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Trafic de cocaïne | Trois femmes condamnées à des peines de 20 à 30 ans de prison

La chambre criminelle du tribunal de première instance de Tunis a prononcé des peines de prison, allant de 20 à 30 ans de réclusion, à l’encontre de trois femmes.

L’affaire remonte à une opération menée par les services de sécurité et des douanes à l’aéroport international de Tunis-Carthage, où un réseau féminin de trafic de drogue a été démantelé.

Les suspectes avaient été interpellées en flagrant délit alors qu’elles tentaient d’introduire sur le territoire national, plus de 4 kg de cocaïne.

Y. N.

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Tabarka | Libération du domaine public maritime à la plage de Berkoukech

​​L’Agence de protection et d’aménagement du littoral (Apal) a mené une campagne de contrôle conjointe sur la plage de Berkoukech, dans le gouvernorat de Jendouba.

​Cette opération ciblée vise à libérer le domaine public maritime, à garantir la gratuité de l’accès aux plages pour les citoyens et à lutter fermement contre les infractions liées à l’exploitation illégale du littoral, indique l’Apal en précisant que les interventions ont été menée en coordination avec la garde maritime de Tabarka et la commune de Nouvelle-Tabarka.

​Les autorités ont pris toutes les mesures juridiques nécessaires à l’encontre des contrevenants, sachant que les infractions constatées concernent principalement le non-respect des clauses des autorisations d’occupation temporaire et le dépassement flagrant des superficies initialement accordées.

La même source a réitéré l’importance de préserver la propreté des plages, en ajoutant que cette action s’inscrit dans un effort commun et continu visant à assurer la sécurité, le confort des estivants et la réussite de la saison touristique pour tous.

Y. N.

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Tunisie | Décès de l’artiste Salah Farzit

L’artiste emblématique de la chanson populaire tunisienne Salah Farzit s’est éteint ce samedi 18 juillet 2026, à l’âge de 73 ans.

Le ministère des Affaires culturelles a annoncé sa disparition avec une profonde tristesse, saluant la mémoire d’une figure incontournable du patrimoine musical national.

​Né en 1953, Salah Farzit a vu son étoile briller dès les années 1970 et il s’est rapidement imposé comme l’un des créateurs les plus talentueux et les plus influents de l’art populaire tunisien.

​Considéré comme un véritable novateur du mezoued, il a su moderniser la musique populaire tout en lui préservant son âme, rappelle le ministère des Affaires culturelles, en ajoutant que Salah Farzit laisse derrière lui un répertoire riche qui a marqué plusieurs générations, avec des succès intemporels ancrés dans la mémoire collective.

Parmi ses chansons les plus célèbres aux dimensions humaines et sociales profondément touchantes, on retient particulièrement ​« Irdha Alina Ya Lomima », mais aussi ​« Fadh El Kass », ou encore ​ ​« El Warda elli nahki aliha », ​« Gharriti Biya »…

En cette douloureuse circonstance, l’équipe de Kapitalis présente ses condoléances les plus attristées à la famille, aux proches et amis de l’artiste Salah Farzit.

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Coupures d’électricité à Tozeur | Avis aux utilisateurs de concentrateurs d’oxygène

La Direction régionale de la Santé à Tozeur appelle les patients sous concentrateurs d’oxygène à se rendre immédiatement aux urgences en cas de coupure de courant.

En raison des interruptions programmées de l’électricité susceptibles d’arrêter le fonctionnement de leurs appareils, les autorités sanitaires demandent aux malades de rejoindre l’hôpital le plus proche munis de leur propre équipement afin de garantir la continuité de leurs soins.

Pour les personnes dans l’impossibilité de se déplacer, elles peuvent contacter immédiatement la Protection civile pour assurer leur transfert sécurisé vers les services d’urgence.

La DRST réaffirme par ailleurs son engagement total pour la sécurité des citoyens et souhaite un prompt rétablissement à tous les malades.

Y. N.

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Tunisie | Un pic à 42 °C annoncé pour cette nuit !

Pour cette nuit de fortes températures sont annoncées par l’Institut national de la météorologie (INM) qui prévoit également des cellules orageuses accompagnées de pluies éparses persisteront sur les hauteurs ouest et localement sur le centr.

