Lese-Ansicht

Donald Trump, un maître chanteur

Les Accords d’Abraham, œuvres du premier mandat du président Donald Trump, sont à nouveau remis à l’ordre du jour. Dépoussiérés, ils reviennent en Air Force One. Un couteau à double tranchant sur la gorge des monarques, chefs de gouvernement et cheikhs du golfe arabique et du Moyen-Orient. Seul un camp retranché d’irréductibles en Afrique du Nord résiste à la normalisation et refuse de se soumettre. 

Mohsen Redissi *

De prime abord, c’est une nouvelle initiative de paix de Baba Trump hors son Conseil de paix, remis sur la voie de garage. Vite fait vite oublié, car il a tout faux. Les têtes couronnées, les philanthropes, les businessmen n’ont pas suivi son conseil. L’argent tombé dans l’escarcelle de la première réunion officielle du Conseil a été versé dans les caisses d’Israël. Charité bien ordonnée commence par soi-même. Depuis, le billet vert, qu’il croyait voir couler à flot pour remplir ses poches et les caisses du Conseil, tarde à venir. La banqueroute avant le banco.

Président Trump a la ferme intention de traîner dans son nouveau stratagème les pays vassaux, en obligeant les petits poucets du Golfe arabique, petits par la taille mais riches comme crésus, à signer les Accords d’Abraham. Ils bénéficient en échange de la protection des Etats-Unis (EU), pas celle des peuples mais celle des monarques et des familles régnantes.

Les récents événements, guerre Iran/Israel-EU, ont mis à nu l’incapacité des EU à garantir la sécurité de ses alliés du Golfe arabique. Battus à plate couture. Un fiasco pour une grande puissance. 

C’est aussi et surtout une autre tentative de Trump pour arriver à ses fins : endosser sa redingote pour la grande cérémonie et se voir remettre le Prix Nobel de la paix, rêve éveillé d’un président versatile. Qui ne risque rien n’a rien !

Entre obéissance et rejet 

Le Maroc est le premier pays, hors zone de turbulence, à signer les Accords d’Abraham. Il a reçu en contrepartie un cadeau royal : la reconnaissance par les ÉU de la marocanité du Sahara occidental. Donnant donnant, du troc comme aux temps révolus, la reconnaissance contre l’adhésion. L’ambassadeur américain auprès du royaume chérifien a gratifié son altesse royale, lors de son audience avec le roi Mohammed VI, de la nouvelle carte géographique du Maroc, signée de sa propre main. Signe d’authenticité et de validité et qui ne craint aucune équivoque. Le Sahara occidental, fraîchement annexé, figure sur la nouvelle carte du Maroc redessinée par Washington. 

Sans crier gare, les EU rattachent et tranchent, au gré de leurs penchants, d’un côté un territoire abandonné par l’ancienne puissance coloniale, l’Espagne, et disputé entre plusieurs parties, la République arabe sahraouie démocratique, l’Algérie et le Maroc. De l’autre côté, ils jettent leur dévolu sur le Groenland qu’ils veulent annexer pour des raisons de sécurité nationale. On ne sait plus où donner de la tête ou à quel saint se vouer ? A Abraham ! Il a ses accords.

La loi du plus fort est toujours la meilleure 

La menace est-elle la nouvelle forme de la dissuasion ? Ou est-elle une violation flagrante de tous protocoles et usages diplomatiques ? That’s the question!

Donald Trump hausse le ton sur sa plateforme. Il crie haut et fort, sans ambiguïté et sans aucune retenue sur Truth Social «J’ai déclaré qu’après tout le travail effectué par les États-Unis pour tenter de résoudre cette situation très complexe, tous ces pays devraient être obligés, au minimum, de signer simultanément les accords d’Abraham.» Au minimum ? C’est-à-dire qu’il se sent autorisé à demander encore plus. Par exemple lui céder leurs champs de gaz et de pétrole… Là où en sont les choses, cela n’étonnerait personne  

Cette «situation très complexe» que Trump décrit n’est que le résultat d’une attaque combinée, sans précédent, Etats-Unis-Israël sur l’Iran. Le ton est menaçant et ne laisse aucune autre issue aux pays de la région. Pas d’échappatoire, la soumission est leur planche de salut. Trump ratisse large et n’y va pas de main morte. Le président américain exige des pays à majorité musulmane de normaliser leurs relations avec Israël. Le «minimum» pour ces pays est l’obéissance et la signature collective de ces accords.

