Haythem El Mekki condamné à un an de prison : portrait d’une voix satirique marquante en Tunisie
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Le ministère du Commerce et du Développement des exportations a appelé, jeudi, les acteurs des circuits de distribution à respecter les normes régissant le stockage des produits de l’agriculture et de la pêche, pour mieux valoriser la production et la récolte nationales.
Le ministère a souligné que le stockage constitue un mécanisme stratégique essentiel pour soutenir la production nationale, favoriser les exportations, garantir la consommation locale et réguler le marché tout au long de l’année, en particulier durant les périodes de soudure saisonnière.
Il a rappelé que l’activité de stockage est régie par un ensemble de lois et de procédures qui définissent strictement les règles permettant de distinguer le stockage organisé des pratiques de stockage anarchique ou monopolistique.
Pour rester en conformité, les différents intervenants sont tenus de déclarer les locaux de stockage ainsi que les mouvements de stocks, d’assurer l’approvisionnement du marché via les circuits organisés et de respecter les prix légaux en vigueur. Ils doivent également, tenir à jour tous les documents légaux, commerciaux et comptables, notamment les contrats, les registres de stockage, les factures et les bons de livraison.
Le département du commerce a ainsi exhorté les professionnels à poursuivre leurs activités normalement et à s’impliquer dans la constitution de stocks régulateurs et stratégiques, les invitant à contacter ses services pour obtenir des clarifications juridiques ou pour résoudre toute difficulté liée à l’exercice de leur activité.
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La Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) a annoncé ce jeudi 16 juillet 2026 la possibilité de recourir à des coupures tournantes d’électricité dans plusieurs régions du pays, en raison de la forte pression exercée sur le réseau électrique national.
Dans plusieurs communiqués publiés successivement sur sa page Facebook officielle, l’entreprise publique a précisé les zones susceptibles d’être concernées par ces interruptions temporaires, qui pourraient intervenir entre 13h00 et 16h00, à des périodes intermittentes, avec un rétablissement du courant sans préavis.
Dans un premier avis, la STEG a indiqué que les coupures pourraient toucher plusieurs secteurs du Grand Tunis et de ses environs, notamment Harairia, Bardo, Manouba, Ezzouhour, El Menzah V, El Menzah, Ariana, El Manar, Mohamedia, Fouchana, La Jedida, Sanhaja et Borj Cédria.
Dans le nord-est, les zones citées comprennent notamment Hammada Tazarka, Mida, Zariba, Mrazka et Somâa.
Dans le nord-ouest, la STEG a mentionné plusieurs secteurs parmi lesquels Ouchtata, Rouhia, Jdéliane, Oued Melliz, Bou Salem, Bou Arada, Amdoun, Touiref et El Majaz.
À Sfax, les interruptions pourraient concerner Gremda, Menzel Chaker, Agareb, Tina, la route de Tunis et la route de Mahdia.
Dans le centre-ouest et le sud-ouest, les zones annoncées incluent notamment Regueb, Lajred, Souk Jedid, Chekhar, Nasrallah, Charaïa, Makarim, El Hammar et El Hichria.
La STEG explique que ces coupures préventives pourraient être nécessaires afin de « préserver la sécurité et la pérennité du système électrique », alors que la consommation atteint des niveaux élevés durant cette période de forte chaleur.
Cette mesure intervient dans un contexte de canicule qui touche plusieurs régions tunisiennes, avec une utilisation massive des climatiseurs et des équipements de refroidissement, provoquant une augmentation importante de la demande en électricité.
Lire aussi : Coupures d’électricité dans le Grand-Tunis : le délestage a-t-il déjà commencé ?
La société rappelle que ces interruptions sont ponctuelles et dépendent de l’évolution de la charge sur le réseau. Elle appelle également les citoyens à rationaliser leur consommation durant les heures de forte demande, notamment en début d’après-midi.
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Hier soir, mercredi 15 juillet 2026, je n’ai pas seulement regardé un match, celui opposant l’Angleterre à l’Argentine dans le cadre des demi-finales de la Coupe du Monde Fifa. J’ai regardé ma fille regarder un match. Grand spectacle, fortes émotions, bouleversements à couper le souffle, et leçons à tirer…
Manel Albouchi
Elle voulait que l’Angleterre gagne. Moi, au fond de moi, mon intuition penchait pour l’Argentine. Ce n’était pas une certitude rationnelle. Ce n’était pas non plus les statistiques ou l’analyse d’une grande connaisseuse de football.
C’était cette petite voix intérieure que nous connaissons tous, celle qui parfois murmure que, dans la vie comme sur un terrain, on peut être dominé sans être vaincu.
L’Argentine et l’Angleterre se retrouvent en demi-finale. Un rendez-vous chargé d’histoire ; pas seulement deux maillots, mais deux mémoires sportives et politiques différentes.
Dès les premières minutes, le contraste apparaît. L’Angleterre maîtrise son organisation. Elle construit son jeu avec précision, ferme les espaces, organise ses lignes, avance avec une discipline presque architecturale. L’Argentine, elle, cherche. Elle tourne autour, observe, attend la petite ouverture invisible.
La première mi-temps fut un duel de patience… comme un nœud serré. Personne ne veut être celui qui fera le premier pas vers le vide. Puis arrive la 55ᵉ minute : Anthony Gordon ouvre le score pour l’Angleterre. Le stade bascule. Le scénario semble écrit. L’Angleterre n’a pas seulement un avantage au tableau d’affichage. Elle possède désormais quelque chose de plus précieux : le contrôle psychologique du match.
Alors elle se transforme. Elle devient forteresse, un château médiéval. Chaque tacle devient une pierre ajoutée au mur. Jordan Pickford se dresse comme une tour infranchissable. Chaque balle qu’il arrête devient un souffle de survie.
Une équipe peut construire un mur, mais elle doit tenir derrière. Dès lors, l’Angleterre accepte de souffrir, de résister. Elle ne défend pas seulement un but, mais une possibilité de victoire.
Dans le salon, ma fille est concentrée. Elle ne quitte pas l’écran. Je l’observe. Elle ne regarde pas seulement vingt-deux joueurs courir derrière un ballon. Elle regarde l’histoire. Quelques jours auparavant, elle avait vécu le match Argentine–Égypte avec une sensation forte : celle d’une injustice.
Les enfants ont parfois cette capacité étonnante de ressentir avant de comprendre. Elle connaît quelques termes : arbitrage, statistiques… mais n’a pas encore les mots complexes des adultes : stratégie, géopolitique, intérêts des États, rapport de force, droit international. Elle a simplement une impression intérieure : «Ce n’est pas juste.»
Jean Piaget, dans ses travaux sur le jugement moral de l’enfant, a montré que le sentiment de justice se construit progressivement. L’enfant apprend les règles, mais il apprend aussi quelque chose de plus profond : l’équilibre entre les personnes, la réciprocité, le besoin que chacun ait une place.
Alors peut-être que ce soir-là, ma fille ne choisissait pas seulement l’Angleterre. Elle choisissait une réparation. Elle cherchait, à travers ce jeu, à remettre le monde dans un ordre qui lui semblait plus juste.
