Aujourd’hui, dimanche 12 juillet 2026, est la journée la plus chaude depuis le début de l’été dans la plupart des régions en Tunisie. Avec des températures maximales comprises entre 35 °C et 40 °C sur le littoral et entre 41 °C et 45 °C ailleurs, atteignant 46 °C dans la région de Kairouan, le tout accompagné du Chehili (vent chaud du désert), des mesures de précaution sont à prendre, notamment pour les personnes les plus fragiles.
Selon la carte de vigilance de l’Institut national de la météorologie (INM), les gouvernorats concernés par cette alerte de niveau élevé sont Jendouba, Béja, Siliana, Kairouan, Sidi Bouzid, Sousse, Monastir, Mahdia, Tozeur et Kebili.
Pour les baigneurs, la mer varie entre peu agitée et agitée et le vent souffle du sud, se renforçant relativement près des côtes et sur les hauteurs.
Pour faire face à cette canicule qui risque de durer encore plusieurs journées, le ministère de la Santé appelle les citoyens à faire preuve de prudence et à respecter des mesures préventives face à la hausse sensible des températures
Les précautions à prendre
Pour protéger la santé publique et atténuer les risques liés aux vagues de chaleur, le ministère a diffusé, hier, un avis de sensibilisation sous le slogan «À mesure que les températures grimpent… votre protection relève de votre responsabilité», énonçant des recommandations comportementales simples mais essentielles pour éviter les effets néfastes d’une exposition excessive à la chaleur.
Le ministère a insisté sur l’importance de boire de l’eau régulièrement et en quantité suffisante — même en l’absence de sensation de soif —, d’éviter l’exposition directe au soleil entre 11 h et 16 h et de veiller à rester à l’ombre.
Il est également recommandé de porter des vêtements légers en coton et d’utiliser des chapeaux ou des ombrelles pour se protéger du soleil, ainsi que d’aérer les logements le matin et le soir tout en gardant fenêtres et rideaux fermés aux heures les plus chaudes de la journée.
Il convient aussi d’accorder une attention particulière aux groupes les plus vulnérables aux effets de la chaleur, notamment les enfants et les personnes âgées. Il faut faire boire régulièrement de l’eau aux enfants et d’éviter de les soumettre à des activités physiques intenses lors des périodes de fortes chaleurs, tout en surveillant l’apparition de signes anormaux tels que des étourdissements, des maux de tête, une fatigue extrême ou une élévation de la température corporelle.
Le ministère de la Santé a également recommandé de surveiller périodiquement les personnes âgées, de veiller à ce qu’elles s’hydratent suffisamment et de rester attentif à tout symptôme nécessitant un transfert vers l’établissement de santé le plus proche.
Il a souligné l’importance de surveiller les signes de stress thermique, notamment les maux de tête persistants, les étourdissements, la fatigue intense et l’épuisement, l’élévation de la température corporelle, les nausées et les évanouissements. Tout en insistant sur le fait qu’en cas d’apparition de ces symptômes, il convient de consulter immédiatement un médecin.
Il convient aussi de ne pas laisser des enfants, des personnes âgées ou toute autre personne à l’intérieur d’un véhicule stationné et verrouillé — même pour une courte durée —, car la température à l’intérieur des véhicules grimpe rapidement et peut entraîner de graves complications, voire la mort.
Concernant les sorties à la plage, le ministère a conseillé de ne se baigner que dans les zones surveillées et d’éviter une exposition prolongée au soleil ; il a recommandé d’utiliser de la crème solaire et de boire régulièrement de l’eau, tout en insistant sur l’importance de surveiller attentivement les enfants et de ne jamais les laisser sans surveillance à proximité de l’eau.
Les Accords d’Abraham, œuvres du premier mandat du président Donald Trump, sont à nouveau remis à l’ordre du jour. Dépoussiérés, ils reviennent en Air Force One. Un couteau à double tranchant sur la gorge des monarques, chefs de gouvernement et cheikhs du golfe arabique et du Moyen-Orient. Seul un camp retranché d’irréductibles en Afrique du Nord résiste à la normalisation et refuse de se soumettre.
