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Argentine – Angleterre | La leçon de la 90e minute

Hier soir, mercredi 15 juillet 2026, je n’ai pas seulement regardé un match, celui opposant l’Angleterre à l’Argentine dans le cadre des demi-finales de la Coupe du Monde Fifa. J’ai regardé ma fille regarder un match. Grand spectacle, fortes émotions, bouleversements à couper le souffle, et leçons à tirer…

Manel Albouchi

Elle voulait que l’Angleterre gagne. Moi, au fond de moi, mon intuition penchait pour l’Argentine. Ce n’était pas une certitude rationnelle. Ce n’était pas non plus les statistiques ou l’analyse d’une grande connaisseuse de football.

C’était cette petite voix intérieure que nous connaissons tous, celle qui parfois murmure que, dans la vie comme sur un terrain, on peut être dominé sans être vaincu.

​90 minutes de mémoire vive

​L’Argentine et l’Angleterre se retrouvent en demi-finale. Un rendez-vous chargé d’histoire ; pas seulement deux maillots, mais deux mémoires sportives et politiques différentes.

Dès les premières minutes, le contraste apparaît. L’Angleterre maîtrise son organisation. Elle construit son jeu avec précision, ferme les espaces, organise ses lignes, avance avec une discipline presque architecturale. L’Argentine, elle, cherche. Elle tourne autour, observe, attend la petite ouverture invisible.

​La première mi-temps fut un duel de patience… comme un nœud serré. Personne ne veut être celui qui fera le premier pas vers le vide. Puis arrive la 55ᵉ minute :  Anthony Gordon ouvre le score pour l’Angleterre. Le stade bascule. Le scénario semble écrit. L’Angleterre n’a pas seulement un avantage au tableau d’affichage. Elle possède désormais quelque chose de plus précieux : le contrôle psychologique du match.

Alors elle se transforme. Elle devient forteresse, un château médiéval. Chaque tacle devient une pierre ajoutée au mur. Jordan Pickford se dresse comme une tour infranchissable. Chaque balle qu’il arrête devient un souffle de survie.

Une équipe peut construire un mur, mais elle doit tenir derrière. Dès lors, l’Angleterre accepte de souffrir, de résister. Elle ne défend pas seulement un but, mais une possibilité de victoire.

​L’injustice dans les yeux d’un enfant

​Dans le salon, ma fille est concentrée. Elle ne quitte pas l’écran. Je l’observe. Elle ne regarde pas seulement vingt-deux joueurs courir derrière un ballon. Elle regarde l’histoire. Quelques jours auparavant, elle avait vécu le match Argentine–Égypte avec une sensation forte : celle d’une injustice.

​Les enfants ont parfois cette capacité étonnante de ressentir avant de comprendre. Elle connaît quelques termes : arbitrage, statistiques… mais n’a pas encore les mots complexes des adultes : stratégie, géopolitique, intérêts des États, rapport de force, droit international. Elle a simplement une impression intérieure : «Ce n’est pas juste.»

Jean Piaget, dans ses travaux sur le jugement moral de l’enfant, a montré que le sentiment de justice se construit progressivement. L’enfant apprend les règles, mais il apprend aussi quelque chose de plus profond : l’équilibre entre les personnes, la réciprocité, le besoin que chacun ait une place.

Alors peut-être que ce soir-là, ma fille ne choisissait pas seulement l’Angleterre. Elle choisissait une réparation. Elle cherchait, à travers ce jeu, à remettre le monde dans un ordre qui lui semblait plus juste.

​L’Argentine continue. Elle ne s’effondre pas. Elle revient. Elle insiste. Elle recommence. En Tunisie, nous avons un proverbe : الدوام ينقب الرخام»» (La durée perce le marbre). Il y a dans cette phrase une sagesse qui dépasse le sport. En effet, certaines résistances ne disparaissent pas aussi facilement sous un coup violent. Elles muent pour revenir encore et encore.

