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Les livraisons mondiales de smartphones au plus bas depuis 13 ans

Le marché mondial des smartphones traverse son pire deuxième trimestre depuis 2013 ! D’après un premier bilan du cabinet Counterpoint Research, repris Reuters, les livraisons ont plongé de 11% entre avril et juin 2026. En cause, la flambée des prix des puces mémoire, dont une large part de la production sert désormais à alimenter les infrastructures liées à l’intelligence artificielle, centres de données en tête.

Le portefeuille des consommateurs, premier touché

Pour absorber la hausse des coûts de fabrication, les constructeurs ont dû trancher : augmenter les prix ou tailler dans les volumes, un choix qui frappe surtout le bas et le milieu de leurs catalogues. Résultat, ce sont les acheteurs les plus sensibles au prix qui encaissent le coup, dans des marchés où le cycle de renouvellement des téléphones s’allongeait déjà.

Apple tire son épingle du jeu, Samsung reprend la tête

Seul acteur à afficher une croissance, Apple voit ses livraisons grimper de 3 % sur un an, un score qui doit beaucoup à l’engouement pour ses meilleures gammes. Le groupe américain décroche ainsi une part de marché mondiale inédite, 20%. Samsung redevient numéro un mondial et capte près d’un quart du marché.

Une pénurie qui pourrait durer jusqu’en 2027

Pour les analystes, rien n’indique un retour à la normale à court terme. La tension sur les composants mémoire pourrait se poursuivre jusqu’en 2027, forçant les fabricants à jongler entre hausses tarifaires, gammes resserrées et repositionnement vers le haut de gamme, seul segment où la demande semble tenir bon.

 

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Gafsa-Kasserine : 88 % de la pistache nationale sous protection scientifique

Un projet de recherche baptisé « PERDUR » a été lancé pour soutenir et développer la filière du pistachier en Tunisie, en mettant l’accent sur les gouvernorats de Gafsa et de Kasserine, qui assurent près de 88 % de la production nationale.

Financé par l’Institution de la Recherche et de l’Enseignement Supérieur Agricoles (IRESA) et coordonné par l’Institut National de la Recherche Agronomique de Tunisie (INRAT), il vise à renforcer la durabilité et la résilience de cette filière face aux défis climatiques et sanitaires.

Dans une déclaration accordée ce mardi 14 juillet à Mosaïque FM, la coordinatrice du projet et chercheuse à l’INRAT, Azza Chelli, a indiqué que PERDUR mise sur la valorisation et la préservation des ressources génétiques locales, reconnues pour leur adaptation aux changements climatiques. Le projet encourage également le développement et l’adoption de pratiques agricoles respectueuses de l’environnement afin d’améliorer la durabilité de la production.

Le programme prévoit aussi le diagnostic des principales maladies affectant le pistachier ainsi que la recherche de solutions pour les prévenir et les combattre. En parallèle, une évaluation globale des systèmes de production sera menée dans les régions de Gafsa et de Kasserine sous les angles environnemental, social et économique.

Cette démarche permettra d’identifier les modèles de production les plus durables et les plus résilients afin d’assurer le développement à long terme de la filière du pistachier en Tunisie.

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La BIAT se réinvente pour les Tunisiens de l’étranger

La BIAT franchit une nouvelle étape dans son engagement envers les Tunisiens Résidents à l’Étranger et lance sa campagne estivale dédiée à cette clientèle. Cette nouvelle édition témoigne de la volonté de la Banque de poursuivre l’enrichissement de son accompagnement à travers une expertise renforcée et une offre bancaire et extra-bancaire en constante évolution.

 

Fidèle à son rendez-vous annuel avec les Tunisiens Résidents à l’Etranger (TRE), la BIAT renouvelle son engagement à offrir un accompagnement axé sur la proximité, l’écoute et l’expertise, au service d’une expérience client innovante, personnalisée et simplifiée.

Depuis plusieurs années, la BIAT s’est investie dans le développement d’une démarche qui place les Tunisiens Résidents à l’Étranger au cœur de sa stratégie. Elle a mis en place un ensemble d’initiatives destinées à leur offrir une prise en charge sur mesure et à mieux répondre à leurs attentes. A travers sa signature « A chaque pas, Tounessna avec toi », la BIAT affirme sa détermination à être un partenaire de proximité, aux côtés des TRE pour les accompagner, y compris leurs familles, dans tous leurs projets en Tunisie, bien au-delà de leurs besoins bancaires.

Consciente de l’évolution des comportements et de la diversité des attentes, la BIAT consolide cette année son ambition d’offrir une expérience de qualité aux TRE. Elle veille ainsi à renforcer la relation de confiance avec ses clients, dont les exigences sont élevées en matière de prise en charge, de disponibilité et de conseil. Elle s’attache à anticiper et à répondre aux aspirations des nouvelles générations, en misant notamment sur l’innovation et la digitalisation et en proposant une palette plus large que l’offre bancaire classique. Le lancement de l’offre extra-bancaire, notamment l’assistance automobile Tunizen et BIAT privilèges, en constitue une première concrétisation.

A l’occasion de la saison estivale, la BIAT poursuit cette dynamique en déployant également son dispositif BIAT Tounessna, conçu pour offrir aux TRE un accompagnement personnalisé et adapté à chaque étape de leur vie. BIAT Tounessna rassemble un ensemble de solutions et de services pour simplifier le quotidien des TRE et faciliter leurs démarches pour la réalisation de leurs projets en Tunisie. En s’appuyant sur son réseau et ses équipes dédiées, sur BIAT France, une structure principalement dédiée aux tunisiens établis en France mais aussi à ceux résidant en Europe ainsi que sur sa plateforme digitale MyBIAT, la BIAT entend leur donner accès à un univers d’opportunités.