Avec un vent faible à modéré et une mer calme à peu agitée, la nuit sera particulièrement chaude en Tunisie avec des températures nocturnesallant jusqu’à 42 degrés.

Le thermomètre affichera en effet entre 30°C et 35°C sur les régions côtières et les hauteurs, entre 36°C et 40°C sur le reste du pays, et atteindra des pics de 42°C dans le sud-ouest.

Y. N.

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Nadia Zrelli : Le PIB ne suffit plus, l’avenir économique passe par le bien-être des Tunisiens

Alors que les indicateurs macroéconomiques restent au cœur de l’évaluation des politiques publiques, une nouvelle approche gagne du terrain : celle de l’économie du bien-être.

Dans une déclaration exclusive accordée à L’Économiste Maghrébin, Nadia Zrelli, économiste et vice-présidente MENA de la Global Inclusive Economy Society, souligne que le progrès d’un pays ne peut plus être mesuré uniquement à travers son PIB, son taux de croissance ou son niveau d’inflation. Selon elle, l’enjeu est désormais d’aller au-delà des indicateurs macroéconomiques pour comprendre comment les citoyens vivent réellement, comment ils perçoivent leur avenir et comment ils évaluent leur propre qualité de vie.

Le PIB, la croissance, l’inflation ou encore le taux de pauvreté demeurent les références traditionnelles pour mesurer la performance économique d’un pays. Pourtant, ces indicateurs ne suffisent plus à rendre compte du bien-être réel des populations. C’est l’un des constats majeurs de l’analyse développée par Nadia Zrelli, qui estime que les indicateurs monétaires ne captent qu’une partie de la réalité sociale.

Selon elle, le bien-être est une notion multidimensionnelle qui combine à la fois des éléments objectifs, comme le revenu, l’accès aux services ou les conditions de vie, et des dimensions plus subjectives liées au ressenti individuel, au sentiment de sécurité, à la confiance ou encore au lien social. Les performances économiques peuvent contribuer à améliorer le bien-être, mais elles ne permettent pas, à elles seules, d’expliquer le niveau de satisfaction d’une population.

Cette limite renvoie directement au célèbre paradoxe d’Easterlin, selon lequel une augmentation de la richesse collective ne conduit pas automatiquement à une population plus heureuse. L’économiste rappelle que plusieurs décennies de politiques publiques centrées principalement sur la croissance ont montré leurs limites : un pays peut enregistrer de meilleures performances économiques sans que ses citoyens ressentent nécessairement une amélioration de leur quotidien.

Le premier baromètre tunisien du bien-être : une nouvelle lecture de la société

Pour mieux comprendre les déterminants du bien-être en Tunisie, Nadia Zrelli a initié, à travers Global Inclusive Economy Society, le premier baromètre tunisien du bien-être individuel. Cette enquête, réalisée auprès de populations ciblées, notamment des étudiants de la génération Z issus de l’Université de Carthage et des femmes entrepreneures en collaboration avec la Chambre nationale des femmes cheffes d’entreprise, vise à combler un manque important de données microéconomiques sur le sujet.

L’économiste souligne que jusqu’à présent, la Tunisie disposait essentiellement d’indicateurs macroéconomiques ou territoriaux, mais très peu d’informations permettant de comprendre les facteurs qui influencent directement le bonheur et la satisfaction des individus.

Les résultats auprès des étudiants de la génération Z apportent un éclairage particulièrement révélateur. Contrairement à une lecture strictement économique du bien-être, l’argent n’apparaît pas comme le premier déterminant de leur satisfaction. Le facteur dominant est la famille, le soutien social et le sentiment d’appartenance.

Selon Nadia Zrelli, cette génération accorde également une importance majeure à l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée. Les jeunes interrogés ne souhaitent pas uniquement maximiser leurs revenus, mais recherchent un équilibre global leur permettant de préserver leur qualité de vie. L’argent et la richesse arrivent en troisième position, avec toutefois une dimension culturelle particulière, notamment une volonté de réussir tout en restant alignés avec leurs valeurs.

L’étude met également en évidence des profils différents chez les femmes entrepreneures. Les dirigeantes disposant d’une entreprise établie depuis plusieurs années affichent généralement un niveau de bien-être plus élevé, porté par l’expérience, la stabilité et un sentiment d’accomplissement. À l’inverse, les jeunes entrepreneures ou celles qui dirigent de petites structures individuelles ou familiales font face à davantage de stress et d’incertitudes. Leur niveau de satisfaction dépend fortement de leur capacité à dépasser les obstacles liés au développement de leur activité.

