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La Tunisie dans le top 5 des partenaires de la Russie en Afrique

Le 70e anniversaire des relations diplomatiques tuniso-russes a servi de cadre, ce samedi 11 juillet, pour un premier bilan chiffré très favorable à la coopération entre les deux pays. Invité par l’Association d’amitié tuniso-russe, le consul Vladimir Khatountsev a annoncé un volume d’échanges commerciaux ayant triplé sur les derniers exercices, pour atteindre près de 1,8 milliard de dollars, un niveau qui hisse carrément la Tunisie parmi les cinq partenaires africains jugés les plus stratégiques par Moscou.

Hydrocarbures, céréales, santé et tourisme

La Russie continue dans ce cadre d’alimenter la Tunisie en produits pétroliers raffinés ainsi qu’en blé tendre et en orge. D’autres domaines d’activité suivent la même trajectoire. Dans le secteur de la santé, un accord signé il y a quelques mois a posé les bases d’un échange technologique médial et pharmaceutique. Le tourisme, de son côté, continue de faire de la Tunisie une destination prisée des vacanciers russes.

Un millier d’étudiants tunisiens en Russie

Le volet universitaire n’est pas en reste : Moscou attribue chaque année 80 bourses à des bacheliers et chercheurs tunisiens, et environ un millier d’entre eux étudient la médecine, l’ingénierie ou les technologies dans des établissements russes. Pour accompagner ce mouvement, la fondation Russkiy Mir a prévu en enveloppe destinée à équiper écoles et universités tunisiennes en ordinateurs, ouvrages et mobilier, afin de dynamiser l’apprentissage de la langue russe sur place.

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Déchets en Tunisie : à peine 10 % recyclés, un potentiel encore dormant

« La Tunisie figure parmi les principaux pays de la région MENA dotés de systèmes publics structurés de gestion des déchets » : c’est le constat de Nesrine Guederi, Directrice des études économiques et environnementales au ministère de l’Environnement, en marge du lancement du projet SWAP.

Un satisfecit qui tranche avec un chiffre : le taux de recyclage ne dépasse toujours pas 10 % dans le pays, malgré des filières déjà en place pour le plastique, les pneus, les huiles moteur, les batteries et les piles.

Un volume qui dépasse les capacités

Le pays produit plus de 2,6 millions de tonnes de déchets municipaux par an, dont 1 million pour le seul Grand Tunis. 17 décharges contrôlées et 57 centres de transfert absorbent ce flux ; leur exploitation revient au privé, mais la facture reste publique à 80 %, contre 20 % pour les municipalités.

Le déchet, nouveau levier climatique

La CDN Tunisie 3.0 (Feuille de route climatique du pays 2026-2035) fait désormais du secteur un moteur d’investissement et d’emplois verts. Objectif national : -62 % d’intensité carbone d’ici 2035.

Les déchets devraient porter 4 % des réductions de GES attendues, et devenir le deuxième poste d’investissement climatique du pays. « Les déchets ne sont pas une fatalité mais un gisement de ressources », résume Guederi, pour qui le modèle linéaire ; extraire, fabriquer, consommer, jeter a fait son temps.

Le projet SWAP en fer de lance

Lancé le 9 juillet par le ministère de l’Environnement et le PNUD, ce projet doté de 5 millions de dollars par le Fonds mondial pour l’environnement cible Tunis, Ariana, Ben Arous et la Manouba jusqu’en 2030, pour réduire déchets et pollution chimique à la source. En parallèle, plusieurs pilotes tournent déjà : tri à la source dans le Grand Tunis, Sousse et Djerba, cogénération à Sousse, biogaz à Djerba (6 000 tonnes/an).

 

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Industrie tunisienne: l’agroalimentaire tire la reprise de l’investissement

L’industrie tunisienne affiche de nouveaux signes de reprise. Les investissements industriels déclarés ont atteint 754,6 millions de dinars (MD) à fin avril 2026, enregistrant une progression de 18% par rapport à la même période de 2025, selon le dernier Bulletin de Conjoncture de l’Agence de Promotion de l’Industrie et de l’Innovation (APII).

