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Afrique du Sud, Liban… Quels sont les autres pays qui connaissent aussi le délestage ?

La scène était devenue inhabituelle pour beaucoup de Tunisiens : en pleine vague de chaleur, des quartiers entiers privés d’électricité, des climatiseurs à l’arrêt au moment où ils sont les plus nécessaires et une population qui s’interroge sur une situation longtemps considérée comme exceptionnelle.

La Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) a annoncé le recours à des coupures tournantes afin de préserver l’équilibre du réseau électrique national face à une consommation record provoquée notamment par la hausse des températures. Selon les responsables de la société, la demande a atteint des niveaux proches de 5 000 mégawatts durant les heures de pointe.

Mais une question revient avec insistance dans le débat public : le délestage est-il une anomalie propre aux pays en difficulté ou une pratique qui existe ailleurs dans le monde ?

La réponse est claire : le délestage existe dans plusieurs pays, y compris dans des économies importantes. Il constitue un mécanisme de protection utilisé par les gestionnaires de réseaux lorsqu’il existe un risque que la demande dépasse temporairement les capacités disponibles.

Le principe est simple : plutôt que de laisser tout le réseau s’effondrer, les opérateurs réduisent volontairement la consommation en coupant temporairement certaines zones, selon un système tournant. L’objectif est d’éviter un « blackout », c’est-à-dire une panne générale pouvant toucher une grande partie du pays.

Afrique du Sud : le symbole mondial du délestage

Le cas le plus connu reste celui de l’Afrique du Sud. Pendant plusieurs années, les habitants ont vécu avec des programmes de « load shedding », des coupures planifiées devenues une réalité quotidienne. La crise a été liée à plusieurs facteurs : vieillissement des centrales électriques, difficultés de maintenance et insuffisance des capacités de production.

Liban : quand le délestage devient une crise permanente

Le Liban représente un autre scénario, beaucoup plus inquiétant. Les coupures électriques y sont devenues un symbole de la crise structurelle de l’État et de l’effondrement du secteur énergétique. Dans ce cas, le problème n’est plus seulement une mesure technique temporaire mais une incapacité durable à garantir une alimentation stable.

Lire aussi : Délestage ce soir en Tunisie : La STEG publie la liste des zones concernées

Pakistan, Ghana, Nigeria : des pays confrontés au même défi

D’autres pays comme le Pakistan, le Ghana ou le Nigeria ont également connu des périodes de délestage liées à des déficits de production, à des difficultés d’approvisionnement énergétique ou à une croissance rapide de la demande.

Le cas tunisien : urgence technique ou problème structurel ?

La polémique actuelle en Tunisie ne porte donc pas uniquement sur l’existence du délestage. Le vrai débat concerne la durée et la fréquence de ce phénomène.

Un délestage exceptionnel lors d’une canicule extrême peut arriver dans de nombreux pays. Même des réseaux développés peuvent être soumis à une forte pression lors d’épisodes climatiques exceptionnels.

Mais la question stratégique est différente : la Tunisie risque-t-elle de passer d’un délestage d’urgence à une situation récurrente ?

Car derrière les coupures actuelles se trouvent plusieurs défis de fond : une consommation électrique qui augmente chaque année, une forte dépendance aux énergies fossiles, un besoin d’investissement dans les infrastructures et la nécessité d’accélérer la transition vers les énergies renouvelables.

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La vague de chaleur de juin a fait plus de 12 000 morts supplémentaires en Europe

La canicule exceptionnelle qui a frappé une grande partie de l’Europe à la fin du mois de juin a provoqué une surmortalité. Selon les dernières estimations, plus de 12 000 décès ont été enregistrés durant cet épisode.

La vague de chaleur qui a balayé une grande partie de l’Europe à la fin du mois de juin a entraîné une surmortalité exceptionnelle. Les dernières estimations font état de plus de 12 000 décès excédentaires, un bilan qui pourrait encore évoluer à mesure que les données sanitaires sont consolidées.

Les températures exceptionnellement élevées ont touché de nombreux pays d’Europe occidentale, notamment la France, l’Espagne, l’Italie, le Royaume-Uni, l’Allemagne, la Belgique et les Pays-Bas. Les personnes âgées de 65 ans et plus représentent l’immense majorité des victimes, les fortes chaleurs aggravant les maladies cardiovasculaires, respiratoires et rénales.

Par ailleurs, les données compilées par le réseau européen EuroMOMO, soutenu par le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) et l’Organisation mondiale de la santé (OMS), montrent qu’au plus fort de la canicule, entre le 22 et le 28 juin, plus de 10 650 décès excédentaires ont été enregistrés dans 27 pays européens…

Selon les spécialistes, plus de 9 000 de ces décès concernent des personnes âgées de 65 ans ou plus. Ils estiment qu’aucun autre facteur sanitaire majeur, comme une épidémie, ne peut expliquer cette hausse brutale de la mortalité, renforçant l’hypothèse d’un impact direct des températures extrêmes.

