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Le passeport tunisien gagne une nouvelle destination sans visa

Crédit photo: Managers.

La Tunisie figure désormais parmi les pays africains dont les ressortissants peuvent entrer en Afrique du Sud sans visa préalable. Pretoria a publié une nouvelle liste de 32 pays africains bénéficiaires d’une exemption de visa. Il s’agit à vrai dire d’une décision présentée comme un pas supplémentaire vers la facilitation de la mobilité sur le continent. 

Pour le pays, cette décision ouvre une nouvelle perspective pour approfondir les échanges avec l’une des économies majeures du continent africain. Avec un PIB estimé à 427 milliards de dollars en 2025, l’Afrique du Sud figure parmi les principales économies africaines et constitue un marché stratégique pour les entreprises tunisiennes, notamment dans l’industrie, les services, l’agroalimentaire et les technologies. En outre, cette facilitation des déplacements pourrait encourager les missions d’affaires, les partenariats et les échanges professionnels entre les deux pays, alors que la Tunisie cherche à diversifier ses débouchés africains. En 2025, le commerce extérieur tunisien a atteint 63,7 MD d’exportations et 85,5 MD d’importations, illustrant l’importance de renforcer la présence des entreprises tunisiennes sur de nouveaux marchés.

C’est un secret polichinelle! La facilitation des déplacements constitue en effet un levier pour les affaires, le tourisme, les investissements et les échanges universitaires. Elle rejoint les ambitions portées par la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf), qui vise à renforcer les échanges commerciaux entre pays africains. Rappelons aussi que la nouvelle politique migratoire cherche ainsi à envoyer un message d’ouverture et de coopération régionale, tout en maintenant des contrôles liés aux exigences de sécurité et aux catégories de passeports.

Cette mesure permet aux citoyens concernés de séjourner en Afrique du Sud pour une durée comprise entre 30 et 90 jours, selon la nationalité et le type de passeport présenté. L’exemption concerne différentes catégories de documents de voyage, notamment les passeports ordinaires, diplomatiques, officiels ou de service, avec des conditions variables selon les pays.

Outre la Tunisie, la liste comprend notamment l’Algérie, le Maroc, l’Égypte, le Kenya, le Nigeria, le Rwanda, le Sénégal, la Côte d’Ivoire, le Ghana ou encore l’Éthiopie.

Pays
1 Algérie
2 Angola
3 Botswana
4 Cap-Vert
5 Congo
6 Égypte
7 Éthiopie
8 Gabon
9 Ghana
10 Guinée
11 Côte d’Ivoire
12 Kenya
13 Royaume d’Eswatini
14 Lesotho
15 Madagascar
16 Malawi
17 Mali
18 Maurice
19 Maroc
20 Mozambique
21 Namibie
22 Niger
23 Nigeria
24 Rwanda
25 Sao Tomé-et-Principe
26 Sénégal
27 Seychelles
28 Tanzanie
29 Tunisie
30 Ouganda
31 Zambie
32 Zimbabwe

 

 

 

 

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Le Réseau National des Pépinières d’Entreprises de l’APII organise le Startup Day Nabeul 2026

L’Agence de Promotion de l’Industrie et de l’Innovation (APII), via le Réseau National des Pépinières d’Entreprises de l’APII, organise dans la journée du 23 juillet 2026 le « Startup Day Nabeul 2026 » au siège local de sa pépinière d’entreprises à Nabeul à partir de 10h du matin.

Cette initiative s’organise sous le signe « Écrivons ensemble le futur de votre innovation » et vise à accompagner les porteurs d’idées innovatrices aspirant à développer leurs startups et à les transformer en entreprises compétitives favorisant l’investissement et l’emploi dans la région.

Les mécanismes permettant d’accéder au label de « Startup Act » seront exposés avec les privilèges et avantages réglementaires destinés à ces entreprises.

PoC, MVP et MAIR au programme

Ce rendez-vous sera l’occasion pour développer certains concepts et notions à l’instar du PoC dans le cadre du programme « VAIR ». Il s’agira également d’accélérer le lancement du modèle initial du « MVP » et sa commercialisation via le programme « MAIR ».

