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All inclusive: bouc émissaire ou pilier du tourisme?

Depuis quelque temps, une partie des internautes mène des campagnes contre la formule All inclusive. Certains vont jusqu’à affirmer qu’elle serait à l’origine de la plupart des problèmes du tourisme.  La question qui se pose est donc double : cette demande de suppression est‑elle légitime, et quelles en seraient réellement les répercussions ?

Il faut d’abord rappeler que le « all inclusive » n’est pas une spécificité tunisienne. Toutes les grandes destinations balnéaires, que ce soit les Caraïbes à l’Espagne, proposent ce modèle. Sans all inclusive, une destination devient difficilement vendable sur les principaux marchés internationaux. Renoncer à cette formule reviendrait, pour la Tunisie, à se priver d’une part substantielle de sa clientèle. Certains professionnels estiment qu’on pourrait perdre jusqu’à la moitié de nos visiteurs si cette option disparaissait.

La campagne actuelle semble souvent reposer sur une méconnaissance des réalités du secteur. Une partie du public cherche un bouc émissaire aux difficultés du tourisme, ce mot anglécisme  joue ce rôle commode, la clientèle ne maîtrise pas toujours les rouages économiques, les coûts fixes, les contraintes d’investissement ou les enjeux de compétitivité internationale. S’en prendre à l’outil commercial le plus utilisé par les tours‑opérateurs plutôt qu’aux défaillances structurelles du produit et de l’environnement touristique conduit à un diagnostic biaisé.

Imaginez malgré tout que l’on décide de réduire la part du all inclusive pour pousser le touriste à “sortir” de l’hôtel et dépenser davantage dans l’écosystème local. La question suivante est immédiate : sortir, oui, mais pour aller où, et avec quels moyens ? L’offre de transport interne, l’animation urbaine, les parcs de loisir, les cafés, les bars, les circuits organisés restent limités ou peu structurés dans plusieurs régions.  Si la Tunisie souhaite augmenter la recette moyenne par touriste, elle doit lui offrir des occasions concrètes et attractives de consommer, au‑delà du seul hôtel.

Le tourisme est avant tout une activité économique. Plus le visiteur dépense, plus les entreprises génèrent des revenus, et plus l’État perçoit d’impôts. Un hôtel qui fonctionne bien et dégage des bénéfices contribue à la fiscalité, à l’emploi et aux investissements. En attaquant frontalement le all inclusive sans proposer de modèle alternatif cohérent, on risque de “scier la branche sur laquelle on est assis”.

La virulence de certaines prises de position sur les réseaux sociaux  parfois proches d’une campagne de diffamation interroge aussi le rapport du grand public au secteur touristique.  Or, une entreprise reste une entité économique qui doit équilibrer ses comptes. Si un ménage n’a pas les moyens de voyager, il peut légitimement renoncer ou chercher des formules plus adaptées selon son budget.

Au final, le débat sur le all inclusive gagnerait à être apaisé et repositionné dans la mesure où il serait plus constructif de réfléchir à la manière de l’améliorer, de diversifier l’offre autour des hôtels et de renforcer le tissu d’activités et de services . Ce qui incite le touriste à découvrir et consommer hors des murs des établissements.  Au final, critiquer un outil sans s’attaquer aux véritables failles de l’écosystème touristique risque de détourner l’attention aux vraies solutions.

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STEG: Coupures d’électricité programmées, quelles sont les régions concernées?

La Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) a annoncé de nouvelles coupures programmées d’électricité, ce jeudi 16 juillet 2026, entre 17h00 et 21h00, par intermittence, dans plusieurs régions du pays.

Ces interruptions touchent notamment des localités du Grand Tunis, de Sfax, Gabès, Kébili, Médenine, Sidi Bouzid, Kasserine, Gafsa, Kairouan et Tozeur. 

Selon la STEG, cette mesure s’inscrit dans le cadre de la préservation de la sécurité et de la continuité du réseau électrique, en raison de la forte demande en électricité durant cette période de fortes chaleurs.

Graphique généré par l’IA

 

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Inflation en Tunisie : l’économie informelle, amortisseur ou accélérateur de crise ?

Face à la flambée des prix internationaux de l’énergie et aux perturbations des chaînes d’approvisionnement, les circuits informels jouent un rôle complexe dans la transmission des chocs économiques en Tunisie. Pour Sami Bensassi, professeur en économie du développement à l’Université de Birmingham, l’impact de la crise dépend largement du produit concerné et du canal par lequel il circule.