Le soutien social pèse presque autant que le PIB dans le bien-être

Les données internationales confirment cette vision plus large du progrès. Selon l’analyse de Nadia Zrelli, le PIB, utilisé comme indicateur indirect du pouvoir d’achat, n’expliquerait que 27,6 % du niveau de bien-être en Tunisie. Le soutien social représenterait 26,9 %, tandis que la santé contribuerait à hauteur de 10,1 %.

Son analyse met ainsi en évidence le rôle central des facteurs non économiques. La qualité des relations sociales, la solidarité familiale, la confiance dans les institutions, le sentiment de sécurité ou encore la perception de pouvoir accéder aux opportunités jouent un rôle déterminant dans l’évaluation que les citoyens font de leur propre vie.

Elle rappelle que la société tunisienne présente une particularité importante : malgré les difficultés économiques, notamment pour les ménages à faibles revenus, les mécanismes sociaux et familiaux continuent de constituer un facteur de résilience. Le soutien de la famille, l’appartenance communautaire, les valeurs culturelles et l’espérance contribuent à maintenir une perception positive de l’avenir.

Cette dimension rejoint également certaines conclusions des travaux des Nations Unies sur les perceptions sociales, qui montrent une capacité importante des Tunisiens à conserver une forme d’optimisme malgré les contraintes économiques.

Pourquoi la Tunisie recule dans les classements du bonheur

La perception du bien-être ne dépend toutefois pas uniquement des solidarités sociales. Nadia Zrelli souligne que le recul relatif de la Tunisie dans les classements internationaux du bonheur s’explique notamment par une dégradation de certains facteurs institutionnels.

Elle cite en particulier la perception de la corruption, qui influence directement le sentiment d’équité et d’accès aux opportunités. Pour les jeunes générations notamment, le sentiment que la réussite dépend moins du mérite que des réseaux ou des relations constitue un facteur négatif important.

L’accès limité aux opportunités, les barrières sociales et professionnelles ainsi qu’une perte de confiance dans la méritocratie contribuent à affaiblir le sentiment de satisfaction, même lorsque certains indicateurs économiques évoluent favorablement.

Pourquoi la baisse de l’inflation ne suffit pas à améliorer le quotidien

Le décalage entre les statistiques économiques et le ressenti des ménages apparaît également dans la question du pouvoir d’achat. La baisse de l’inflation devrait théoriquement améliorer la perception du niveau de vie. Pourtant, beaucoup de Tunisiens continuent de ressentir une pression financière importante.

Selon Nadia Zrelli, cette contradiction s’explique notamment par les limites des méthodes classiques de mesure de l’inflation. Les indices reposent principalement sur un panier de biens de consommation courante, alors que les dépenses qui prennent aujourd’hui une place croissante dans les budgets des ménages concernent aussi les services.

Elle cite notamment la santé, l’éducation et les loisirs. L’accès aux soins privés représente une charge de plus en plus lourde pour de nombreux ménages qui cherchent une alternative à un système public jugé insuffisant. De même, les familles consacrent une part importante de leurs revenus à l’éducation de leurs enfants, notamment à travers l’enseignement privé ou les cours de soutien.

Les loisirs constituent également un indicateur révélateur du bien-être. Les vacances, les sorties ou les activités culturelles contribuent fortement à la qualité de vie, mais restent difficilement accessibles pour une grande partie de la population. Ainsi, même lorsque l’inflation ralentit, les ménages peuvent continuer à ressentir une dégradation de leur bien-être parce que leurs arbitrages budgétaires se font au détriment d’autres dimensions essentielles de la vie.

Vers une nouvelle conception des politiques publiques

Pour intégrer réellement le bien-être dans les politiques publiques tunisiennes, Nadia Zrelli identifie trois défis majeurs.

Le premier consiste à dépasser une approche exclusivement monétaire des politiques économiques. Réduire le chômage, maîtriser l’inflation ou stimuler la croissance restent indispensables, mais ces objectifs doivent être complétés par une vision plus globale intégrant la santé, l’éducation, la sécurité, l’environnement, la confiance et la qualité des relations sociales.