​Le football nous fait parfois voyager dans un espace que seul le génie peut imaginer. À la 85ᵉ minute, dans une fraction de seconde où le corps semble avoir décidé avant la pensée, Enzo Fernandez égalise sur un service de Lionel Messi. La forteresse n’est pas tombée d’un coup. Elle a simplement révélé la fissure. Puis, à la 90ᵉ+2, Lautaro Martinez donne l’avantage à l’Argentine sur une passe de Messi.

​Deux philosophies du courage

​Ce match n’opposait pas seulement deux équipes. Il opposait deux manières d’être au monde, deux formes de résistance.

L’Angleterre nous a montré le courage de tenir. Celui de rester debout quand la pression devient presque insupportable. Celui de protéger ce qui compte.

L’Argentine nous a montré le courage de continuer. Celui de croire encore quand le temps semble manquer. La forteresse contre la vague. Le mur contre l’eau.

​En regardant les visages autour de moi, dans ce salon de thé populaire, une question n’a pas arrêté de me revenir : et nous ? Quelle place occupons-nous dans ce grand récit mondial ? Nous vibrons pour des drapeaux qui ne sont pas les nôtres ! Nous adoptons des héros qui portent d’autres couleurs ! Nous déposons nos émotions dans des histoires venues d’ailleurs !

Mais peut-être est-ce aussi cela la puissance du sport : il nous permet d’habiter momentanément une histoire plus grande que nous. Il est cet espace transitionnel cher à Winnicott. Une aire où le jeu rencontre la réalité intérieure. Le football est ce bout de terrain vert et blanc avec des limites et des règles précises. Mais il est aussi un espace symbolique où chacun dépose ses attentes, ses frustrations, ses rêves et parfois ses blessures.

​C’est peut-être cela qui rend le football universel : il est réel par son score, mais il devient humain par ce que nous y déposons.

Hier, l’Argentine et l’Angleterre n’ont pas seulement joué une demi-finale. Elles nous ont raconté quelque chose sur nous-mêmes. Nous avons tous nos forteresses. Nous avons tous nos moments où le temps semble contre nous. Nous avons tous une minute 90, ce moment où tout peut encore basculer.

Et parfois, juste après avoir cru que tout était terminé, une porte s’ouvre. Pas toujours celle que nous attendions. Mais celle que nous étions peut-être prêts à voir.

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Messi-Yamal : 19 ans après, le destin les réunit

Dix-neuf ans après une photo devenue mythique, Lionel Messi et Lamine Yamal vont se retrouver face à face sur la plus grande scène du football mondial. Dimanche 19 juillet, l’Argentine du légendaire numéro 10 affrontera l’Espagne portée par son jeune prodige en finale de la Coupe du monde 2026. Une affiche qui ressemble à un passage de témoin entre deux générations, avec une image du passé qui donne aujourd’hui une dimension presque irréelle à ce rendez-vous.

Une photo qui avait tout d’un symbole

L’histoire commence en 2007, au Camp Nou. Lionel Messi n’a alors que 20 ans. Il est encore au début d’une carrière qui va bientôt le conduire au sommet du football mondial, mais personne n’imagine encore l’ampleur du phénomène qu’il deviendra.

À l’occasion d’une opération organisée par l’UNICEF dans le quartier de Roca Fonda, à Mataró, une famille remporte une tombola permettant de poser avec un joueur du FC Barcelone. Le jeune Messi participe alors à une séance photo particulière : il se retrouve avec un bébé dans les bras, installé dans une petite baignoire. Ce nourrisson n’est autre que Lamine Yamal.

Le cliché, capturé par Joan Monfort, photographe indépendant de l’agence Associated Press, restera longtemps une simple photo familiale avant de devenir l’une des images les plus symboliques de l’histoire récente du football.

