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L’emprise de Pékin sur les terres rares inquiète l’AIE

Les restrictions que la Chine envisage d’imposer aux exportations de terres rares pourraient mettre en péril 6 500 milliards de dollars de production en aval. C’est ce qu’a déclaré, jeudi 16 juillet, l’Agence internationale de l’énergie (AIE).

En octobre 2025, la Chine a décidé de renforcer ses contrôles à l’exportation en réponse aux droits de douane imposés par Washington. Et ce, avant de reporter leur mise en œuvre d’un an. Si les États-Unis et d’autres pays occidentaux se sont engagés à réduire leur dépendance aux terres rares chinoises; les experts estiment que cette transition pourrait prendre des années.

« La Chine a bâti son influence en faisant croire au monde qu’elle était le seul fournisseur », a écrit un conseiller économique de haut rang de la Maison Blanche. « La tâche des États-Unis est de collaborer avec leurs alliés du ‘monde libre’ afin de garantir l’existence d’une alternative » conlut-il.

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Orientation universitaire en Tunisie en 2026 : crise, emploi et tentation de l’exil

Un élève avec dix-sept de moyenne qui délaisse la médecine pour les sciences infirmières et un visa pour l’Allemagne : voici le symptôme d’une génération qui choisit d’abord la sortie. Entre un marché de l’emploi local à courte vue et un désir pressant d’ailleurs, l’orientation universitaire tunisienne se cherche un cap. Jilani Lamloumi, professeur émérite et ancien vice-directeur de l’enseignement supérieur, et Walid Dahdah, conseiller en information et en orientation scolaire et universitaire, décortiquent cette problématique majeure.

Le baccalauréat 2026 s’est refermé sur un chiffre en demi-teinte. Après les sessions principale et de contrôle réunies, le taux de réussite global s’établit à 50,72 %, soit 78 575 nouveaux bacheliers. Ce résultat est en recul par rapport aux deux années précédentes, quand le seuil des 52 % avait été franchi, mais il reste toutefois supérieur à celui de 2022.

Derrière cette statistique brute se cache un moment charnière pour près de quatre-vingt mille jeunes Tunisiens. C’est celui du choix d’orientation, où se joue la trajectoire professionnelle et parfois géographique de toute une génération, bien au-delà d’un simple classement de vœux. L’orientation universitaire est ainsi le premier pas vers le marché de l’emploi. Car si le baccalauréat sanctionne une fin de cycle, c’est bien l’orientation qui ouvre, ou referme, les portes de l’avenir. Reste à savoir si les difficultés que rencontrent aujourd’hui les bacheliers tunisiens relèvent uniquement des mécanismes d’orientation universitaire, ou si elles sont le symptôme d’une crise plus ancienne et plus profonde, celle de l’ensemble du système éducatif.

Un système d’orientation universitaire tunisien à bout de souffle

Pour Jilani Lamloumi, le principe fondateur devrait rester intangible : chaque citoyen tunisien doit pouvoir trouver sa place à l’université. Mais il reconnaît que cet idéal se heurte à une réalité matérielle têtue, celle de la capacité d’accueil restreinte de certains établissements, qui verrouille de fait l’accès aux filières les plus demandées.

Walid Dahdah pousse l’analyse plus loin. Il estime que le système actuel ne s’oriente pas véritablement vers l’emploi mais vers le marché du travail entendu au sens le plus étroit. Il cherche à combler des postes vacants plutôt qu’à répondre aux véritables besoins en emplois des jeunes diplômés. Cette nuance structure l’ensemble des dysfonctionnements observés aujourd’hui.

Les deux experts convergent néanmoins sur un point essentiel : le problème ne se limite pas à l’université. Walid Dahdah insiste sur l’impossibilité de dissocier le système d’orientation scolaire de celui de l’orientation universitaire. Tant que le premier reste en crise et n’a pas connu de révision en profondeur, il juge impossible d’imputer au seul système universitaire la responsabilité de la situation actuelle. C’est précisément dans cette articulation entre les deux échelons, scolaire et universitaire, que Jilani Lamloumi situe également sa proposition phare. Il conseille d’introduire la dimension professionnelle bien avant le baccalauréat, dès trois ou quatre ans avant la fin du secondaire, afin de laisser aux élèves le temps de mûrir un projet d’avenir et de mieux connaître les centres de formation professionnelle, publics comme privés.

