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La Chine vise près de 9 000 milliards de dollars de ventes au détail d’ici 2030

La Chine vise un total de ventes au détail d’environ 60 billions de yuans (8,85 billions de dollars) d’ici 2030. C’est ce que déclare le gouvernement dans son 15e plan quinquennal visant à stimuler la consommation.

Publié lundi 13 juillet, ce plan prévoit de stimuler la consommation de services, notamment ceux liés aux soins aux personnes âgées et à la garde d’enfants.

Par ailleurs, précise Reuters, le pays s’est engagé à développer la consommation touristique, à étendre le régime d’exemption de visa à davantage de pays. Tout en augmentant le nombre de vols directs vers l’Europe, les États-Unis et les pays de l’initiative « Une ceinture, une route ».

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L’Italie, 1er fournisseur européen de la Tunisie et 2e mondial après la Chine

Au premier semestre 2026, l’Italie a confirmé sa position de premier fournisseur de la Tunisie au sein de l’Union européenne (UE) et de deuxième fournisseur tous pays confondus, juste derrière la Chine, qui représente le premier déficit commercial de notre pays.

Les échanges de marchandises tuniso-italiens ont atteint 11,427 milliards de dinars tunisiens, soit l’équivalent d’environ 3,4 milliards d’euros.

Ces chiffres sont issus du rapport «Balance par pays» annexé à la note sur le commerce extérieur publiée le 12 juillet par l’Institut national de la statistique (INS).

Entre janvier et juin, les importations tunisiennes en provenance d’Italie — correspondant aux exportations italiennes vers la Tunisie — se sont élevées à 5,547 milliards de dinars (environ 1,64 milliard d’euros), contre 4,877 milliards à la même période en 2025. Cela représente une hausse de 13,7 %, soit une augmentation de plus de 670 millions de dinars en valeur. L’Italie a ainsi représenté 11,7 % du total des importations tunisiennes, devançant la France qui s’est établie à 11,5 % avec environ 5,425 milliards de dinars. La Chine demeure le principal fournisseur global, avec une part de 12,3 %.

Dans l’ensemble, les achats tunisiens auprès des pays de l’UE ont atteint 21,196 milliards de dinars, soit 44,9 % des importations nationales.

Parallèlement, les exportations tunisiennes vers l’Italie — correspondant aux importations italiennes depuis la Tunisie — ont augmenté de 5,5 %, passant de 5,576 milliards à 5,880 milliards de dinars (environ 1,74 milliard d’euros).

La balance commerciale bilatérale reste ainsi excédentaire pour la Tunisie à hauteur d’environ 333 millions de dinars ; toutefois, cet excédent a été réduit de plus de moitié par rapport aux près de 699 millions enregistrés au premier semestre 2025, sous l’effet de la croissance plus soutenue des ventes italiennes.

En ce qui concerne les destinations des produits tunisiens, la France conserve la première place, représentant 22,7 % du total des exportations, tandis que l’Italie se classe deuxième avec une part de 17 %, devant l’Allemagne (13,5 %).

Les exportations tunisiennes vers l’UE dans son ensemble se sont élevées à 24,375 milliards de dinars, soit 70,4 % du total national.

Toutefois, la progression des échanges avec l’Italie s’inscrit dans un contexte de détérioration de la balance commerciale globale de la Tunisie. Selon l’INS, le creusement du déficit est principalement imputable au secteur de l’énergie.

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Le boom d’ingénieurs chinois qui bascule la tech mondiale…

Le monde a changé : la carte de l’innovation se redessine. Pendant que la Chine forme chaque année près de 4 millions d’ingénieurs contre environ 40 000 en France, les technologies clés,  ordinateurs, Internet, smartphones, cloud, intelligence artificielle,  accélèrent à une vitesse inédite. Ce n’est pas simplement un recul pour certains pays : c’est une recomposition globale qui modifie les règles du jeu.

Il faut rappeler également que depuis les années 2000, la Chine a massivement développé son vivier d’ingénieurs et d’étudiants STIM, faisant grimoerleur nombre. Cette stratégie, soutenue par une forte hausse des inscriptions universitaires (40 % des diplômés du secondaire accèdent désormais à l’université) et une proportion élevée de jeunes ingénieurs (44 % ont moins de 30 ans), alimente un écosystème technique compétitif et bon marché : les salaires des chercheurs y sont en moyenne beaucoup plus bas qu’aux États‑Unis.

De ce fait, ce réservoir d’ingénieurs  provenant aussi bien d’universités moins prestigieuses que des grandes écoles,  favorise la création de startups innovantes (DeepSeek, Manus AI, Unitree Robotics) et permet aux industries chinoises (batteries, véhicules électriques, télécommunications, IA) d’accélérer. Des entreprises comme CATL soulignent l’avantage des compétences en ingénierie logicielle hérité du secteur Internet et smartphone.

Plusieurs études et rapports récents indiquent que la Chine a rattrapé, voire surpassé, les États‑Unis dans de nombreuses technologies critiques (selon ASPI, leader dans 57 des 64 technologies entre 2019 et 2023). Des indicateurs comme la part des chercheurs en IA formés en Chine et le nombre de scientifiques de haut niveau montrent un basculement. 

La question est rude mais nécessaire : avons‑nous laissé passer le train de l’avenir ? Oui, les déséquilibres en matière de formation, d’investissement et d’écosystèmes d’innovation pèsent fortement. Mais ce constat n’est pas une fatalité. Il invite à agir vite et intelligemment.

Qu’en est-il pour la Tunisie?

En Tunisie, plus de 85 000 ingénieurs étaient inscrits au tableau du Conseil de l’Ordre des ingénieurs tunisiens à fin 2022. Le pays forme aussi un flux régulier de diplômés, avec environ 8 500 ingénieurs diplômés par an selon une source relayée en 2024. Mais cette production est largement compensée par les départs à l’étranger. Entre 2015 et 2020, quelque 39 000 ingénieurs fraîchement diplômés ont quitté le pays, principalement vers l’Europe et les pays du Golfe..

Mais une chose est sûre : les places de demain se décident aujourd’hui. Plutôt que de subir la concurrence, la Tunisie peut tirer parti de sa jeunesse et de sa créativité pour se positionner sur des niches à forte valeur ajoutée deeptech, fintech, énergies propres, edtech francophone. L’enjeu n’est plus seulement de rattraper un retard numérique, mais de créer des avantages comparatifs durables.

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