La BIAT confirme ainsi sa volonté de demeurer un partenaire de référence pour les Tunisiens Résidents à l’Étranger, porteur de nouvelles opportunités. Elle traduit la conviction que cette clientèle attend bien plus que des solutions bancaires mais un accompagnement global et une expérience utile, fluide et personnalisée, capable de répondre à ses besoins comme à ceux de ses proches en Tunisie, à chaque étape de leur vie.

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IA et cybersécurité : vers la mise en place d’une réglementation africaine commune

Les travaux du sommet africain du Conseil de coopération scientifique arabe (CCSA) ont été entamés lundi à Hammamet, pour trois jours, sous le thème « Vers une gouvernance numérique intelligente et sécurisée pour la transition numérique dans les gouvernements africains ». Universitaires et chercheurs de Tunisie, d’Algérie, de Libye et d’Arabie saoudite y participent.

L’IA, à la fois menace et bouclier

Interrogé par l’agence TAP, le PDG du CCSA, Kadhi Hichem, justifie le choix de la thématique par l’évolution rapide de l’intelligence artificielle et son lien étroit avec la cybersécurité. Il estime que l’IA joue un double rôle, elle expose les systèmes informatiques à de nouveaux risques, mais reste aussi un levier pour protéger l’intégrité des données. Il insiste sur le fait que la cybersécurité devient de plus en plus dépendante de l’IA.

Des universités du Maghreb et de Libye associées

L’événement, coorganisé avec les universités de Sfax, de Kairouan, de Gafsa et d’El-Hofra en Libye, couvre plusieurs volets ; l’exploitation de l’IA dans les secteurs stratégiques, la gouvernance numérique et les moyens de renforcer la sécurité cybernétique des États africains. Kadhi Hichem évoque deux chantiers prioritaires ; le développement des outils techniques capables de mettre l’IA au service de la protection des données et la modernisation des compétences humaines et des cadres juridiques.

Le programme prévoit également d’examiner les liens entre Droit et intelligence artificielle. Les participants doivent également formuler des recommandations en vue d’une future réglementation africaine encadrant la protection des données personnelles et les usages de l’IA.

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Crise de la CNAM : des impayés chroniques qui rongent tout un secteur  

Deux ultimatums coup sur coup viennent de placer la Caisse nationale d’assurance maladie (CNAM) sous pression cet été 2026. Le premier, lancé par le Syndicat des pharmaciens d’officine de Tunisie (SPOT), expirait le 1er juillet ; le second, porté par les fournisseurs de dispositifs médicaux et qui court jusqu’au 31 août !

Deux fronts, une même colère

Le 24 juin, le SPOT a menacé de suspendre la prise en charge des assurés, son président Zoubeir Guiga évoquant environ 80 MDT de créances et des retards de paiement de trois à quatre mois.

Un protocole d’accord signé en janvier entre les deux parties est aujourd’hui qualifié de « mort-né » par l’ancien président du syndicat, Naoufel Amira. Une cellule de crise a été mise en place le 30 juin et une réunion présidée par le ministre des Affaires sociales est prévue à la mi-juillet.

Côté équipements médicaux, la Chambre syndicale des dispositifs médicaux de l’UTICA dénonce des impayés remontant dans certains cas à 2020, touchant plus de 600 entreprises. Il s’agit d’une crise de liquidités inédite, à laquelle font face ces entreprises qui ne sont pas loin de suspendre toute activité de livraison et de maintenance.

Un excédent qui n’existe qu’en comptabilité

La situation de la CNAM est d’autant plus paradoxale que ses derniers comptes publics, arrêtés à 2022, affichent un résultat net dépassant le milliard de dinars sur deux exercices de suite. Néanmoins, cet excédent est virtuel, il ne se lit que dans les écritures comptables. L’essentiel provient de créances de la CNSS et la CNRPS, qui collectent les cotisations pour son compte : elles représentent 82% du bilan et progressent chaque année plus rapidement que le résultat lui-même.

Concrètement, la CNAM comptabilise des créances qu’elle ne peut pas encaisser, pas de l’argent liquide. La trésorerie réelle, elle, plafonne à 75,5 MDT fin 2022, à peine de quoi couvrir la dette envers les pharmaciens. Et le phénomène se propage en cascade, faute d’être payée, la caisse ne paie pas à son tour, ce qu’elle doit aux hôpitaux et cliniques grimpe de 44% en deux ans. Autre problème, aucun exercice postérieur à 2022 n’a été publié, ce qui prive parlementaires et créanciers de toute visibilité sur la situation actuelle.

Un frein pour tout un secteur

Au-delà de la crise de liquidités immédiate, ces impayés chroniques dissuadent l’investissement dans le secteur médical. Les entreprises de dispositifs médicaux, contraintes de financer la CNAM sur leurs propres fonds, gèlent leurs projets d’extension et, pour certaines, cessent carrément d’importer.

Un poste client aussi dégradé pèse également sur leur accès au crédit bancaire, les banques étant naturellement plus frileuses face à des créances qui traînent depuis parfois quatre ans. D’autant que l’absence de comptes publiés depuis 2022 n’arrange rien, elle rend le risque de contrepartie de la caisse illisible pour tout investisseur ou distributeur étranger qui voudrait s’implanter sur le marché tunisien de la santé.

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