Au fin fond de lui-même, Trump rêve d’une grande cérémonie pour la signature de ces accords. Il a d’autres «shah» à fouetter.

Libéré du fardeau de la guerre et revigoré par la signature de l’accord cadre Etats-Unis-Iran, Trump peut se vanter d’avoir rétabli l’ordre après le désordre, dans une zone en éternelle effervescence. Maintenant, il peut revenir à la charge et se consacrer à son premier chapitre, les Accords d’Abraham. Personne d’autre ne peut lui voler la vedette. Il est fin prêt pour serrer la vis et forcer la main des récalcitrants.

Trump a déclaré à plus de quarante reprises la fin d’une guerre qu’il a déclenchée contre l’Iran. Il reste toujours sous une menace constante et un équilibre précaire. Il n’est pas le maître à bord. Les belligérants s’accusent déjà mutuellement d’avoir violé un cessez- le-feu déjà précaire. Le nucléaire iranien reste la monnaie des singes dans le traité cadre. La prudence est de mise. Et le pire et peut-être encore à venir avec un président dangereusement impulsif chez qui la sénilité le dispute à la folie.

* Fonctionnaire à la retraite.

L’article Donald Trump, un maître chanteur est apparu en premier sur Kapitalis.

  •  

La généralisation de la facturation électronique en marche : impact attendu sur le renforcement du pouvoir d’achat

«Le projet de généralisation de la facturation électronique s’inscrit dans les orientations nationales visant à accélérer la transformation numérique et à moderniser les services publics. Il constitue également un levier important pour renforcer le contrôle des circuits de distribution, lutter contre les pratiques de monopole et de spéculation, réduire le nombre d’intermédiaires et contribuer de la sorte à la stabilité des marchés ainsi qu’à la préservation du pouvoir d’achat des citoyens», a déclaré le ministre du Commerce et du Développement des exportations, Samir Abid.

Lors d’une séance de travail consacrée au suivi de la généralisation de ce dispositif dans les marchés de gros, le ministre a souligné que la facturation électronique permettra d’assurer une meilleure traçabilité des produits agricoles tout au long de la chaîne de distribution, d’améliorer les performances des différents intervenants et de disposer d’une base de données fiable et précise au service de la régulation des marchés.

Selon un communiqué publié par le ministère du Commerce à l’issue de cette réunion, les résultats de l’expérience pilote menée par la Société tunisienne des marchés de gros (SOTUMAG) à Bir El Kassaâ, relative à la facturation électronique, ont été examinés. Les aspects techniques, organisationnels et financiers du dispositif ont été évalués, tandis que les modalités de son déploiement à l’ensemble des marchés de gros ont été arrêtées. «La généralisation du système concernera, à terme, les marchés municipaux ainsi que les marchés des ports de pêche», a annoncé le ministère.

Dans le même esprit, le ministre a insisté sur le rôle de la facturation électronique dans le renforcement de la transparence des transactions, la modernisation des marchés de gros et la maîtrise des prix, avec un impact attendu sur le renforcement du pouvoir d’achat des ménages.

Il a, en outre, souligné que «l’extension de cette expérience à l’échelle nationale, notamment aux marchés municipaux, ainsi que l’accélération de sa mise en œuvre nécessitent une mobilisation de l’ensemble des parties prenantes et leur adhésion totale à cette démarche». Le ministre a rappelé, à cet égard, les résultats positifs déjà enregistrés grâce au déploiement de la facturation électronique dans les marchés de gros de Bizerte, Sousse et Sfax.

 

Un dispositif instauré par le Code de la TVA

Il convient de rappeler que la facturation électronique n’est pas une mesure nouvelle. Le Code de la TVA prévoit déjà son application pour les entreprises relevant de la Direction des grandes entreprises, au titre des opérations réalisées avec l’État, les collectivités locales, les établissements publics et les entreprises publiques.