L’Argentine continue. Elle ne s’effondre pas. Elle revient. Elle insiste. Elle recommence. En Tunisie, nous avons un proverbe : الدوام ينقب الرخام»» (La durée perce le marbre). Il y a dans cette phrase une sagesse qui dépasse le sport. En effet, certaines résistances ne disparaissent pas aussi facilement sous un coup violent. Elles muent pour revenir encore et encore.
Le football nous fait parfois voyager dans un espace que seul le génie peut imaginer. À la 85ᵉ minute, dans une fraction de seconde où le corps semble avoir décidé avant la pensée, Enzo Fernandez égalise sur un service de Lionel Messi. La forteresse n’est pas tombée d’un coup. Elle a simplement révélé la fissure. Puis, à la 90ᵉ+2, Lautaro Martinez donne l’avantage à l’Argentine sur une passe de Messi.
Ce match n’opposait pas seulement deux équipes. Il opposait deux manières d’être au monde, deux formes de résistance.
L’Angleterre nous a montré le courage de tenir. Celui de rester debout quand la pression devient presque insupportable. Celui de protéger ce qui compte.
L’Argentine nous a montré le courage de continuer. Celui de croire encore quand le temps semble manquer. La forteresse contre la vague. Le mur contre l’eau.
En regardant les visages autour de moi, dans ce salon de thé populaire, une question n’a pas arrêté de me revenir : et nous ? Quelle place occupons-nous dans ce grand récit mondial ? Nous vibrons pour des drapeaux qui ne sont pas les nôtres ! Nous adoptons des héros qui portent d’autres couleurs ! Nous déposons nos émotions dans des histoires venues d’ailleurs !
Mais peut-être est-ce aussi cela la puissance du sport : il nous permet d’habiter momentanément une histoire plus grande que nous. Il est cet espace transitionnel cher à Winnicott. Une aire où le jeu rencontre la réalité intérieure. Le football est ce bout de terrain vert et blanc avec des limites et des règles précises. Mais il est aussi un espace symbolique où chacun dépose ses attentes, ses frustrations, ses rêves et parfois ses blessures.
C’est peut-être cela qui rend le football universel : il est réel par son score, mais il devient humain par ce que nous y déposons.
Hier, l’Argentine et l’Angleterre n’ont pas seulement joué une demi-finale. Elles nous ont raconté quelque chose sur nous-mêmes. Nous avons tous nos forteresses. Nous avons tous nos moments où le temps semble contre nous. Nous avons tous une minute 90, ce moment où tout peut encore basculer.
Et parfois, juste après avoir cru que tout était terminé, une porte s’ouvre. Pas toujours celle que nous attendions. Mais celle que nous étions peut-être prêts à voir.
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La Tunisie intensifie sa percée sur le marché touristique russe avec le lancement, dès le 14 juillet 2026, d’un nouveau programme de vols charters directs reliant Moscou et Saint-Pétersbourg à l’aéroport international Habib Bourguiba de Monastir.
Ce programme, commercialisé par les voyagistes russes Pegas Touristik et Biblio-Globus, doit s’étendre jusqu’au 9 novembre. Il prévoit jusqu’à cinq vols aller-retour hebdomadaires au départ de Moscou et deux au départ de Saint-Pétersbourg, offrant une capacité théorique totale d’environ 1 540 sièges par semaine à destination de la Tunisie.
Ces vols seront assurés par la nouvelle compagnie charter égyptienne Pyramids Airlines, à l’aide d’un Airbus A321-200 configuré pour 220 passagers. Fondée en 2025, la compagnie a réceptionné son premier appareil fin février et a lancé ses opérations commerciales en 2026.
Les autorités et les professionnels du tourisme tunisiens saluent cette initiative, qui marque le retour des vols charters russes après une interruption de cinq ans et témoigne d’une confiance renouvelée envers la destination. Plus précisément, ce nouveau programme concrétise le retour à grande échelle de Pegas Touristik et des flux touristiques organisés d’importance, alors que certaines liaisons directes avaient déjà été rétablies en avril 2025 par Nouvelair, avec deux vols hebdomadaires reliant Moscou et Saint-Pétersbourg à Monastir.
Cette reprise profite principalement aux stations balnéaires de Monastir, Sousse, Mahdia, Hammamet et de la région du Sahel — des zones traditionnellement incluses dans les forfaits «tout compris» destinés aux touristes russes.
Selon les opérateurs tunisiens, ces nouvelles liaisons aériennes devraient stimuler le taux d’occupation des hôtels, les services de gestion de destination, le transport touristique, la restauration et l’artisanat.
Avant la pandémie, le marché russe constituait une source majeure de tourisme international pour la Tunisie. En 2019, le pays a accueilli plus de 633 000 visiteurs russes ; toutefois, ce chiffre est tombé à environ 14 000 en 2024, en raison notamment de la réduction des vols directs et de l’impact de la guerre en Ukraine sur les transports et les paiements internationaux. Ce regain d’activité survient dans un contexte globalement favorable pour le secteur.
Selon le ministère du Tourisme, la Tunisie a franchi pour la première fois le cap des 11 millions de visiteurs en 2025, bien que le nombre de touristes russes soit resté bien inférieur aux niveaux d’avant la pandémie. Pour les autorités, cette nouvelle liaison aérienne constitue une première étape vers la reconquête d’un marché caractérisé par des séjours en hôtel et un nombre élevé de nuitées. La viabilité à long terme du programme dépendra toutefois du taux de remplissage des avions, de la qualité des services offerts et de la capacité des opérateurs tunisiens à maintenir des prix compétitifs face aux autres destinations méditerranéennes prisées des voyageurs russes.
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Le frère de l’auteur de l’attentat du 14 juillet 2016 à Nice a été expulsé de France et renvoyé en Tunisie, a annoncé la préfecture des Alpes-Maritimes. Cette mesure intervient dix ans après l’une des attaques terroristes les plus meurtrières de l’histoire récente de la France.
Selon les autorités françaises, l’homme a été interpellé le 9 juillet près de la promenade des Anglais, avant de faire l’objet d’une Obligation de quitter le territoire français (OQTF). Il a ensuite embarqué depuis l’aéroport de Roissy à destination de la Tunisie, où résident toujours ses parents.
Les autorités françaises indiquent qu’il était notamment accusé d’occuper illégalement un logement situé à environ 200 mètres de la promenade des Anglais. Au moment de son arrestation, le préfet des Alpes-Maritimes avait assuré que « toutes les mesures administratives et judiciaires nécessaires » seraient prises à son encontre.
L’attentat du 14 juillet 2016 avait été perpétré par Mohamed Lahouaiej-Bouhlel, un ressortissant tunisien de 31 ans installé en France. Le soir de la fête nationale française, il avait lancé un camion de 19 tonnes sur la foule rassemblée sur la promenade des Anglais pour assister au feu d’artifice.
