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Mondial 2026 – Angleterre vs Argentine (20h00) : rendez-vous avec l’histoire

L’Angleterre et l’Argentine se retrouvent ce soir au Mercedes-Benz Stadium d’Atlanta pour la deuxième demi-finale de la Coupe du Monde 2026, vingt-quatre ans après leur dernière confrontation en Coupe du Monde, en 2002. Ce duel entre deux nations marquées par une rivalité historique unique, la main de Maradona en 1986, l’expulsion de Beckham en 1998, met en scène Jude Bellingham et Harry Kane face à Lionel Messi, trois des meilleurs joueurs du tournoi.
L’Argentine arrive invaincue avec dix-sept buts en six matchs, la meilleure attaque parmi les demi-finalistes. L’Angleterre a construit sa campagne sur la résilience, deux victoires en remontant d’un but dans les phases éliminatoires, dont une en infériorité numérique contre le Mexique.

Argentine : l’attaque la plus prolifique des demi-finalistes
L’Argentine de Lionel Scaloni a signé la campagne offensive la plus impressionnante parmi les quatre demi-finalistes. En phase de groupes, le (3-0) contre l’Algérie avec le hat-trick de Messi avait lancé les hostilités, suivi du (2-0) contre l’Autriche (deux buts du capitaine) et du (3-1) sur la Jordanie avec un but de Messi depuis le banc sur coup franc dans les dernières minutes. La phase à élimination directe avait été infiniment plus dramatique.
En seizième de finale contre le Cap-Vert, l’Argentine avait eu besoin de la prolongation pour s’imposer (3-2), le but décisif étant venu d’un c-s-c sur un corner de Messi à la 111e. En huitième contre l’Égypte, le moment le plus haletant du tournoi, l’Albiceleste avait attendu la 75e minute pour renverser la situation : Romero à la 79e, Messi à la 83e et Enzo Fernández à la 90e+2 avaient réalisé l’impossible (3-2).
En quart contre la Suisse, Mac Allister avait ouvert le score de la tête sur un corner de Messi (10e), avant l’égalisation de Dan Ndoye (67e). L’expulsion de Breel Embolo à la 73e avait donné l’avantage numérique, mais l’Argentine avait dû attendre la prolongation et un but de Julian Álvarez de l’extérieur de la surface (112e) et un but de Lautaro Martínez (120e+1) pour valider la qualification. Messi totalise huit buts en six matchs dans ce tournoi, vingt-et-un en Coupes du Monde en carrière, record absolu de l’histoire masculine et féminine de la compétition.

Angleterre : une résilience remarquable
L’Angleterre a construit son parcours sur la capacité de ses deux stars à décider dans les moments cruciaux. La victoire (4-2) contre la Croatie lors de l’entrée en lice (deux buts de Kane, un de Bellingham) avait été suivie d’un (0-0) décevant contre le Ghana et d’un (2-0) sur le Panama pour terminer en tête du groupe.
En seizième de finale contre la RD Congo, Kane avait signé un doublé (75e et 86e) pour renverser une situation délicate. Le huitième contre le Mexique à l’Azteca avait été épique : 2 buts de Bellingham en deux minutes, puis Quansah expulsé à la 54e, mais l’Angleterre avait tenu le (3-2) à dix contre onze pendant plus d’une demi-heure.
En quart contre la Norvège de Haaland à Miami, Schjelderup avait ouvert le score avant que Bellingham n’égalise en fin de première période, et le même Bellingham avait inscrit le but décisif en prolongation en convertissant un ballon relâché de Nyland. Kane et Bellingham cumulent douze des treize buts anglais dans ce tournoi.
L’Angleterre et l’Argentine ont quatorze confrontations à leur histoire, avec un avantage anglais : six victoires, cinq nuls et trois défaites. Mais c’est en Coupe du Monde que la rivalité a pris sa dimension mythologique, cinq confrontations, toutes mémorables.
Ce sera la première confrontation entre les deux nations en Coupe du Monde depuis vingt-quatre ans, depuis le (1-0) anglais au Japon en 2002. La demi-finale d’Atlanta sera aussi leur sixième duel en Mondial, un record partagé.

