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Tunisie | Grève du transport public non régulier

La grève du secteur du transport public non régulier — taxis individuels, taxis collectifs, taxis touristiques, véhicules de transport interurbain (louages) — se poursuivra ce lundi 13 juillet 2026 jusqu’à 21 heures, pour protester contre ce que les grévistes qualifient de persistance de la politique de procrastination et de non-respect, par le ministère du Transport, des accords conclus avec les opérateurs du secteur.

Intervenant sur Diwan FM, Moez Sellami, vice-président de la Fédération nationale du transport, relevant de l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (Utica), la principale centrale patronale, a expliqué que ce mouvement a été engagé parce que les autorités sont revenues, pour la deuxième fois, sur leurs engagements de résoudre les questions en suspens — notamment les engagements initialement formalisés dans le procès-verbal de la réunion du 22 janvier.

La Fédération avait précédemment suspendu une grève prévue pour le 27 avril dernier, suite à l’intervention de la direction de l’Utica et en vertu de promesses explicites de répondre à ses revendications.

Les principales revendications des professionnels portent sur la nécessité d’accélérer la modification de la loi n° 33 de 2004 et d’élaborer un cahier des charges pour l’utilisation des applications intelligentes, tout en finalisant la réglementation régissant les activités en station, a indiqué Sellami, ajoutant que l’autorité de tutelle avait également manqué à ses engagements concernant les ajustements tarifaires ; initialement prévus pour mars 2026, ces derniers avaient été reportés — avec la promesse d’une mise en œuvre pour le mois de juin dernier — sans qu’aucune mesure concrète n’ait été prise à ce jour.

Le vice-président de la Fédération nationale du transport a dénoncé ce qu’il a qualifié de politique de marginalisation et de négligence de la part du ministre des Transports, soulignant que ce dernier n’avait tenu aucune réunion avec le bureau exécutif de la Fédération depuis sa prise de fonctions pour aborder les préoccupations du secteur.

Le secteur du transport public non régulier compte plus de 55 000 opérateurs et génère plus de 150 000 emplois, a rappelé M. Sellami, tout en appelant à une «approche responsable de ce secteur vital.»

I. B.

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Grève des taxis et louages : L’UGTT refuse de suivre le mouvement

Alors que le secteur du transport public non régulier a décidé d’entrer en grève, les divergences entre les principales organisations représentatives se confirment. Alors que les structures professionnelles ont maintenu leur appel à cesser le travail ce lundi 13 juillet, la Fédération générale du transport de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) a invité, au contraire, ses adhérents à poursuivre normalement leurs activités.

Dans un communiqué publié dimanche, la Fédération générale du transport a appelé les travailleurs affiliés au secteur du transport public non régulier à ne pas prendre part au mouvement de grève prévu de 5h à 21h sur l’ensemble du territoire.

L’organisation syndicale estime que la défense des intérêts des travailleurs doit s’inscrire dans le respect des décisions des structures de l’UGTT et dans le cadre d’une action syndicale unifiée et responsable. Elle insiste également sur l’importance de préserver la cohésion de l’organisation syndicale face aux revendications du secteur.

L’UGTT réclame la protection de ses adhérents

Au-delà de son appel à poursuivre le travail, la Fédération générale du transport demande aux autorités de garantir la sécurité de ses adhérents et de prévenir toute forme de harcèlement, de pression ou d’agression en raison de leur choix de ne pas participer à la grève.

Elle assure, par ailleurs, qu’elle apportera un accompagnement juridique et syndical à tout adhérent qui ferait l’objet d’abus dans le cadre de cette mobilisation.

Les organisations professionnelles maintiennent leur mot d’ordre

En face, les représentants des professionnels du transport public non régulier campent sur leur position. La grève nationale reste programmée pour ce lundi dans tous les gouvernorats et concerne les taxis individuels, les taxis collectifs, les taxis touristiques, les véhicules de louage ainsi que le transport rural.

Le premier vice-président de la Fédération nationale du transport relevant de l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (UTICA), Moez Sellami, a affirmé que le mouvement demeurait maintenu. Selon lui, aucune suspension n’est envisagée tant que le ministère du Transport n’aura pas concrétisé les engagements pris envers la profession, notamment en ce qui concerne la révision des tarifs.

Un secteur divisé à la veille de la mobilisation

Cette prise de position de l’UGTT met en évidence des divergences de stratégie entre les représentants des salariés et les organisations professionnelles du secteur. Alors que les premiers privilégient la poursuite de l’activité et le respect des orientations syndicales, les seconds misent sur une grève nationale pour accentuer la pression sur les pouvoirs publics.

Cette division pourrait avoir un impact sur l’ampleur de la mobilisation prévue ce lundi et sur les perturbations attendues dans les services de transport public non régulier à travers le pays.

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