Dans ce même cadre, le paragraphe II ter de l’article 18 du Code de la TVA autorise les assujettis à la TVA à émettre des factures électroniques comportant l’ensemble des mentions obligatoires. «Ces factures doivent être établies sous un format électronique composé d’un ensemble de lettres et de chiffres intelligibles, puis archivées sur un support garantissant leur conservation, leur lecture et leur consultation en cas de besoin», explique le document.

L’article 53 de la loi de Finances pour 2026 constitue une nouvelle étape dans le processus de généralisation de la facturation électronique. Cette disposition modifie le cinquième alinéa du paragraphe II ter de l’article 18 du Code de la TVA afin d’élargir le champ des opérations concernées par cette mesure.

Concrètement, cette réforme rend le recours à la facturation électronique obligatoire à compter du 1er janvier 2026 et étend son application aux opérations de prestations de services.

À cet effet, le ministère des Finances a publié un communiqué dans lequel il rappelle que l’article 53 de la loi n°17-2025 du 12 décembre 2025 portant loi de finances pour l’année 2026 prévoit la soumission de certaines opérations à la facturation électronique.

Toutefois, afin d’éviter les difficultés susceptibles d’être rencontrées par plusieurs entreprises, notamment les petites et moyennes entreprises, ainsi que par certains secteurs d’activité, dans l’accès aux plateformes électroniques, le ministère a indiqué que la mise en œuvre de cette mesure se fera de manière progressive et adaptée.

«Cette mise en œuvre progressive vise à prévenir toute perturbation ou désorganisation pouvant résulter de la mise en œuvre de cette mesure et à limiter ses éventuelles répercussions négatives sur l’activité économique dans son ensemble», précise le communiqué.

Nouha MAINSI



L’article La généralisation de la facturation électronique en marche : impact attendu sur le renforcement du pouvoir d’achat est apparu en premier sur Le Temps News.

  •  

Tunisie-Russie | Sous le signe de la continuité  

En pleine guerre froide, dans les années 1960-1990, la Tunisie a toujours gardé des relations privilégiées avec le monde dit libre, c’est-à-dire les Etats-Unis et l’Europe occidentale, qui restent encore aujourd’hui ses deux principaux partenaires, mais cela ne l’a pas empêchée de maintenir une coopération étroite avec l’Union soviétique et, aujourd’hui la Russie, par souci d’indépendance et de non-alignement. Cet axe fondamental de la diplomatie tunisienne est on ne peut actuel malgré les grands chambardements géostratégiques qu’a connus le monde depuis la chute du Mur de Berlin en 1989.

Latif Belhedi

Au cours des sept dernières décennies, les relations tuniso-russes se sont développées dans divers domaines alors que de vastes perspectives s’offrent aujourd’hui pour le renforcement de la coopération bilatérale dans les secteurs de l’économie, de la santé, de l’éducation, de la culture, de la science et de la technologie.

C’est ce que le consul de Russie en Tunisie, Vladimir Khatuntsev, a affirmé lors d’un séminaire organisé le 11 juillet 2026 par l’Association d’amitié tuniso-russe pour marquer le 70e anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques entre les deux pays, sous le thème «Les mutations géopolitiques en cours et le positionnement de la Tunisie dans un nouvel ordre mondial».

L’événement a réuni des universitaires tunisiens, des chefs de missions diplomatiques accrédités en Tunisie ainsi que des personnalités s’intéressant aux affaires régionales et internationales.

Les échanges commerciaux ont triplé ces dernières années

Le consul de Russie, dont les propos ont été rapportés par Mosaique FM, a expliqué que la Commission mixte tuniso-russe, dont la première remonte à 1999, doit tenir sa neuvième session en Tunisie avant la fin de l’année, avec pour objectif d’ouvrir de nouvelles perspectives de coopération, notamment dans les secteurs de l’éducation, de l’agriculture et des infrastructures. Il a également souligné les progrès réalisés en matière de coopération sanitaire, mettant en avant la signature, ces derniers mois, d’un programme de coopération conjointe entre les ministères de la Santé des deux pays.