Le « Startup Day Nabeul 2026 » permettra également le donner le coup d’envoi au programme continu d’accompagnement personnalisé destiné aux stratups de Nabeul et de Bord Cédria et qui sera assuré par les experts de la Pépinière d’Entreprises APII Nabeul et de la Pépinière d’Entreprises APIIISTIC Borj Cédria.

Cet accompagnement englobe la structuration des projets, la préparation des enveloppes de financement et le networking entre les différentes parties prenantes.

Pour participer à cet événement, les porteurs de projets intéressés pourront s’inscrire via le lien d’inscription prévu à cet effet sur la page Facebook du Réseau National des Pépinières d’Entreprises de l’APII.

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Le Tunisien Salah Mahjoub prend la tête de DENZAI America, filiale du groupe japonais

Le Tunisien Salah Mahjoub franchit une nouvelle étape dans son parcours professionnel. Il prendra, à compter du 1er août, les fonctions de directeur général (managing director) de DENZAI America Inc., filiale américaine du groupe japonais DENZAI.

Jusqu’ici country director, Salah Mahjoub a accompagné le développement des activités de l’entreprise sur le marché américain. DENZAI souligne son leadership et son engagement dans la croissance de ses opérations aux États-Unis.

Il succède à Omar Jradi, que le groupe remercie pour sa contribution et son implication au cours de son mandat.

À son nouveau poste, Salah Mahjoub sera chargé de piloter les activités de DENZAI America dans les solutions de levage et de transport de charges lourdes, des métiers destinés notamment aux projets industriels et d’infrastructures nécessitant une forte expertise technique.

Cette nomination s’inscrit dans le développement international de DENZAI, groupe japonais spécialisé dans les opérations de levage lourd, la logistique industrielle et les services associés aux grands projets.

Avec cette prise de fonction, Salah Mahjoub rejoint les cadres tunisiens occupant des responsabilités de premier plan au sein d’entreprises internationales.

 

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Les pharmacies n’attendent plus: voici ce que le syndicat vient de décider

Les pharmacies d’officine tunisiennes menacent de suspendre le système du tiers payant à partir du 1er août 2026, faute de solution sur les impayés qui pèsent sur leur trésorerie. Le Syndicat des pharmaciens d’officine de Tunisie (SPOT) estime que la situation financière de plusieurs officines est devenue critique et risque désormais d’affecter la continuité de l’approvisionnement en médicaments.

Le syndicat explique que les retards accumulés dans le règlement des montants dus aux pharmaciens ont fortement réduit leurs capacités financières. Certaines pharmacies rencontreraient aujourd’hui des difficultés à maintenir leurs stocks et à régler leurs fournisseurs, notamment les grossistes-répartiteurs.

Voici ce qu’a décidé le syndicat: en l’absence d’une solution concrète avant cette échéance, le SPOT prévoit de suspendre le système du tiers payant à compter du 1er août. Ce dispositif permet aux assurés sociaux d’obtenir leurs médicaments en pharmacie sans avancer l’intégralité des frais, ceux-ci étant ensuite pris en charge par les organismes concernés.

Pour le syndicat, cette mesure ne vise pas les patients, mais constitue un moyen de pression pour alerter sur une situation financière jugée insoutenable pour les officines. Le SPOT affirme avoir déjà engagé plusieurs démarches auprès des autorités, notamment du ministère des Affaires sociales et de la Caisse nationale d’assurance maladie (CNAM), afin d’obtenir un règlement progressif des sommes en attente.

Au-delà des pharmacies, le syndicat met en garde contre un possible effet domino sur l’ensemble du circuit du médicament. La fragilisation des officines pourrait affecter les relations avec les grossistes-répartiteurs et les laboratoires pharmaceutiques, avec un risque de tensions sur l’approvisionnement.

Le SPOT appelle également les industriels du médicament à accorder davantage de souplesse aux distributeurs dans leurs conditions de paiement, afin d’éviter une pression supplémentaire sur la chaîne d’approvisionnement.

 

 

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Tunisie-France: 70 ans de relations, vers un partenariat stratégique renouvelé

Le 14 juillet 2026 avait une double portée à La Marsa. À l’occasion de la fête nationale française, la Résidence de France a également accueilli la célébration des 70 ans des relations diplomatiques entre la Tunisie et la France (1956-2026). Au-delà de la commémoration, cette échéance a été l’occasion de rappeler les nouveaux axes d’une relation appelée à évoluer dans un contexte régional et international en pleine recomposition.