Lire aussi : Attentat de Nice : Mohamed Bouhlel décrit comme « fou » et « violent » par sa famille
L’attaque avait fait 86 morts, dont plusieurs enfants, et plus de 450 blessés. L’auteur avait été abattu par les forces de l’ordre après avoir parcouru près de deux kilomètres au volant du camion.
L’organisation État islamique avait revendiqué l’attentat quelques jours plus tard. Les investigations menées par la justice française ont toutefois établi que Mohamed Lahouaiej-Bouhlel s’était radicalisé rapidement dans les mois précédant l’attaque, tout en préparant minutieusement son passage à l’acte.
Les autorités françaises n’ont pas indiqué que le frère expulsé était impliqué dans l’attentat de 2016. Son éloignement du territoire repose sur une procédure administrative liée à sa situation en France, notamment l’exécution d’une OQTF, et non sur une implication annoncée dans les faits terroristes de Nice.
Cette expulsion intervient dans un contexte où les autorités françaises continuent d’afficher une politique de fermeté à l’égard des étrangers en situation irrégulière ou faisant l’objet de mesures d’éloignement, particulièrement lorsque leur présence suscite une forte sensibilité en raison de leur lien familial avec des auteurs d’actes terroristes.
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Alors que la Tunisie fait face à une forte pression sur son réseau électrique, marquée ces derniers jours par des délestages dans plusieurs régions, l’idée de permettre aux ménages de stocker l’électricité produite par leurs panneaux solaires prend de l’ampleur. Le Groupement professionnel des énergies renouvelables a salué les récentes déclarations du directeur général de l’Agence nationale pour la maîtrise de l’énergie (ANME), Nafaa Bakkari, concernant l’intégration de solutions de stockage électrique dans les habitations.
Cette prise de position intervient dans un contexte où la résilience du réseau électrique est devenue une priorité nationale, notamment durant les pics de consommation estivaux.
Selon les déclarations de Bakkari, l’État et l’ANME travaillent dans le cadre d’une stratégie nationale visant à réduire le déficit énergétique en encourageant les énergies renouvelables, en particulier le photovoltaïque, ainsi que le stockage de l’électricité produite. Le responsable a notamment indiqué que les citoyens seraient encouragés à installer des batteries domestiques afin de disposer d’une réserve d’électricité en cas de coupure de courant.
Le Groupement professionnel des énergies renouvelables estime que cette orientation constitue une avancée stratégique susceptible d’ouvrir une nouvelle étape dans le développement de l’autoproduction d’électricité en Tunisie.
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L’organisation appelle ainsi l’ANME et la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) à accélérer l’élaboration des cadres techniques et réglementaires nécessaires afin que ce système puisse entrer rapidement en vigueur. L’objectif est de permettre aux particuliers, mais aussi aux entreprises, de stocker l’énergie produite par leurs installations photovoltaïques pour l’utiliser lorsque la production solaire est insuffisante ou lors d’une interruption de l’alimentation électrique.
Selon le groupement, l’association entre panneaux solaires et batteries domestiques présente plusieurs avantages. Elle permettrait d’améliorer la continuité de l’alimentation électrique pour les consommateurs, de réduire la pression exercée sur le réseau national durant les heures de pointe et de renforcer la sécurité énergétique du pays.
L’organisation considère également que ce modèle contribuerait à accompagner la transition énergétique tunisienne en augmentant la part de l’électricité produite localement et consommée directement, sans solliciter en permanence le réseau national.
Pour favoriser une adoption rapide de ces équipements, le Groupement professionnel des énergies renouvelables appelle les autorités à mettre en place plusieurs mesures d’incitation.
Parmi les propositions figurent notamment une réduction, voire une exonération, des droits de douane appliqués aux batteries destinées au stockage de l’énergie solaire, ainsi qu’une révision de la fiscalité applicable aux panneaux photovoltaïques afin de diminuer le coût d’investissement pour les ménages et les entreprises.
Le groupement estime qu’une telle politique permettrait d’élargir considérablement le recours à l’autoproduction électrique en Tunisie.
Cette évolution s’inscrit dans la stratégie plus large portée par l’ANME pour accélérer le développement des énergies renouvelables. Son directeur général a rappelé à plusieurs reprises que la Tunisie ambitionne d’augmenter fortement la part des énergies renouvelables dans la production nationale d’électricité afin de réduire sa dépendance énergétique et d’améliorer la sécurité d’approvisionnement.
Si le principe bénéficie désormais d’un soutien affiché de l’ANME et des professionnels du secteur, sa concrétisation dépendra désormais de l’adoption rapide des textes réglementaires et des mécanismes de soutien financier qui permettront aux ménages tunisiens de s’équiper en batteries de stockage à un coût accessible.
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Le 14 juillet 2026 avait une double portée à La Marsa. À l’occasion de la fête nationale française, la Résidence de France a également accueilli la célébration des 70 ans des relations diplomatiques entre la Tunisie et la France (1956-2026). Au-delà de la commémoration, cette échéance a été l’occasion de rappeler les nouveaux axes d’une relation appelée à évoluer dans un contexte régional et international en pleine recomposition.
Devant les représentants institutionnels et économiques présents, l’ambassadrice de France en Tunisie, Anne Guéguen, a insisté sur la nécessité de construire une relation fondée sur “un partenariat d’égal à égal”, dépassant les héritages historiques pour se concentrer sur les intérêts communs.

Sur le terrain économique, la France reste l’un des principaux partenaires de la Tunisie. “Les échanges commerciaux illustrent cette interdépendance. L’excédent commercial tunisien vis-à-vis de la France a dépassé les 3 milliards d’euros l’année dernière, un niveau supérieur aux recettes touristiques annuelles, qui ont atteint environ 2,4 milliards d’euros”, affirme Anne Guéguen dans son discours.
Cette évolution traduit une transformation progressive du lien économique entre les deux pays. La Tunisie n’est plus uniquement perçue comme une destination touristique ou un marché de proximité, mais comme une plateforme industrielle intégrée aux chaînes de valeur européennes.
Les entreprises à participation française implantées en Tunisie représentent aujourd’hui plus de 170 000 emplois directs. Elles opèrent notamment dans les secteurs des industries mécaniques et électriques, de l’aéronautique, des services numériques et de l’industrie manufacturière. Dans un contexte marqué par la recherche de nouveaux modèles de production plus proches des marchés européens, le pays entend renforcer son positionnement dans le “nearshoring”.
Au-delà des échanges commerciaux, la coopération franco-tunisienne repose également sur un facteur clé: le capital humain. En effet, la France accueille près de 16 000 étudiants tunisiens, tandis que le réseau d’enseignement français en Tunisie scolarise environ 20 000 élèves. Cette circulation des compétences constitue l’un des piliers de la relation bilatérale. La mobilité reste toutefois un sujet sensible. En 2025, la France a délivré 116 000 visas aux ressortissants tunisiens, avec un taux de refus inférieur à 16%. Pour Paris, cette mobilité participe à la construction d’un espace de coopération fondé sur les liens humains et la double appartenance culturelle.