Messi, le futur génie, face à celui qui allait lui succéder

À cette époque, Messi n’est pas encore le joueur qui marquera plusieurs générations. Il n’a pas encore remporté ses Ballons d’Or, ses titres internationaux ou écrit les pages les plus prestigieuses de son immense carrière.

Dix-neuf ans plus tard, la situation a totalement changé. Messi est devenu une légende vivante et Lamine Yamal, devenu international espagnol, incarne la nouvelle génération appelée à prendre la relève.

Le hasard du calendrier offre désormais une scène exceptionnelle : les deux joueurs qui apparaissaient sur cette photo se retrouvent adversaires en finale de la Coupe du monde. L’un joue probablement son dernier grand rendez-vous mondial, l’autre dispute peut-être le premier d’une longue série.

Une histoire qui dépasse le football

Joan Monfort avait raconté que la séance n’avait pas été évidente à réaliser. Très réservé à l’époque, Messi ne savait pas vraiment comment porter le bébé qu’on lui avait confié. Le jeune Argentin était loin d’imaginer qu’il tenait dans ses bras celui qui deviendrait, près de vingt ans plus tard, l’un des grands espoirs du football mondial.

Cette image prend aujourd’hui une nouvelle dimension. Elle raconte une histoire de transmission, de générations et de destin sportif.

Voir Messi, symbole absolu du football des années 2000 et 2010, affronter Yamal, visage du football de demain, donne à cette finale une dimension particulière.

Le dernier chapitre de Messi face au premier de Yamal ?

La finale Argentine-Espagne sera donc plus qu’un simple duel pour le titre mondial. Elle opposera deux styles, deux époques et deux histoires personnelles liées par une photographie improbable.

Pour Messi, l’objectif sera d’offrir un nouveau sacre à l’Argentine et de prolonger encore un peu une légende déjà immense. Pour Yamal, il s’agira de confirmer qu’il appartient bien à cette génération appelée à écrire l’avenir.

En 2007, personne n’aurait pu imaginer qu’un bébé posé dans les bras d’un jeune joueur du Barça retrouverait un jour ce même homme en finale d’une Coupe du monde.

Dans le football, certaines histoires semblent avoir été écrites longtemps à l’avance.

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Fergie Chambers et le Club Africain | Une affaire qui sent mauvais  

L’affaire de l’arrestation de Fergie Chambers — entrepreneur américain, héritier de la famille propriétaire de Cox Enterprises — suscite des interrogations en Tunisie, et pas seulement parmi les responsables et les supporters du Club Africain, l’un des clubs les plus populaires du pays, dont il est un important sponsor. Une affaire qui sent le roussi à mille lieux à la ronde…      

Latif Belhedi

Certains médias tunisiens évoquent les nombreuses initiatives de solidarité de l’Américain avec le peuple palestinien pour laisser entendre un lien entre ses déboires judiciaires aux Etats-Unis et ses positions politiques. Vue sous cet angle, cette affaire met en lumière les contradictions du débat en Tunisie à propos de la souveraineté nationale, du soutien de principe à la Palestine et des relations privilégiés avec les États-Unis, partenaire historique avec l’Union européenne.

Au cours des deux dernières années, Fergie Chambers s’est imposé comme le principal financier du club de Bab Jedid, apportant des millions de dollars pour assainir les finances du club et jouant un rôle clé dans sa gouvernance.

Un sponsor qui tombe du ciel

Son soutien financier a également alimenté des tensions internes concernant la gestion du club, faisant de lui une figure centrale de la récente restructuration de la direction.

Installé en Tunisie, et marié à la talentueuse volleyeuse du Club Africain Emna Khallfa depuis juin 2025, il expliquait souvent avoir choisi notre pays en raison de sa convergence culturelle et politique avec la cause palestinienne, finançant divers médias, initiatives et campagnes de soutien à Gaza.