Le deuxième défi concerne le développement de données fiables. L’économiste insiste sur l’importance de disposer d’informations microéconomiques permettant de comprendre les différences entre catégories sociales, générations et territoires. Sans données précises sur le ressenti des citoyens, il devient difficile de concevoir des politiques adaptées.

Le troisième enjeu concerne l’intégration de la qualité de vie dans les politiques locales. Nadia Zrelli estime que les territoires doivent être analysés au-delà des infrastructures économiques classiques, en prenant en compte l’accès aux services, l’environnement, la qualité du logement, les équipements culturels ou encore les possibilités de loisirs.

Elle rappelle que plusieurs organisations internationales développent aujourd’hui des approches comme les indicateurs de qualité de vie ou les bases de données sur le bien-être, afin de dépasser la vision limitée du PIB.

Le bien-être, un investissement stratégique plus qu’un coût

Contrairement à certaines perceptions, intégrer le bien-être dans les politiques publiques ne nécessite pas nécessairement des dépenses massives supplémentaires. Pour Nadia Zrelli, la première étape repose avant tout sur une évolution de la manière de concevoir les politiques publiques.

Il s’agit, selon elle, de mobiliser les expertises existantes, de produire de nouvelles données et d’ajouter cette dimension aux stratégies économiques déjà mises en place. Les résultats ne peuvent évidemment pas être immédiats, car l’évaluation d’une politique publique nécessite plusieurs années, mais le changement d’approche doit commencer dès maintenant.

Alors que la Tunisie cherche à redéfinir ses priorités économiques et sociales, l’économie du bien-être propose une nouvelle grille de lecture : la réussite d’un pays ne se mesure plus uniquement à ce qu’il produit, mais aussi à la manière dont ses citoyens vivent, espèrent et construisent leur avenir. Le véritable défi pour les prochaines années sera donc de transformer cette notion en un outil concret de décision publique.

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Le blues des livreurs Glovo tunisiens

La mobilisation des livreurs tunisiens — qui a débuté devant le siège de Glovo, filiale locale du célèbre groupe espagnol, dans le quartier du Lac 2 à Tunis — se transforme en un conflit plus large concernant la reconnaissance des droits des travailleurs de l’économie des plateformes numériques. L’UGTT, la puissante centrale syndicale, soutient leurs revendications, alors que les autorités publiques restent de marbre, alors qu’elles sont censées avoir voix au chapitre, puisque la plupart de ces plateformes numériques ne respectent pas le droit du travail. (Photo; Image générée par IA).

Parmi les principales revendications figurent des rémunérations jugées insuffisantes, la prise en charge intégrale des frais de carburant et d’entretien par les livreurs, l’absence de couverture sociale, les risques d’accidents de la route et la possibilité d’être exclus des applications sans aucune procédure de recours. L’esclavage moderne, en quelque sorte, dans toute sa splendeur numérique.

Un premier arrêt de travail a été organisé le 10 juillet par un groupe de livreurs de Glovo ; ils s’étaient rassemblés devant les bureaux de l’entreprise pour dénoncer des conditions de travail difficiles et l’absence de protections adéquates.

Des images et des témoignages diffusés sur les réseaux sociaux montraient de nombreuses motos stationnées sur le lieu de la manifestation.

La mobilisation s’est ensuite élargie aux travailleurs utilisant d’autres applications de livraison. Le 15 juillet, un représentant des livreurs a annoncé une grève générale du secteur, expliquant que la hausse des coûts du carburant, de l’entretien des véhicules et des données mobiles nécessaires au fonctionnement des applications de géolocalisation absorbait une part croissante de leurs revenus.

Les revendications clés incluent l’instauration d’un tarif minimal obligatoire de trois dinars pour toute livraison effectuée dans un rayon de trois kilomètres.

Les livreurs réclament également une rémunération individuelle pour chaque commande, contestant le système permettant aux plateformes de regrouper plusieurs livraisons en une seule course — une pratique qui réduit la rémunération et les primes versées au livreur.

Une autre question concerne l’organisation du temps de travail ; les manifestants demandent la suppression du système de créneaux horaires fixes, jugé trop rigide, car il peut pénaliser les travailleurs en cas de panne de moto, de crevaison ou d’autres imprévus. La proposition consiste à adopter un modèle similaire à celui utilisé par les chauffeurs de taxi via des applications, leur permettant de se connecter et de se déconnecter librement selon leurs disponibilités.