Dans le domaine de l’innovation, plusieurs initiatives cherchent également à renforcer les passerelles entre les deux pays. Le développement des centres ELIFE à Sidi Bouzid et Tozeur ainsi que les initiatives autour de l’intelligence artificielle témoignent d’une volonté d’accompagner la montée en compétences technologiques de la Tunisie.
La coopération bilatérale s’oriente également vers des secteurs considérés comme stratégiques pour la souveraineté tunisienne. À travers l’Agence française de développement (AFD), l’Institut français et Expertise France, plusieurs projets portent sur la gestion de l’eau, les énergies renouvelables, les infrastructures sanitaires et le développement régional. La transition énergétique figure parmi les priorités. Alors que la Tunisie cherche à réduire sa dépendance énergétique et à accélérer le déploiement des énergies renouvelables, les projets liés au solaire et à l’éolien deviennent un axe majeur de coopération. Dans le domaine de la santé, le soutien aux infrastructures hospitalières, notamment les projets de Gafsa et Sidi Bouzid, s’inscrit dans une logique de réduction des disparités régionales.
Au-delà des symboles, les deux pays cherchent aujourd’hui à adapter leur relation aux nouveaux équilibres internationaux. L’objectif affiché est celui d’un partenariat davantage basé sur la souveraineté, la confiance et les intérêts réciproques. Cette nouvelle approche intervient dans un contexte où la Méditerranée devient un espace stratégique, entre enjeux énergétiques, mobilité, sécurité alimentaire et recomposition des chaînes industrielles. Pour la France, la Tunisie représente un partenaire stable dans la région. Pour la Tunisie, l’enjeu est de transformer cette proximité historique en davantage d’investissements, de transferts technologiques et d’opportunités économiques. Après 70 ans de relations diplomatiques, le défi n’est donc plus seulement de préserver un lien historique, mais de lui donner une nouvelle dimension, adaptée aux défis économiques et géopolitiques des prochaines années.
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La vague de chaleur qui frappe actuellement la Tunisie s’accompagne d’une hausse spectaculaire des départs de feu. En seulement vingt-quatre heures, les unités de la Protection civile sont intervenues pour éteindre 210 incendies, un chiffre qui illustre les risques croissants liés aux températures extrêmes et à la sécheresse qui touchent le pays.
Selon le porte-parole de la Protection civile, les agents ont réalisé au total 746 interventions au cours des dernières 24 heures. Outre les incendies, les équipes ont effectué 182 opérations de secours et de sauvetage sur les routes, 322 interventions de secours médical en dehors des accidents de la circulation, 13 interventions sur les plages ainsi que 19 autres opérations dans divers domaines.
Cette multiplication des incendies intervient alors que la Tunisie connaît depuis le début de la semaine une intense vague de chaleur. Les prévisions météorologiques annoncent un pic vendredi 17 juillet, avec des températures dépassant les normales saisonnières de près de 13°C dans plusieurs régions. Une situation qui accroît fortement le risque d’incendies, notamment dans les forêts, les champs agricoles, les espaces naturels et les abords des routes.
Lire aussi : Tunisie – Vague de chaleur : Des incendies maîtrisés dans quatre gouvernorats
Face à cette situation, la Protection civile appelle les citoyens à adopter des comportements responsables. Elle insiste notamment sur la nécessité de s’assurer que les mégots de cigarettes sont totalement éteints avant d’être jetés et rappelle qu’il est strictement déconseillé de les abandonner dans la nature ou le long des routes. Les autorités invitent également toute personne apercevant un départ de fumée ou un incendie à le signaler immédiatement afin de permettre une intervention rapide.
Les spécialistes rappellent que, durant les épisodes de canicule, la végétation devient particulièrement sèche et inflammable. Dans ces conditions, une simple étincelle, un mégot mal éteint, un barbecue mal maîtrisé ou même certains travaux produisant des étincelles peuvent suffire à provoquer un incendie qui se propage rapidement sous l’effet de la chaleur et du vent.
Au-delà des dégâts matériels, ces incendies mobilisent d’importants moyens humains et logistiques, au moment où les services de secours doivent également faire face à une augmentation des interventions liées aux malaises, aux accidents de la route et aux activités estivales sur les plages.
À l’approche de la journée de vendredi, présentée comme la plus chaude de cet épisode caniculaire, les autorités appellent la population à redoubler de prudence. La prévention demeure le moyen le plus efficace pour éviter que la chaleur exceptionnelle de ces prochains jours ne se transforme en une série de catastrophes évitables.
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L’Union européenne (UE) accorde 60 millions d’euros à la Tunisie pour soutenir un projet d’économie d’énergie et de réduction d’émission de gaz à effet de serre. Et c’est l’entreprise italienne Rina Consulting qui a été chargée par la Berd de vérifier l’éligibilité technique des projets, l’état d’avancement des interventions et leur performance environnementale.
Rina devra également vérifier les résultats à long terme en mesurant des paramètres tels que les économies d’énergie, la production d’énergie renouvelable, la réduction des émissions de gaz à effet de serre et l’amélioration de l’efficacité de l’utilisation de l’eau, des matières premières et des ressources.
Geff Tunisie — le premier programme de ce type lancé par la Berd en Tunisie — met une ligne de crédit de 60 millions d’euros à la disposition des institutions financières locales. Bien que le document officiel du projet de la Berd fixe le cadre financier à 58,5 millions d’euros (soit environ 200 millions de dinars tunisiens), le conseil d’administration de la banque a autorisé un montant maximal de 60 millions d’euros. Les fonds seront acheminés par l’intermédiaire de banques tunisiennes et d’autres intermédiaires financiers, qui les utiliseront pour accorder des prêts aux entreprises souhaitant acquérir des machines et des technologies performantes dans les domaines de l’efficacité énergétique, des énergies renouvelables, de la préservation de l’eau et de l’utilisation durable des ressources. Le programme vise spécifiquement à soutenir les petites et moyennes entreprises (PME) au sein des chaînes de valeur et à renforcer leur productivité ainsi que leur compétitivité. Le dispositif associe financement, assistance technique et incitations à l’investissement.
Selon le portail opérationnel du programme, les entreprises peuvent bénéficier d’une contribution équivalant à 10 % du montant du prêt éligible une fois le projet achevé et vérifié avec succès. Cette incitation peut atteindre 15 % pour certaines opérations d’adaptation au changement climatique, notamment les mesures d’efficacité hydrique et les systèmes de cogénération performants. Le soutien technique et les incitations sont principalement financés par l’UE, tandis que des ressources supplémentaires provenant du Fonds spécial des actionnaires de la Berd sont allouées pour faciliter l’accès à la finance verte pour les femmes et les entreprises dirigées par des femmes.
Le programme vise ainsi à lever un obstacle majeur à la modernisation écologique du secteur productif tunisien : la difficulté pour les PME d’obtenir des financements abordables pour des investissements environnementaux et énergétiques.
