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Le délestage désormais réalité, les zones concernées selon la STEG

La Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) a annoncé ce jeudi 16 juillet 2026 la possibilité de recourir à des coupures tournantes d’électricité dans plusieurs régions du pays, en raison de la forte pression exercée sur le réseau électrique national.

Dans plusieurs communiqués publiés successivement sur sa page Facebook officielle, l’entreprise publique a précisé les zones susceptibles d’être concernées par ces interruptions temporaires, qui pourraient intervenir entre 13h00 et 16h00, à des périodes intermittentes, avec un rétablissement du courant sans préavis.

Plusieurs gouvernorats cités

Dans un premier avis, la STEG a indiqué que les coupures pourraient toucher plusieurs secteurs du Grand Tunis et de ses environs, notamment Harairia, Bardo, Manouba, Ezzouhour, El Menzah V, El Menzah, Ariana, El Manar, Mohamedia, Fouchana, La Jedida, Sanhaja et Borj Cédria.

Par la suite, d’autres communiqués sont venus compléter cette liste en précisant les régions concernées dans plusieurs gouvernorats.

Dans le nord-est, les zones citées comprennent notamment Hammada Tazarka, Mida, Zariba, Mrazka et Somâa.

Dans le nord-ouest, la STEG a mentionné plusieurs secteurs parmi lesquels Ouchtata, Rouhia, Jdéliane, Oued Melliz, Bou Salem, Bou Arada, Amdoun, Touiref et El Majaz.

Quid de Sfax ?

À Sfax, les interruptions pourraient concerner Gremda, Menzel Chaker, Agareb, Tina, la route de Tunis et la route de Mahdia.

Dans le centre-ouest et le sud-ouest, les zones annoncées incluent notamment Regueb, Lajred, Souk Jedid, Chekhar, Nasrallah, Charaïa, Makarim, El Hammar et El Hichria.

La STEG explique que ces coupures préventives pourraient être nécessaires afin de « préserver la sécurité et la pérennité du système électrique », alors que la consommation atteint des niveaux élevés durant cette période de forte chaleur.

Cette mesure intervient dans un contexte de canicule qui touche plusieurs régions tunisiennes, avec une utilisation massive des climatiseurs et des équipements de refroidissement, provoquant une augmentation importante de la demande en électricité.

Lire aussi : Coupures d’électricité dans le Grand-Tunis : Le délestage a-t-il déjà commencé ?

La société rappelle que ces interruptions sont ponctuelles et dépendent de l’évolution de la charge sur le réseau. Elle appelle également les citoyens à rationaliser leur consommation durant les heures de forte demande, notamment en début d’après-midi.

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Canicule : Léger mieux aux côtes

Le vent soufflera du secteur est, faible à modéré, avant de se renforcer progressivement sur le sud du pays en fin de journée.

© Mosaique FM

photo d'illustration
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Le frère du terroriste de l’attentat de Nice expulsé vers la Tunisie

Le frère de l’auteur de l’attentat du 14 juillet 2016 à Nice a été expulsé de France et renvoyé en Tunisie, a annoncé la préfecture des Alpes-Maritimes. Cette mesure intervient dix ans après l’une des attaques terroristes les plus meurtrières de l’histoire récente de la France.

Selon les autorités françaises, l’homme a été interpellé le 9 juillet près de la promenade des Anglais, avant de faire l’objet d’une Obligation de quitter le territoire français (OQTF). Il a ensuite embarqué depuis l’aéroport de Roissy à destination de la Tunisie, où résident toujours ses parents.

Accusé d’occuper illégalement un logement

Les autorités françaises indiquent qu’il était notamment accusé d’occuper illégalement un logement situé à environ 200 mètres de la promenade des Anglais. Au moment de son arrestation, le préfet des Alpes-Maritimes avait assuré que « toutes les mesures administratives et judiciaires nécessaires » seraient prises à son encontre.

Qui était l’auteur de l’attentat de Nice ?

L’attentat du 14 juillet 2016 avait été perpétré par Mohamed Lahouaiej-Bouhlel, un ressortissant tunisien de 31 ans installé en France. Le soir de la fête nationale française, il avait lancé un camion de 19 tonnes sur la foule rassemblée sur la promenade des Anglais pour assister au feu d’artifice.