Son arrestation cette semaine en Espagne — effectuée à la demande des autorités américaines pour des accusations de blanchiment d’argent international (des charges que ses partisans jugent motivées par des considérations politiques) — a immédiatement suscité de vives réactions parmi les supporters, les militants et les observateurs chez nous.

Sur le plan sportif, les conséquences de cette arrestation pour le Club Africain demeurent incertaines. Une éventuelle interruption du soutien financier de Chambers pourrait fragiliser la stabilité économique du club et compromettre les projets lancés ces derniers mois — des initiatives qui avaient permis d’atténuer les difficultés financières et de favoriser le renouveau de l’équipe. Des signes d’un possible désengagement financier étaient d’ailleurs apparus ces dernières semaines. Pendant ce temps, l’affaire continue d’alimenter le débat public en Tunisie, mêlant sport, politique internationale et solidarité avec la Palestine, le tout dans un contexte où le Club Africain incarne, pour une partie de ses supporters, un symbole d’engagement envers la cause palestinienne.

Fergie Chambers est-il blanc comme neige ?

Il reste, cependant, un autre aspect de l’affaire qui semble négligé par les médias et l’opinion en Tunisie : Fergie Chambers est-il blanc comme neige, comme on s’évertue à vouloir le faire accréditer dans l’opinion ? Son attachement à la Tunisie, au Club Africain et à la Palestine est-il aussi sincère comme on semble vouloir le croire ? Les circonstances dans lesquelles il est venu en Tunisie, sans crier gare, en mettant de l’argent frais dans les caisses d’un club populaire aux finances chancelantes, restent mystérieuses. S’il a vraiment un attachement particulier à la Tunisie, au Club Africain et, accessoirement aussi, à la Palestine, il semble bien tardif pour ne pas susciter quelques doutes sur sa sincérité. Car on voit mal la justice américaine, même sous l’inénarrable Donald Trump, poursuivre un citoyen américain résidant à l’étranger pour… ses idées politiques. D’ailleurs, quel poids politique aurait le soutien du sponsor providentiel du Club Africain au regard des autorités de Washington ?

Ne soyons pas trop naïfs ! Et souvenons-nous, surtout, de la vidéo postée par l’activiste tuniso-américaine Olfa Hamdi, incarcérée, elle, en Tunisie, dans une affaire réellement politique, lorsqu’elle a appris l’arrivée de Fergie Chambers au Parc A, fief du Club Africain. Mme Hamdi avait évoqué les démêlées de l’«investisseur» américain avec la justice de son pays et sa condamnation dans des affaires de trafic de drogue, d’escroquerie et de blanchiment d’argent.

A notre niveau, nous n’avons pas de preuves pour étayer de telles accusations, mais la nouvelle de l’arrestation de Fergie Sanders en Espagne en application d’un mandat d’arrêt international émis par la justice américaine devrait nous inciter à plus de retenue dans le traitement de cette affaire et, surtout, à ne pas mêler le concerné, qui a toute notre sympathie, à la cause palestinienne, comme pour le valoriser ou le blanchir (et c’est le cas de le dire) à nos yeux.

Attendons donc pour voir ce qui sera décidé à propos de Fergie Chambers par la justice espagnole. S’il est finalement extradé vers les Etats-Unis, ce que nous ne souhaitons pas, nous devrions revoir totalement notre appréciation du personnage et le Club Africain devrait se montrer plus prudent à l’avenir et ne pas offrir les clés de la maison à tout «bienfaiteur» qui vient frapper à sa porte sans crier gare.  

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La Norvège reverse les recettes de son match contre Israël à Gaza et porte son don à plus de 400.000 euros

La Fédération norvégienne de football (NFF) a confirmé avoir transformé les bénéfices de son match de qualification pour la Coupe du monde 2026 face à Israël en aide humanitaire destinée à Gaza. Prévue avant la rencontre disputée le 11 octobre 2025 à Oslo, cette initiative a finalement pris une ampleur plus importante puisque la fédération a triplé le montant initial du don. Au total, plus de 400.000 euros ont été réunis au profit des opérations de Médecins Sans Frontières (MSF) dans les zones affectées par le conflit.