Devant les représentants institutionnels et économiques présents, l’ambassadrice de France en Tunisie, Anne Guéguen, a insisté sur la nécessité de construire une relation fondée sur “un partenariat d’égal à égal”, dépassant les héritages historiques pour se concentrer sur les intérêts communs.

Sur le terrain économique, la France reste l’un des principaux partenaires de la Tunisie. “Les échanges commerciaux illustrent cette interdépendance. L’excédent commercial tunisien vis-à-vis de la France a dépassé les 3 milliards d’euros l’année dernière, un niveau supérieur aux recettes touristiques annuelles, qui ont atteint environ 2,4 milliards d’euros”, affirme Anne Guéguen dans son discours.

Cette évolution traduit une transformation progressive du lien économique entre les deux pays. La Tunisie n’est plus uniquement perçue comme une destination touristique ou un marché de proximité, mais comme une plateforme industrielle intégrée aux chaînes de valeur européennes.

Les entreprises à participation française implantées en Tunisie représentent aujourd’hui plus de 170 000 emplois directs. Elles opèrent notamment dans les secteurs des industries mécaniques et électriques, de l’aéronautique, des services numériques et de l’industrie manufacturière. Dans un contexte marqué par la recherche de nouveaux modèles de production plus proches des marchés européens, le pays entend renforcer son positionnement dans le “nearshoring”.

Le capital humain au cœur du partenariat

Au-delà des échanges commerciaux, la coopération franco-tunisienne repose également sur un facteur clé: le capital humain. En effet, la France accueille près de 16 000 étudiants tunisiens, tandis que le réseau d’enseignement français en Tunisie scolarise environ 20 000 élèves. Cette circulation des compétences constitue l’un des piliers de la relation bilatérale. La mobilité reste toutefois un sujet sensible. En 2025, la France a délivré 116 000 visas aux ressortissants tunisiens, avec un taux de refus inférieur à 16%. Pour Paris, cette mobilité participe à la construction d’un espace de coopération fondé sur les liens humains et la double appartenance culturelle.

Dans le domaine de l’innovation, plusieurs initiatives cherchent également à renforcer les passerelles entre les deux pays. Le développement des centres ELIFE à Sidi Bouzid et Tozeur ainsi que les initiatives autour de l’intelligence artificielle témoignent d’une volonté d’accompagner la montée en compétences technologiques de la Tunisie.

Eau, énergie, santé… les nouveaux axes de coopération

La coopération bilatérale s’oriente également vers des secteurs considérés comme stratégiques pour la souveraineté tunisienne. À travers l’Agence française de développement (AFD), l’Institut français et Expertise France, plusieurs projets portent sur la gestion de l’eau, les énergies renouvelables, les infrastructures sanitaires et le développement régional. La transition énergétique figure parmi les priorités. Alors que la Tunisie cherche à réduire sa dépendance énergétique et à accélérer le déploiement des énergies renouvelables, les projets liés au solaire et à l’éolien deviennent un axe majeur de coopération. Dans le domaine de la santé, le soutien aux infrastructures hospitalières, notamment les projets de Gafsa et Sidi Bouzid, s’inscrit dans une logique de réduction des disparités régionales.

Une relation appelée à se redéfinir

Au-delà des symboles, les deux pays cherchent aujourd’hui à adapter leur relation aux nouveaux équilibres internationaux. L’objectif affiché est celui d’un partenariat davantage basé sur la souveraineté, la confiance et les intérêts réciproques. Cette nouvelle approche intervient dans un contexte où la Méditerranée devient un espace stratégique, entre enjeux énergétiques, mobilité, sécurité alimentaire et recomposition des chaînes industrielles. Pour la France, la Tunisie représente un partenaire stable dans la région. Pour la Tunisie, l’enjeu est de transformer cette proximité historique en davantage d’investissements, de transferts technologiques et d’opportunités économiques. Après 70 ans de relations diplomatiques, le défi n’est donc plus seulement de préserver un lien historique, mais de lui donner une nouvelle dimension, adaptée aux défis économiques et géopolitiques des prochaines années.

