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Sécurité : Tunis et Paris renforcent leur coordination

Le ministre tunisien de l’Intérieur, Khaled Nouri, a eu lundi un entretien téléphonique avec son homologue français Laurent Nuñez, à l’initiative de ce dernier, selon un communiqué publié par le ministère de l’Intérieur.

Les deux responsables ont abordé plusieurs questions relevant des compétences des ministères de l’Intérieur des deux pays, en particulier celles liées à la sécurité commune et à la lutte contre les formes de criminalité transfrontalière.

Lutte contre le trafic de drogue

La lutte contre le trafic de drogue a également figuré parmi les principaux sujets évoqués lors de cet échange, dans un contexte marqué par le renforcement de la coopération internationale face aux réseaux criminels organisés.

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D’après le ministère tunisien de l’Intérieur, cette conversation a permis d’examiner les moyens de consolider les relations entre la Tunisie et la France dans les domaines sécuritaires, afin de mieux répondre aux défis communs.

Coopération sécuritaire entre les deux pays

Cette nouvelle prise de contact s’inscrit dans le cadre de la coopération sécuritaire entre les deux pays, qui porte notamment sur l’échange d’expertises et la coordination face aux menaces transnationales.

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Tunis serre la vis sur l’hygiène : Saisies, fermetures et sanctions contre les contrevenants

La municipalité de Tunis a annoncé un durcissement des contrôles sanitaires visant les commerces ouverts au public. Dans un communiqué publié ce lundi, la chargée de la gestion de la municipalité de Tunis, Samah Daldoul, a affirmé que la loi sera appliquée « avec fermeté » à l’encontre des établissements ne respectant pas les normes d’hygiène et de salubrité.

Selon la municipalité, les infractions pourront entraîner la saisie et la destruction des marchandises impropres à la consommation, la fermeture immédiate des établissements concernés ainsi que des amendes administratives pouvant atteindre 1 000 dinars.

Instructions aux agents assermentés

Dans ce cadre, Samah Daldoul a indiqué avoir donné des instructions aux agents assermentés et aux techniciens supérieurs de la direction de l’hygiène municipale afin de renforcer les opérations de contrôle. Ces inspections porteront notamment sur le respect des règles d’hygiène et de propreté, mais également sur la qualité des denrées alimentaires, leur conservation et leur aptitude à la consommation.

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La responsable municipale a rappelé que ces mesures s’appuient sur les dispositions de la loi n°30 du 5 avril 2016, modifiant et complétant la loi n°59 du 14 août 2006 relative aux infractions aux règles d’hygiène dans les zones relevant des collectivités locales. Ce cadre juridique autorise la municipalité à prendre des mesures administratives immédiates en cas de non-respect des prescriptions sanitaires et environnementales.

Soutenir les efforts des services municipaux.

Enfin, la municipalité de Tunis a appelé l’ensemble des administrations et organismes concernés par le contrôle des établissements ouverts au public à soutenir les efforts des services municipaux. Elle invite ces structures à coordonner leurs actions afin d’organiser des campagnes de contrôle sur l’ensemble du territoire relevant de la municipalité de Tunis.

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Coupures d’électricité dans le Grand-Tunis : Le délestage a-t-il déjà commencé ?

Les températures élevées et le recours massif aux climatiseurs font grimper la consommation électrique en Tunisie, relançant les interrogations sur la capacité du réseau à absorber les pics de demande. Depuis quelques jours, plusieurs habitants du Grand Tunis signalent des coupures d’électricité intervenant durant les heures de forte consommation, laissant planer le doute sur un éventuel recours au délestage.

Dimanche, des habitants de La Soukra ont rapporté des interruptions de courant en après-midi, au moment où la demande en électricité atteint généralement son maximum. Ce lundi, des témoignages similaires ont été recueillis dans plusieurs quartiers de la banlieue sud de Tunis, où des coupures de courte durée ont également été observées.

À ce stade, aucun communiqué officiel de la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) ne confirme la mise en œuvre d’un plan de délestage national. Les seules coupures annoncées officiellement ces derniers jours concernent des interruptions programmées pour des travaux de maintenance ou de renforcement du réseau dans certaines régions du pays.

Une différence avec les étés précédents

La situation contraste avec certaines saisons estivales récentes. En 2025 notamment, la STEG avait officiellement reconnu avoir procédé à une coupure préventive à l’échelle nationale afin d’éviter un effondrement complet du réseau électrique face à un pic historique de consommation. L’entreprise avait alors expliqué que cette mesure visait à préserver la stabilité du système électrique.

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Pour l’été 2026, aucune annonce similaire n’a été faite jusqu’à présent. Les communications officielles de la STEG portent essentiellement sur des coupures localisées liées à des opérations techniques, sans évoquer un dispositif de délestage destiné à réduire la charge du réseau.

Des coupures qui interrogent

L’absence de communication officielle n’empêche toutefois pas les interrogations. Les coupures observées dans certains quartiers de la capitale surviennent précisément pendant les heures de pointe, lorsque la demande est la plus élevée en raison de l’utilisation intensive des climatiseurs.

