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47 °C et plus : quand la canicule révèle l’échec de la gestion de l’eau

Une vague de chaleur exceptionnelle, prévue jusqu’au 20 juillet avec des pointes à 47 °C, aggrave la crise nationale d’approvisionnement en eau. Dans plusieurs régions, les coupures d’eau se multiplient et deviennent quotidiennes, faisant du droit constitutionnel à l’eau une revendication permanente. Des milliers de foyers subissent des interruptions répétées, et des manifestations pacifiques, ainsi que des blocages de routes, ont lieu notamment à Metlaoui et à Ladhyab (délégation de Touiref), où les habitants dénoncent des semaines sans eau.

La SONEDE admet que les perturbations se sont étendues jusqu’à la périphérie de Tunis (Ariana, Ben Arous, Bir Mcharrek, Jebel Ouest) et touchent plusieurs gouvernorats du centre et du sud-est. Les coupures nocturnes, initialement programmées, ont laissé la place à une gestion aléatoire privant des foyers d’eau entre minuit et l’aube, sous prétexte d’un « déséquilibre hydrique ».

Pourtant, les barrages nationaux affichent un taux de remplissage d’environ 60%, un niveau qualifié de « très rassurant » par le ministère de l’Agriculture. Ce contraste révèle une crise de gouvernance : infrastructures vieillissantes, absence d’une stratégie de répartition équitable, et manque de mesures préventives pour contrer l’évaporation et les pics de consommation en période estivale.

Le FTDES dénonce cette crise de gestion et d’infrastructures. Il demande une intervention d’urgence pour protéger la santé et la dignité des populations, appelle à la transparence de la SONEDE et appelle à l’adoption d’une politique nationale de l’eau fondée sur l’équité territoriale, la responsabilité et la durabilité.

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ARP: feu vert parlementaire à deux financements pour la STEG

L’Assemblée des représentants du peuple  ARP a adopté, lors d’une séance plénière, deux projets de loi (n°38 et n°39 de 2026) liés à des accords de garantie signés le 3 novembre 2025 entre la Tunisie et la Banque mondiale. Le premier garantit un prêt de 384,8 millions d’euros accordé à la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) pour financer un programme d’amélioration de l’efficacité, de la performance et de la gouvernance du secteur énergétique; le second concerne une garantie liée au Fonds pour les technologies propres visant le même objectif.

Il convient de rappeler que la STEG connaît un déficit financier récurrent, principalement dû à la hausse des prix de l’énergie, et nécessite un plan d’action et une stratégie de sauvetage. Aujourd’hui, la production électrique repose majoritairement sur le gaz naturel (80% importé, 20% production nationale). La production annuelle nationale est d’environ 20 000 GWh avec un objectif de 26 000 GWh à l’horizon 2030, tandis que la consommation annuelle atteint 22 000 GWh, entraînant un déficit d’environ 10%.

La STEG couvre actuellement 99% du territoire national. L’État consacre plus de 3 milliards de dinars par an en subventions pour compenser une partie du coût de production. Le plan de réforme de la STEG vise à restaurer l’équilibre financier, améliorer les performances commerciales et techniques, régler les arriérés, et renforcer la gouvernance. Le ministre de l’Industrie, des mines et de l’énergie par intérim Slah Zouari a souligné la nécessité d’accélérer le recours aux énergies renouvelables (solaire et éolien) pour réduire le coût de production. Il part du constat que l’objectif est d’atteindre 6 000 GWh annuels d’électricité verte d’ici 2030. Ce qui contribuerait  à réduire de 35% les coûts de production.

Parmi les investissements récents figure la réalisation d’un nouveau « Corridor » électrique de 400 km, améliorant les connexions Nord–Sud et la distribution vers les régions. La rénovation du réseau vieillissant est prévue, avec une enveloppe annuelle de 70 millions de dinars dédiée à la réduction des coupures et au renforcement des liaisons en moyenne tension.

 La STEG prévoit aussi le déploiement initial de 150 000 compteurs intelligents dans le cadre d’un programme global de modernisation et d’un contrat-programme avec l’État couvrant la période 2024–2028, assorti d’indicateurs financiers, techniques et commerciaux pour mesurer la réussite des réformes.