Cette dynamique s’est également traduite par un impact sur l’emploi. Les projets industriels déclarés devraient générer 12 934 nouveaux postes, soit une hausse de 32% sur un an, à travers 745 projets répartis sur le territoire.

Le bulletin montre que certaines branches industrielles tirent particulièrement la croissance vers le haut.  

L’agroalimentaire en tête des investissements

Les industries agroalimentaires occupent la première place en matière d’investissements industriels déclarés durant les 4premiers mois de 2026. Le secteur a enregistré 313 MD d’investissements, soit une progression de 60% par rapport à la même période de 2025. Cette accélération confirme l’importance croissante de la transformation agroalimentaire dans l’écosystème industriel tunisien. Elle intervient alors que les entreprises cherchent davantage à valoriser la production agricole locale, développer des produits transformés et répondre aux opportunités offertes par les marchés extérieurs. L’agroalimentaire devient ainsi un des principaux leviers de la reprise industrielle, porté par des projets liés à la transformation, au conditionnement et à la valorisation des ressources locales.

Quid des industries mécaniques et électriques?

Les industries mécaniques et électriques arrivent en deuxième position avec 217,5 MD d’investissements déclarés, enregistrant une croissance de 10%. Ce secteur conserve une place stratégique dans l’industrie tunisienne, notamment grâce à son intégration dans les chaînes de valeur internationales et à son rôle dans les activités manufacturières à forte composante technologique. Les industries diverses affichent également une progression importante. Elles totalisent 128,5 MD d’investissements, soit une hausse de 90,4 % sur un an.

Les régions intérieures attirent davantage de projets! La dynamique d’investissement ne se limite pas aux zones industrielles traditionnelles. Les zones de développement régional (ZDR) ont attiré 377,8 MD d’investissements déclarés, contre 174,1 MD durant la même période de 2025, soit une progression de 117 %. Cette évolution traduit un intérêt croissant pour l’implantation de projets industriels dans les régions intérieures. Elle reste toutefois conditionnée par plusieurs facteurs comme la disponibilité des infrastructures, l’accès aux compétences, la qualité des services d’accompagnement et capacité à assurer la continuité des activités.

 

 

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PGH ancre son engagement ESG

Loin d’être une contrainte, l’ESG devient un atout stratégique ; ou autrement dit un gage de pérennité. En 2025, le Groupe POULINA renforce son engagement ESG, pas seulement pour consolider sa responsabilité et sa résilience économique, mais également pour répondre aux standards internationaux et sécuriser ses exportations (Taxe Carbone UE).

Dans ce cadre et après la publication de ses trois premiers rapports ESG (2021, 2022 et 2023, 2024), réalisés conformément aux normes du guide ESG de la Bourse de Tunis, le groupe PGH a présenté, lors de sa communication financière tenue le 10 juin 2025, la finalisation de son quatrième rapport extra-financier ESG, portant sur l’exercice 2025.

Depuis plusieurs décennies, PGH s’illustre comme un acteur économique citoyen et écoresponsable. Cet engagement, profondément enraciné dans la culture du Groupe, se traduit par des choix d’investissements stratégiques et durables qui visent à :

  • -Préserver les ressources naturelles sur le long terme;
  • Donner toute sa place au pilier social;
  • Maintenir un engagement sociétal actif;
  • Renforcer continuellement les principes de bonne gouvernance;
  • Garantir la transparence et une relation éthique avec toutes les parties prenantes.

Faits saillants 2025 :

  • +96 % d’économie d’énergie vs 2024 : 35 218 Tep/an.
  • +95 % de CO2 évitées vs 2024 : 88 845 T eq CO2.
  • X5,25 périmètre Bilan Carbone : de 44 à 231 sites + Scope 3.
  • + 85 % Record traitement d’eau :1 010 014 m3 traitées.
  • 5 800 contrats régularisés en 2025 (CDD —> CDI + sous-traitants intègres).
  • X2Formations doublées : 543 sessions de formations, 7 600 collaborateurs.
  • +10 pts achats PME : 42 % vs 32 % en 2024.
  • 22,3 MDT coût des projets de transition énergétique entrés en service en 2025.