Absences et incertitudes
Thomas Tuchel doit composer sans Jarell Quansah, suspendu après son carton rouge reçu contre le Mexique en huitième. John Stones avait occupé sa place en défense contre la Norvège et devrait maintenir sa position. Jordan Henderson n’est plus disponible pour le reste de la compétition après une fracture au bras subie contre le Mexique.
Bukayo Saka avait été préservé contre la Norvège (Noni Madueke l’a suppléé), mais devrait retrouver sa place dans le onze. Bellingham, qui avait disputé cent onze minutes à Miami, sera surveillé, sans indication qu’il pourrait être ménagé. À noter : Jordan Pickford disputera son dix-huitième match en Coupe du Monde, dépassant Peter Shilton au rang de joueur anglais ayant le plus disputé de matches dans l’histoire du tournoi.
En face, Scaloni ne déplore aucun forfait confirmé pour cette demi-finale. La principale préoccupation est physique : l’Argentine a disputé trois cent trente minutes en trois phases éliminatoires, avec deux prolongations (Cap-Vert et Suisse), une usure qui peut peser en fin de match.
La tendance est que Scaloni maintienne la base qui avait démarré contre la Suisse : Tagliafico en latéral gauche, Paredes comme premier pivot, et le trio Mac Allister-de Paul-Enzo Fernández au milieu. En attaque, Messi et Julián Álvarez seront titulaires. Lautaro Martínez, entré à la place de de Paul en prolongation contre la Suisse et auteur du but à la 120e+1, et Thiago Almada sont les principales armes du banc de Scaloni.

Aperçu tactique
L’Angleterre opère en 4-2-3-1 avec Rice et Elliot Anderson protégeant la défense, Bellingham libre d’avancer par l’axe, et les ailiers Saka et Gordon pour la largeur. Kane fonctionne comme point de référence en attaque mais recule aussi pour participer à la construction, ouvrant l’espace pour les montées de Bellingham depuis la seconde ligne. La fragilité anglaise se situe dans les transitions défensives quand les deux ailiers avancent simultanément, Mexico et la Norvège avaient exploité précisément ces espaces pour créer des occasions.
L’Argentine de Scaloni maintient le 4-3-1-2 utilisé dans toute la phase éliminatoire. Paredes occupe la fonction de premier pivot, Mac Allister et Enzo Fernández alternent dans la création centrale, et de Paul joue un rôle hybride. Messi et Álvarez forment la paire offensive, avec Messi flottant pour trouver des espaces entre les lignes. Le duel tactique central opposera Rice à Messi. Si le milieu d’Arsenal réussit à couper le numéro dix de ses coéquipiers, l’Argentine devra recourir aux longs ballons et aux phases arrêtées, domaine où Mac Allister a déjà démontré son efficacité dans ce tournoi avec le but de la tête contre la Suisse.
Composition probable de l’Angleterre (4-2-3-1) : Jordan Pickford ; Ezri Konsa, John Stones, Marc Guéhi, Nico O’Reilly ; Declan Rice, Elliot Anderson ; Bukayo Saka, Jude Bellingham, Anthony Gordon ; Harry Kane
Entraîneur : Thomas Tuchel
Composition probable de l’Argentine (4-3-1-2) : Emiliano Martínez ; Nahuel Molina, Cristian Romero, Lisandro Martínez, Nicolás Tagliafico ; Leandro Paredes, Alexis Mac Allister, Enzo Fernández ; Rodrigo de Paul ; Julián Álvarez, Lionel Messi
Entraîneur : Lionel Scaloni

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Mondial 2026 : Angleterre-Argentine, une demi-finale sous le poids de l’histoire

Après la qualification de l’Espagne pour la finale aux dépens de la France (2-0), la Coupe du monde 2026 connaîtra ce mercredi soir son deuxième finaliste. À Atlanta, l’Angleterre et l’Argentine se retrouvent pour un choc chargé d’histoire, où une place en finale se mêle à l’une des rivalités les plus emblématiques du football mondial.