Un bénéfice de 47.000 euros transformé en aide humanitaire

La rencontre entre la Norvège et Israël, remportée largement par les Scandinaves (5-0), devait initialement générer un don correspondant uniquement au bénéfice réalisé lors de l’événement. Après clôture des comptes, la Fédération norvégienne a évalué le bénéfice net du match à environ 522.000 couronnes norvégiennes, soit près de 47.000 euros.

Mais l’instance dirigeante du football norvégien a décidé d’aller au-delà de cet engagement initial en ajoutant un million de couronnes norvégiennes sur ses propres fonds. Le montant versé à Médecins Sans Frontières a ainsi atteint 1,5 million de couronnes, soit environ 135.000 euros.

Une contribution privée porte le montant total à plus de 400.000 euros

L’opération a également bénéficié d’un soutien extérieur. Un important acteur économique norvégien, dont l’identité n’a pas été dévoilée, a choisi d’apporter une contribution supplémentaire de trois millions de couronnes norvégiennes.

Grâce à ce financement complémentaire, près de 4,5 millions de couronnes norvégiennes, soit un peu plus de 400.000 euros, ont finalement été mobilisés pour soutenir les actions humanitaires menées par MSF à Gaza.

La position de la Fédération norvégienne

Le match entre la Norvège et Israël s’était déroulé dans un environnement particulièrement sensible en raison de la situation géopolitique. Des mesures de sécurité renforcées avaient été mises en place autour de la rencontre, avec notamment une réduction de la capacité d’accueil du stade d’Ullevaal.

Ces restrictions avaient eu un impact sur les recettes de billetterie et augmenté les coûts liés à l’organisation de l’événement. Malgré ces contraintes financières, la Fédération norvégienne a maintenu son engagement et choisi même d’amplifier son soutien humanitaire.

La présidente de la NFF, Lise Klaveness, avait expliqué que l’institution ne souhaitait pas rester passive face aux conséquences humanitaires du conflit.

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Argentine-Espagne : Une finale de rêve pour conclure le Mondial 2026

La Coupe du monde 2026 connaîtra son épilogue dimanche 19 juillet avec une affiche de prestige entre l’Argentine et l’Espagne au New York New Jersey Stadium. Tenante du titre, l’Albiceleste vise un quatrième sacre mondial, tandis que la Roja tentera de décrocher une deuxième étoile, seize ans après son triomphe en Afrique du Sud. Cette finale mettra un terme à une édition historique, la première disputée avec 48 sélections.

Le Mondial 2026 restera comme un tournant dans l’histoire de la compétition. Pour la première fois, 48 équipes ont participé au tournoi, qui a totalisé 103 rencontres, offrant un nombre record de matches et de nombreuses surprises tout au long de la compétition.

Après plusieurs semaines de compétition, les deux sélections les plus régulières se retrouvent pour le dernier rendez-vous, avec un titre mondial en jeu devant des millions de téléspectateurs à travers le monde.

L’Espagne retrouve les sommets

La Roja a décroché son billet pour la finale en dominant la France (2-0) lors des demi-finales. Cette qualification lui permet de retrouver le dernier acte de la Coupe du monde pour la deuxième fois de son histoire, seize ans après son unique couronne mondiale remportée en 2010.

Portée par une génération talentueuse, l’Espagne ambitionne désormais d’ajouter une deuxième étoile à son palmarès et de confirmer son retour parmi les grandes puissances du football mondial.

L’Argentine veut conserver sa couronne

Championne du monde en titre, l’Argentine s’est qualifiée après avoir éliminé l’Angleterre au terme d’une demi-finale spectaculaire remportée 2-1. Menée jusqu’aux dernières minutes, l’Albiceleste a renversé la situation grâce à Enzo Fernandez puis à Lautaro Martinez dans le temps additionnel.