La France et la Belgique parmi les pays les plus affectés

La France et la Belgique figurent parmi les États ayant enregistré les niveaux de surmortalité les plus élevés durant cette période. Ainsi, en France, les autorités sanitaires ont observé une augmentation marquée du nombre de décès quotidiens dès la dernière semaine de juin. Tandis que la Belgique a connu son épisode de surmortalité lié à la chaleur le plus important depuis le début des relevés en 2000.

Par ailleurs, les climatologues rappellent que le réchauffement climatique accroît la fréquence, l’intensité et la durée des vagues de chaleur. Selon plusieurs études scientifiques, l’épisode de chaleur de juin 2026 aurait été pratiquement impossible sans l’influence du changement climatique d’origine humaine. Les experts appellent les gouvernements européens à renforcer les plans d’adaptation afin de protéger les populations les plus vulnérables face à des épisodes de chaleur appelés à devenir plus fréquents.

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Canicule en Europe : Plus de 12.000 décès excédentaires enregistrés lors de la vague de chaleur

La vague de chaleur exceptionnelle qui a frappé l’Europe à la fin du mois de juin a provoqué au moins 12.000 décès excédentaires dans une dizaine de pays européens, selon un premier bilan établi à partir des données officielles nationales. Ce chiffre reste provisoire et pourrait encore augmenter à mesure que les statistiques seront consolidées.

Près de 10.000 décès supplémentaires dans sept pays

Entre le 22 et le 28 juin, période durant laquelle la canicule a atteint son intensité maximale dans plusieurs régions d’Europe, environ 10.000 décès supplémentaires ont été recensés par rapport à la moyenne habituelle dans sept pays : l’Allemagne, la France, la Belgique, l’Espagne, les Pays-Bas, la Suisse et le Luxembourg.

A ce bilan s’ajoutent environ 2200 décès liés à la chaleur en Angleterre et au pays de Galles, selon des estimations publiées par le Met Office britannique pour la période allant du 18 au 28 juin.

En temps normal, 50.000 personnes décèdent en Europe sur une période de deux semaines.

Un bilan encore provisoire

Les spécialistes estiment toutefois que ce décompte reste incomplet. Les données préliminaires de la plateforme européenne de surveillance de la mortalité EuroMOMO font état d’une surmortalité encore plus importante au cours de la dernière semaine de juin, avec près de 14.260 décès excédentaires.

Ce système de surveillance s’appuie sur les données officielles transmises par 24 pays européens, représentant une population totale d’environ 400 millions d’habitants.

Ces chiffres illustrent l’impact sanitaire majeur des épisodes de chaleur extrême qui se multiplient en Europe, où les autorités sanitaires appellent à renforcer les mesures de prévention face aux vagues de chaleur de plus en plus fréquentes et intenses.

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Liban-Syrie : le dégel commercial qu’on n’attendait plus

Le Liban et la Syrie entameront dans les prochains mois une révision des accords commerciaux qu’ils ont signés il y a plusieurs décennies, dans le but de relancer leurs liens économiques après l’ère des Assad. C’est ce qu’a déclaré, jeudi 16 juillet, le ministre libanais de l’Économie, cité par Reuters.

Amer Bisat assure, au lendemain de sa rencontre avec son homologue syrien à Damas, que les deux pays pourraient éventuellement viser un accord commercial bilatéral plus large. Depuis la fin de la dynastie Assad, les deux pays se sont engagés dans un processus de redéfinition de leurs relations, période durant laquelle des troupes syriennes ont été stationnées au Liban pendant près de 30 ans. « Ces relations économiques devaient être redéfinies et pourraient devenir la relation bilatérale la plus importante pour les deux pays », a déclaré Bisat.

A noter que le Liban partage 375 kilomètres de frontière avec la Syrie au nord et à l’est et dépend des voies terrestres syriennes pour ses exportations vers la Jordanie et le Golfe.

Pour leur part, les exportateurs syriens ont utilisé le Liban comme un important corridor d’exportation, notamment pendant les 14 années de guerre civile (en Syrie) qui se sont terminées par le renversement d’Assad.

À son apogée, le commerce total entre les deux pays s’élevait à un peu moins de 800 millions de dollars. L’année dernière, le volume des échanges a à peine atteint 250 millions de dollars, selon M. Bisat, qui a déclaré que cette relation « devrait se mesurer en milliards ».

Dans un premier temps, un comité, qui vient d’être créé, examinera plus de 40 accords et protocoles d’entente conclus avec la Syrie d’Assad, qui concernent les cadres d’investissement, les régimes de visas et les questions fiscales, ainsi que d’autres aspects du commerce syro-libanais…

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Donald Trump ravive les accusations de fraude électorale et cible la Chine avant les élections de mi-mandat

À quelques semaines des élections américaines de mi-mandat prévues en novembre, Donald Trump a de nouveau remis en cause l’intégrité du système électoral. Lors d’une allocution de plus de 25 minutes prononcée jeudi depuis la Maison Blanche, le président américain a repris, sans apporter de nouvelles preuves, ses accusations de fraude lors de l’élection présidentielle de 2020 et annoncé la déclassification de documents qu’il affirme liés à une vaste opération chinoise de piratage de données électorales.