 

Une industrie verte au cœur de la stratégie

Une large part des investissements de PGH est dédiée à la construction d’une industrie verte, respectueuse de l’environnement. Le Groupe a adopté une politique environnementale ambitieuse, qui intègre les considérations climatiques et sociétales dans toutes ses activités industrielles.

Cette démarche repose sur l’amélioration continue de la performance environnementale, la réduction de l’impact écologique, la gestion optimisée des ressources, et la prévention des risques sanitaires. PGH mise notamment sur :

  • Une meilleure efficacité dans l’utilisation des ressources;
  • La réduction des émissions de CO₂;
  • Une gestion durable de l’eau;
  • La valorisation écologique des déchets.

Grâce à cette vision, PGH est aujourd’hui reconnu comme le premier groupe industriel tunisien à utiliser, depuis plus de vingt ans, des technologies telles que la cogénération et le photovoltaïque pour réduire sa consommation énergétique. Une innovation nationale dont le Groupe peut se targuer.

 

Économie d’énergie : des résultats probants

Cogénération : 9 sites équipés

Puissance : 38,5 MW

Économie d’énergie (TEP) : 28268

Émissions de CO₂ évitées : 69876 tonnes.

Photovoltaïque :

43 sites équipés

Production : 17 MWc (donnant 12 609 MWh

Économie d’énergie (TEP) : 4 590 Tep/an

CO₂ évitées : 11 289 tonnes d’équivalent

Objectif 2030 : multiplier par 5 la capacité actuelle.

 

Bilan et empreinte carbone : une stratégie tournée vers l’avenir

Elargissement de la quantification Bilan carbone : huit secteurs d’activités concernés contre sept en 2024, 231 filiales ou sites à l’oeuvre en 2025 contre 44 en 2024, intégration du Scope 3 en plus des Scopes 1, 2 de 2024. 

Avancement significatif dans la quantification de l’empreinte carbone produit, et ce, au niveau de secteur Transformation d’acier, jugé prioritaire, pour anticiper la taxe carbone européenne (prévue en 2026). 

Développement d’une plateforme digitalisée : dédiée à la collecte & la communication automatique et instantanée des données sur le Bilan Carbone.

Une gestion de l’eau rigoureuse plus poussée et durable : il est rappelé que dans le cadre de la gouvernance de l’eau, le Groupe a établi en 2024, une Charte dédiée a la gestion des ressources en eau, afin de favoriser l’adhésion et la responsabilité de tous. Cette Charte codifie l’ensemble des directives relatives à la gestion durable et responsable de l’eau.

Les Réalisations 2025 : + 85 % de Traitement d’eau en 2025 dans le Groupe/2024 : un record de 1 010 014 m3 d’eaux usées ont été traitées en 2025 (contre 546 144 m3 en 2024).

Un taux de Réutilisation très élevé : de l’eau : 72 % des eaux utilisées ont été réutilisées (dans l’agriculture et l’industrie) en 2025, contre un Objectif National de 50 %.

Le coût d’investissement réalisé en 2025 dans les projets de traitement d’eau (dépenses) est de 5,2 MDT, auquel s’ajoute 1,7 MDT au titre de l’économie d’eau.

 

Engagement sociétal : pour une entreprise solidaire

À travers la Fondation Poulina pour le Savoir, PGH s’engage aux côtés du ministère de l’Éducation pour soutenir la rénovation des établissements scolaires. En 2025, le lycée Khaznadar (Le Bardo – Tunis) a notamment bénéficié de cette initiative. Le Groupe permet également à des milliers d’élèves issus de régions défavorisées d’accéder gratuitement aux parcs Carthage Land, contribuant ainsi au droit aux loisirs.

 

Soutien au pouvoir d’achat 

PGH a également volontairement revu à la baisse les prix de certains produits, notamment avicoles, pour alléger la charge financière des ménages tunisiens.