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Malgré l’amélioration récente des réserves des barrages, plusieurs régions tunisiennes continuent de subir des perturbations dans l’approvisionnement en eau potable. La SONEDE explique que ces coupures ne sont plus uniquement liées à la disponibilité de la ressource, mais aussi à des contraintes techniques, notamment les interruptions électriques, les ruptures de canalisations et la vétusté du réseau. En pleine période estivale, la société met en avant l’urgence de poursuivre les programmes de maintenance et de rénovation des infrastructures.
Intervenant aujourd’hui sur les ondes de Mosaique fm, le directeur régional de la SONEDE pour le Grand Tunis, Mounir Dridi, a expliqué que les coupures d’eau enregistrées actuellement relèvent de trois catégories.
Il a cité d’abord les coupures programmées, liées aux opérations de maintenance et annoncées à l’avance, puis les interruptions imprévues provoquées par des ruptures de canalisations nécessitant des interventions urgentes.
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La troisième catégorie concerne les coupures provoquées par les interruptions d’électricité. Selon le responsable, ces dernières représentent la majorité des perturbations observées récemment, puisque l’arrêt du courant entraîne immédiatement celui des stations de pompage.
Même après le rétablissement de l’électricité, le retour à une distribution normale nécessite un certain délai, le temps que les équipements reprennent leur fonctionnement et que le réseau retrouve sa pression habituelle.
Ces explications font écho à plusieurs perturbations enregistrées ces derniers jours. Le 8 juillet, une panne électrique ayant affecté les installations de pompage a provoqué une interruption de la distribution d’eau dans plusieurs délégations du gouvernorat de Sousse. Le 14 juillet, la SONEDE a également annoncé une coupure touchant plusieurs secteurs de Ben Arous à la suite d’une rupture sur une conduite principale. Ces épisodes illustrent les deux principales causes des perturbations évoquées par le responsable de la SONEDE : les pannes électriques et les défaillances du réseau.
Au-delà des incidents ponctuels, la SONEDE fait face à une fragilité structurelle de son réseau de distribution. Une partie importante des canalisations est aujourd’hui vieillissante, certaines installations dépassant les 70 ans d’âge.
Cette situation favorise les ruptures et les pertes d’eau. Selon Mounir Dridi, les services de la société enregistrent en moyenne 70 ruptures de canalisations par jour et environ 200.000 fuites d’eau par an.
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Le rendement du réseau est actuellement estimé à 75%, ce qui signifie qu’environ un quart de l’eau distribuée est perdu en raison des fuites et des défaillances techniques.
La période estivale constitue également un facteur aggravant. Le responsable régional de la SONEDE a indiqué que le réseau subit une forte pression lors des heures de pointe, notamment vers 13h et 19h, moments où la consommation peut augmenter de près de 150% par rapport aux périodes normales.
Cette hausse brutale de la demande peut provoquer des perturbations temporaires dans certaines zones, en particulier lorsque les infrastructures sont déjà fragilisées par des pannes ou des opérations de maintenance.
Face à ces contraintes, la SONEDE affirme poursuivre ses programmes de rénovation et de maintenance du réseau. Ces opérations concernent environ 2000 kilomètres de conduites par an, avec pour objectif de limiter les pertes, réduire les interventions d’urgence et améliorer la continuité de l’approvisionnement.
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L’article Coupures d’eau : Les pannes électriques et un réseau vieillissant expliquent les perturbations est apparu en premier sur webdo.
L’affaire de l’arrestation de Fergie Chambers — entrepreneur américain, héritier de la famille propriétaire de Cox Enterprises — suscite des interrogations en Tunisie, et pas seulement parmi les responsables et les supporters du Club Africain, l’un des clubs les plus populaires du pays, dont il est un important sponsor. Une affaire qui sent le roussi à mille lieux à la ronde…
Latif Belhedi
Certains médias tunisiens évoquent les nombreuses initiatives de solidarité de l’Américain avec le peuple palestinien pour laisser entendre un lien entre ses déboires judiciaires aux Etats-Unis et ses positions politiques. Vue sous cet angle, cette affaire met en lumière les contradictions du débat en Tunisie à propos de la souveraineté nationale, du soutien de principe à la Palestine et des relations privilégiés avec les États-Unis, partenaire historique avec l’Union européenne.
Au cours des deux dernières années, Fergie Chambers s’est imposé comme le principal financier du club de Bab Jedid, apportant des millions de dollars pour assainir les finances du club et jouant un rôle clé dans sa gouvernance.
Son soutien financier a également alimenté des tensions internes concernant la gestion du club, faisant de lui une figure centrale de la récente restructuration de la direction.
Installé en Tunisie, et marié à la talentueuse volleyeuse du Club Africain Emna Khallfa depuis juin 2025, il expliquait souvent avoir choisi notre pays en raison de sa convergence culturelle et politique avec la cause palestinienne, finançant divers médias, initiatives et campagnes de soutien à Gaza.
Son arrestation cette semaine en Espagne — effectuée à la demande des autorités américaines pour des accusations de blanchiment d’argent international (des charges que ses partisans jugent motivées par des considérations politiques) — a immédiatement suscité de vives réactions parmi les supporters, les militants et les observateurs chez nous.
Sur le plan sportif, les conséquences de cette arrestation pour le Club Africain demeurent incertaines. Une éventuelle interruption du soutien financier de Chambers pourrait fragiliser la stabilité économique du club et compromettre les projets lancés ces derniers mois — des initiatives qui avaient permis d’atténuer les difficultés financières et de favoriser le renouveau de l’équipe. Des signes d’un possible désengagement financier étaient d’ailleurs apparus ces dernières semaines. Pendant ce temps, l’affaire continue d’alimenter le débat public en Tunisie, mêlant sport, politique internationale et solidarité avec la Palestine, le tout dans un contexte où le Club Africain incarne, pour une partie de ses supporters, un symbole d’engagement envers la cause palestinienne.
Il reste, cependant, un autre aspect de l’affaire qui semble négligé par les médias et l’opinion en Tunisie : Fergie Chambers est-il blanc comme neige, comme on s’évertue à vouloir le faire accréditer dans l’opinion ? Son attachement à la Tunisie, au Club Africain et à la Palestine est-il aussi sincère comme on semble vouloir le croire ? Les circonstances dans lesquelles il est venu en Tunisie, sans crier gare, en mettant de l’argent frais dans les caisses d’un club populaire aux finances chancelantes, restent mystérieuses. S’il a vraiment un attachement particulier à la Tunisie, au Club Africain et, accessoirement aussi, à la Palestine, il semble bien tardif pour ne pas susciter quelques doutes sur sa sincérité. Car on voit mal la justice américaine, même sous l’inénarrable Donald Trump, poursuivre un citoyen américain résidant à l’étranger pour… ses idées politiques. D’ailleurs, quel poids politique aurait le soutien du sponsor providentiel du Club Africain au regard des autorités de Washington ?
Ne soyons pas trop naïfs ! Et souvenons-nous, surtout, de la vidéo postée par l’activiste tuniso-américaine Olfa Hamdi, incarcérée, elle, en Tunisie, dans une affaire réellement politique, lorsqu’elle a appris l’arrivée de Fergie Chambers au Parc A, fief du Club Africain. Mme Hamdi avait évoqué les démêlées de l’«investisseur» américain avec la justice de son pays et sa condamnation dans des affaires de trafic de drogue, d’escroquerie et de blanchiment d’argent.