Trump évoque une « plus grande opération de piratage » menée par la Chine

Selon Donald Trump, les documents qui seront déclassifiés montreraient que la Chine a obtenu illicitement près de 220 millions de fichiers d’électeurs américains à partir de 2020. Le président a qualifié cette opération de « plus grande opération de piratage de données électorales de l’histoire » et estimé qu’il était nécessaire de renforcer la sécurité des scrutins avant les élections de novembre.

Le président a également répété que l’élection de 2020 lui avait été « volée », réaffirmant des accusations qu’il défend depuis sa défaite face à Joe Biden.

Les experts contestent les affirmations du président

Les déclarations de Donald Trump ont rapidement été contestées par plusieurs spécialistes du droit électoral et de la cybersécurité. Ils rappellent qu’aucune enquête, décision de justice ou audit indépendant n’a établi l’existence d’une fraude électorale d’ampleur susceptible d’avoir modifié le résultat de la présidentielle de 2020.

Concernant les fichiers d’électeurs évoqués par le président, des experts soulignent qu’une grande partie de ces données est déjà accessible publiquement et que leur éventuelle récupération illégale ne permettrait pas de modifier les résultats d’un scrutin.

Une stratégie politique avant un scrutin décisif

Cette intervention intervient dans un contexte particulièrement sensible pour les républicains, qui pourraient perdre leur courte majorité au Congrès lors des élections de mi-mandat. Les démocrates accusent Donald Trump de chercher à semer le doute sur le processus électoral afin de pouvoir contester d’éventuels résultats défavorables.

Avant même le discours, plusieurs chaînes de télévision américaines avaient choisi de ne pas le retransmettre en direct, estimant qu’il risquait de diffuser des informations non étayées. Donald Trump a vivement critiqué cette décision, allant jusqu’à réclamer le retrait de leurs licences de diffusion.

Cette allocution marque le retour au premier plan d’un thème central de la stratégie politique de Donald Trump : la remise en cause de la fiabilité des élections américaines, à l’approche d’un scrutin qui pourrait redessiner l’équilibre des pouvoirs à Washington.

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UE-Israël : l’accord d’association reste en vigueur

L’accord d’association entre l’Union européenne et Israël reste en vigueur. Amnesty International dénonce une nouvelle fois la frilosité des États membres à faire respecter le droit international.   En bref L’UE maintient son accord d’association avec Israël. Amnesty International dénonce…

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L’Iran envisage un double verrou maritime avec les Houthis en mer Rouge

L’Iran a demandé aux rebelles houthis du Yémen de se tenir prêts à fermer le détroit de Bab el-Mandeb, principale porte d’entrée de la mer Rouge, si les États-Unis frappaient les infrastructures énergétiques iraniennes. Une telle décision ouvrirait un second front maritime après les tensions dans le détroit d’Ormuz, faisant peser une menace majeure sur les flux mondiaux de pétrole, de gaz naturel liquéfié (GNL) et de marchandises.

L’Iran a demandé au mouvement houthi au Yémen de se préparer à bloquer le détroit de Bab el-Mandeb si les États-Unis venaient à cibler ses infrastructures énergétiques. C’est ce que révèlent plusieurs sources proches du dossier citées par Capital jeudi 16 juillet. Le message aurait été transmis ces derniers jours aux dirigeants houthis, dans un contexte d’intensification des tensions militaires entre Washington et Téhéran.

Après les perturbations qui affectent déjà le détroit d’Ormuz, l’éventuelle fermeture de Bab el-Mandeb constituerait une nouvelle menace pour le commerce mondial. Ce passage maritime, situé entre le Yémen et la Corne de l’Afrique, relie la mer Rouge au golfe d’Aden et constitue un axe vital pour les échanges entre l’Europe, l’Asie et le Moyen-Orient via le canal de Suez.

Environ 7 % des flux mondiaux d’énergie transitent par ce corridor maritime, dont une part importante des exportations de pétrole et de gaz naturel liquéfié à destination de l’Europe.

Les Houthis auraient renforcé leur dispositif militaire

Selon les mêmes sources, les Houthis auraient déjà déployé des missiles, des drones et d’autres moyens militaires à proximité du détroit afin de pouvoir viser rapidement la navigation commerciale si l’ordre leur était donné. La décision finale reviendrait toutefois aux autorités iraniennes, notamment aux Gardiens de la révolution présents au Yémen, qui coordonnent les relations avec le mouvement rebelle.

L’ouverture d’un second front maritime, en complément des tensions dans le détroit d’Ormuz, accentuerait les risques pesant sur les chaînes d’approvisionnement mondiales. Les marchés redoutent notamment une perturbation simultanée des deux principaux corridors énergétiques du Moyen-Orient, susceptible d’entraîner une nouvelle flambée des prix du pétrole, du gaz naturel liquéfié et des coûts du transport maritime…

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