Emmenée par Lionel Messi, la sélection argentine tentera de conserver son trophée et d’offrir à son capitaine un nouveau titre mondial, qui pourrait constituer le dernier grand rendez-vous de son exceptionnelle carrière internationale.

À quelle heure et sur quelles chaînes suivre la finale ?

Le coup d’envoi de la finale sera donné dimanche à 20h00, heure tunisienne.

Dans le monde arabe, la rencontre sera diffusée en direct sur les chaînes beIN Sports MAX 1, MAX 2, MAX 3 et MAX 4, qui détiennent les droits exclusifs de la Coupe du monde. Les abonnés pourront également suivre le match via les plateformes de streaming beIN Connect et TOD.

À l’international, plusieurs diffuseurs assureront également la retransmission de cette finale, notamment America TV au Pérou, Antena 1 en Roumanie et Arena Premium 1 en Serbie.

Une récompense financière record

Au-delà du prestige sportif, cette finale représente également un enjeu financier considérable. La FIFA versera une prime de 50 millions de dollars au futur champion du monde, tandis que le finaliste recevra 33 millions de dollars.

Le vainqueur du match pour la troisième place empochera 29 millions de dollars, contre 27 millions pour le quatrième. Les équipes éliminées en quarts de finale percevront 19 millions de dollars, celles sorties en huitièmes 15 millions, les sélections éliminées en seizièmes 11 millions, tandis que les équipes ayant quitté la compétition dès la phase de groupes toucheront 9 millions de dollars.

À ces montants s’ajoute une prime fixe de 2,5 millions de dollars, attribuée à chacune des 48 nations qualifiées pour cette édition.

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Argentine – Espagne : tout savoir sur la finale de la Coupe du monde 2026

Le rideau s’apprête à tomber sur la Coupe du monde 2026 avec une affiche de prestige entre l’Argentine, championne du monde en titre, et l’Espagne, qui tentera de renouer avec les sommets du football mondial. La finale se disputera le dimanche 19 juillet au New York New Jersey Stadium, aux États-Unis, devant des millions de […]

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Sabri Lamouchi brise le silence sur son éviction du Mondial : « C’était violent »

Un mois après son départ retentissant de la sélection tunisienne en pleine Coupe du monde 2026, Sabri Lamouchi est revenu pour la première fois sur les circonstances de son éviction. Invité de l’émission Kampo, l’ancien sélectionneur des Aigles de Carthage a évoqué un épisode « violent » survenu au lendemain de la lourde défaite face à la Suède (1-5), qui avait précipité son remplacement par Hervé Renard.

« Le début de la fin »

Sabri Lamouchi a raconté avoir découvert la situation dans des conditions particulièrement troublantes. Au réveil, le technicien franco-tunisien affirme avoir trouvé des dizaines d’appels manqués de ses proches après la publication, puis la suppression, d’un communiqué annonçant son départ sur les réseaux sociaux de la Fédération tunisienne de football.

« Je me suis couché tard, je me réveille très tôt et je vois 27 appels en absence de ma femme, de mes enfants et d’amis. Le staff vient taper à ma chambre et c’est le début de la fin », a-t-il confié.

Malgré les rumeurs grandissantes, Lamouchi a dirigé l’entraînement prévu ce matin-là. Il affirme que plusieurs joueurs lui ont alors exprimé leur soutien, certains lui assurant qu’ils souhaitaient terminer l’aventure avec lui.

Une décision inattendue

Selon l’ancien international français, rien ne laissait présager un limogeage aussi rapide. Il assure avoir reçu des messages de confiance de la part des responsables de la sélection seulement quelques jours auparavant.

« La veille du match contre la Suède, on est venus nous dire qu’on était ravis du travail accompli et que nous étions là pour préparer la CAN », a-t-il expliqué.