A notre niveau, nous n’avons pas de preuves pour étayer de telles accusations, mais la nouvelle de l’arrestation de Fergie Sanders en Espagne en application d’un mandat d’arrêt international émis par la justice américaine devrait nous inciter à plus de retenue dans le traitement de cette affaire et, surtout, à ne pas mêler le concerné, qui a toute notre sympathie, à la cause palestinienne, comme pour le valoriser ou le blanchir (et c’est le cas de le dire) à nos yeux.
Attendons donc pour voir ce qui sera décidé à propos de Fergie Chambers par la justice espagnole. S’il est finalement extradé vers les Etats-Unis, ce que nous ne souhaitons pas, nous devrions revoir totalement notre appréciation du personnage et le Club Africain devrait se montrer plus prudent à l’avenir et ne pas offrir les clés de la maison à tout «bienfaiteur» qui vient frapper à sa porte sans crier gare.
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L’Italie ne limite plus sa coopération avec la Tunisie aux infrastructures et à l’énergie. Le 15 juillet, à l’occasion de la deuxième édition des « Innovation Talks » organisée à Tunis par l’Ambassade d’Italie et Terna Innovation Zone, Rome a affiché une nouvelle ambition : faire des startups tunisiennes un levier de coopération économique et technologique.
L’événement a mis en lumière deux jeunes entreprises évoluant dans des secteurs jugés stratégiques : la startup italienne Koalisation, spécialisée dans la finance carbone en Afrique subsaharienne, et la Tunisienne ProVerdy, qui développe une plateforme IA de mesure et réduction d’empreinte carbone. Pour Mathieu Meneghini, cofondateur de Koalisation, la Tunisie représente « la porte d’entrée la plus proche de l’Afrique pour l’Italie ».
Lauréate du Startup of the Year Award 2026 lors du Tunisia Investment Forum, ProVerdy a également été retenue dans le programme d’accélération 2026 de Terna Innovation Zone Tunisia.
Selon l’ambassadeur Alessandro Prunas, la Tunisie compte plus de 1 400 startups actives — un chiffre cité sans méthodologie publiée, à considérer comme une estimation, mais qui traduit la perception, côté italien, d’un écosystème en pleine maturité, reposant sur un réseau d’universités, centres de recherche, technopôles, accélérateurs et institutions publiques.
Cette orientation vient compléter une relation déjà dense : l’Italie reste l’un des principaux partenaires commerciaux de la Tunisie, avec près de 7 milliards d’euros d’échanges bilatéraux par an et plus de 1 000 entreprises italiennes implantées sur le territoire.
Cet intérêt pour les startups s’inscrit dans le Plan Mattei, la stratégie italienne de renforcement économique en Afrique. En Tunisie, elle ne se limite plus aux infrastructures énergétiques et passe désormais par le soutien à l’innovation et à l’entrepreneuriat.
Créée en janvier 2025, Terna Innovation Zone Tunisia — premier hub africain de Terna, deuxième au monde après San Francisco — en constitue l’un des principaux relais, avec des programmes d’accélération et un accompagnement des startups tunisiennes. Elle complète l’interconnexion électrique ELMED, y ajoutant une dimension innovation et talents.
Aucune annonce d’investissement n’a été formulée lors de cette rencontre. Les « Innovation Talks » confirment néanmoins une évolution de la coopération tuniso-italienne, où l’innovation s’ajoute désormais à l’énergie et à l’industrie comme axe stratégique. Reste à transformer l’essai : entre les cadres institutionnels multipliés ces derniers mois — ELMED, Terna Innovation Zone, désormais les Innovation Talks — et l’absence, pour l’instant, de financements dédiés aux startups elles-mêmes, la prochaine édition sera à surveiller pour juger si Rome passe du symbole à l’investissement mesurable.
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Les bases américaines au Moyen-Orient n’ont jamais assuré la sécurité des pays qui les abritent, au contraire, aujourd’hui ces bases contribuent largement à la déstabilisation de toute la région et notamment des monarchies du Golfe qui y ont investi d’énormes sommes d’argent et en ont fait le principal pilier de leur stratégie de défense.
Habib Glenza, à Lodz, Pologne.
Après la Seconde Guerre mondiale, le système de Bretton Woods faisait du dollar la monnaie centrale du monde. Il était convertible en or à un taux fixe.
Dans les années 1960 et 1970, les États-Unis accumulent des déficits importants, notamment à cause de la guerre du Vietnam et des dépenses sociales. Les pays étrangers possèdent de plus en plus de dollars et veulent les échanger contre de l’or.
Le 15 août 1971, le président Richard Nixon annonce la fin de la convertibilité du dollar en or. C’est ce qu’on appelle le «choc Nixon». Le dollar devient une monnaie sans soutien physique. Sa valeur risque de s’affaiblir et la confiance internationale diminue. Les États-Unis doivent trouver une nouvelle base pour soutenir leur monnaie. La solution viendra du pétrole.
En octobre 1973, la guerre du Kippour éclate. Les pays arabes producteurs de pétrole imposent un embargo sur les exportations vers les États-Unis et certains de leurs alliés. Le prix du baril quadruple en quelques mois. C’est le premier choc pétrolier, qui provoque inflation et récession dans le monde occidental.
C’est dans ce contexte que le secrétaire d’État américain Henry Kissinger propose à l’Arabie saoudite la négociation d’un «accord pétro-dollar».
Le 8 juin 1974, un accord-cadre est signé à Washington entre le secrétaire d’Etat américain et le prince Fahd ben Abdulaziz — futur roi. Officiellement.
Dans les faits, cet accord stipule que l’Arabie saoudite accepte de vendre son pétrole principalement en dollars américains, tandis qu’une grande partie des revenus est réinvestie dans les bons du Trésor américains. En échange, les États-Unis offrent une protection militaire et vendent des armes modernes au royaume.
Grâce à cet accord, le dollar américain reprend des couleurs et les États-Unis bénéficient de ce que Valéry Giscard d’Estaing appelait un «privilège exorbitant». Ils peuvent financer leurs déficits budgétaires et commerciaux à faible coût. Ils peuvent émettre plus de dollars sans que l’inflation ne s’envole immédiatement, car une partie de ces dollars est absorbée par le reste du monde. Le dollar reste la monnaie de réserve mondiale, ce qui renforce leur influence, y compris à travers les sanctions financières. En contrepartie les Américains ont-ils accordé aux Saoudiens la protection promise ?
Au lendemain des attaques du 11 septembre 2001 et de la guerre d’Irak en 2003 qui s’ensuit, les pays du golfe ont commencé à financer l’installation de bases américaines sur leurs sols, croyant que ces bases, indispensables à leurs avis, seront un facteur de sécurité dans la région. Mais au fil des années, notamment après l’attaqued’Abqaïq et de Khurais, en Arabie Saoudite, le 14 septembre 2019, vraisemblablement commise par des drones houthis, il a été démontré clairement que les Américains se désintéressent complètement de la sécurité de la monarchie saoudienne.