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Le marché de la piscine plonge en Bourse: un avertissement pour les entreprises du confort à domicile

La chaleur frappe fort, mais le marché de la piscine, lui, plonge. Les actions des entreprises spécialisées dans les équipements de piscine ont fortement reculé mercredi 15 juillet, révélant un problème plus profond: les consommateurs réduisent leurs dépenses sur les projets jugés non prioritaires, même lorsque les températures atteignent des niveaux record.

Le signal est venu de Pentair, entreprise spécialisée dans les technologies de traitement de l’eau et les équipements pour piscines. Son action a chuté d’environ 17% en Bourse après l’annonce d’une baisse de ses prévisions annuelles, en raison d’une demande plus faible que prévu dans son activité piscine.

Pour les investisseurs, cette alerte dépasse le cas d’une seule entreprise. Elle met en lumière un ralentissement qui touche toute une chaîne de valeur: fabricants d’équipements, distributeurs et installateurs de piscines. Parmi les acteurs concernés figurent notamment Pool Corp, un important distributeur du secteur, et Hayward Holdings, fabricant d’équipements pour piscines.

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Serons-nous la dernière génération à manger du parmesan?

Le parmesan pourrait-il devenir un produit rare à l’avenir? Dans le berceau du Parmigiano Reggiano, au nord de l’Italie, la hausse record des températures commence à fragiliser une industrie qui repose sur un équilibre très précis entre climat, élevage et savoir-faire. Selon Reuters, les épisodes de chaleur extrême augmentent fortement les coûts de production et mettent sous pression toute la chaîne de valeur du célèbre fromage italien.

Le problème commence dans les fermes. Lorsque les températures dépassent régulièrement les 35 à 40°C, les vaches souffrent du stress thermique: elles consomment moins d’aliments et produisent moins de lait. Or, le Parmigiano Reggiano dépend exclusivement d’un lait local répondant à un cahier des charges strict. Une baisse de la production laitière se traduit donc directement par une diminution potentielle du nombre de meules produites.

Mais le changement climatique ne menace pas seulement les volumes. Il bouleverse aussi les coûts. Les éleveurs doivent désormais investir davantage dans des équipements de refroidissement, notamment des ventilateurs et des systèmes de brumisation pour protéger les animaux pendant les périodes de forte chaleur. Une facture énergétique supplémentaire qui réduit les marges des exploitations.

La chaleur frappe également les étapes suivantes de fabrication. Le parmesan doit vieillir pendant plusieurs mois, voire plusieurs années, dans des entrepôts où la température et l’humidité doivent rester parfaitement contrôlées. Selon les informations rapportées par Reuters, certains sites d’affinage ont enregistré une hausse importante de leur consommation énergétique pendant les vagues de chaleur. Magazzini Generali delle Tagliate (MGT), qui conserve plus de 500 000 meules de Parmigiano Reggiano représentant une valeur supérieure à 300 millions d’euros, a indiqué que ses besoins énergétiques avaient augmenté d’environ 30% lors des périodes de températures extrêmes.

Pour les producteurs, le défi est désormais économique autant qu’environnemental: maintenir la qualité d’un produit premium tout en absorbant une hausse continue des coûts. Face à cette nouvelle réalité climatique, les acteurs de la filière accélèrent leurs investissements: bâtiments mieux isolés, solutions énergétiques plus efficaces, équipements de refroidissement modernes et recours accru aux énergies renouvelables.

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Collecte céréalière: le cap des 10 millions de quintaux

La campagne céréalière 2026 entre dans sa dernière ligne droite. Au 13 juillet, la collecte nationale a atteint 10,08 millions de quintaux, soit 86% de l’objectif de récolte, selon les dernières données publiées par l’Office des céréales.

Au-delà du seuil symbolique des 10 millions de quintaux, cette étape marque surtout l’accélération de la constitution des stocks destinés à l’approvisionnement du marché national. Près de 9,5 millions de quintaux sont destinés à la consommation, tandis que 588 000 quintaux correspondent à des semences sélectionnées, essentielles pour préparer la prochaine campagne agricole.