Université, formation professionnelle et marché de l’emploi : des passerelles à construire

Cette exigence de coordination trouve un écho institutionnel dans le discours de Jilani Lamloumi, qui appelle à une synergie rigoureuse entre les ministères de l’Éducation, de l’Enseignement supérieur et de la Formation professionnelle. Sans harmonisation des parcours académiques et techniques, avertit-il, la cohérence des choix d’orientation restera compromise et la transition des jeunes diplômés vers l’emploi continuera de s’opérer dans l’incertitude.

Sur le terrain, Walid Dahdah observe déjà les effets de cette recherche de débouchés souvent empirique. Les sciences de l’éducation et de l’enseignement enregistrent désormais un niveau de satisfaction élevé dans la quasi-totalité de leurs filières, porté par des perspectives professionnelles jugées comparables à celles des sciences infirmières ou des filières scientifiques. L’informatique et les sciences de l’information suivent une dynamique similaire. Ces choix dessinent en creux la carte des filières que les bacheliers jugent aujourd’hui porteuses.

Le poids grandissant de l’emploi et de l’émigration dans les choix des bacheliers

C’est sur ce terrain que l’analyse de Walid Dahdah prend un relief particulier. Il cite l’exemple devenu emblématique des sciences infirmières, une filière qui attire désormais, dans toutes les régions du pays, des élèves ayant obtenu seize ou dix-sept de moyenne au baccalauréat. La raison tient à une forte demande de sortie, notamment vers l’Allemagne, où le vieillissement de la population génère un besoin structurel en personnel infirmier. Un très bon élève, qui aurait auparavant pu s’orienter vers médecine, choisit désormais les sciences infirmières dans le seul but d’obtenir une licence, puis un diplôme d’allemand, avant de quitter le pays. Ce phénomène n’est plus marginal, c’est une tendance en expansion.

Walid Dahdah y voit un droit légitime, celui de vouloir s’assurer un avenir professionnel, mais aussi un signal préoccupant à deux niveaux. On note d’abord un désir prononcé de la nouvelle génération de quitter le pays, qu’il qualifie de dangereux et de déroutant. On constate ensuite un désintérêt croissant pour les parcours universitaires longs et exigeants comme la médecine ou l’ingénierie, pourtant réservés aux profils les plus brillants. Il y lit également l’absence d’une réflexion collective sur de nouvelles filières et de nouveaux métiers réellement en phase avec les aspirations des jeunes générations. Alors que le système continue trop souvent à se contenter de pourvoir des postes dans des filières traditionnelles.

Autre variable longtemps considérée comme déterminante : le facteur financier. Walid Dahdah ne le nie pas, mais estime qu’il pèse aujourd’hui bien moins qu’autrefois. Toutes les filières attirent désormais des élèves issus de milieux sociaux très divers, et la logique d’un choix de filière courte pour subvenir rapidement aux besoins de la famille a nettement reculé. Il relève même un renversement générationnel du sacrifice. Alors que c’était autrefois l’enfant qui se sacrifiait, devenant par exemple instituteur pour soutenir ses frères et sœurs, ce sont désormais les parents qui investissent considérablement, dès l’école primaire et jusqu’au baccalauréat, quitte à orienter leurs enfants vers des universités privées lorsque le score obtenu ne permet pas d’intégrer la filière souhaitée dans le public.

Les filières universitaires délaissées : sciences humaines, musique et théâtre

Si certaines filières bénéficient d’un engouement nouveau, d’autres restent marquées par une désaffection persistante. Interrogé sur les sciences humaines et sociales, Walid Dahdah pointe la persistance, chez les parents comme chez les élèves, d’un regard dévalorisant hérité d’une pensée dépassée, qui considère ces disciplines comme peu utiles. Il nuance toutefois ce constat pour les filières de sciences humaines rattachées au cycle préparatoire, qui débouchent sur des parcours d’élite exigeant un score très élevé et affichant un taux d’insertion professionnelle avoisinant les 80 %.

