UE).

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Énergie et métaux : les marchés réagissent à la nouvelle escalade militaire au Moyen-Orient

La reprise des affrontements entre les États-Unis et l’Iran a provoqué de fortes turbulences sur les marchés mondiaux des matières premières. Les craintes de perturbations dans le détroit d’Ormuz et en mer Rouge ont propulsé les prix du pétrole et du gaz naturel à la hausse…

Les nouvelles frappes américaines contre des installations militaires iraniennes, suivies de représailles de Téhéran et de menaces sur les principales routes maritimes du Golfe, ont entraîné une forte volatilité sur les marchés des matières premières.

Les opérateurs craignent une perturbation durable des flux énergétiques transitant par le détroit d’Ormuz, passage stratégique par lequel transite près d’un cinquième du pétrole consommé dans le monde.

Dans ce contexte, les prix du pétrole poursuivent leur hausse, avec un baril de Brent au-dessus des 90 dollars pour la première fois depuis juin, en raison de la poursuite des frappes au Moyen-Orient entre Washington et Téhéran… Le Brent a dépassé, vendredi juillet 17 juillet, le seuil des 85 dollars le baril…

Les tensions géopolitiques alimentent également les marchés du gaz naturel liquéfié (GNL). Les risques pesant sur les exportations du Qatar, premier exportateur mondial de GNL transitant par Ormuz, poussent les acheteurs asiatiques et européens à sécuriser leurs approvisionnements, soutenant ainsi les prix.

L’or retrouve son rôle de valeur refuge

Face à l’incertitude géopolitique, les investisseurs se tournent vers les actifs considérés comme les plus sûrs. L’or progresse donc sous l’effet d’une demande accrue de valeurs refuges Tandis que les obligations souveraines américaines bénéficient elles aussi d’un regain d’intérêt. En revanche, les marchés actions restent plus hésitants, les secteurs les plus sensibles aux coûts de l’énergie étant particulièrement exposés.

Par ailleurs, les tensions au Moyen-Orient exercent également une influence sur plusieurs métaux industriels. L’aluminium, le cuivre et le nickel évoluent dans un contexte de forte volatilité, les marchés intégrant le risque de perturbations logistiques et d’un ralentissement de la demande mondiale si le conflit devait s’intensifier.

Les produits agricoles relativement épargnés

À ce stade, les marchés agricoles réagissent de manière plus modérée. Cependant, une prolongation des tensions pourrait renchérir les coûts du transport maritime et des engrais, avec des répercussions indirectes sur les prix des céréales et des produits alimentaires.

Toutefois, les analystes estiment que l’évolution des cours dépendra principalement de la sécurité des principaux corridors maritimes, notamment le détroit d’Ormuz et le détroit de Bab el-Mandeb.

Toute aggravation du conflit susceptible d’interrompre durablement les exportations de pétrole et de gaz du Golfe pourrait provoquer une nouvelle flambée des prix de l’énergie, avec des répercussions sur l’inflation mondiale, les politiques monétaires et la croissance économique.

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UIB : le PNB atteint 273,2 MDT à fin juin 2026, en hausse de 5,7 %

L’Union Internationale de Banques (UIB) a clôturé le premier semestre 2026 sur une progression de 11,1 % de son résultat brut d’exploitation, porté à 125,2 MDT; contre une hausse de 13 % une fois neutralisé l’impact de la loi 2024-41 portant amendement du code de commerce. Cette évolution s’appuie sur un produit net bancaire (PNB) de 273,2 MDT au 30 juin 2026, en progression de 5,7 % sur un an, et de 6,8 % à périmètre retraité.

Le principal facteur de cette croissance du résultat brut de l’UIB provient des revenus tirés du portefeuille-titres commercial et d’investissement, en hausse de 26,8 % à 50,2 MDT, contre 39,6 MDT un an plus tôt.

La marge d’intérêt progresse pour sa part de 2,8 % pour s’établir à 146,1 MDT, corrigée de l’incidence de la loi 2024-41, évaluée à 15,8 MDT à fin juin 2026; contre 12,1 MDT un an auparavant, sa croissance sous-jacente ressort à 5 %. Les commissions perçues par la banque restent quasiment stables, à 76,9 MDT, soit une hausse de 0,3 %. Les produits d’exploitation bancaire globale reculent en revanche de 0,9 %, à 450,7 MDT.

Les charges opératoires ont augmenté de 1,6 % à 148,2 MDT, tout comme la masse salariale, également en hausse de 1,6 % à 109 MDT. Le coefficient d’exploitation s’est amélioré, passant de 56,4 % à fin juin 2025 à 54,3 % un an plus tard. Un niveau ramené à 51,3 % hors effet de la loi 2024-41.

L’encours des dépôts de la clientèle atteint 7.183 MDT au 30 juin 2026, contre 7.078 MDT un an plus tôt. Soit une hausse de 1,5 %, équivalant à 104,9 MDT. Les dépôts à vue progressent de 325,2 MDT. Tandis que les dépôts à terme et les certificats de dépôt reculent de 475 MDT.