Sur le plan économique, le diplomate russe a souligné que la Tunisie est devenue l’un des cinq principaux partenaires commerciaux de la Russie en Afrique, le volume des échanges entre les deux pays atteignant environ 1,8 milliard de dollars — un chiffre qui a triplé ces dernières années. Il a ajouté que la Russie demeure un fournisseur clé de produits pétroliers et de céréales pour la Tunisie, exprimant l’espoir que l’accord de libre-échange actuellement en négociation avec l’Union économique eurasiatique contribuerait à renforcer la coopération économique et les investissements.

En matière de tourisme, le consul de Russie a souligné que la Tunisie occupe une place privilégiée pour les touristes russes, ce qui favorise le développement du secteur touristique ainsi que l’intensification des échanges humains et culturels entre les deux nations.

Un millier d’étudiants tunisiens dans les universités russes

Il a également mis en exergue l’importance de la coopération dans le domaine de l’éducation, rappelant que le gouvernement russe octroie chaque année 80 bourses à des étudiants tunisiens, tandis qu’environ un millier d’étudiants tunisiens poursuivent actuellement leurs études dans diverses disciplines au sein d’universités russes.

Il a ajouté que la coopération culturelle connaît également une dynamique soutenue, comme en témoignent la participation de troupes de théâtre russes à des événements culturels en Tunisie et la présence d’athlètes russes lors de compétitions internationales organisées par la Tunisie, parallèlement à la participation de metteurs en scène, journalistes et chefs tunisiens à des festivals et concours organisés en Russie.

M. Khatuntsev a également souligné l’intérêt croissant pour l’enseignement de la langue russe dans les établissements éducatifs tunisiens, précisant que la fondation Russkiy Mir (Monde russe) a récemment apporté son soutien — notamment sous forme de matériel pédagogique, de livres et de mobilier pour les salles de classe de russe — afin de favoriser les échanges culturels entre les deux nations.

Dans les domaines de la science et de la technologie, le consul de Russie a souligné les étapes clés de la coopération, rappelant la visite en Tunisie, en avril dernier, du cosmonaute russe Kirill Alexandrovitch Peskov — un événement qui a suscité un vif intérêt pour ses conférences — ainsi que la collaboration ayant abouti au lancement, en 2021, du satellite tunisien Challenge 1 à bord d’une fusée russe depuis le cosmodrome de Baïkonour.

Le diplomate a conclu en soulignant que les deux parties poursuivent leurs efforts pour finaliser un accord intergouvernemental de coopération dans l’exploration et l’utilisation de l’espace extra-atmosphérique à des fins pacifiques, reflétant ainsi une volonté commune d’ouvrir de nouveaux horizons au partenariat tuniso-russe.

Rappelons que les ministres des Affaires étrangères des deux pays, Mohamed Ali Nafti et Sergueï Lavrov, ont échangé, samedi 11 juillet, deux messages de félicitations, dans lesquels ils ont souligné la profondeur et la solidité des relations d’amitié et de coopération qui unissent la Tunisie et la Russie, et qui trouvent leur fondement dans l’ancienneté et l’ancrage des liens historiques et économiques unissant les deux peuples amis.

Ils se sont félicités du niveau privilégié des relations bilatérales, qui n’ont cessé de se développer et qui reposent sur un dialogue fondé sur le respect mutuel, l’intérêt commun et sur une coopération fructueuse dans de nombreux domaines.

Explorer de nouvelles opportunités de coopération

Ils ont également réaffirmé leur volonté commune de continuer à renforcer les liens d’amitié et de coopération entre les deux pays, et de les porter vers de nouveaux horizons en explorant de nouvelles opportunités de coopération dans des secteurs prometteurs et à forte valeur ajoutée, afin de répondre aux aspirations des deux peuples amis, tout en poursuivant leurs consultations au sein des différentes organisations et instances régionales et internationales.