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STEG : 430 MDT de prêts en débat à l’ARP pour doubler la production

Réunie ce mardi 14 juillet 2026, l’Assemblée a auditionné le ministre de l’Équipement et chargé de l’Industrie et de l’Énergie sur l’affectation de 430 MDT de prêts destinés à la STEG, préalable au vote de deux projets de loi.

La plénière s’est poursuivie ce mardi 14 juillet 2026 au matin pour entendre les réponses de Salah Zouari, ministre de l’Équipement et chargé du ministère de l’Industrie et de l’Énergie. L’intervention du ministre répondait aux questions et observations formulées par les députés lors de la séance du week-end dernier au sujet de deux projets de loi. Ces textes portent sur des conventions permettant à la Société Tunisienne de l’Électricité et du Gaz (STEG) de contracter deux prêts d’un montant global de 430 millions de dinars, étape préalable au passage au vote.

Lors de son exposé, M. Zouari a détaillé la répartition prévisionnelle de ces deux financements. Les fonds seront alloués au rétablissement de l’équilibre financier et à l’optimisation de l’organisation administrative de la STEG. Ils serviront également à doubler la production d’électricité par la construction de nouvelles centrales en partenariat avec le secteur privé, à réduire les importations de gaz et à renouveler l’infrastructure de production électrique.

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Tunisie–France : focus sur le renforcement de la coopération sécuritaire

Le ministre de l’Intérieur, Khaled Nouri, s’est entretenu lundi par téléphone avec son homologue français, Laurent Nuñez, pour évoquer la coopération bilatérale en matière de sécurité, notamment la lutte contre la criminalité transfrontalière et le trafic de stupéfiants.

Les deux responsables ont passé en revue plusieurs dossiers relevant des compétences de leurs ministères respectifs, avec un accent particulier sur le renforcement de la coordination face aux défis sécuritaires communs, selon un communiqué du ministère de l’Intérieur.

L’entretien a également permis d’examiner les moyens de consolider davantage les relations de coopération entre la Tunisie et la France dans les domaines de compétence des ministères de l’Intérieur, afin de mieux répondre aux enjeux sécuritaires partagés.

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Tunisie : les revendications pour l’emploi en tête des mobilisations sociales

Le droit au travail a constitué la principale revendication des mouvements de protestation enregistrés en Tunisie au cours du deuxième trimestre 2026. Selon le dernier rapport de l’Observatoire social tunisien, relevant du Forum tunisien pour les droits économiques et sociaux (FTDES), cette revendication représente plus de 64 % de l’ensemble des mobilisations recensées durant la période.

Publié le lundi 13 juillet, le rapport indique que les protestations se sont concentrées principalement dans le gouvernorat de Tunis, suivi de Gafsa et de Kairouan. Des mouvements ont toutefois été observés dans l’ensemble des gouvernorats du pays.

S’agissant des acteurs de ces mobilisations, les travailleurs et les salariés arrivent en tête des participants. Ils sont suivis des militants et des habitants, puis des médecins du service public, des syndicalistes et des diplômés de l’enseignement supérieur en situation de chômage.

L’Observatoire souligne également que 81 % des protestations ont pris la forme d’actions de terrain, notamment des sit-in, des rassemblements de protestation et des grèves. Les 19 % restants se sont traduits par des communiqués, des campagnes sur les réseaux sociaux ou des prises de parole dans les médias.

Le rapport dresse par ailleurs un état des lieux des violences recensées au cours de la même période. Les violences physiques représentent 46,7 % des cas documentés, devant les violences économiques (17,8 %). Les violences institutionnelles et les violences fondées sur le genre arrivent ensuite, chacune avec une part de 11,2 %.

Les gouvernorats de Nabeul, Tunis et Sousse enregistrent le plus grand nombre de cas de violence documentés. Selon le rapport, les hommes représentent 82 % des auteurs présumés de violences et 47 % des victimes, contre 25 % pour les femmes. Tandis que certains cas concernent des victimes des deux sexes.

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