L’encours net des crédits accordés à la clientèle croît de 2,2 % pour s’établir à 6.480 MDT. Soit 138 MDT de financements nets supplémentaires sur un an. L’encours des emprunts et ressources spéciales est réduit de 134,3 MDT à 98 MDT.

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Le coton face au polyester: quelles perspectives pour l’Afrique?

L’été s’est déjà manifesté avec des vagues de chaleur sur le continent africain, y compris en Tunisie. Vivre ces températures n’est pas toujours facile, notamment en matière d’habillement : il est souvent conseillé de privilégier le coton. Des chercheurs ont ainsi étudié les effets de vêtements  en coton, polyester  dans une pièce maintenue à 30 °C et 50% d’humidité.

Le coton conserve une place importante dans l’industrie textile mondiale, mais il n’est plus dominant. Selon le chapitre « Coton » des Perspectives agricoles de l’OCDE et de la FAO 2025‑2034, le Brésil et les États‑Unis devraient être, en 2034, les deux premiers exportateurs mondiaux de coton brut, chacun représentant environ 30 % des exportations mondiales. Toutefois, les perspectives de croissance du marché sont désormais plus limitées.

Le principal défi pour le coton reste la concurrence du polyester. Le rapport conjoint OCDE‑FAO, publié fin juin, souligne que la consommation mondiale de coton dépend essentiellement de la demande textile et des arbitrages industriels entre fibres naturelles et fibres chimiques. Les fibres synthétiques ont pris l’avantage grâce à leur polyvalence, à leurs coûts inférieurs et à leur capacité à répondre rapidement aux besoins du secteur vestimentaire.

Le polyester joue un rôle central dans ce basculement. Depuis qu’il est devenu compétitif au début des années 1970, son prix a généralement évolué en parallèle avec celui du coton, mais l’écart s’est creusé depuis 2010 en raison de la baisse des coûts de production et de l’expansion des capacités industrielles. Entre 2020 et 2023, le coton a été en moyenne plus cher de plus de 77 % que le polyester en termes nominaux, avec des écarts parfois supérieurs à 100 %. Ce différentiel de prix, ainsi que la résistance et l’adaptabilité du polyester à de nombreux usages, continueront d’influencer les choix des filatures.

Les projections indiquent une légère baisse des prix réels du coton d’ici 2035. Pour les producteurs, cela signifie que la croissance des échanges mondiaux de coton brut ne se traduira pas nécessairement par une hausse durable des revenus. Le Brésil devrait conserver la première place parmi les exportateurs à l’horizon 2035, suivi des États‑Unis; ensemble. Ces deux pays représenteront environ les deux tiers des exportations mondiales.

Quelles perspectives pour l’Afrique ?

L’Afrique subsaharienne restera un acteur important, mais plus exposé aux variations de prix et à la concurrence des grands exportateurs. L’OCDE et la FAO estiment que les exportations régionales devraient rester globalement stables au cours de la décennie, avec plus de 80 % de la production destinée aux marchés extérieurs.

La décennie à venir représente à la fois un risque et une opportunité pour le continent. Face à des prix internationaux sous pression et à des préférences croissantes pour les matières synthétiques et recyclées, les pays africains ont intérêt à développer la transformation locale et à augmenter l’utilisation de fibres dans les filatures nationales. Cette stratégie permettrait de retenir davantage de valeur sur le continent et de réduire la vulnérabilité aux fluctuations du marché international.

Il convient de noter également que la Tunisie ne fait pas partie des principaux exportateurs mondiaux de coton brut dans ce classement. L’Observatory of Economic Complexity souligne que ses exportations de coton brut se sont élevées à seulement 324 dollars en 2022.  Ce qui la plaçait au 122e rang mondial.

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Mission économique tunisienne dans l’Etat de Bauchi (Nigéria)

Trois mémorandums d’entente (MoU) ont été signés lors d’une séance de travail, vendredi 17 juillet 2026, consacrée au renforcement de la coopération économique et au développement de partenariats stratégiques entre la Tunisie et l’État de Bauchi, au Nigéria. Ils portent sur le développement d’une centrale photovoltaïque d’une capacité de 3 MW ; la réalisation d’un projet de distribution d’eau potable dans la localité de Dass ; et la création d’une usine de fabrication de drones, destinée à soutenir le développement industriel et technologique de l’État de Bauchi.

Cette signature a eu lieu dans le cadre d’une mission économique sectorielle tunisienne au Nigéria, qui s’est déroulée la semaine écoulée et au cours de laquelle une délégation tunisienne de haut niveau a été reçue par Bala Abdulkadir Mohammed, Gouverneur de l’État de Bauchi.

La délégation tunisienne, présidée par Mohsen Antit, ambassadeur de Tunisie au Nigéria, était conduite par Anis Jaziri, président du Tunisia Africa Business Council (TABC) et réunissait plusieurs entreprises membres du Tunisia Consortium for African Development (Tucad), représentant des secteurs stratégiques tels que l’énergie, l’eau, les infrastructures, les technologies et l’ingénierie.