La liste des revendications comprend aussi une demande de revenu journalier minimal garanti de 80 dinars pour huit heures de travail effectif. Ce montant a suscité des débats sur les réseaux sociaux, mais ses partisans soutiennent qu’il est nécessaire pour couvrir les frais de carburant, d’entretien, de connexion internet, la dépréciation du véhicule ainsi que les risques professionnels.

A titre de comparaison, la rémunération quotidienne d’une aide- ménagère en Tunisie varie entre 45 et 50 dinars, sans autre frais personnel que le transport de et vers le lieu de travail. La revendication des livreurs semble donc raisonnable.

La contestation a reçu le soutien de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), qui réclame la reconnaissance officielle des travailleurs des plateformes — en particulier les livreurs — ainsi que leur intégration encadrée dans le système économique. La centrale syndicale revendique une rémunération équitable, une couverture sociale et sanitaire, une assurance contre les accidents, ainsi que le droit pour ces travailleurs de constituer des instances syndicales représentatives. Selon une étude présentée par l’UGTT le 29 juin, environ 60 000 personnes en Tunisie travaillent via des plateformes numériques dans des secteurs tels que la livraison commerciale, la distribution de produits pharmaceutiques, les services à domicile et le transport de passagers à moto. Il apparaît que 98 % d’entre elles ne disposent pas d’une couverture sociale adéquate, tandis que 75 % font face à des revenus irréguliers.

Par ailleurs, 60 % de ces livreurs peineraient à obtenir une assurance pour les véhicules qu’ils utilisent dans le cadre de leur activité.

I. B.

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UGTT : les agents de la STEG et de la Sonede victimes d’une crise de moyens

Le département des offices et des entreprises publiques de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) a appelé à la mise en place d’un programme national de sauvetage des secteurs de l’eau et de l’électricité, estimant que les perturbations enregistrées dans l’approvisionnement en eau potable et en électricité résultent de « dysfonctionnements accumulés » dans la gestion de ces secteurs stratégiques.

Dans un communiqué publié samedi, le département a attribué ces difficultés à plusieurs facteurs, notamment le vieillissement des infrastructures, le retard dans la réalisation de certains projets et l’insuffisance des moyens mis à la disposition des entreprises publiques pour assurer pleinement leurs missions.

Face à cette situation, l’organisation syndicale appelle à un « passage urgent d’une gestion des crises vers la construction de solutions », à travers le lancement d’un programme global reposant sur plusieurs axes : la relance des investissements, la modernisation des infrastructures, l’achèvement des projets bloqués, l’amélioration de la gouvernance, le renforcement des ressources humaines et l’instauration du principe de responsabilité dans la prise de décision.

Des fragilités structurelles au-delà des facteurs climatiques

Selon le département de l’UGTT, les difficultés actuelles ne peuvent être expliquées uniquement par les conditions climatiques ou par l’évolution de la consommation. Elles seraient également le résultat de plusieurs années de reports de décisions, d’un recul de l’investissement public, de retards dans les projets stratégiques et d’une gouvernance jugée insuffisamment adaptée aux mutations climatiques, démographiques et économiques.

L’UGTT considère que ces transformations ont créé de nouveaux défis auxquels les institutions publiques n’auraient pas été suffisamment préparées.

Soutien aux agents de la STEG et de la Sonede

Par ailleurs, le département des offices et des entreprises publiques a rejeté toute mise en cause de la responsabilité des agents et des cadres de la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) et de la Société nationale d’exploitation et de distribution des eaux (Sonede) dans les perturbations répétées de l’approvisionnement.

Il a souligné que ces personnels continuent d’assurer leurs missions « dans des conditions difficiles », malgré les contraintes liées à la limitation des moyens disponibles, au vieillissement des équipements et au manque de ressources humaines.

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Démenti officiel des informations sur un incendie à la prison de Messadine

Des vidéos circulant sur les réseaux sociaux ce samedi matin, 18 juillet 2026, montrent des familles de détenus de la prison civile de Messadine rassemblées devant l’hôpital Farhat Hached de Sousse. Elles réclament des éclaircissements aux autorités compétentes concernant un incendie survenu dans certaines unités de la prison, qui aurait provoqué des cas asphyxie voire des décès. Le Comité générale des prisons et de la rééducation dément catégoriquement ces informations.