Le cas des filières artistiques comme la musique et le théâtre illustre un problème d’une autre nature. Une procédure existe pourtant : après la session finale d’orientation, un élève peut déposer un recours accompagné d’un dossier justifiant sa pratique artistique, une demande en général acceptée. Cette voie, connue sous le nom de session des talents, reste néanmoins mal connue faute d’information suffisante.

Walid Dahdah illustre les limites du dispositif par un cas concret survenu au Kef. Une bachelière, musicienne accomplie et détentrice de plusieurs certificats, n’a pu s’inscrire dans cette filière ni au Kef, faute d’atteindre le quota légal minimum, ni à Tunis, faute d’un score suffisant, se retrouvant ainsi sans solution. Pour le conseiller, ce blocage renvoie à un manque persistant de considération, de la part de l’État comme des parents, pour le théâtre et la musique, ainsi qu’à une insuffisance d’instituts spécialisés répartis sur l’ensemble du territoire. Ce qui pousse nombre d’élèves à renoncer plutôt qu’à s’éloigner de leur région.

Repenser l’orientation en Tunisie : entre coordination institutionnelle et refonte en amont

Face à ces constats, les deux intervenants convergent vers une même conclusion : la réforme ne peut se limiter à l’échelon universitaire. Jilani Lamloumi la conçoit comme une question de coordination institutionnelle, plaidant pour une meilleure articulation entre les ministères concernés et une initiation précoce, dès le secondaire, aux systèmes de formation technique. Walid Dahdah, de son côté, situe le nœud du problème plus en amont encore, dans le système d’orientation scolaire lui-même, dont il estime que les filières actuelles ne répondent plus ni aux besoins du marché du travail ni aux grandes évolutions en cours et encore moins aux nouveaux métiers qui émergent. Toute révision du système d’orientation universitaire doit nécessairement commencer par une révision préalable de l’orientation scolaire.

Sur ce terrain de la coordination institutionnelle, une initiative récente illustre les efforts engagés par les pouvoirs publics. La Tunisie a lancé le Référentiel Tunisien des Métiers et des Compétences, abrégé en RTMC. A savoir, un outil conçu avec l’appui du ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle pour rapprocher les besoins du marché de l’emploi des compétences disponibles.

Cette cartographie des métiers, qui décrit pour chaque profession les compétences, savoir-faire et connaissances requis, ambitionne d’améliorer l’orientation des demandeurs d’emploi. Elle permet également d’accompagner les entreprises dans leurs recrutements et d’aider les organismes de formation à adapter leurs programmes aux évolutions économiques. Une telle démarche, sans se substituer aux réformes structurelles évoquées par les deux experts, témoigne d’une volonté de resserrer le lien entre formation et emploi tout en renforçant l’employabilité des jeunes diplômés tunisiens.

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La Steg annonce la poursuite des coupures impromptues d’électricité

La Société tunisienne d’électricité et de gaz (Steg) a annoncé dans un communiqué que des coupures de courant intermittentes auront lieu aujourd’hui, vendredi 17 juillet 2026, entre 11 h00 et 15 h00, dans plusieurs zones du pays. La canicule a bon dos, et sert à justifier ce qui ressemble de plus en plus à une punition collective.

Les zones concernées sont Tunis, Ariana, Ben Arous, Al-Madina Al-Jadida, Les Berges du Lac, Radès, Fouchana, Mghira, Borj Cedria, Soukra, El-Mourouj,  Sanhaja, Riadh Andalous, Manouba, El-Hmada, Tazarka, El-Mida, El-Mrezga, Essomaâ, Menzel Temime, Menzel Bouzelfa, Takelsa, Soliman, Souaf, Rouhia, Makthar, Bousalem, Ghardimaou, Goubellat, Jerissa, El-Krib, Dahmani, Souk El-Ahad, Zaâfrane, Kébili, El-Kalaâ, Menzel Lahbib, El Akarit, Matmata, Sidi Makhlouf, Medenine Sud, Medenine ville, El-Ahcham, Mouansa, Guellala, El-May, Robbana, Sedouikech, Ben Guerdane, Sidi Mansour, Bir Salah, El-Hancha, El-Ghraba, El-Amra, El-Msatria, Jebeniana, Chaffar, Bir Ali, Mahres, Agareb, Raqqada, Bouhajla, Dar El-Jamiya, Ouled Achour, Sehilat, Sbiba, El-Ala,  Rejiche, Sidi Abdelhamid, Hay Erriadh, Hammam-Sousse, Kalaa Sghira, Ksar Lamta, Aïn Jloula, Jammel, Bembla, Msaken, Bouhjar, Zaouiet Gannouch, Sahline, Menzel Kamel, Moknine, Chebba, Souassi, Karkar, Sidi Bouali, Kalaa Kebira.