Les frappes israéliennes à Doha, le 9 septembre 2025, ont ébranlé le concept de «garanties sécuritaires» dont pensaient bénéficier les pays du Golfe de la part de l’allié américain.
Les bases américaines au Moyen-Orient n’ont jamais assuré la sécurité des pays qui les abritent, au contraire, aujourd’hui ces bases contribuent largement à la déstabilisation de toute la région et notamment des monarchies du Golfe qui y ont investi d’énormes sommes d’argent. En effet, c’est de ces bases que partent les machines de guerre américaines qui ont détruit l’Irak, l’Afghanistan, la Libye…
Israël ne peut exister sans guerres et quand celles-ci viennent à manquer, l’Etat hébreu les invente. Aujourd’hui, son ennemi juré est l’Iran, demain ce seront la Turquie, le Pakistan, l’Egypte qui subiront le même sort. Cet État hors la loi fera tout pour déstabiliser toute la région. Le plus grave c’est que les Américains soutiendront Israël sous le diktat du lobby sioniste international. Par conséquent, les bases américaines au Moyen-Orient seront utilisées pour assurer la protection d’Israël si les aventures militaires de l’Etat sioniste viendraient à se retourner contre lui.
Aussi la question qui se pose aujourd’hui est-elle la suivante : pourquoi maintenir ces bases et pourquoi financer la présence de soldats américains qui, au final, ne protègent qu’Israël ?
Le président philippin Duarte a ordonné la fermeture des bases militaires américaines et Ibrahim Traoré a chassé les militaires français du Burkina Faso. De petits pays, à l’instar des Philippines et du Burkina Faso, sont parvenus à se débarrasser des bases militaires américaines et françaises.
Le président Duarte estime que la présence des bases américaines conduit à l’instabilité dans le sud du pays, où sévissent plusieurs rébellions. Et annonce qu’il va acheter des armes à la Russie et à la Chine. Il a affirmé avoir ordonné aux conseillers militaires des Etats-Unis de quitter le sud des Philippines Et cette déclaration risque de mettre à mal une relation bilatérale qui ne cesse de se dégrader sérieusement depuis l’arrivée de Duterte à la présidence en juin.
De son côté Traoré est allé jusqu’à rompre les relations diplomatiques de son pays avec la France.
Il est grand temps pour les pays du Moyen-Orient de réviser leurs stratégies de défense marquées par une soumission totale aux diktats des Etats-Unis et de sa base avancée au Moyen-Orient : Israël. Ils seraient bien inspirés de revoir, par la même occasion, leurs liens avec l’Iran en vue d’asseoir les bases d’un accord de bon voisinage fondé sur la confiance mutuelle. Et pour rétablir cette confiance, ils devraient commencer par fermer les bases militaires américaines sur leurs territoires qui sont principalement dirigées contre l’Iran et ne servent finalement pas leurs intérêts, mais ceux d’Israël.
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C’est ce que révèle un communiqué diffusé le 15 juillet 2026 sur le site du Conseil du Marché Financier (CMF). Le document précise que cette rémunération des actionnaires a été validée à l’occasion de l’Assemblée Générale Ordinaire de la société, réunie le 30 juin 2026.
Les investisseurs souhaitant bénéficier de cette distribution doivent détenir leurs titres avant la date de détachement, arrêtée au 17 août 2026. Le versement effectif des sommes dues débutera, quant à lui, deux jours plus tard, soit le 19 août 2026.
L’opération sera prise en charge par les intermédiaires en Bourse ainsi que par les teneurs de comptes dépositaires des titres. Pour les actions déposées auprès de Tunisie Clearing, c’est cette structure qui assurera le règlement des fonds aux ayants droit.
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La Tunisie a officiellement lancé, jeudi 16 juillet, la saison de la Omra 1448 de l’hégire (2026). Cette nouvelle campagne débute dans un contexte de forte demande, après une saison 2025 qui a vu près de 120.000 Tunisiens accomplir la Omra. Les professionnels du secteur tablent désormais sur 135.000 pèlerins pour la saison qui s’ouvre, tandis que le ministère des Affaires religieuses appelle au strict respect des nouvelles procédures d’organisation.
Après les quelque 120.000 Tunisiens ayant effectué la Omra en 2025, les agences de voyages anticipent une nouvelle hausse de la demande. La Fédération tunisienne des agences de voyages et de tourisme (FTAV) estime que la saison 2026 pourrait concerner près de 135.000 pèlerins, confirmant l’engouement des Tunisiens pour ce voyage religieux.
Dans un communiqué publié jeudi, le ministère des Affaires religieuses a indiqué que l’ouverture de la saison intervient à la suite de l’annonce des autorités saoudiennes fixant le lancement officiel de la Omra 1448 de l’hégire et de la publication, le 13 juillet, des nouvelles directives encadrant son organisation.
Ces mesures portent notamment sur les modalités de voyage, d’hébergement et d’encadrement des pèlerins durant toute la saison.
Le ministère a rappelé aux agences de voyages agréées ainsi qu’aux candidats à la Omra qu’un contrat doit obligatoirement être conclu avant le départ.
Disponible sur le site du département, ce document précise les droits et obligations des deux parties, notamment les prestations prévues, les conditions de transport, d’hébergement et d’assistance, afin de garantir une meilleure protection des pèlerins.
Le département des Affaires religieuses appelle enfin les agences agréées à se conformer aux nouvelles dispositions publiées par les autorités saoudiennes et tunisiennes.
Les futurs pèlerins sont également invités à consulter les directives officielles afin de prendre connaissance des procédures applicables à cette nouvelle saison.
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Le ministre de l’Intérieur, Khaled Nouri, a souligné la profondeur des relations historiques entre la Tunisie et l’Égypte et leur évolution continue dans les différents domaines, notamment à la lumière des résultats positifs de la haute commission mixte et les commissions sectorielles, du niveau exceptionnel de la coopération en matière de sécurité, ainsi que de la poursuite de la coordination et de la concertation sur les questions régionales, dont en premier lieu la cause palestinienne.
Selon un communiqué de l’ambassade d’Égypte en Tunisie, publié mercredi sur sa page Facebook, le ministre a transmis, lors de sa participation, lundi, à la réception organisée par l’ambassade à l’occasion du 74e anniversaire de la révolution du 23 juillet, les salutations du président de la République Kais Saïd et ses sincères félicitations au président Abdel Fattah Sissi, au gouvernement de l’Égypte et à son peuple.
Le ministre a aussi exprimé le respect de la Tunisie pour le rôle historique de l’Égypte et ses efforts constants pour soutenir le peuple palestinien.
Dans un discours prononcé à cette occasion, l’ambassadeur d’Égypte en Tunisie, Bassem Hassan, a indiqué que la célébration, cette année, de la révolution du 23 juillet revêt une importance particulière car elle coïncide avec le 70e anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques entre la Tunisie et l’Égypte, soulignant que les relations bilatérales connaissent un nouvel élan grâce à la volonté politique commune des chefs d’État des deux pays frères, à une coordination étroite et à une coopération croissante dans différents domaines.