Lire aussi : Attentat de Nice : Mohamed Bouhlel décrit comme « fou » et « violent » par sa famille

L’attaque avait fait 86 morts, dont plusieurs enfants, et plus de 450 blessés. L’auteur avait été abattu par les forces de l’ordre après avoir parcouru près de deux kilomètres au volant du camion.

L’organisation État islamique avait revendiqué l’attentat quelques jours plus tard. Les investigations menées par la justice française ont toutefois établi que Mohamed Lahouaiej-Bouhlel s’était radicalisé rapidement dans les mois précédant l’attaque, tout en préparant minutieusement son passage à l’acte.

Aucune implication annoncée dans l’attentat

Les autorités françaises n’ont pas indiqué que le frère expulsé était impliqué dans l’attentat de 2016. Son éloignement du territoire repose sur une procédure administrative liée à sa situation en France, notamment l’exécution d’une OQTF, et non sur une implication annoncée dans les faits terroristes de Nice.

Cette expulsion intervient dans un contexte où les autorités françaises continuent d’afficher une politique de fermeté à l’égard des étrangers en situation irrégulière ou faisant l’objet de mesures d’éloignement, particulièrement lorsque leur présence suscite une forte sensibilité en raison de leur lien familial avec des auteurs d’actes terroristes.

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Batteries domestiques : La Tunisie accélère sa réflexion pour stocker l’électricité solaire et limiter les coupures

Alors que la Tunisie fait face à une forte pression sur son réseau électrique, marquée ces derniers jours par des délestages dans plusieurs régions, l’idée de permettre aux ménages de stocker l’électricité produite par leurs panneaux solaires prend de l’ampleur. Le Groupement professionnel des énergies renouvelables a salué les récentes déclarations du directeur général de l’Agence nationale pour la maîtrise de l’énergie (ANME), Nafaa Bakkari, concernant l’intégration de solutions de stockage électrique dans les habitations.

Cette prise de position intervient dans un contexte où la résilience du réseau électrique est devenue une priorité nationale, notamment durant les pics de consommation estivaux.

Réduire le déficit énergétique

Selon les déclarations de Bakkari, l’État et l’ANME travaillent dans le cadre d’une stratégie nationale visant à réduire le déficit énergétique en encourageant les énergies renouvelables, en particulier le photovoltaïque, ainsi que le stockage de l’électricité produite. Le responsable a notamment indiqué que les citoyens seraient encouragés à installer des batteries domestiques afin de disposer d’une réserve d’électricité en cas de coupure de courant.

Le Groupement professionnel des énergies renouvelables estime que cette orientation constitue une avancée stratégique susceptible d’ouvrir une nouvelle étape dans le développement de l’autoproduction d’électricité en Tunisie.

Lire aussi : Énergie : Sous pression, la Tunisie accélère enfin sa transition vers le solaire

L’organisation appelle ainsi l’ANME et la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) à accélérer l’élaboration des cadres techniques et réglementaires nécessaires afin que ce système puisse entrer rapidement en vigueur. L’objectif est de permettre aux particuliers, mais aussi aux entreprises, de stocker l’énergie produite par leurs installations photovoltaïques pour l’utiliser lorsque la production solaire est insuffisante ou lors d’une interruption de l’alimentation électrique.

Améliorer la continuité de l’alimentation électrique

Selon le groupement, l’association entre panneaux solaires et batteries domestiques présente plusieurs avantages. Elle permettrait d’améliorer la continuité de l’alimentation électrique pour les consommateurs, de réduire la pression exercée sur le réseau national durant les heures de pointe et de renforcer la sécurité énergétique du pays.

L’organisation considère également que ce modèle contribuerait à accompagner la transition énergétique tunisienne en augmentant la part de l’électricité produite localement et consommée directement, sans solliciter en permanence le réseau national.

Des incitations financières réclamées

Pour favoriser une adoption rapide de ces équipements, le Groupement professionnel des énergies renouvelables appelle les autorités à mettre en place plusieurs mesures d’incitation.

Parmi les propositions figurent notamment une réduction, voire une exonération, des droits de douane appliqués aux batteries destinées au stockage de l’énergie solaire, ainsi qu’une révision de la fiscalité applicable aux panneaux photovoltaïques afin de diminuer le coût d’investissement pour les ménages et les entreprises.