Lamouchi révèle également que, même après la défaite inaugurale, des dirigeants lui avaient réaffirmé leur soutien. Quelques heures plus tard pourtant, le président de la Fédération, Moez Nasri, accompagné du vice-président Hussein Jenayah, lui annonçait officiellement la fin de sa mission.

« Ni revanche, ni colère »

Malgré la brutalité de la situation, le technicien de 54 ans assure ne nourrir aucun ressentiment envers ses anciens dirigeants.

« Il n’y a ni revanche, ni colère, ni règlement de compte. J’ai essayé, j’y ai cru et ça n’a pas marché », a-t-il déclaré, évoquant avant tout « un mauvais timing ».

Son départ reste l’un des épisodes les plus marquants du parcours tunisien au Mondial 2026. Reprise en urgence par Hervé Renard après la débâcle contre la Suède, la Tunisie n’a finalement pas réussi à redresser la barre et a quitté la compétition dès le premier tour.

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Sabri Lamouchi raconte les coulisses de son départ de la sélection tunisienne

Plus d’un an après son passage à la tête de la sélection tunisienne, Sabri Lamouchi est sorti de son silence. Invité du podcast Campo sur YouTube, dans un entretien mené par le journaliste Ismaïl Bouabdellah, l’ancien sélectionneur des Aigles de Carthage a livré un témoignage à la fois lucide et empreint d’émotion sur une expérience […]

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Haltérophilie : Sadok Mourali honore Ghofrane Gherissa et Hibat Allah Tebbini

Le ministre de la Jeunesse et des Sports, Sadok Mourali, a honoré mercredi les haltérophiles Ghofrane Gherissa, sacrée championne du monde juniors avec deux médailles d’or (à l’arraché et au total) et une médaille de bronze à l’épaulé-jeté dans la catégorie des 77 kg, ainsi que Hibat Allah Tebbini, médaillée de bronze à l’arraché dans […]

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Mondial 2026 : L’Argentine renverse l’Angleterre au bout du suspense

L’Argentine s’est qualifiée pour la finale de la Coupe du monde 2026 après avoir renversé l’Angleterre (2-1), mercredi 15 juillet, au terme d’une demi-finale haletante disputée à Atlanta. Menée jusqu’aux dernières minutes, l’Albiceleste a égalisé par Enzo Fernandez avant que Lautaro Martinez n’inscrive le but de la victoire dans le temps additionnel sur un centre de Lionel Messi. Les champions du monde en titre retrouveront l’Espagne pour une affiche de prestige en finale.

La rencontre a démarré sur un rythme prudent, les deux équipes privilégiant la maîtrise tactique. Les premières occasions se sont fait attendre. À la 33e minute, John Stones a placé une tête qui est passée à côté du but argentin, avant qu’Enzo Fernandez ne réplique cinq minutes plus tard d’une frappe largement au-dessus.

Les deux sélections ont rejoint les vestiaires sur un score vierge (0-0), au terme d’une première période équilibrée où les défenses ont pris le dessus sur les attaques.

L’Angleterre croit tenir son exploit

Au retour des vestiaires, Julian Alvarez est passé tout près d’ouvrir le score, mais Jordan Pickford s’est illustré par une double intervention décisive dès la 47e minute.

Les Three Lions ont finalement frappé les premiers à la 56e minute. Lancé dans le dos de Nahuel Molina, Anthony Gordon a trompé Emiliano Martinez et donné l’avantage à l’Angleterre (1-0).

L’Argentine a immédiatement réagi en multipliant les offensives. Giuliano Simeone a été repris in extremis par Djed Spence, tandis qu’Enzo Fernandez a manqué une nouvelle opportunité. Malgré la pression argentine, Pickford a longtemps maintenu son équipe à flot grâce à plusieurs arrêts déterminants.

Une fin de match complètement folle

Le gardien anglais s’est notamment illustré devant Nicolas Gonzalez (69e), puis a vu Alexis Mac Allister trouver le poteau avant de repousser une nouvelle tête du milieu argentin sur sa ligne.

