Lese-Ansicht

Vague de chaleur : pic de chaleur attendu jusqu’à mardi

Le pays subit une importante chaleur due à la canicule, prévue ce dimanche et surtout lundi 20 et mardi 21 juillet 2026, indique un bulletin de suivi de l’Institut National de la Météorologie.

Les températures dépasseront les normales de 8 à 14 degrés, avec des maximales attendues entre 45 et 49 °C, sauf près des côtes orientales où elles varieront de 40 à 44 °C. Une baisse légère est prévue à partir du mercredi 22 juillet, mais les valeurs resteront supérieures aux normales de 6 à 12 degrés jusqu’à la fin de la semaine prochaine.

Que dit la science?

Les modèles météo ont affiché une remarquable unanimité à dix jours, confirmant une vague de chaleur durable jusqu’à la fin de la semaine, où un léger rafraîchissement devrait seulement atténuer sans faire disparaître les conditions caniculaires. Cette pression thermique s’inscrit dans un contexte de réchauffement global : une étude parue dans Nature Geoscience (7 juillet 2025) alerte que chaque fraction de degré supplémentaire accroît de façon non linéaire la fréquence et la durée des canicules longues, rendant les épisodes extrêmes et prolongés toujours plus probables.

L’article Vague de chaleur : pic de chaleur attendu jusqu’à mardi est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  

Dimanche sans courant par intermittence : la STEG publie la liste des zones concernées

Une nouvelle fois, les coupures d’électricité deviennent une habitude. La Société tunisienne d’électricité et du gaz (STEG) avertit : des coupures intermittentes sont possibles ce dimanche 19 juillet 2026, entre 11 h et 16 h. Voici les zones concernées.

Grand Tunis : Tunis, Ben Arous, La Manouba, Ariana, la Médina, Les Berges du Lac, Radès, Fouchana, El Mghira, Borj Cedria, La Soukra, El Mourouj, Sanhaja, Riadh El-Andalous.
Sfax : Sidi Mansour, Bir Salah, El Hencha, El Amra, Jebeniana, El Chaffar, Bir Ali, et autres localités.
Bizerte : Ghezala, Joumine, Sejnane, Metline, Menzel Abdelrahman, Menzel Bourguiba, El Alia, Cap Zebib.
Zaghouan : Jebel Ouest, Bir Macharqa, Zriba, Semmange.
Sud : El-Mida, Tazarka, El-Marazqa, Aïn Kamâcha, El Samah, Dar Chaâbane, Beni Khiar, Karmbalia, Menzel Bouzlef, Taklissa.
Nord-Ouest : Er Roueïa, Makthar, Bou Salem, Ghar El Dama, Qablata, Lakrib, El Jrissa, El Dahmani.
Centre : Aïn Jelloula, Raqada, Jamal, Bou Hajla, Bémbla, Dar El Djemâa, Masaken, Ouled Achour, Bou Hajer, Souhailat, Zaouia Kanouche, Sbiba, Essahline, El Ala, Menzel Kamel, Regueb, El Farina, Sidi Abdelhamid, El Mekenine, Riadh, El Chabba, Hammam Sousse, Swassi, quartier universitaire, Ksar Karak, Petite Forteresse, Sidi Bou Ali, Palais de Lamta, Grande Forteresse.
Sud-Ouest : Saïda, Ouled Haffouz, Khamouda Boudries, Sbeitla, Souk El Jadid, Thala, El Ayoun, Ouled Hamad, La Maïmiya, Houamed, Sidi Aïch, Makarem, Qatrana, Achkhar, Foussana.
Médenine :
Djerba : Zaouia, Basatin, Hassi Jerbou.
Tataouine : Tataouine El Jadida, Ghomrassen.
Kébili :
In fine, la STEG recommande aux citoyens de prendre leurs dispositions.

graphique généré par IA

 

 

L’article Dimanche sans courant par intermittence : la STEG publie la liste des zones concernées est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  

Pourquoi, chaque été, nos champs et forêts sont menacés d’incendie ?

Voilà que depuis toujours, la saison estivale est marquée par ces incendies qui ravagent champs et forêts occasionnant des dégâts importants. Il est vrai que la plupart des incendies sont brusques et imprévus, mais les causes des feux de forêt sont généralement connues et attendues, surtout lorsque la température est très élevée et que la pluie vient à manquer. C’est le moment propice pour que la moindre étincelle enflamme des brindilles, puis des herbes sèches, des buissons, des arbres et enfin, la forêt tout entière. 