À travers ces différentes actions, PGH confirme son statut d’entreprise citoyenne, intégrant depuis les années 1990 les dimensions environnementales et sociales dans son modèle économique. En plaçant la durabilité et l’éthique au cœur de sa stratégie, le Groupe entend renforcer ses liens avec ses parties prenantes et contribuer à une croissance responsable et partagée.

L’engagement responsable continue.

Avec communiqué.

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WYSE 2.0 : donner leur chance aux femmes diplômées issues du secteur des STIM

WYSE 2.0, deuxième édition de la conférence nationale et salon de l’emploi dédié à l’inclusion des jeunes femmes dans les STIM (Women and Youth in STEM Employment), s’est tenue ce lundi 13 juillet 2026 à Tunis. L’événement est organisé par ONU Femmes en partenariat avec l’ambassade des Pays-Bas en Tunisie et le Challenge Fund for Youth Employment (CFYE).

À l’échelle mondiale, les femmes ne représentent que 35 % des diplômées dans les filières scientifiques, technologiques, de l’ingénierie et des mathématiques (STIM), selon l’UNESCO. Elles restent minoritaires dans l’intelligence artificielle et les métiers de la donnée, et touchent 85 % ou moins du salaire de leurs homologues masculins quand elles y accèdent.

La Tunisie, elle, sort du lot ! Il s’agit de l’un des neuf pays dans le monde avec une majorité de femmes diplômées dans le secteur des STIM. De même pour les filières scientifiques et technologiques, où les femmes représentent 54 % des diplômés, un taux largement supérieur à la moyenne mondiale.

Un déficit d’insertion malgré les diplômes

Ce potentiel académique peine pourtant à se traduire en emplois. Malgré leur forte présence dans les filières scientifiques, de nombreuses diplômées tunisiennes continuent de buter sur l’accès au marché du travail et aux opportunités de carrière et aux postes de leadership dans les secteurs stratégiques.

L’écart entre formation et emploi reste particulièrement visible dans les technologies de l’information et les sciences de la vie. C’est justement pour répondre à ce constat que WYSE 2.0 réunit cette année 30 entreprises tunisiennes et internationales, dont des sociétés néerlandaises et britanniques, aux côtés de décideurs publics, d’organisations de la société civile, d’institutions financières et de représentants du monde académique, pour resserrer les passerelles entre la formation et l’emploi.

Un programme, quatre objectifs

WYSE 2.0 fixe un cap bien précis, décliné en plusieurs volets. D’abord, former au moins 150 jeunes diplômées à l’employabilité via une formation en ligne intensive de trois jours, axée sur le CV, la préparation aux entretiens d’embauche et l’accès au marché du travail. Ensuite, amener au moins 30 entreprises à adopter les Women’s Empowerment Principles (WEPs), avec des progrès mesurables sur le recrutement, la rétention, l’évolution de carrière et la prévention du harcèlement.

Le programme vise également à renforcer les interactions structurées entre les talents féminins dans les STIM et le secteur privé, pour favoriser l’accès à l’emploi et l’adoption de pratiques plus sensibles au genre. Objectif chiffré: au moins 50 % des participantes doivent décrocher un emploi, un stage ou un contrat de prestation grâce au salon de l’emploi et à son suivi post-événement.

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Adil Chbani nommé directeur général d’Attijari Assurance

Attijari Assurance Tunisie, filiale du Groupe Wafa Assurance, annonce la nomination de Adil Chbani au poste de Directeur Général dont la prise de fonction est effective depuis le 1er juin 2026.

Adil Chbani succède à Mohammed Amal Kaghat, dont l’action à la tête de la compagnie a contribué à consolider sa position sur le marché tunisien. Sa nomination s’inscrit dans une dynamique de continuité et de renforcement du leadership de la filiale.