Mohsen Redissi *
De prime abord, c’est une nouvelle initiative de paix de Baba Trump hors son Conseil de paix, remis sur la voie de garage. Vite fait vite oublié, car il a tout faux. Les têtes couronnées, les philanthropes, les businessmen n’ont pas suivi son conseil. L’argent tombé dans l’escarcelle de la première réunion officielle du Conseil a été versé dans les caisses d’Israël. Charité bien ordonnée commence par soi-même. Depuis, le billet vert, qu’il croyait voir couler à flot pour remplir ses poches et les caisses du Conseil, tarde à venir. La banqueroute avant le banco.
Président Trump a la ferme intention de traîner dans son nouveau stratagème les pays vassaux, en obligeant les petits poucets du Golfe arabique, petits par la taille mais riches comme crésus, à signer les Accords d’Abraham. Ils bénéficient en échange de la protection des Etats-Unis (EU), pas celle des peuples mais celle des monarques et des familles régnantes.
Les récents événements, guerre Iran/Israel-EU, ont mis à nu l’incapacité des EU à garantir la sécurité de ses alliés du Golfe arabique. Battus à plate couture. Un fiasco pour une grande puissance.
C’est aussi et surtout une autre tentative de Trump pour arriver à ses fins : endosser sa redingote pour la grande cérémonie et se voir remettre le Prix Nobel de la paix, rêve éveillé d’un président versatile. Qui ne risque rien n’a rien !
Entre obéissance et rejet
Le Maroc est le premier pays, hors zone de turbulence, à signer les Accords d’Abraham. Il a reçu en contrepartie un cadeau royal : la reconnaissance par les ÉU de la marocanité du Sahara occidental. Donnant donnant, du troc comme aux temps révolus, la reconnaissance contre l’adhésion. L’ambassadeur américain auprès du royaume chérifien a gratifié son altesse royale, lors de son audience avec le roi Mohammed VI, de la nouvelle carte géographique du Maroc, signée de sa propre main. Signe d’authenticité et de validité et qui ne craint aucune équivoque. Le Sahara occidental, fraîchement annexé, figure sur la nouvelle carte du Maroc redessinée par Washington.
Sans crier gare, les EU rattachent et tranchent, au gré de leurs penchants, d’un côté un territoire abandonné par l’ancienne puissance coloniale, l’Espagne, et disputé entre plusieurs parties, la République arabe sahraouie démocratique, l’Algérie et le Maroc. De l’autre côté, ils jettent leur dévolu sur le Groenland qu’ils veulent annexer pour des raisons de sécurité nationale. On ne sait plus où donner de la tête ou à quel saint se vouer ? A Abraham ! Il a ses accords.
La menace est-elle la nouvelle forme de la dissuasion ? Ou est-elle une violation flagrante de tous protocoles et usages diplomatiques ? That’s the question!
Donald Trump hausse le ton sur sa plateforme. Il crie haut et fort, sans ambiguïté et sans aucune retenue sur Truth Social «J’ai déclaré qu’après tout le travail effectué par les États-Unis pour tenter de résoudre cette situation très complexe, tous ces pays devraient être obligés, au minimum, de signer simultanément les accords d’Abraham.» Au minimum ? C’est-à-dire qu’il se sent autorisé à demander encore plus. Par exemple lui céder leurs champs de gaz et de pétrole… Là où en sont les choses, cela n’étonnerait personne
Cette «situation très complexe» que Trump décrit n’est que le résultat d’une attaque combinée, sans précédent, Etats-Unis-Israël sur l’Iran. Le ton est menaçant et ne laisse aucune autre issue aux pays de la région. Pas d’échappatoire, la soumission est leur planche de salut. Trump ratisse large et n’y va pas de main morte. Le président américain exige des pays à majorité musulmane de normaliser leurs relations avec Israël. Le «minimum» pour ces pays est l’obéissance et la signature collective de ces accords.