La Steg précise que cette liste n’est pas exhaustive et que les coupures pourraient s’étendre à d’autres secteurs, soulignant que cette mesure est prise «pour garantir la sécurité et la pérennité du réseau électrique».

L’entreprise publique invite les citoyens à prendre les précautions nécessaires, précisant que le rétablissement du courant s’effectuerait sans préavis. Elle se garde donc de s’engager sur la durée prévisible des coupures et encore moins de présenter des excuses aux citoyens, qui sont tenus d’encaisser ces désagréments comme une punition collective de la part d’une administration qui n’a jamais aussi omnipotente et aussi incompétente.

Les responsables de la Steg semblent dire ou sous-entendre ceci : «Vous devez être contents que nos équipes soient déployées par cette canicule pour réparer les pannes».

Que Dieu allège les malheurs des Tunisiennes et des Tunisiens !

I. B.

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Tunisie – Vague de chaleur : L’INM place 21 gouvernorats en vigilance orange

En raison des fortes températures prévues qui sévissent actuellement en Méditerranée, l’INM (Institut national de météorologie) a placé 21 des 24 gouvernorats du pays en vigilance orange, contre trois en vigilance jaune, en l’occurrence Kasserine, Médenine et Tataouine.

Dans cette atmosphère, l’INM prévoit un temps chaud à très chaud avec des coups de Sirocco. Des cellules orageuses locales accompagnées de pluies isolées sont aussi prévues.

Il estime que le danger est plus grand pour les personnes âgées, les personnes atteintes de maladie chronique ou de troubles de la santé mentale, celles qui prennent régulièrement des médicaments et les personnes isolées. Les sportifs et les personnes qui travaillent dehors, doivent faire attention à la déshydratation et au coup de chaleur.

L’INM appelle également à veiller sur les enfants, précisant que les symptômes d’un coup de chaleur sont essentiellement une fièvre supérieure à 40°C, une peau chaude, rouge et sèche, des maux de tête, des nausées, une somnolence, une soif intense, une confusion, des convulsions et une perte de connaissance.

Il est fortement conseillé de rester à l’intérieur durant les heures les plus chaudes, entre 12h et 16h, et de limiter toute activité physique ou sportive. Si une sortie est inévitable, le port de vêtements légers, amples et de couleurs claires est recommandé, ainsi que le port d’un chapeau pour se protéger la tête.

Dans le logement, il convient de maintenir la fraîcheur en fermant les volets et fenêtres le jour pour n’aérer que la nuit, ou de chercher refuge deux à trois heures par jour dans un lieu climatisé.

Enfin, en cas de malaise ou de troubles du comportement, il est nécessaire de contacter un médecin ou les services de la protection civile en composant le 198.

La vigilance météorologique vise à attirer l’attention de tous sur les dangers potentiels d’une situation météorologique. Elle est, également, destinée aux services de la sécurité civile et aux autorités sanitaires qui peuvent ainsi alerter et mobiliser respectivement les équipes d’intervention et les professionnels et structures de santé.

Enfin, l’Institut fait savoir qu’une carte de vigilance est actualisée au moins deux fois par jour à 7h et 17h.

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Deltec choisit la Tunisie pour sa première implantation internationale

Le groupe allemand DELTEC, spécialiste des composants électroniques et des services EMS, annonce l’acquisition du site de production de Cicor à Borj Cédria, sa première usine hors d’Allemagne. Le groupe conserve et valorise les compétences de l’équipe tunisienne tout en intégrant verticalement ses activités. DELTEC prévoit d’implanter une nouvelle unité ultramoderne de plus de 10 000 m² et de créer à terme plus de 500 emplois.

Il convient de noter qu’une délégation de DELTEC, conduite par le CEO Carsten Ellermeier, s’est rendue en Tunisie (14–17 juillet). Et une chose est sûre : l’objectif est de renforcer l’attractivité de la Tunisie comme hub de l’industrie électronique.