Le groupement estime qu’une telle politique permettrait d’élargir considérablement le recours à l’autoproduction électrique en Tunisie.

Une orientation cohérente avec les objectifs de l’ANME

Cette évolution s’inscrit dans la stratégie plus large portée par l’ANME pour accélérer le développement des énergies renouvelables. Son directeur général a rappelé à plusieurs reprises que la Tunisie ambitionne d’augmenter fortement la part des énergies renouvelables dans la production nationale d’électricité afin de réduire sa dépendance énergétique et d’améliorer la sécurité d’approvisionnement.

Si le principe bénéficie désormais d’un soutien affiché de l’ANME et des professionnels du secteur, sa concrétisation dépendra désormais de l’adoption rapide des textes réglementaires et des mécanismes de soutien financier qui permettront aux ménages tunisiens de s’équiper en batteries de stockage à un coût accessible.

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Canicule en Tunisie : 210 incendies en 24 heures, l’alerte est maximale

La vague de chaleur qui frappe actuellement la Tunisie s’accompagne d’une hausse spectaculaire des départs de feu. En seulement vingt-quatre heures, les unités de la Protection civile sont intervenues pour éteindre 210 incendies, un chiffre qui illustre les risques croissants liés aux températures extrêmes et à la sécheresse qui touchent le pays.

Selon le porte-parole de la Protection civile, les agents ont réalisé au total 746 interventions au cours des dernières 24 heures. Outre les incendies, les équipes ont effectué 182 opérations de secours et de sauvetage sur les routes, 322 interventions de secours médical en dehors des accidents de la circulation, 13 interventions sur les plages ainsi que 19 autres opérations dans divers domaines.

Une intense vague de chaleur aggrave la situation

Cette multiplication des incendies intervient alors que la Tunisie connaît depuis le début de la semaine une intense vague de chaleur. Les prévisions météorologiques annoncent un pic vendredi 17 juillet, avec des températures dépassant les normales saisonnières de près de 13°C dans plusieurs régions. Une situation qui accroît fortement le risque d’incendies, notamment dans les forêts, les champs agricoles, les espaces naturels et les abords des routes.

Lire aussi : Tunisie – Vague de chaleur : Des incendies maîtrisés dans quatre gouvernorats

Face à cette situation, la Protection civile appelle les citoyens à adopter des comportements responsables. Elle insiste notamment sur la nécessité de s’assurer que les mégots de cigarettes sont totalement éteints avant d’être jetés et rappelle qu’il est strictement déconseillé de les abandonner dans la nature ou le long des routes. Les autorités invitent également toute personne apercevant un départ de fumée ou un incendie à le signaler immédiatement afin de permettre une intervention rapide.

La végétation devient particulièrement sèche et inflammable

Les spécialistes rappellent que, durant les épisodes de canicule, la végétation devient particulièrement sèche et inflammable. Dans ces conditions, une simple étincelle, un mégot mal éteint, un barbecue mal maîtrisé ou même certains travaux produisant des étincelles peuvent suffire à provoquer un incendie qui se propage rapidement sous l’effet de la chaleur et du vent.

Au-delà des dégâts matériels, ces incendies mobilisent d’importants moyens humains et logistiques, au moment où les services de secours doivent également faire face à une augmentation des interventions liées aux malaises, aux accidents de la route et aux activités estivales sur les plages.

À l’approche de la journée de vendredi, présentée comme la plus chaude de cet épisode caniculaire, les autorités appellent la population à redoubler de prudence. La prévention demeure le moyen le plus efficace pour éviter que la chaleur exceptionnelle de ces prochains jours ne se transforme en une série de catastrophes évitables.

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Coupures d’eau : Les pannes électriques et un réseau vieillissant expliquent les perturbations

Malgré l’amélioration récente des réserves des barrages, plusieurs régions tunisiennes continuent de subir des perturbations dans l’approvisionnement en eau potable. La SONEDE explique que ces coupures ne sont plus uniquement liées à la disponibilité de la ressource, mais aussi à des contraintes techniques, notamment les interruptions électriques, les ruptures de canalisations et la vétusté du réseau. En pleine période estivale, la société met en avant l’urgence de poursuivre les programmes de maintenance et de rénovation des infrastructures.