Il a également passé en revue les principales réalisations de la coopération bilatérale, notamment les résultats de la 18e session de la haute commission mixte tuniso-égyptienne, l’intensification des échanges de visite entre les hauts responsables, la tenue pour la première fois de la Commission militaire mixte au niveau des ministres de la Défense, ainsi que la poursuite des efforts déployés pour renforcer la coopération commerciale, culturelle et touristique, et à élargir les partenariats entre les secteurs privés des deux pays.
L’ambassadeur a réaffirmé la volonté de son pays de soutenir la solidarité arabe, la sécurité et la stabilité dans la région, et de poursuivre les efforts pour parvenir à un cessez-le-feu durable dans la bande de Gaza, de garantir un accès total et durable à l’aide humanitaire et de créer les conditions politiques nécessaires à l’établissement d’un État palestinien indépendant.
Ont participé à la cérémonie de réception le président de l’Assemblée des représentants du peuple, Brahim Bouderbala, le président du Conseil national des régions et des districts, Imed Derbali, le mufti de la République, Hichem Ben Mahmoud, outre les chefs des missions diplomatiques et des organisations internationales et régionales accréditées en Tunisie, indique la même source.
L’Égypte célèbre le 23 juillet, chaque année, l’anniversaire de la révolution menée en 1952 par l’organisation des « Officiers libres » et dirigée par Mohamed Néjib et Jamel Abdel Nasser.
Cette révolution avait mis fin à la monarchie, entraîné l’exil du roi Farouk Ier en Italie et transformé le régime égyptien en une république présidentielle.
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Un mois après son départ retentissant de la sélection tunisienne en pleine Coupe du monde 2026, Sabri Lamouchi est revenu pour la première fois sur les circonstances de son éviction. Invité de l’émission Kampo, l’ancien sélectionneur des Aigles de Carthage a évoqué un épisode « violent » survenu au lendemain de la lourde défaite face à la Suède (1-5), qui avait précipité son remplacement par Hervé Renard.
Sabri Lamouchi a raconté avoir découvert la situation dans des conditions particulièrement troublantes. Au réveil, le technicien franco-tunisien affirme avoir trouvé des dizaines d’appels manqués de ses proches après la publication, puis la suppression, d’un communiqué annonçant son départ sur les réseaux sociaux de la Fédération tunisienne de football.
« Je me suis couché tard, je me réveille très tôt et je vois 27 appels en absence de ma femme, de mes enfants et d’amis. Le staff vient taper à ma chambre et c’est le début de la fin », a-t-il confié.
Malgré les rumeurs grandissantes, Lamouchi a dirigé l’entraînement prévu ce matin-là. Il affirme que plusieurs joueurs lui ont alors exprimé leur soutien, certains lui assurant qu’ils souhaitaient terminer l’aventure avec lui.
Selon l’ancien international français, rien ne laissait présager un limogeage aussi rapide. Il assure avoir reçu des messages de confiance de la part des responsables de la sélection seulement quelques jours auparavant.
« La veille du match contre la Suède, on est venus nous dire qu’on était ravis du travail accompli et que nous étions là pour préparer la CAN », a-t-il expliqué.
Lamouchi révèle également que, même après la défaite inaugurale, des dirigeants lui avaient réaffirmé leur soutien. Quelques heures plus tard pourtant, le président de la Fédération, Moez Nasri, accompagné du vice-président Hussein Jenayah, lui annonçait officiellement la fin de sa mission.
Malgré la brutalité de la situation, le technicien de 54 ans assure ne nourrir aucun ressentiment envers ses anciens dirigeants.
« Il n’y a ni revanche, ni colère, ni règlement de compte. J’ai essayé, j’y ai cru et ça n’a pas marché », a-t-il déclaré, évoquant avant tout « un mauvais timing ».
Son départ reste l’un des épisodes les plus marquants du parcours tunisien au Mondial 2026. Reprise en urgence par Hervé Renard après la débâcle contre la Suède, la Tunisie n’a finalement pas réussi à redresser la barre et a quitté la compétition dès le premier tour.
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Le ministre de l’éducation Nourredine Nouri, a souligné la nécessité de faire réussir la rentrée scolaire 2026-2027 à travers le suivi sur le terrain et la coordination en permanence entre les différentes régions et l’administration centrale.
Le ministre a appelé, mercredi, dans son intervention à la clôture de la conférence périodique des commissaires régionaux à l’éducation, qui s’est tenue au centre national de formation et de développement des compétences à Carthage, à la nécessité de respecter les délais fixés pour les opérations administratives aux niveaux du primaire, du collège et du secondaire, afin d’assurer la bonne marche des établissements scolaires dès le premier jour de la rentrée, selon un communiqué du ministère.
Nouri a relevé l’importance de renforcer les acquis enregistrés à travers la poursuite du programme national d’excursions au profit des élèves dans les écoles rurales et loin des zones urbaines, la mise en oeuvre de l’initiative « 2026, année de la lecture », la promotion des activités culturelle scolaires et à assurer les meilleures conditions de travail à la famille éducative.
Plusieurs interventions ont été présentées au cours de cette conférence dont notamment la préparation de la prochaine rentrée scolaire, l’évaluation des résultats des examens nationaux, avec des propositions pour les améliorer au cours des prochaines années.
Les participants ont également abordé les progrès enregistrés en matière de gouvernance des services scolaires et l’état d’avancement des projets d’infrastructure scolaire, notamment les travaux d’extension et de réhabilitation.
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Ainsi, sur les 39 pays africains évalués, le score moyen reste très faible, à seulement 21,79 points sur 100, autrement dit bien en dessous de la moyenne mondiale qui est de 35 points.
Cele étant, certains pays s’en sortent mieux que d’autres. C’est le cas entre autres du Nigeria qui arrive en tête du continent (38e mondial) avec un score de 45,93 points, porté par de bons résultats dans les dimensions « confiance et sécurité » (63,45) et « inclusion et diversité » (52,06), mais toutefois freiné par des notes faibles dans l’utilisation de l’IA dans les services publics (23,65) et les compétences de la main-d’œuvre (40,85).
Il est suivi par l’Égypte (41,3 points, 48e99 mondial), le Kenya (50e), le Ghana (56e), le Bénin (59e), le Maroc (63e), la Côte d’Ivoire (64e), le Rwanda (66e), l’Éthiopie (73e) et le Sénégal (74e). Malheureusement, la Tunisie n’occupe que la 22e position en Afrique, et pointe seulement au 110 rang mondial.
À l’échelle mondiale, le top 5 du classement est dominé par la Norvège (74,20 points), l’Italie, l’Irlande, la France et les Pays-Bas.
A noter que l’indice du classement repose sur 38 indicateurs répartis en cinq dimensions, à savoir l’inclusion, l’éthique, les compétences, la confiance, les services publics, et sur trois piliers : politiques IA (pondération 60 %), implication de la société civile (10 %) et conditions favorables (30 %).
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