À ce stade, il est impossible d’affirmer qu’il s’agit d’un délestage organisé. Ces interruptions peuvent également résulter d’incidents techniques localisés, d’une surcharge ponctuelle de certaines lignes de distribution ou d’interventions de protection du réseau.

Une consommation sous forte pression

Comme chaque été, la Tunisie fait face à une hausse importante de la demande électrique. Le dernier bilan annuel disponible montre que la pointe nationale de consommation a atteint un record de 4 888 mégawatts le 14 août 2024, contre 4 825 MW en 2023. En juillet 2025, elle s’était établie à 4 837 MW, soit une hausse de 6% par rapport aux 4 550 MW enregistrés à la même période de 2024. Ces niveaux, proches de 5 000 MW, donnent une idée de la pression exercée sur le réseau lors des épisodes de chaleur extrême.

Les vagues de chaleur, qui se multiplient ces dernières années, exercent une pression croissante sur les infrastructures de production et de distribution.

Si les autorités assurent que le réseau est préparé pour la saison estivale, les coupures signalées dans le Grand Tunis montrent que la question de la sécurité d’approvisionnement reste particulièrement sensible, surtout lors des épisodes de chaleur extrême.

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Sánchez à Alger : Pourquoi cette visite concerne aussi la Tunisie

Le chef du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez, effectuera le 20 juillet une visite officielle à Alger, confirmée par la Moncloa, afin de tourner la page de la crise diplomatique ouverte en 2022 après son soutien au plan marocain d’autonomie pour le Sahara occidental. Au-delà du réchauffement des relations entre Madrid et Alger, cette visite illustre une évolution plus profonde : en Méditerranée occidentale, les intérêts énergétiques, commerciaux et sécuritaires prennent progressivement le pas sur les différends politiques. Une dynamique qui intéresse directement la Tunisie, confrontée depuis plusieurs années à la délicate gestion de ses relations avec l’Algérie et le Maroc.

Pourquoi cette visite intéresse directement la Tunisie ?

À première vue, le déplacement de Pedro Sánchez relève de la politique étrangère espagnole. Pourtant, il éclaire les défis auxquels la diplomatie tunisienne est confrontée depuis plusieurs années.

La Tunisie continue d’affirmer une position de neutralité sur le Sahara occidental et son attachement à une solution conforme aux résolutions des Nations unies. Cette posture a toutefois été fragilisée en août 2022, lorsque l’accueil du chef du Front Polisario, Brahim Ghali, lors de la TICAD organisée à Tunis avait provoqué une grave crise diplomatique avec le Maroc, qui avait rappelé son ambassadeur.

Une tentative de rapprochement avait été observée en août 2024, avec une rencontre à Marseille entre le chef du gouvernement marocain Aziz Akhannouch et le ministre tunisien des Affaires étrangères Nabil Ammar. Les échanges avaient témoigné d’une volonté de renouer le dialogue, sans pour autant effacer les divergences autour du Sahara occidental.

Lire aussi : Le Maroc et la Tunisie, vers un dégel diplomatique ? (2024)

Parallèlement, la coopération stratégique entre la Tunisie et l’Algérie s’est renforcée, notamment dans les domaines de la sécurité, de l’énergie et de la coordination politique. En avril 2025, Webdo rapportait également, sur la base d’informations publiées par plusieurs médias marocains, que des pressions auraient été exercées par Alger afin que Tunis accueille des membres ou des activités liés au Front Polisario. Ces informations n’ont toutefois jamais été confirmées officiellement par Tunis ou Alger. À la même période, certains responsables politiques américains évoquaient un possible classement du Front Polisario comme organisation terroriste, un scénario qui, s’il venait à se concrétiser, pourrait avoir des conséquences diplomatiques pour les États concernés.

Lire aussi : Tunisie-Algérie : Pressions autour du Polisario pour éviter des sanctions américaines ? (2025)

Dans ce contexte, le rapprochement entre Madrid et Alger constitue un précédent que Tunis observera avec attention.

Comment Madrid et Alger ont-ils tourné la page de la crise ?

La crise entre l’Espagne et l’Algérie remonte à mars 2022, lorsque Pedro Sánchez avait apporté son soutien au plan d’autonomie défendu par le Maroc pour le Sahara occidental, sous l’impulsion du roi Mohammed VI, et qualifié par Madrid de solution « la plus sérieuse, réaliste et crédible ».

L’Algérie, principal soutien du Front Polisario, avait immédiatement rappelé son ambassadeur avant de suspendre, le 8 juin 2022, le Traité d’amitié, de bon voisinage et de coopération signé vingt ans plus tôt. Les échanges commerciaux avaient été fortement perturbés par des restrictions bancaires, tandis que les livraisons de gaz vers l’Espagne étaient maintenues.