Les coupures électriques, principale cause des perturbations récentes

Intervenant aujourd’hui sur les ondes de Mosaique fm, le directeur régional de la SONEDE pour le Grand Tunis, Mounir Dridi, a expliqué que les coupures d’eau enregistrées actuellement relèvent de trois catégories.

Il a cité d’abord les coupures programmées, liées aux opérations de maintenance et annoncées à l’avance, puis les interruptions imprévues provoquées par des ruptures de canalisations nécessitant des interventions urgentes.

Lire aussi : La SONEDE instaure un rationnement nocturne de l’eau dans le Sahel

La troisième catégorie concerne les coupures provoquées par les interruptions d’électricité. Selon le responsable, ces dernières représentent la majorité des perturbations observées récemment, puisque l’arrêt du courant entraîne immédiatement celui des stations de pompage.

Même après le rétablissement de l’électricité, le retour à une distribution normale nécessite un certain délai, le temps que les équipements reprennent leur fonctionnement et que le réseau retrouve sa pression habituelle.

Ces explications font écho à plusieurs perturbations enregistrées ces derniers jours. Le 8 juillet, une panne électrique ayant affecté les installations de pompage a provoqué une interruption de la distribution d’eau dans plusieurs délégations du gouvernorat de Sousse. Le 14 juillet, la SONEDE a également annoncé une coupure touchant plusieurs secteurs de Ben Arous à la suite d’une rupture sur une conduite principale. Ces épisodes illustrent les deux principales causes des perturbations évoquées par le responsable de la SONEDE : les pannes électriques et les défaillances du réseau.

Un réseau sous pression avec 70 ruptures par jour

Au-delà des incidents ponctuels, la SONEDE fait face à une fragilité structurelle de son réseau de distribution. Une partie importante des canalisations est aujourd’hui vieillissante, certaines installations dépassant les 70 ans d’âge.

Cette situation favorise les ruptures et les pertes d’eau. Selon Mounir Dridi, les services de la société enregistrent en moyenne 70 ruptures de canalisations par jour et environ 200.000 fuites d’eau par an.

Lire aussi : 50% de l’eau de la SONEDE perdue, selon cet expert

Le rendement du réseau est actuellement estimé à 75%, ce qui signifie qu’environ un quart de l’eau distribuée est perdu en raison des fuites et des défaillances techniques.

Une consommation estivale qui accentue les difficultés

La période estivale constitue également un facteur aggravant. Le responsable régional de la SONEDE a indiqué que le réseau subit une forte pression lors des heures de pointe, notamment vers 13h et 19h, moments où la consommation peut augmenter de près de 150% par rapport aux périodes normales.

Cette hausse brutale de la demande peut provoquer des perturbations temporaires dans certaines zones, en particulier lorsque les infrastructures sont déjà fragilisées par des pannes ou des opérations de maintenance.

Face à ces contraintes, la SONEDE affirme poursuivre ses programmes de rénovation et de maintenance du réseau. Ces opérations concernent environ 2000 kilomètres de conduites par an, avec pour objectif de limiter les pertes, réduire les interventions d’urgence et améliorer la continuité de l’approvisionnement.

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Le retour de Marine Le Pen dans la course à l’Élysée pèse sur les obligations françaises

Le retour de Marine Le Pen dans la course à l’élection présidentielle de 2027 en France ravive les inquiétudes des investisseurs à l’égard de la dette française.

Selon un rapport de Bloomberg publié mercredi 15 juillet, les marchés obligataires redoutent qu’une alternance politique ne retarde les réformes budgétaires indispensables au redressement des finances publiques, déjà fragilisées par une dette élevée et un déficit persistant.

La même source relève que cette évolution reflète les inquiétudes croissantes des marchés quant à la capacité de la France à engager les réformes budgétaires nécessaires dans un contexte politique de plus en plus incertain.

Les investisseurs surveillent de près la situation des finances publiques françaises, marquée par une dette représentant près de 118 % du PIB et un déficit budgétaire supérieur aux objectifs européens. À ces déséquilibres s’ajoutent les incertitudes liées à la présidentielle de 2027, qui renforcent la prudence des marchés.

Pour les analystes, l’éventualité d’un changement de majorité pourrait compliquer l’adoption de mesures de réduction des dépenses publiques ou de réformes structurelles, notamment sur les retraites.