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24 MDT pour sauver les petites entreprises et créer 15 000 emplois

Le ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle a annoncé avoir approuvé, jusqu’à fin 2025, le soutien à plus de 770 projets et petites entreprises en difficulté. Et ce, dans le cadre d’un programme lancé en 2024 visant à leur permettre de retrouver leur dynamique économique.

Le coût global de ce dispositif s’élève à près de 24 millions de dinars (MDT), consacrés notamment à l’accompagnement et à la relance des structures concernées.

Lors d’une séance d’audition organisée jeudi par la Commission des services et du développement social du Conseil national des régions et des districts, consacrée au programme d’autonomisation économique, les représentants du ministère ont également indiqué que l’esprit entrepreneurial a été intégré comme matière fondamentale dans les programmes pédagogiques de la formation professionnelle depuis 2024.

Dans ce cadre, l’Agence nationale pour l’emploi et le travail indépendant (ANETI) a assuré la formation de plus de 930 porteurs de projets. Tandis que l’Agence tunisienne de la formation professionnelle (ATFP) a formé plus de 130 formateurs répartis sur 54 centres. Au total, le programme a bénéficié à plus de 2 000 personnes.

Plus de 5 700 demandes financées ou en cours de financement

Concernant le financement des projets, le ministère a fait état de plus de 5 700 demandes ayant obtenu un financement ou étant en cours de traitement.

Par ailleurs, 3 077 demandes ont été enregistrées en 2025 dans le cadre de la ligne de financement destinée aux personnes en situation de handicap. Le ministère a également examiné 130 dossiers au profit des bénéficiaires de la Fondation Fida, dont certains ont déjà obtenu un financement; tandis que les autres sont encore en phase de finalisation. Afin de renforcer l’accès au financement, un contrat d’objectifs a été signé avec la Banque tunisienne de solidarité (BTS).

15 000 emplois créés dans le cadre du programme « Grands employeurs »

Les représentants du ministère ont également mis en avant le programme des « Grands employeurs », développé dans le cadre d’un partenariat entre les secteurs public et privé. Sa première phase a permis de créer 15 000 emplois, principalement dans les secteurs de la fabrication de composants automobiles et des technologies de l’information.

Sur le volet de la formation professionnelle, le ministère poursuit l’équipement de 11 centres de formation ainsi que la restructuration de plusieurs établissements dans différentes régions. Plus de 60 interventions ont également été réalisées en 2025 et 2026 afin d’améliorer les conditions d’accueil dans les internats et d’augmenter leur capacité d’hébergement de plus de 150 lits.

Le ministère a par ailleurs lancé le programme national « Nouvelle chance », destiné à favoriser la réintégration des jeunes ayant quitté précocement le système scolaire.

Appel à simplifier les procédures

Au cours des discussions, plusieurs députés ont appelé à simplifier les procédures d’inscription et d’accès au financement, notamment pour les habitants des zones rurales.

Ils ont également insisté sur la nécessité de renforcer la coordination entre les structures de formation professionnelle et les différents ministères afin de développer des programmes mieux adaptés aux besoins réels du marché de l’emploi.

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Plus de 5 000 voitures populaires vendues entre 27 000 et 35 000 dinars

Le marché des voitures populaires en Tunisie demeure largement dominé par les constructeurs asiatiques. Les données statistiques relatives au premier semestre 2026 montrent que les marques coréennes, chinoises et japonaises continuent de se disputer les premières places sur ce segment, malgré un léger recul des ventes par rapport à l’année précédente.

Selon les chiffres recueillis auprès de la Chambre nationale des concessionnaires et constructeurs automobiles, relevant de l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (UTICA), 5 189 voitures populaires ont été vendues au cours des six premiers mois de 2026; contre 5 255 unités à la même période en 2025. Cela représente une baisse limitée de 1,3 %.

En revanche, le mois de juin affiche une évolution nettement plus favorable. Les ventes ont atteint 1 198 véhicules, contre 1 009 en juin 2025, soit une progression de 18,7 % sur un an.

Les données relatives aux prix indiquent que les voitures populaires commercialisées en Tunisie au cours du premier semestre 2026 sont proposées entre 26 790 et 35 000 dinars. Le prix moyen des modèles disponibles s’établit à environ 31 430 dinars.