La logistique suit également le rythme de la récolte. Environ 4 millions de quintaux ont déjà été transférés vers les silos de l’Office des céréales et les minoteries, une opération déterminante pour sécuriser l’approvisionnement des filières de transformation dans les mois à venir. La distribution des céréales locales et importées constitue d’ailleurs l’une des missions centrales de l’Office des céréales, chargé également de gérer les stocks stratégiques du pays.

Sans surprise, le Nord-Ouest confirme son statut de principal bassin céréalier du pays. Béja domine largement la collecte avec 2,24 millions de quintaux, soit plus de 22% du volume national. Bizerte (1,39 million), Siliana (1,37 million), Le Kef (1,36 million) et Jendouba (1,02 million) complètent le classement. À elles seules, ces cinq régions concentrent près des trois quarts de la collecte nationale, illustrant le poids stratégique de cette partie du territoire dans la production céréalière tunisienne.

Ces résultats interviennent alors que la campagne a nettement accéléré ces derniers jours. Une semaine plus tôt, au 7 juillet, les volumes collectés s’élevaient encore à 9,1 millions de quintaux, soit près d’un million de quintaux supplémentaires en quelques jours.

Au-delà de la performance agricole, l’enjeu est économique. Les céréales figurent parmi les produits les plus sensibles pour la balance alimentaire tunisienne. Malgré les récoltes locales, le pays continue de dépendre des marchés internationaux pour couvrir une partie importante de ses besoins, notamment en blé tendre. L’Office des céréales conserve d’ailleurs le monopole des importations afin d’assurer la continuité de l’approvisionnement national.

La réussite de la collecte ne met donc pas fin aux défis de la filière. La rapidité des transferts vers les centres de stockage, la qualité de la conservation des grains et la constitution de réserves de semences demeurent des étapes clés avant la clôture définitive de la campagne. Des commissions techniques poursuivent d’ailleurs la sélection de l’orge destinée à alimenter les futurs stocks de semences contrôlées.

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Barrage de Mellègue: la vanne est de nouveau opérationnelle, un mois après l’incident qui a libéré 21 millions de m³ d’eau

Près d’un mois après la panne qui avait entraîné un déversement exceptionnel de plus de 21 millions de mètres cubes d’eau, le barrage de Mellègue, dans le gouvernorat du Kef, est de nouveau pleinement opérationnel. Le ministère de l’Agriculture a annoncé que les équipes techniques ont achevé la remise en place de la vanne défectueuse, désormais remise en service et fonctionnant dans des conditions de sécurité conformes.

Selon la Direction générale des barrages et des grands travaux hydrauliques, l’intervention a mobilisé plusieurs équipes techniques qui ont travaillé de manière coordonnée pour replacer la vanne dans sa position normale. L’équipement est désormais entièrement pris en charge par son propre mécanisme, avec des tests de fonctionnement et de sécurité jugés concluants.

L’incident remonte à la nuit du 17 au 18 juin, lorsqu’une défaillance sur l’une des vannes du barrage a provoqué un écoulement massif des eaux stockées et une hausse rapide du niveau de l’oued Mellègue.

À l’origine, les autorités prévoyaient, selon l’agence TAP, un lâcher contrôlé d’environ 100.000 mètres cubes d’eau destiné à alimenter les périmètres irrigués du gouvernorat de Jendouba pour les cultures saisonnières. La panne a toutefois entraîné un débit beaucoup plus important vers les zones situées en aval de l’ouvrage.

Malgré l’ampleur de l’incident, la TAP indique que les services du ministère avaient rapidement souligné que les plus de 21 millions de mètres cubes d’eau écoulés n’étaient pas perdus. Les volumes ont transité par l’oued Medjerda avant d’être récupérés dans le barrage de Sidi Salem, limitant ainsi l’impact sur les ressources hydriques du pays.

La remise en service de cette infrastructure stratégique met fin à une opération technique particulièrement délicate. Pour les secteurs agricole et de la gestion de l’eau, le rétablissement du fonctionnement normal du barrage de Mellègue est essentiel afin de sécuriser les futures opérations d’irrigation et la régulation des ressources hydriques, dans un contexte où chaque réserve d’eau reste un enjeu majeur pour la Tunisie.

 

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