Des rendements obligataires sous pression

Cette montée des inquiétudes se traduit par un élargissement de l’écart de rendement entre les obligations françaises et les emprunts allemands, considérés comme la référence de la zone euro. Les marchés exigent désormais une prime de risque plus importante pour financer la dette française, signe d’une confiance plus fragile dans la trajectoire budgétaire du pays.

Pour de nombreux économistes, le principal enjeu dépasse la seule échéance électorale. Les investisseurs attendent avant tout des engagements crédibles en faveur de la maîtrise des déficits, du contrôle de la dette et de la poursuite des réformes économiques.

Dans ce contexte, les propositions budgétaires des principaux candidats à l’élection présidentielle seront scrutées de près, les marchés cherchant à évaluer leur impact potentiel sur la soutenabilité des finances publiques françaises.

Une campagne sous haute surveillance des marchés

À moins d’un an du scrutin présidentiel, la France s’impose progressivement comme l’un des principaux foyers de risque politique et financier en zone euro. Les investisseurs restent attentifs à l’évolution de la campagne électorale, conscients que les choix du prochain exécutif pèseront durablement sur le coût de financement de la deuxième économie de la zone euro.

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Startups tunisiennes : Un nouveau terrain de coopération pour l’Italie

L’Italie ne limite plus sa coopération avec la Tunisie aux infrastructures et à l’énergie. Le 15 juillet, à l’occasion de la deuxième édition des « Innovation Talks » organisée à Tunis par l’Ambassade d’Italie et Terna Innovation Zone, Rome a affiché une nouvelle ambition : faire des startups tunisiennes un levier de coopération économique et technologique.

Des startups au cœur du rapprochement économique

L’événement a mis en lumière deux jeunes entreprises évoluant dans des secteurs jugés stratégiques : la startup italienne Koalisation, spécialisée dans la finance carbone en Afrique subsaharienne, et la Tunisienne ProVerdy, qui développe une plateforme IA de mesure et réduction d’empreinte carbone. Pour Mathieu Meneghini, cofondateur de Koalisation, la Tunisie représente « la porte d’entrée la plus proche de l’Afrique pour l’Italie ».

Lauréate du Startup of the Year Award 2026 lors du Tunisia Investment Forum, ProVerdy a également été retenue dans le programme d’accélération 2026 de Terna Innovation Zone Tunisia.

Selon l’ambassadeur Alessandro Prunas, la Tunisie compte plus de 1 400 startups actives — un chiffre cité sans méthodologie publiée, à considérer comme une estimation, mais qui traduit la perception, côté italien, d’un écosystème en pleine maturité, reposant sur un réseau d’universités, centres de recherche, technopôles, accélérateurs et institutions publiques.

Cette orientation vient compléter une relation déjà dense : l’Italie reste l’un des principaux partenaires commerciaux de la Tunisie, avec près de 7 milliards d’euros d’échanges bilatéraux par an et plus de 1 000 entreprises italiennes implantées sur le territoire.

Le Plan Mattei en toile de fond

Cet intérêt pour les startups s’inscrit dans le Plan Mattei, la stratégie italienne de renforcement économique en Afrique. En Tunisie, elle ne se limite plus aux infrastructures énergétiques et passe désormais par le soutien à l’innovation et à l’entrepreneuriat.

Créée en janvier 2025, Terna Innovation Zone Tunisia — premier hub africain de Terna, deuxième au monde après San Francisco — en constitue l’un des principaux relais, avec des programmes d’accélération et un accompagnement des startups tunisiennes. Elle complète l’interconnexion électrique ELMED, y ajoutant une dimension innovation et talents.

Des intentions aux réalisations

Aucune annonce d’investissement n’a été formulée lors de cette rencontre. Les « Innovation Talks » confirment néanmoins une évolution de la coopération tuniso-italienne, où l’innovation s’ajoute désormais à l’énergie et à l’industrie comme axe stratégique. Reste à transformer l’essai : entre les cadres institutionnels multipliés ces derniers mois — ELMED, Terna Innovation Zone, désormais les Innovation Talks — et l’absence, pour l’instant, de financements dédiés aux startups elles-mêmes, la prochaine édition sera à surveiller pour juger si Rome passe du symbole à l’investissement mesurable.