À force d’insister, l’Albiceleste a fini par être récompensée. À la 86e minute, Enzo Fernandez a enfin trouvé la faille pour égaliser d’une frappe imparable (1-1).

Alors que la prolongation semblait inévitable, Alexis Mac Allister a encore trouvé le montant dans le temps additionnel. Mais, dans la foulée, Lionel Messi a adressé un centre précis au second poteau où Lautaro Martinez a surgi pour placer une tête victorieuse à la 90e+3 minute et offrir une qualification héroïque à l’Argentine (2-1).

Grâce à ce succès arraché dans les derniers instants, l’Albiceleste rejoint l’Espagne en finale de la Coupe du monde 2026. L’Angleterre, qui a longtemps cru tenir son billet pour la finale, voit une nouvelle fois son rêve mondial s’arrêter aux portes du dernier rendez-vous.

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Mondial Fifa | L’Argentine, entre combat et tango, une équipe à double visage

L’Argentine encore vainqueur de la Coupe du Monde ? Après sa victoire contre les Anglais, hier soir, mercredi 15 juillet 2026, à Atlanta, c’est bien possible. En fait, sa performance a été impressionnante parce dans l’adversité elle a démontré une fois de plus outre son habituelle maîtrise technique un jeu créatif brillant, et surtout une capacité d’adaptation dont seules les très grandes équipes ont dans le passé à ce stade de la compétition su faire preuve.(Ph. Jude Bellingham à terre après le but égalisateur d’Enzo Fernandez).

Dr Mounir Hanablia *

Il faut d’abord noter son double visage, celui de la première mi-temps, irritant, avec les brutalités et les actes d’anti jeu qui ont toujours entaché sa réputation et qui ne lui valent pas que la sympathie du public dans le monde.

Ensuite celui de la seconde, quand l’équipe menée au score a littéralement fait le siège du but adverse en accaparant le ballon, en le faisant circuler, en tentant des pénétrations en dribbles ou en passes courtes dans l’axe, puis par des centres au-dessus de la défense, en se créant un grand nombre d’occasions de buts dont seuls le talent du gardien Jordan Pickford ou la chance ont empêché la transformation.

Néanmoins, dans tout cela, il faut naturellement signaler l’apport primordial de Lionel Messi, qui incapable de forcer le destin par le centre, ainsi qu’il en a l’habitude, s’est cantonné à l’aile droite en écartelant la défense anglaise et en distribuant des passes millimétrées devant le but à ses coéquipiers dont deux ont finalement été à l’origine de la victoire de son équipe, en fin de match et dans les arrêts de jeu.

Les Argentins ne sont pas que des voyous

L’équipe d’Argentine a ainsi démontré qu’elle n’était pas composée de voyous, et que quand elle avait la volonté nécessaire de jouer au football, ainsi qu’elle l’a démontré durant cette soirée, elle avait des arguments sérieux à faire valoir et n’avait nullement besoin des coups de pouce sournois de la Fifa.

Quant à l’équipe d’Angleterre, elle a tout simplement été surclassée durant toute la seconde mi-temps, ballottée de droite à gauche et de gauche à droite par les vagues incessantes des attaques adverses. Qui plus est, accaparé par les difficultés de ses joueurs au bord de la rupture, l’entraîneur Thomas Tuchel ne s’est pas aperçu de la transformation tactique opérée avec le glissement de Messi du centre du terrain vers l’aile droite et n’a pas agi en conséquence, si ce n’est en introduisant Dan Burn, dont il escomptait qu’avec sa haute stature il intercepterait les balles hautes adverses. Cela n’a pas été le cas.

En finale, tout dépendra de la capacité de l’équipe nationale d’Espagne de garder le pied sur le ballon. C’est loin d’être acquis !

* Médecin de libre pratique.  

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