Intervenant dans le deuxième épisode de « L’Éco en Clair », le talk-show de L’Économiste Maghrébin, consacré à « Inflation de guerre, Moyen-Orient en feu : ce que les conflits coûtent à l’économie tunisienne », Sami Bensassi a analysé l’impact des tensions géopolitiques internationales sur l’économie tunisienne. Il a notamment mis en lumière le rôle de l’économie informelle dans la transmission des chocs externes, l’évolution des prix et la capacité de résilience des ménages et des entreprises.

Il estime que la transmission du choc inflationniste ne suit pas les mêmes mécanismes selon les secteurs. Le cas des produits pétroliers illustre cette différence. La contrebande de carburant en Tunisie, principalement alimentée par des flux en provenance d’Algérie et de Libye, repose sur deux pays producteurs qui maintiennent d’importants systèmes de subvention internes. Dans un contexte de hausse mondiale des prix du pétrole, ces pays bénéficient davantage de l’augmentation des cours internationaux. Ce qui réduit les incitations à revoir leurs politiques de soutien.

La situation tunisienne apparaît, en revanche, beaucoup plus contraignante. Le budget de l’État ayant été construit sur une hypothèse de prix du baril autour de 65 dollars, une prolongation de la crise énergétique pourrait rendre difficile le maintien du niveau actuel des subventions. Une hausse des prix à la pompe deviendrait alors une perspective difficilement évitable.

Dans ce contexte, l’économie informelle peut temporairement jouer un rôle de protection pour certains ménages en limitant l’impact immédiat du renchérissement des carburants. Mais cet effet d’amortisseur reste limité et dépend fortement de la nature du produit concerné.

Des effets différents selon les circuits de distribution

Pour les produits alimentaires, l’analyse diffère. Sami Bensassi estime que la hausse des prix pourrait être alimentée notamment par l’augmentation du coût des intrants agricoles, à l’image des engrais, dont l’acheminement international est perturbé depuis l’apparition des tensions dans la région du Golfe. Dans ce cas, les circuits formels et informels risquent davantage d’entrer en concurrence. Ce qui pourrait accentuer les pressions inflationnistes. Loin de constituer uniquement un mécanisme de protection contre la hausse des prix, l’informel peut aussi contribuer à une déstabilisation plus large du marché lorsqu’il interfère avec les circuits traditionnels d’approvisionnement.

L’économiste souligne également un autre effet souvent moins visible : l’impact de l’économie informelle sur la répartition des richesses. Si l’État subit une diminution de ses recettes à travers les droits et la TVA non collectés, certains acteurs de l’informel peuvent, au contraire, enregistrer des revenus supplémentaires.

Ces ressources peuvent ensuite être réinjectées dans l’économie, notamment dans des secteurs comme l’immobilier, contribuant potentiellement à une hausse des prix et à de nouveaux déséquilibres.

Pour l’économiste, l’enjeu principal est donc de comprendre que l’économie informelle ne constitue ni uniquement une menace ni uniquement un filet de sécurité. Son rôle dépend du secteur, du produit et du contexte international. Dans une période de forte incertitude géopolitique, cette distinction devient essentielle pour anticiper les effets réels de l’inflation sur les ménages et sur l’économie tunisienne.

Retrouvez l’intégralité de cet épisode de « L’Éco en Clair » :
https://www.youtube.com/watch?v=vMPp7S7Y2XI&t=513s

** Cet article a été produite dans le cadre de « On en parle ! Tunisie 360° », un projet financé par l’Union Européenne, cofinancé par le ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement et mis en œuvre par le consortium DW Akademie et AMAJ.
Son contenu relève de la seule responsabilité de L’Économiste Maghrébin et ne peut en aucun cas être considéré comme reflétant la position des bailleurs et du consortium susmentionnés.

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Les talents tunisiens de l’ONU s’unissent pour la Tunisie

La Tunisie renforce la valorisation de ses compétences à l’international avec la création de l’Association des compétences tunisiennes aux Nations unies (CTNU), dont l’acte constitutif a été signé mercredi 15 juillet à l’ambassade de Tunisie à Berne, en Suisse.

Présidée par Belhassen Ben Ammara, cette nouvelle structure vise à fédérer les fonctionnaires tunisiens exerçant au sein des différentes agences et programmes de l’ONU.

L’association a pour mission de développer les échanges entre ses membres, de promouvoir leur expertise et de la mettre au service de la Tunisie. Pour ce faire, elle prévoit notamment l’organisation de rencontres, conférences et séminaires consacrés aux enjeux internationaux et au multilatéralisme.

La CTNU entend également soutenir les efforts de la diplomatie tunisienne en renforçant la visibilité et l’influence des compétences tunisiennes au sein des organisations internationales.

Cette initiative s’inscrit dans la volonté de la Tunisie de mieux mobiliser son capital humain à l’étranger pour renforcer son rayonnement et sa présence sur la scène internationale.

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