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Bases américaines au Moyen-Orient | Un facteur d’insécurité

Les bases américaines au Moyen-Orient n’ont jamais assuré la sécurité des pays qui les abritent, au contraire, aujourd’hui ces bases contribuent largement à la déstabilisation de toute la région et notamment des monarchies du Golfe qui y ont investi d’énormes sommes d’argent et en ont fait le principal pilier de leur stratégie de défense.

Habib Glenza, à Lodz, Pologne.

Après la Seconde Guerre mondiale, le système de Bretton Woods faisait du dollar la monnaie centrale du monde. Il était convertible en or à un taux fixe.

Dans les années 1960 et 1970, les États-Unis accumulent des déficits importants, notamment à cause de la guerre du Vietnam et des dépenses sociales. Les pays étrangers possèdent de plus en plus de dollars et veulent les échanger contre de l’or.

Le 15 août 1971, le président Richard Nixon annonce la fin de la convertibilité du dollar en or. C’est ce qu’on appelle le «choc Nixon». Le dollar devient une monnaie sans soutien physique. Sa valeur risque de s’affaiblir et la confiance internationale diminue. Les États-Unis doivent trouver une nouvelle base pour soutenir leur monnaie. La solution viendra du pétrole.

Choc pétrolier et accord avec l’Arabie saoudite

En octobre 1973, la guerre du Kippour éclate. Les pays arabes producteurs de pétrole imposent un embargo sur les exportations vers les États-Unis et certains de leurs alliés. Le prix du baril quadruple en quelques mois. C’est le premier choc pétrolier, qui provoque inflation et récession dans le monde occidental. 

C’est dans ce contexte que le secrétaire d’État américain Henry Kissinger propose à l’Arabie saoudite la négociation d’un «accord pétro-dollar».

Le 8 juin 1974, un accord-cadre est signé à Washington entre le secrétaire d’Etat américain et le prince Fahd ben Abdulaziz — futur roi. Officiellement.

Dans les faits, cet accord stipule que l’Arabie saoudite accepte de vendre son pétrole principalement en dollars américains, tandis qu’une grande partie des revenus est réinvestie dans les bons du Trésor américains. En échange, les États-Unis offrent une protection militaire et vendent des armes modernes au royaume.   

Grâce à cet accord, le dollar américain reprend des couleurs et les États-Unis bénéficient de ce que Valéry Giscard d’Estaing appelait un «privilège exorbitant». Ils peuvent financer leurs déficits budgétaires et commerciaux à faible coût. Ils peuvent émettre plus de dollars sans que l’inflation ne s’envole immédiatement, car une partie de ces dollars est absorbée par le reste du monde. Le dollar reste la monnaie de réserve mondiale, ce qui renforce leur influence, y compris à travers les sanctions financières. En contrepartie les Américains ont-ils accordé aux Saoudiens la protection promise ? 

Les bases américaines ne servent que les Etats-Unis et Israël 

Au lendemain des attaques du 11 septembre 2001 et de la guerre d’Irak en 2003 qui s’ensuit, les pays du golfe ont commencé à financer l’installation de bases américaines sur leurs sols, croyant que ces bases, indispensables à leurs avis, seront un facteur de sécurité dans la région. Mais au fil des années, notamment après l’attaqued’Abqaïq et de Khurais, en Arabie Saoudite, le 14 septembre 2019, vraisemblablement commise par des drones houthis, il a été démontré clairement que les Américains se désintéressent complètement de la sécurité de la monarchie saoudienne.

Les frappes israéliennes à Doha, le 9 septembre 2025, ont ébranlé le concept de «garanties sécuritaires» dont pensaient bénéficier les pays du Golfe de la part de l’allié américain. 

Les bases américaines au Moyen-Orient n’ont jamais assuré la sécurité des pays qui les abritent, au contraire, aujourd’hui ces bases contribuent largement à la déstabilisation de toute la région et notamment des monarchies du Golfe qui y ont investi d’énormes sommes d’argent. En effet, c’est de ces bases que partent les machines de guerre américaines qui ont détruit l’Irak, l’Afghanistan, la Libye… 

Israël est le déstabilisateur majeur de la région

Israël ne peut exister sans guerres et quand celles-ci viennent à manquer, l’Etat hébreu les invente. Aujourd’hui, son ennemi juré est l’Iran, demain ce seront la Turquie, le Pakistan, l’Egypte qui subiront le même sort. Cet État hors la loi fera tout pour déstabiliser toute la région. Le plus grave c’est que les Américains soutiendront Israël sous le diktat du lobby sioniste international. Par conséquent, les bases américaines au Moyen-Orient seront utilisées pour assurer la protection d’Israël si les aventures militaires de l’Etat sioniste viendraient à se retourner contre lui.