Dans un communiqué publié sur sa page Facebook, l’ambassade de Russie à Tunis a rappelé que l’«Union soviétique» et la Tunisie avaient procédé, dans les années 1960, à la nomination réciproque d’ambassadeurs, marquant ainsi le début d’un développement progressif des relations politiques et économiques bilatérales. Moscou a aussi lancé des programmes pour permettre à des étudiants tunisiens de suivre des études dans les universités soviétiques.

Le secteur du tourisme compte actuellement parmi les principaux domaines de coopération entre la Russie et la Tunisie, souligne l’ambassade dans son communiqué et rappelle qu’«en 2019, au pic de la saison touristique, près de 650 000 citoyens russes ont visité la Tunisie». Ce secteur recèle un fort potentiel de croissance et de renforcement des relations bilatérales, estime l’ambassade.

Elle rappelle la visite du ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov en Tunisie en décembre 2023, au cours de laquelle il a été reçu par le président de la République Kais Saïed, ainsi que sa rencontre avec son homologue tunisien, le 20 décembre 2025, en marge de la deuxième conférence ministérielle du Forum de partenariat russe.

Pour un ordre mondial juste et multipolaire

«Les deux pays s’accordent sur l’importance d’établir un ordre mondial juste et multipolaire, fondé sur le respect total des principes fondamentaux du droit international énoncés dans la Charte des Nations unies, dont au premier lieu le principe de l’égalité dans la souveraineté des États et la non-ingérence dans leurs affaires intérieures», souligne le communiqué.

Pour sa part, l’ambassadeur de Russie en Tunisie, Alexandre Zolotov, a souligné que la Tunisie constitue un partenaire traditionnel et fiable de la Russie en Afrique du Nord et au Moyen-Orient, mettant en avant une volonté commune de poursuivre le développement de la coopération bilatérale dans les différents domaines et de renforcer le dialogue politique entre les deux parties.

L’article Tunisie-Russie | Sous le signe de la continuité   est apparu en premier sur Kapitalis.

  •  

Ahmed El Karm l «La Tunisie manque d’une législation claire en matière de durabilité économique»

L’ancien président du Conseil bancaire et financier (CBF), Ahmed El Karm, a affirmé que les entreprises économiques tunisiennes doivent trouver un équilibre entre deux objectifs : une productivité élevée et la durabilité économique.

Cette durabilité doit préserver l’environnement et garantir le droit des générations futures à une vie décente, notamment face aux défis existentiels auxquels l’humanité est confrontée en raison du changement climatique, en particulier le réchauffement planétaire et les catastrophes naturelles.

El Karm, qui a fait cette déclaration à Mosaique, en marge de la journée professionnelle de la 5e conférence annuelle de l’Initiative mondiale pour la gouvernance et la durabilité (Global Initiative for Governance and Sustainability, GIGGS) qui s’est tenue à Hammamet, le 10 juillet 2026, a souligné que le réchauffement climatique est alimenté par les entreprises, lesquelles sont désormais tenues d’adopter des pratiques de gouvernance et de privilégier la préservation de l’environnement et des ressources énergétiques.

Il s’agit d’une exigence imposée par les Nations unies à tous les pays, y compris la Tunisie, qui cherche à exporter ses produits à l’étranger.

Ces ambitions contraignent le gouvernement tunisien à se conformer à de nouvelles normes de production respectueuses de l’environnement et garantissant aux générations futures une qualité de vie décente et équilibrée.

Bien qu’il reconnaisse que la Tunisie progresse dans cette démarche alignée sur les directives de l’Onu, l’ancien Pdg d’Amen Bank estime que le pays manque d’une législation claire en matière de durabilité économique. Selon lui, une telle législation devrait reposer sur un double mécanisme d’incitations et de mesures dissuasives : encourager les entreprises à adopter des modèles économiques productifs et bénéfiques tant pour l’humanité que pour l’environnement, tout en sanctionnant les manquements aux normes relatives à la production, à la qualité, à la gouvernance et à la transparence.

I. B.

L’article Ahmed El Karm l «La Tunisie manque d’une législation claire en matière de durabilité économique» est apparu en premier sur Kapitalis.

  •  
❌