Une place en finale face à l’Espagne

Le Mercedes-Benz Stadium d’Atlanta accueillera à partir de 20h00 une affiche de prestige entre deux géants du football mondial. La rencontre sera dirigée par l’arbitre américain Ismail Elfath.

L’enjeu est de taille : le vainqueur défiera l’Espagne en finale, après la victoire de la Roja contre la France en demi-finale.

Au-delà de l’aspect sportif, cette confrontation ravive une rivalité qui dépasse largement le cadre du terrain.

Une rivalité née dans le contexte des Malouines

L’histoire entre l’Angleterre et l’Argentine est intimement liée au conflit des îles Malouines. La guerre de 1982 entre les deux pays a durablement marqué leurs relations et donné une dimension particulière à chacune de leurs confrontations sportives.

Depuis, chaque duel entre les deux sélections est observé comme bien plus qu’un simple match de football, tant la charge symbolique demeure forte des deux côtés.

De Maradona à Beckham, des souvenirs gravés dans l’histoire

Impossible d’évoquer cette affiche sans revenir sur le quart de finale du Mondial 1986. Diego Maradona y avait signé deux actions devenues légendaires : le but de la « Main de Dieu », suivi quelques minutes plus tard d’une extraordinaire percée conclue par ce qui est considéré comme le plus beau but de l’histoire de la Coupe du monde.

Douze ans plus tard, en France, la tension était encore palpable. Lors du huitième de finale du Mondial 1998, David Beckham était expulsé après un geste d’humeur sur Diego Simeone. Réduite à dix, l’Angleterre s’inclinait finalement aux tirs au but.

Ces épisodes ont contribué à nourrir une rivalité qui continue de marquer l’imaginaire du football mondial.

Diffusion TV

  • Angleterre – Argentine (mercredi 15 juillet à 20h00) : beIN Sports ar Max 1, beIN Sports fr 1, M6, La 1, DAZN Mundial, Sport TV 1, RTS 2, RSI La 2, SRF 2, Das Erste, Tipik, Rai 1, Sky Sport Allemagne 2

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Mondial-2026 : De la Fuente : « L’Espagne est la meilleure sélection du monde » après la qualification en finale

Le sélectionneur de l’Espagne, Luis de la Fuente, a salué la performance de ses joueurs après leur victoire 2-0 contre la France, mardi à Dallas, en demi-finale de la Coupe du monde 2026, affirmant que la Roja était aujourd’hui « la meilleure équipe du monde ».

« C’était l’une des meilleures sélections du monde contre la meilleure équipe du monde », a lancé le technicien espagnol en conférence de presse.

« Nous affrontions l’une des meilleures équipes du monde, mais elle avait en face d’elle la meilleure équipe du monde. Le joueur espagnol est celui qui se comporte le mieux au monde sur le plan de la compétitivité », a insisté le coach espagnol.

Luis de la Fuente s’est ensuite dit toujours impressionné par la progression de son groupe. « Cette équipe ne cesse de me surprendre. Sa marge de progression est infinie. C’était un travail, un processus. L’objectif était d’arriver au moment décisif dans les meilleures conditions possibles. Aujourd’hui, nous sommes à un niveau très élevé dans tous les domaines », a-t-il estimé.

Le sélectionneur espagnol a, dans ce contexte, insisté sur l’importance de la cohésion de son effectif. « Bien choisir ses compagnons de route est essentiel », a-t-il résumé.

Interrogé sur son futur adversaire en finale, entre l’Argentine et l’Angleterre, De la Fuente a assuré ne pas avoir de préférence sportive. « Peu nous importe. J’aimerais que ce soit l’Argentine en raison de l’amitié qui me lie à Lionel Scaloni. Mais le niveau de l’Angleterre est lui aussi très élevé », a-t-il conclu.

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