Le communiqué officiel publié par ledit comité affirme ceci : «Le Comité général des prisons et de la rééducation dément catégoriquement les allégations circulant sur certaines pages de réseaux sociaux et sites Internet concernant le déclenchement d’un incendie dans l’une des unités pénitentiaires, qui aurait provoqué des cas d’asphyxie parmi les détenus ; elle confirme que ces informations sont totalement dénuées de fondement.

«Le Comité réaffirme par ailleurs que, dans le cadre d’une politique de prévention continue, elle met en œuvre un système intégré de sécurité et de prévention des risques. Ce système repose sur l’entretien périodique de diverses installations et équipements — notamment les groupes électrogènes — et garantit un approvisionnement continu en eau grâce à des réservoirs de réserve, afin de parer à toute interruption d’urgence des services d’eau ou d’électricité.

«Tout en exhortant le public à ne s’informer qu’auprès de sources officielles, le Comité général des prisons et de la rééducation se réserve le droit de prendre toutes les mesures légales nécessaires à l’encontre de quiconque diffuserait délibérément de fausses informations ou des rumeurs visant à semer la confusion ou à nuire à la réputation du système pénitentiaire et des institutions de l’État.»

Le journal La Presse, proche dugouvernement, a parlé, de son côté, de «deux détenus transférés au Centre hospitalo-universitaire Farhat Hached après avoir été victimes d’un malaise» et démenti «les informations faisant état d’un incendie dans l’établissement pénitentiaire».

I. B.

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Après l’ARP, le Conseil des régions valide le Plan 2026-2030

Le Conseil national des régions et des districts a adopté, vendredi soir, le Plan de développement 2026-2030 dans son intégralité. Le texte a été approuvé par 56 membres, tandis que six ont voté contre et cinq se sont abstenus.

Ce plan fixe les grandes orientations et les programmes de développement pour les cinq prochaines années. Il s’inscrit dans une vision axée sur la définition des priorités économiques et sociales, tout en renforçant la dynamique du développement aux niveaux national et régional.

Cette adoption intervient après celle du Parlement. Le 10 juillet, l’Assemblée des représentants du peuple avait également approuvé le Plan de développement 2026-2030, avec 64 voix pour, 24 contre et 15 abstentions.

Des objectifs macroéconomiques ambitieux

Le Plan de développement vise un taux de croissance économique d’environ 4,2 % à l’horizon 2030. Il prévoit également une réduction progressive du déficit budgétaire à près de 3 %, ainsi qu’une maîtrise de l’endettement public, qui devrait être maintenu autour de 80 % du PIB d’ici 2030.

Sur le plan social, le gouvernement ambitionne de ramener le taux de pauvreté à moins de 15 % et d’améliorer l’indice de développement humain afin de rejoindre la catégorie des pays à très haut développement humain.

Transition énergétique et gestion durable des ressources

Le plan accorde une place importante à la transition énergétique. Il fixe comme objectif de porter la part des énergies renouvelables à 35 % du mix énergétique d’ici 2030. Il prévoit également une amélioration de l’efficacité énergétique grâce à une réduction de 30 % de la consommation nationale d’énergie primaire.

Le document met aussi l’accent sur la modernisation des réseaux, ainsi que sur l’augmentation du taux de réutilisation des eaux usées traitées, dans une perspective de meilleure gestion des ressources hydriques.

Modernisation de l’économie et développement régional

Le Plan de développement 2026-2030 repose sur plusieurs axes stratégiques, notamment la modernisation du tissu économique, le renforcement des

la consolidation de la sécurité énergétique, hydrique et alimentaire, ainsi que la préservation de l’environnement.

Il prévoit également la promotion d’un développement territorial équilibré, la modernisation du cadre institutionnel, l’amélioration de l’efficacité des services publics et la mise en œuvre d’un développement social plus équitable et inclusif.

Enfin, le plan entend instaurer un système de gouvernance plus efficace et plus flexible, capable de soutenir le développement économique et social tout en renforçant les droits des citoyens et des acteurs économiques.

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Canicule | 21 gouvernorats placés en vigilance maximale

L’Institut national de la météorologie (INM) a placé 21 gouvernorats en niveau d’alerte maximale pour ce samedi 18 juillet 2026. Seuls les gouvernorats de Médenine, Tataouine et Kasserine échappent à cette vigilance.