Fort de plus de vingt-cinq ans d’expérience dans la finance, l’assurance et le développement commercial, Adil Chbani a occupé des fonctions de direction générale au sein de grands groupes bancaires et d’assurance de référence. Spécialiste reconnu de la bancassurance, il dispose également d’une solide expertise en asset management, en leasing et en gestion de patrimoine. Tout au long de son parcours, il a piloté des projets de restructuration, de lancement d’activités et de conquête de parts de marché, en s’appuyant sur un leadership stratégique et une réelle capacité à fédérer les équipes autour d’une vision claire.

Formé aux États-Unis, titulaire d’un diplôme d’Ingénieur et d’un MBA, il a développé une approche du leadership alliant rigueur analytique, vision stratégique et capacité d’exécution.

Dans ses nouvelles fonctions, Adil Chbani aura pour mission de poursuivre la dynamique de développement de la compagnie, de renforcer son positionnement sur le marché et d’accompagner ses ambitions de croissance et d’innovation, en cohérence avec la stratégie du groupe.

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Dans ce pays, l’homme le plus riche d’Afrique veut construire une méga-raffinerie

Aliko Dangote poursuit son développement dans le secteur énergétique avec un nouveau projet d’envergure en Afrique de l’Est. Le groupe nigérian prévoit la construction d’une raffinerie sur l’île kényane de Lamu, dans l’océan Indien, avec une capacité annoncée de 700 000 barils par jour. Si elle voit le jour, cette infrastructure deviendrait la plus grande raffinerie d’Afrique de l’Est.

Le projet entre progressivement dans sa phase préparatoire. Selon Edwin Devakumar, vice-président chargé du pétrole et du gaz chez Dangote Group, cité par Reuters, le choix du site est finalisé, les tests de sol sont en cours et les travaux d’ingénierie ont déjà commencé. Le groupe prévoit une construction qui pourrait s’étaler sur environ 3 ans.

Au-delà du marché kényan, la raffinerie vise un débouché régional. Le président kényan William Ruto a indiqué que l’infrastructure pourrait approvisionner plusieurs pays voisins, notamment l’Éthiopie, l’Ouganda, la Tanzanie, le Rwanda, le Burundi, le Soudan du Sud et la République démocratique du Congo, lit-on dans une dépêche de l’Agence Anadolu. Le projet devrait également contribuer à la création d’emplois, avec près de 60 000 postes évoqués par les autorités kényanes. A dire vrai, le financement de cette infrastructure devrait reposer sur plusieurs mécanismes. Le groupe Dangote prévoit de mobiliser ses ressources propres, de recourir à des émissions obligataires et envisage également une introduction en Bourse de son activité de raffinage afin d’accompagner ses futurs investissements.

Après Lagos, l’étape régionale

Cette nouvelle raffinerie s’inscrit dans la continuité du projet réalisé au Nigeria. Située à Lekki, près de Lagos, la raffinerie Dangote représente l’un des plus grands investissements industriels privés jamais réalisés en Afrique. Construite pour un montant supérieur à 20 milliards de dollars, elle dispose d’une capacité pouvant atteindre 650 000 barils par jour. Mise progressivement en production depuis 2024, elle est devenue la plus grande raffinerie d’Afrique et l’une des plus importantes au monde pour une installation fonctionnant avec un seul train de production. D’ailleurs, elle vise désormais 1,4 million de barils quotidiens d’ici à 2028. Elle produit notamment de l’essence, du diesel et du carburéacteur, avec l’objectif de répondre aux besoins du marché nigérian et de développer des exportations vers d’autres marchés.

Le projet répond à une situation paradoxale. Le Nigeria, premier producteur de pétrole du continent, a longtemps dépendu des importations de carburants raffinés en raison de capacités locales insuffisantes. Avec cette raffinerie, Dangote cherche à déplacer une partie de la chaîne de valeur vers l’intérieur du pays, en transformant localement une ressource jusque-là largement exportée sous forme brute. Le groupe prévoit par ailleurs d’augmenter progressivement la capacité de son site nigérian pour atteindre jusqu’à 1,4 million de barils par jour à terme, selon les objectifs annoncés.