La majorité des véhicules les plus vendus se situent dans une fourchette comprise entre 28 000 et 33 000 dinars, confirmant la préférence des consommateurs pour les modèles offrant un compromis entre accessibilité et niveau d’équipement.

Malgré le léger recul des ventes au premier semestre, la demande pour les voitures populaires reste particulièrement soutenue. Ce segment continue d’enregistrer une forte pression, avec des délais de livraison pouvant dépasser cinq ans dans certains cas, témoignant d’un déséquilibre persistant entre l’offre disponible et les besoins du marché.

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Tunisie | Le stockage d’électricité à domicile pour parer aux pannes de réseau  

Le Groupement professionnel des énergies renouvelables (GPER) relevant de la Confédération des entreprises citoyennes de Tunisie (Conect) a appelé à accélérer la finalisation des cadres, technique et réglementaire, nécessaires à l’adoption des systèmes de stockage d’électricité à domicile ou générateurs.

Cette mesure permettrait aux citoyens et aux entreprises de disposer de l’énergie produite par les panneaux solaires, considérant cette orientation comme une étape stratégique pour soutenir l’autoproduction et renforcer la sécurité énergétique en Tunisie.

Dans un communiqué publié le 15 juillet 2026, dans un contexte de multiplication des coupures d’électricité dans beaucoup de régions tunisiennes, le groupement a salué les déclarations du directeur général de l’Agence nationale pour la maîtrise de l’énergie (ANME), Nafaâ Baccari, concernant l’orientation vers l’adoption de solutions de stockage d’électricité dans les habitations. Il a, dans ce sens, appelé l’ANME et la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (Steg) à accélérer la mise en œuvre de ce système.

Le groupement a précisé que les installations d’autoproduction, équipées de batteries de stockage, contribueraient à réduire l’impact des coupures électriques, à alléger la pression sur le réseau national, notamment lors des périodes de forte demande et à améliorer la qualité de l’approvisionnement en électricité.

Il a, également, préconisé la mise en place des mesures incitatives pour encourager les citoyens à investir dans ces systèmes, particulièrement à travers la réduction ou l’exonération des droits de douane sur les batteries de stockage et la révision des taxes appliquées aux panneaux solaires.

I. B.

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Prêt de 50 M$US au profit du Groupe chimique tunisien

La Commission des finances et du budget de l’Assemblée des représentants du peuple a entrepris, sur une demande d’examen en urgence émise par le gouvernement, l’examen du projet de loi n° 51 de 2026 portant sur l’accord de garantie conclu le 2 décembre 2025 entre la Tunisie et la International Islamic Trade Finance Corporation (ITFC), une institution multilatérale du groupe de la Banque islamique de développement (BID).

Le projet de loi concerne un contrat de Mourabaha entre le Groupe chimique tunisien (GCT) et l’ITFC pour un montant n’excédant pas 50 millions de dollars américains destiné à financer des importations d’engrais.

La conclusion de ce contrat de Mourabaha s’inscrit dans le cadre de l’accord-cadre signé le 28 avril 2024 entre l’État tunisien et l’ITFC pour la période 2024-2026, lequel vise principalement à financer les besoins en produits stratégiques de plusieurs entreprises publiques tunisiennes.
Ce financement contribuera directement à sécuriser l’approvisionnement en matières premières essentielles au cycle de production d’engrais du complexe chimique, lequel est destiné principalement à l’exportation ainsi qu’au marché intérieur. Il permettra au complexe de se procurer ces matières — auprès de fournisseurs de longue date et dans le cadre de contrats commerciaux à long terme — grâce à l’ouverture de lettres de crédit documentaires payables 30 jours après la date d’expédition.

L’ITFC a accepté d’accorder ce financement sur ses ressources propres, en recourant à une facilité renouvelable ; les fonds sont ainsi mis à disposition sous forme de solde renouvelable, permettant des tirages flexibles ainsi qu’une réutilisation des fonds après remboursement.

Chaque montant tiré est traité comme une obligation distincte remboursable en une seule fois au bout d’un an, garantissant ainsi que la répartition des charges financières correspond aux besoins de l’emprunteur.