Le dégel s’est amorcé fin 2023 avec le retour d’un ambassadeur algérien à Madrid. En mars 2026, la visite du ministre espagnol des Affaires étrangères José Manuel Albares à Alger a permis de réactiver officiellement le traité d’amitié. Le président Abdelmadjid Tebboune avait alors évoqué un rapprochement guidé « par la raison et par le cœur ».

Pour Alger, cette normalisation ne traduit toutefois aucun changement de position sur le Sahara occidental. Elle reflète plutôt une volonté de dissocier ce différend de la coopération économique et énergétique avec l’Espagne.

La visite de Pedro Sánchez du 20 juillet doit symboliser la normalisation des relations entre les deux pays.

L’énergie est-elle devenue la priorité ?

Le calendrier du déplacement montre que les considérations économiques occupent désormais une place centrale.

Pedro Sánchez sera accompagné de la troisième vice-présidente du gouvernement espagnol et ministre de la Transition écologique, Sara Aagesen, signe que les questions énergétiques seront au cœur des discussions.

L’Algérie est redevenue le premier fournisseur de gaz de l’Espagne, devant les États-Unis et la Russie. Les échanges commerciaux entre les deux pays avoisinent désormais 8,5 milliards d’euros, après avoir fortement reculé au plus fort de la crise diplomatique.

Pour Madrid comme pour Alger, l’énergie apparaît aujourd’hui comme le principal moteur du rapprochement, illustrant une approche plus pragmatique des relations internationales.

Lire aussi : Guerre en Iran : La Tunisie commence-t-elle à en tirer profit ?

Le Sahara occidental reste pourtant au cœur des divergences

Cette normalisation ne signifie pas que les positions des deux pays se sont rapprochées sur le Sahara occidental.

Madrid continue de considérer le plan marocain d’autonomie comme la base « la plus sérieuse, réaliste et crédible » d’un règlement du conflit, tandis que l’Algérie maintient son soutien au Front Polisario.

En parallèle, le Parlement espagnol examine une proposition de loi visant à faciliter l’accès à la nationalité espagnole pour les Sahraouis nés avant le 11 août 1977, lorsque le territoire était encore administré par l’Espagne. Si elle était adoptée, cette mesure constituerait davantage un geste politique intérieur qu’un changement de doctrine diplomatique.

Autrement dit, l’Espagne cherche aujourd’hui à préserver simultanément son partenariat stratégique avec Rabat et sa coopération retrouvée avec Alger.

Un précédent diplomatique pour le Maghreb ?

La visite de Pedro Sánchez ne modifiera pas les rapports de force entre l’Algérie et le Maroc, dont les relations diplomatiques restent rompues depuis 2021.

Elle montre toutefois qu’un État peut chercher à maintenir des relations de travail avec Alger sans renoncer à son partenariat avec Rabat. Cette logique de pragmatisme répond aux nouveaux impératifs de sécurité énergétique, de coopération économique et de stabilité régionale qui s’imposent désormais à l’ensemble du bassin méditerranéen.

Pour la Tunisie, la situation demeure plus délicate. Sa proximité stratégique avec l’Algérie, la dégradation de ses relations avec le Maroc et la sensibilité du dossier du Sahara occidental réduisent sa marge de manœuvre diplomatique.

La visite de Pedro Sánchez montre néanmoins qu’un désaccord politique majeur n’empêche pas nécessairement la reprise du dialogue et des échanges. Sans être directement transposable au contexte tunisien, le cas espagnol rappelle qu’il est possible de renouer des relations pragmatiques sans renoncer à ses positions de principe. Pour la Tunisie, l’enjeu sera surtout de préserver ses intérêts stratégiques avec l’Algérie tout en évitant que la crise avec le Maroc ne s’installe durablement.

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Détroit d’Ormuz : Trump propose une sécurité américaine… payante

Les États-Unis pourraient prendre le contrôle du détroit d’Ormuz et en devenir les « gardiens ». C’est ce qu’a déclaré lundi 13 juillet le président américain Donald Trump, estimant que Washington devrait être rémunéré pour assurer la sécurité de cette voie maritime stratégique, essentielle au commerce mondial du pétrole.

Au cours de son intervention, Donald Trump a ajouté : « Peut-être l’appellerons-nous l’ange gardien du détroit », alors que les tensions continuent de s’intensifier au Moyen-Orient. Cette déclaration intervient dans un contexte d’escalade régionale, où le détroit d’Ormuz reste un point névralgique pour les échanges énergétiques internationaux.

Si cette proposition venait à se concrétiser, elle pourrait susciter de vives réactions de la part des pays riverains ainsi que de nombreux acteurs de la communauté internationale, en raison de l’importance géopolitique et économique de cette zone maritime.

Après le « gendarme du monde », voici peut-être le « gardien du détroit ». À ce rythme, il ne manque plus qu’un péage avec abonnement VIP.

C’est le monde à l’envers cependant, car Trump et Netanyahou sont responsables de cette situation, parce que les Iraniens n’évoquaient pas la question de faire payer les navires dans ce détroit. Que Trump pense faire payer le droit de passage du détroit d’Ormuz aux navires, c’est une idée incongrue.

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