Aussi la question qui se pose aujourd’hui est-elle la suivante : pourquoi maintenir ces bases et pourquoi financer la présence de soldats américains qui, au final, ne protègent qu’Israël ?   

Le président philippin Duarte a ordonné la fermeture des bases militaires américaines et Ibrahim Traoré a chassé les militaires français du Burkina Faso. De petits pays, à l’instar des Philippines et du Burkina Faso, sont parvenus à se débarrasser des bases militaires américaines et françaises.

Le président Duarte estime que la présence des bases américaines conduit à l’instabilité dans le sud du pays, où sévissent plusieurs rébellions. Et annonce qu’il va acheter des armes à la Russie et à la Chine. Il a affirmé avoir ordonné aux conseillers militaires des Etats-Unis de quitter le sud des Philippines Et cette déclaration risque de mettre à mal une relation bilatérale qui ne cesse de se dégrader sérieusement depuis l’arrivée de Duterte à la présidence en juin. 

De son côté Traoré est allé jusqu’à rompre les relations diplomatiques de son pays avec la France.

Il est grand temps pour les pays du Moyen-Orient de réviser leurs stratégies de défense marquées par une soumission totale aux diktats des Etats-Unis et de sa base avancée au Moyen-Orient : Israël. Ils seraient bien inspirés de revoir, par la même occasion, leurs liens avec l’Iran en vue d’asseoir les bases d’un accord de bon voisinage fondé sur la confiance mutuelle. Et pour rétablir cette confiance, ils devraient commencer par fermer les bases militaires américaines sur leurs territoires qui sont principalement dirigées contre l’Iran et ne servent finalement pas leurs intérêts, mais ceux d’Israël.

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Omra 2026 : La nouvelle saison s’ouvre avec un objectif de 135.000 pèlerins tunisiens

La Tunisie a officiellement lancé, jeudi 16 juillet, la saison de la Omra 1448 de l’hégire (2026). Cette nouvelle campagne débute dans un contexte de forte demande, après une saison 2025 qui a vu près de 120.000 Tunisiens accomplir la Omra. Les professionnels du secteur tablent désormais sur 135.000 pèlerins pour la saison qui s’ouvre, tandis que le ministère des Affaires religieuses appelle au strict respect des nouvelles procédures d’organisation.

Un objectif de 135.000 pèlerins pour la nouvelle saison

Après les quelque 120.000 Tunisiens ayant effectué la Omra en 2025, les agences de voyages anticipent une nouvelle hausse de la demande. La Fédération tunisienne des agences de voyages et de tourisme (FTAV) estime que la saison 2026 pourrait concerner près de 135.000 pèlerins, confirmant l’engouement des Tunisiens pour ce voyage religieux.

Le ministère annonce l’ouverture officielle de la saison

Dans un communiqué publié jeudi, le ministère des Affaires religieuses a indiqué que l’ouverture de la saison intervient à la suite de l’annonce des autorités saoudiennes fixant le lancement officiel de la Omra 1448 de l’hégire et de la publication, le 13 juillet, des nouvelles directives encadrant son organisation.

Ces mesures portent notamment sur les modalités de voyage, d’hébergement et d’encadrement des pèlerins durant toute la saison.

Un contrat obligatoire pour protéger les pèlerins

Le ministère a rappelé aux agences de voyages agréées ainsi qu’aux candidats à la Omra qu’un contrat doit obligatoirement être conclu avant le départ.

Disponible sur le site du département, ce document précise les droits et obligations des deux parties, notamment les prestations prévues, les conditions de transport, d’hébergement et d’assistance, afin de garantir une meilleure protection des pèlerins.

Les agences invitées à appliquer les nouvelles règles

Le département des Affaires religieuses appelle enfin les agences agréées à se conformer aux nouvelles dispositions publiées par les autorités saoudiennes et tunisiennes.

Les futurs pèlerins sont également invités à consulter les directives officielles afin de prendre connaissance des procédures applicables à cette nouvelle saison.

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