Selon la carte de vigilance publiée par l’INM, le temps sera chaud à très chaud, marqué par un sirocco intense et des cellules orageuses locales accompagnées de pluies éparses sont également attendues.

Par ailleurs l’INM insiste sur le fait que le danger sanitaire lié à cette vague de chaleur est particulièrement élevé pour les personnes vulnérables, notamment les enfants et les personnes âgées, les personnes souffrant de maladies chroniques ou de troubles mentaux et les personnes sous traitement médical continu ou vivant seules.

L’institut rappelle les principaux symptômes du coup de chaleur à surveiller de près, citant notamment une température corporelle supérieure à 40 °C, une peau rouge et sèche, des maux de tête, des nausées, une soif intense, des vertiges voire une perte de connaissance.

Face à cette situation, l’INM recommande de s’hydrater régulièrement, d’humidifier son corps en continu à l’aide d’une serviette mouillée ou en prenant des douches et de limiter les déplacements surtout durant les heures de pic thermique, entre 12h00 et 16h00.

En cas de malaise ou de complications sanitaires, l’Institut souligne la nécessité de contacter immédiatement un médecin ou d’appeler les secours (Protection civile) au 198.

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La Tunisie plateforme stratégique pour le déploiement de programmes d’études canadiens

Le délégué commercial en charge du secteur de l’Éducation à l’Ambassade du Canada a représenté le Service des Délégués Commerciaux à la BC International Education Week 2026 à Kelowna, en Colombie Britannique.

Durant le congrès, il a rencontré les plus prestigieuses institutions de l’ouest canadien afin de leur présenter la Tunisie comme plateforme stratégique pour le déploiement de programmes d’études canadiens.

Cette mission a permis d’établir de nouveaux liens avec plusieurs universités et collèges anglophones et d’ouvrir la voie à divers partenariats en matière de mobilité étudiante, de recherche et de codiplomation.

Une nouvelle étape dans le renforcement de la coopération entre le Canada, la Tunisie et le continent africain !

Communiqué

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Raoued | Le collège El Ghazela victime de vandalisme et de pillage nocturne

Le Conseil local de Raoued a exprimé, ce vendredi 17 juillet 2026, son indignation face aux actes de vandalisme et de vol perpétrés au sein du collège d’El Ghazala, situé dans la zone d’Enkhilet, relevant du gouvernorat de l’Ariana.

Dans son communiqué, le Conseil indique que l’établissement scolaire a fait l’objet d’une intrusion nocturne par des inconnus qui ont délibérément saccagé les locaux et détruit des documents administratifs de la plus haute importance.

Plusieurs équipements et matériels de bureau ont également été dérobés déplore encore la même source, qui tire la sonnette d’alarme et interpelle directement le commissariat régional de l’éducation.

Le Conseil local de Raoued a par ailleurs appelé au déploiement immédiat d’un gardien de nuit pour assurer la sécurité de l’établissement, à la protection rigoureuse des biens publics et la préservation des archives et des dossiers des élèves et à la mise en place de conditions favorables afin de ne pas perturber les préparatifs de la prochaine rentrée scolaire.

Y. N.

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Canicule en Tunisie | Un pic à 49°C annoncé pour ce samedi

Une nouvelle hausse des températures est annoncée pour demain, avec des maximales qui atteindront les 49 °C dans le sud du pays, affirme l’Institut national de la météorologie (INM).

Voici les températures attendues par région pour ce samedi :

  • Tunis : 41°C
  • Ariana : 40°C
  • Manouba : 44°C
  • Ben Arous : 43°C
  • Bizerte : 39°C
  • Nabeul : 41°C
  • Zaghouan : 45°C
  • Béja : 46°C
  • Jendouba : 47°C
  • Kef : 45°C
  • Siliana : 46°C
  • Sousse : 38°C
  • Monastir : 38°C
  • Mahdia : 35°C
  • Kairouan : 47°C
  • Sidi Bouzid : 46°C
  • Kasserine : 43°C
  • Gafsa : 46°C
  • Tozeur :49°C
  • Kébili : 48°C
  • Sfax : 43°C
  • Gabès : 44°C
  • Medenine : 46°C
  • Tataouine : 46°C

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