Un industriel qui diversifie son modèle

Derrière ces investissements se trouve Aliko Dangote, l’un des entrepreneurs les plus connus du continent africain. Né en 1957 à Kano, au Nigeria, il a commencé ses activités dans le commerce avant de bâtir un groupe industriel présent dans plusieurs secteurs, notamment le ciment, l’agroalimentaire, les engrais et désormais l’énergie. Son principal actif reste Dangote Cement, devenu l’un des premiers groupes cimentiers africains avec des activités dans plusieurs pays. Régulièrement classé parmi les plus grandes fortunes africaines par Forbes, Dangote a construit son développement autour d’un modèle industriel: produire localement des biens qui restent largement importés par les économies africaines…

Cette trajectoire a également valu à Aliko Dangote d’être désigné “African Energy Person of the Year 2026” par l’African Energy Chamber, une distinction mettant en avant ses investissements dans les infrastructures énergétiques africaines.

 

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Blé: le retour de la taxe russe pourrait-elle peser sur les acheteurs africains?

La Russie applique une taxe de 370,1 roubles par tonne de blé exportée, soit environ 4,87 dollars. Et ce, depuis le 8 juillet. Cette mesure met fin à près de trois mois de prélèvement nul et s’inscrit dans le mécanisme russe de régulation des exportations céréalières.

Mis en place en 2021, ce dispositif prévoit une taxe variable révisée chaque semaine en fonction de l’évolution des prix internationaux. Il permet de préserver l’approvisionnement du marché intérieur tout en soutenant financièrement le secteur agricole russe. La réactivation de la taxe fait suite à une hausse du prix indicatif du blé russe, passé de 233,8 à 239,4 dollars la tonne.

Cette décision est suivie de près par les pays importateurs, dont la Tunisie, qui dépend largement du marché international pour couvrir une partie de ses besoins en céréales. Premier exportateur mondial de blé, la Russie devrait expédier 47 millions de tonnes au cours de la campagne 2026/2027. Dans ce contexte, toute évolution de sa politique commerciale est susceptible d’influencer les flux d’approvisionnement et les prix mondiaux.

Le marché du blé aborde d’ailleurs la campagne 2026/2027 dans un environnement plus tendu. Selon les projections du Département américain de l’Agriculture (USDA), la production mondiale devrait atteindre 820 millions de tonnes, en baisse de 3% sur un an, tandis que la consommation est attendue à 824,5 millions de tonnes, un niveau supérieur à l’offre. Dans le même temps, le commerce mondial de blé devrait reculer de 6%, à 213,3 millions de tonnes, traduisant un resserrement des disponibilités sur les marchés internationaux.

L’Afrique figure parmi les régions les plus concernées par cette évolution. D’après l’agence russe Agroexport, les importations de blé russe des pays de la Communauté d’Afrique de l’Est (CAE) ont progressé de 26% au cours de la campagne 2025/2026, selon l’agence ecofin. Des marchés comme la Tanzanie, le Kenya, l’Égypte ou encore le Soudan renforcent ainsi leurs achats auprès de Moscou, accentuant la sensibilité de la région aux décisions prises par le premier fournisseur mondial.

À ce stade, l’impact direct de la taxe reste toutefois limité. Son montant demeure modeste au regard des fluctuations habituelles des cours internationaux. Les analystes estiment que le principal facteur de risque réside davantage dans l’équilibre entre une offre mondiale en recul et une demande toujours soutenue. Pour des pays importateurs comme la Tunisie, l’évolution des politiques commerciales des grands exportateurs continuera donc de constituer un indicateur clé de l’évolution des coûts d’approvisionnement.

 

 

 

 

 

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Le TAEF et la CCTBL unissent leurs forces pour l’entrepreneuriat

Le Tunisian-American Enterprise Fund (TAEF) et la Chambre de commerce tuniso-belgo-luxembourgeoise (CCTBL) annoncent la conclusion d’un partenariat, vendredi 10 juillet, Il vise à renforcer l’accompagnement des entreprises et à faciliter leur accès au financement.