Des causes naturelles sont certes à l’origine des feux de forêt, mais aussi les causes humaines sont importantes, comme la malveillance et l’incivisme : un mégot de cigarette mal éteint jeté au sol, un barbecue mal maîtrisé peuvent provoquer un incendie. De plus, il y a une autre cause liée à des actes criminels puisque les feux de forêt sont souvent allumés volontairement par des pyromanes. En effet, la cadence avec laquelle les incendies se déclenchent de façon répétitive et le fait qu’ils se soient tous déclenchés dans des champs de blé, ne poussent-ils pas à croire qu’il y a quelque chose de suspect ?

Le nombre des incendies va crescendo

En 2026, la Tunisie a déjà enregistré au moins 417 incendies depuis le 1er mai, un chiffre qui est supérieur à celui de la même période de l’année dernière. De plus, entre le 1er juin et le 5 juillet 2026, une certaine augmentation du nombre d’incendies a été constatée dans des régions comme les gouvernorats du Kef, de Béja et de Jendouba. Par ailleurs, jusqu’à mi-juillet 2026, on compte déjà plusieurs centaines d’incendies déclenchés dans plusieurs régions du pays. Selon les rapports diffusés par la Direction Générale des Forêts, les données montrent une augmentation progressive du nombre d’incendies en Tunisie au fil des années, soit plus du double par rapport à avant 2010. L’on se demande si à cette époque-là, nos champs et forêts étaient plus protégés qu’aujourd’hui. Y aurait-il d’autres facteurs qui sont à l’origine de ces feux ? Serait-ce un phénomène naturel dû au réchauffement du globe et de la hausse de température en cette saison estivale ? 

Cependant, ces incendies sont souvent déclenchés suite à un comportement humain, irresponsable et irréfléchi provenant d’individus paranoïaques, qu’on appelle des pyromanes, ces personnes qui souffrent d’une impulsion incontrôlable à allumer des incendies de manière délibérée et répétée, trouvant dans cet acte criminel un soulagement et une satisfaction. Et dire que souvent, ces pyromanes perpétuent leurs actes sans être interceptés par les gardes forestiers ou la Direction Générale des Forêts ! Pourtant, les autorités tunisiennes, notamment la Direction Générale des Forêts, ont récemment procédé à des arrestations de pyromanes dans le cadre de la lutte contre les incendies. Ces actions font partie des efforts pour maîtriser les départs de feu volontaires qui contribuent à la recrudescence des incendies en Tunisie. 

Impacts néfastes sur l’agriculture et l’environnement

Il n’y a aucun doute que les incendies ont des impacts significatifs et souvent dévastateurs sur l’agriculture et l’environnement. En agriculture, les incendies détruisent directement les cultures en brûlant les plantes, ce qui entraîne une perte immédiate de la production agricole. Les pertes peuvent affecter les récoltes en cours ainsi que les plantations futures, réduisant la disponibilité alimentaire locale et nationale. Ils peuvent également détruire la matière organique du sol, essentielle à la fertilité. En outre, les incendies touchent souvent le bétail qui peut être blessé ou tué. De même, la destruction des pâturages réduit la disponibilité de nourriture pour les animaux, affectant la production laitière et la reproduction.

Quant aux impacts des incendies sur l’environnement, ils peuvent affecter la biodiversité. En effet, ils détruisent les habitats naturels, mettant en danger la faune et la flore locale. Certaines espèces peuvent être décimées localement, surtout celles qui sont endémiques ou déjà vulnérables. Dans ce cas, la régénération naturelle peut être lente, voire impossible dans certains cas. C’est qu’il faut des années entières pour reboiser une forêt incendiée.

Eviter la propagation des feux

Au cas où les incendies, causés par des facteurs naturels ou humains, seraient évidents, compte tenu des fortes chaleurs de ce mois de juillet, notre devoir serait d’éviter la propagation des feux que ce soit dans les champs ou dans les forêts. Aussi faut-il prendre les mesures préventives nécessaires afin d’éviter de grandes pertes. Nous avons certes une stratégie nationale pour la protection des forêts contre les incendies qui se base principalement sur un programme d’action pour coordonner avec toutes les parties intervenantes, l’ouverture des circuits forestiers et le contrôle des points d’approvisionnement en eau, dont le nombre s’élève à 355. Il s’agit, également, de l’adoption du système des patrouilleurs et la création de 43 centres avancés d’alerte précoce, d’information et d’intervention rapide. Mais il reste beaucoup à faire. Lors d’un incendie, il est important de maîtriser la propagation, en particulier si des habitations, des bâtiments d’élevage ou de stockage de l’engrais ou des engins se trouvent à proximité. Si le début d’incendie ne peut être arrêté par les moyens présents sur place, la Direction Générale des Forêts insiste sur la priorité qui est de prévenir pour faire évacuer tous les bâtiments.

Hechmi KHALLADI

 

L’article Pourquoi, chaque été, nos champs et forêts sont menacés d’incendie ? est apparu en premier sur Le Temps News.

  •  
❌