Les échanges ont permis d’identifier plusieurs axes prioritaires de coopération, notamment dans les domaines des infrastructures, de la transition énergétique, de l’accès à l’eau potable, des technologies de pointe et de la mise en œuvre de projets structurants répondant aux priorités de développement de l’État de Bauchi. 

La signature des trois MoU «illustre la volonté commune des deux parties de transformer les opportunités de coopération en projets concrets, créateurs de valeur, d’emplois et de développement durable», indique un communiqué du TABC, qui réaffirme son «engagement en faveur du renforcement du partenariat économique entre la Tunisie et le Nigéria, tout en contribuant à la promotion de l’expertise tunisienne et à l’accompagnement des grands projets de développement en Afrique, dans une logique de coopération Sud-Sud fondée sur le partage des compétences, le transfert de savoir-faire et la co-construction d’un développement durable et inclusif.»

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Tunisie | Ma9sous signale les coupures d’eau et d’électricité

Un développeur indépendant a conçu pour les clients de la Steg et de la Sonede une carte communautaire, Ma9sous (coupé en arabe tunisien), permettant de consulter et de signaler en temps réels les coupures d’électricité et d’eau dans le territoire de la Tunisie.

Les informations affichées dans la carte proviennent principalement des signalements envoyés par les utilisateurs présents sur place.

Les coupures récentes apparaissent en rouge, puis s’estompent progressivement avant de disparaître de la carte après 24 heures. Les coupures d’électricité annoncées par la Steg sont affichées séparément en bleu.

Le service est volontairement limité au territoire tunisien. Chaque position et la cellule géographique correspondante sont vérifiées côté serveur afin d’empêcher les signalements situés en dehors du pays

Ma9sous a également été conçue avec plusieurs mesures de protection de la vie privée et de sécurité : aucun compte ou identifiant personnel n’est nécessaire ; aucun nom ni numéro de téléphone n’est demandé ; la position exacte de l’utilisateur n’est jamais affichée publiquement ; les signalements sont regroupés dans des zones géographiques approximatives ; un identifiant technique non réversible sert uniquement à limiter les abus ; Cloudflare Turnstile et des limites de fréquence protègent le service contre les signalements automatisés.

Ma9sous n’est pas une source officielle. Son objectif est de fournir une vision communautaire et rapidement accessible de la situation, particulièrement lorsque plusieurs régions sont touchées simultanément.

«C’est un projet personnel, développé par un seul développeur durant un week-end, avec pour seul objectif de proposer un outil utile à la communauté tunisienne. Le projet est entièrement indépendant et n’a pas de vocation commerciale», explique son initiateur. Il ajoute : «À terme, si le projet atteint une certaine maturité et trouve une communauté active autour de lui, mon intention est de le transmettre progressivement à la communauté afin qu’il puisse continuer à évoluer comme un bien commun, au service de tous.»

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Plus de 500 emplois: DELTEC choisit la Tunisie pour sa première usine hors d’Allemagne

Le groupe allemand DELTEC, spécialisé dans la fabrication de composants électroniques et les services de fabrication électronique (EMS), a annoncé l’acquisition du site de production de Cicor situé à Borj Cédria. Cette opération constitue la première implantation industrielle du groupe en dehors de l’Allemagne.

À travers cette acquisition, DELTEC prévoit d’intégrer le site tunisien à son dispositif industriel tout en assurant la continuité des activités existantes. Le groupe indique également vouloir s’appuyer sur les compétences des équipes locales et maintenir l’expertise développée sur le site.

Parallèlement à cette opération, DELTEC prévoit la mise en place d’une nouvelle unité de production d’une superficie de plus de 10 000 m². Ce projet devrait, selon le groupe, permettre la création de plus de 500 emplois à terme.

Le président-directeur général de DELTEC, Carsten Ellermeier, s’est rendu en Tunisie du 14 au 17 juillet 2026, à la tête d’une délégation du groupe, afin de rencontrer les différents acteurs institutionnels concernés par cette implantation.

La délégation a notamment été reçue le 15 juillet au siège du gouvernorat de Ben Arous par le gouverneur Abdelhamid Boukaddida, en présence du directeur général de FIPA-Tunisia, Jalel Tebib, ainsi que de responsables régionaux. Les discussions ont porté sur le suivi du projet et les dispositifs d’accompagnement institutionnel.

Les représentants de DELTEC ont également rencontré les responsables de FIPA-Tunisia ainsi que Mhamed Ben Abid, directeur général du Climat des affaires au ministère de l’Économie et de la Planification, afin d’échanger sur les mécanismes d’appui liés à cette nouvelle implantation.

Avec cette opération, DELTEC renforce sa capacité de production et élargit son réseau industriel à l’international. Pour la Tunisie, ce projet s’inscrit dans le développement du secteur des industries électroniques et dans l’attraction de nouveaux investissements industriels.

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Les pays de la CEDEAO adhèrent au gazoduc Nigéria-Maroc

Les pays de la CEDEAO ont décidé d’adhérer au Gazoduc Africain Atlantique Nigéria-Maroc lors du sommet des chefs d’État et de gouvernement des pays membres de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest. En bref La CEDEAO a…

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