Un communiqué publié à cet effet annonce que cette collaboration entre la CCTBL et le TAEF a pour objectif d’offrir aux entreprises un accompagnement adapté. Elle permettra également un examen facilité de leurs demandes de financement, ainsi que des conditions ajustées à leurs besoins de développement, d’expansion et d’internationalisation. Elle s’inscrit dans une perspective commune de soutien à l’investissement, à l’entrepreneuriat et à la création d’emplois en Tunisie.

Concrètement, le partenariat vise à faciliter le traitement des demandes de financement émanant des adhérents de la CCTBL. Il assure aussi une communication fluide entre les deux parties tout au long du processus. Lorsque les projets présentés répondent aux critères d’éligibilité du TAEF, les entreprises pourront accéder aux meilleures conditions de financement adaptées à leurs besoins, ajoutent les deux structures.

Au-delà de cet accompagnement, précise-t-on, le TAEF et la CCTBL entendent contribuer au développement des relations d’affaires entre la Tunisie, la Belgique et le Luxembourg. Et ce, en favorisant les échanges économiques et commerciaux entre les trois pays.

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Adil Chbani prend les rênes d’Attijari Assurance Tunisie

Attijari Assurance Tunisie, filiale du Groupe Wafa Assurance, annonce la nomination de M. Adil Chbani au poste de Directeur Général avec une prise de fonction effective depuis le 1er juin 2026.

M. Adil Chbani succède à M. Mohammed Amal Kaghat, dont l’action à la tête de la compagnie a contribué à consolider sa position sur le marché tunisien. Sa nomination s’inscrit dans une dynamique de continuité et de renforcement du leadership de la filiale.

Fort de plus de vingt-cinq ans d’expérience dans la finance, l’assurance et le développement commercial, M. Adil Chbani a occupé des fonctions de direction générale au sein de grands groupes bancaires et d’assurance de référence.

Spécialiste reconnu de la bancassurance, il dispose également d’une solide expertise en asset management, en leasing et en gestion de patrimoine. Tout au long de son parcours, il a piloté des projets de restructuration, de lancement d’activités et de conquête de parts de marché, en s’appuyant sur un leadership stratégique et une réelle capacité à fédérer les équipes autour d’une vision claire.

Formé aux États-Unis, titulaire d’un diplôme d’Ingénieur et d’un MBA, il a développé une approche du leadership alliant rigueur analytique, vision stratégique et capacité d’exécution.

Dans ses nouvelles fonctions, M. Adil Chbani aura pour mission de poursuivre la dynamique de développement de la compagnie, de renforcer son positionnement sur le marché et d’accompagner ses ambitions de croissance et d’innovation, en cohérence avec la stratégie du groupe.

D’après communiqué

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COMESA : Sana Amari, entrepreneure de Sidi Bouzid, remporte un prix africain

L’entrepreneure tunisienne Sana Amari, originaire du gouvernorat de Sidi Bouzid, a remporté le Prix de l’entrepreneuriat collectif lors de la septième édition du Salon commercial et de la Conférence d’affaires du Marché commun de l’Afrique orientale et australe (COMESA). Elle s’est distinguée face à des candidats issus de 21 pays grâce à son projet de coopérative agricole.

Dans une déclaration accordée dimanche, Sana Amari a indiqué que cette distinction est le fruit d’un travail collectif mené au sein de sa coopérative, spécialisée dans la valorisation des produits agricoles et du patrimoine local.

Elle a souligné que cette récompense illustre le potentiel de la femme tunisienne, en particulier en milieu rural, à réussir lorsque les conditions nécessaires, notamment les mécanismes d’accompagnement et les opportunités d’emploi, sont réunies.

L’entrepreneure a également précisé que son projet a vu le jour en 2022 grâce à un autofinancement et à des moyens limités. Cette reconnaissance à l’échelle africaine confirme la pertinence du modèle de l’économie sociale et solidaire fondé sur les coopératives, capable de créer de la valeur ajoutée tout en renforçant le rôle des femmes dans le développement économique local, souligne Sana Amari.

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