Les conditions sont les suivantes : un montant de financement total de 50 millions de dollars ; un taux d’intérêt basé sur le SOFR majoré d’une marge de 3,75 % ; une période de remboursement de 12 mois pour chaque tirage ; et des frais d’exécution de 0,4 % du montant total du financement, le tout étant assorti d’une garantie de l’État tunisien.

Pour le reste, à quelques milliards de dollars près de prêts extérieurs à rembourser, la Tunisie est un pays souverain qui compte sur ses propres moyens, comme ne cesse de le seriner une certaine propagande nationale.

I. B.

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Tunisie-Canicule | Régler la climatisation à 26 °C

La mesure préventive exceptionnelle actuellement mise en œuvre par la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (Steg) — consistant en des coupures d’électricité alternées entre des zones et des gouvernorats — vise à alléger la charge sur le réseau, compte tenu notamment de la hausse sans précédent de la demande d’électricité, qui dépasse les capacités de production disponibles, et ce en pleine canicule estivale amenant un usage excessif de la climatisation.

C’est ce qu’a déclaré l’expert international en énergie Ezzeddine Khalfallah, jeudi 16 juillet 2026 dans l’émission ‘‘Minnek Nasmaâ’’ (Nous vous écoutons), sur Diwan FM. Cette pratique, courante dans de nombreux pays, a pour objectif de préserver la stabilité du réseau électrique et d’éviter un effondrement à grande échelle, a-t-il précisé.

L’expert a appelé à intensifier les campagnes de sensibilisation du public pour encourager les citoyens à utiliser l’électricité de manière rationnelle, soulignant que — selon une étude antérieure de la Steg — régler la climatisation en dessous de 26 °C augmente la consommation d’électricité de 7 %.

M. Khalfallah a insisté sur le fait que tout déséquilibre entre l’offre et la demande pourrait menacer le système électrique de la Steg, indiquant qu’une solution envisageable pour le pays, afin de réduire les coupures de courant durant la vague de chaleur actuelle, consisterait à acheter de plus grandes quantités d’électricité à l’Algérie.

On sait cependant que le pays voisin fait face lui aussi à un pic de consommation électrique et que certaines de ses régions ont connu cette semaine des coupures fréquentes d’électricité.

I. B.

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Vol Lyon-Tunis | Des passagers accusent Nouvelair

Un vol de la compagnie tunisienne Nouvelair reliant Lyon à Tunis s’est retrouvé au centre de la polémique dans la nuit de jeudi 16 à vendredi 17 juillet 2026, après que des passagers ont dénoncé leurs conditions d’attente à bord de l’appareil.

Selon plusieurs témoignages diffusés sur les réseaux sociaux, le vol, prévu initialement à 21 heures au départ de l’aéroport de Lyon, aurait enregistré un retard de près de 4 heures selon le site Flight Aware. Les voyageurs seraient restés immobilisés dans l’avion pendant une longue période, alors que le départ était retardé en raison de conditions météorologiques défavorables.

La colère des passagers s’est amplifiée autour de la question de la prise en charge durant cette attente prolongée. Plusieurs voyageurs affirment que le personnel navigant aurait refusé de distribuer gratuitement de l’eau aux passagers bloqués à bord, en leur indiquant que les consommations étaient payantes.

Une situation jugée incompréhensible par certains voyageurs, qui estiment qu’une attente de plusieurs heures dans un avion nécessite un minimum d’assistance, notamment l’accès à de l’eau, indépendamment des circonstances du retard.

Les passagers rappellent également que, le vol ayant décollé d’un aéroport situé dans l’Union européenne, le règlement européen CE 261/2004 encadrant les droits des passagers aériens peut s’appliquer. Ce texte prévoit notamment une obligation de prise en charge des voyageurs en cas de retard important, avec des rafraîchissements et une assistance adaptés à la durée de l’attente.

Au-delà du retard lui-même, les voyageurs dénoncent donc la manière dont l’incident aurait été géré par la compagnie. Ils réclament des explications de la part de Nouvelair sur les décisions prises par l’équipage et sur le respect des obligations envers les passagers.

Contactée sur cet incident, la compagnie Nouvelair n’a pas encore communiqué officiellement au moment de la publication.

Djamal Guettala 

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