Au fin fond de lui-même, Trump rêve d’une grande cérémonie pour la signature de ces accords. Il a d’autres «shah» à fouetter.
Libéré du fardeau de la guerre et revigoré par la signature de l’accord cadre Etats-Unis-Iran, Trump peut se vanter d’avoir rétabli l’ordre après le désordre, dans une zone en éternelle effervescence. Maintenant, il peut revenir à la charge et se consacrer à son premier chapitre, les Accords d’Abraham. Personne d’autre ne peut lui voler la vedette. Il est fin prêt pour serrer la vis et forcer la main des récalcitrants.
Trump a déclaré à plus de quarante reprises la fin d’une guerre qu’il a déclenchée contre l’Iran. Il reste toujours sous une menace constante et un équilibre précaire. Il n’est pas le maître à bord. Les belligérants s’accusent déjà mutuellement d’avoir violé un cessez- le-feu déjà précaire. Le nucléaire iranien reste la monnaie des singes dans le traité cadre. La prudence est de mise. Et le pire et peut-être encore à venir avec un président dangereusement impulsif chez qui la sénilité le dispute à la folie.
Chaque été, les regards se tournent vers le théâtre romain de Dougga. La pierre antique retrouve une voix. Pourtant, lors de l’ouverture de cette 50ᵉ édition, le vendredi 10 juillet 2026, en présence du Président de l’Assemblée des représentants du peuple, une fracture était plus visible que le spectacle lui-même, animé par la talentueuse chanteuse Shayma Helali, qui a fait de son mieux pour instiller de la joie dans les cœurs. On demande à la jeunesse de Béja de porter l’héritage de ses ancêtres, mais on ne lui donne pas les clés du présent. Et encore moins ceux de l’avenir.
Manel Albouchi
Derrière les discours officiels, la fragilité financière du festival est criante. Un simple retard budgétaire ? Un détail technique ? Non. C’est un symptôme. Ce qui se joue ici dépasse la simple organisation d’un événement ; c’est notre modèle de développement régional qui est en question.
Pendant des décennies, Béja a été réduite à une fonction utilitaire : celle d’un «grenier» que l’on exploite, mais que l’on oublie de nourrir en imaginaire, en projets et en confiance.
Le capital psychologique : une infrastructure immatérielle
La psychologie est formelle : un territoire ne se développe pas uniquement avec des ressources naturelles. Il se développe parce que ses habitants croient en lui. Parce qu’ils se sentent vus, reconnus, acteurs d’un futur possible.
C’est ce que j’appelle le capital psychologique territorial. Il s’agit de l’ensemble des ressources invisibles : la confiance collective, l’espoir, la capacité à coopérer… qui permettent à une région de transformer ses richesses en développement durable. Ces ressources sont aussi stratégiques que les routes ou les infrastructures.
D’ailleurs, entre nous, à quoi servent les routes si personne n’a envie de se rendre là où elles mènent ?
Le constat est là : notre jeunesse déserte. Si la programmation semble parfois déconnectée, c’est qu’elle ne lui parle pas. Elle ne l’inclut pas. On demande à la jeunesse de Béja de porter l’héritage de ses ancêtres, mais on ne lui donne pas les clés du présent.
Nous vivons une économie de l’inégalité territoriale. D’un côté, des pôles privilégiés qui concentrent les budgets ; de l’autre, des régions déshéritées auxquelles on demande de la patience, en attendant que les miettes de la croissance finissent par arriver. Quand le projet d’un territoire s’écrit sans ses jeunes, le désengagement n’est pas une passivité, c’est une réponse logique.
Une fonction sociale, de l’Antiquité à aujourd’hui
L’histoire nous donne des leçons oubliées. Des théâtres romains aux zerdas traditionnelles, ces lieux n’étaient pas que des spectacles ; c’étaient des moteurs sociaux, des espaces où le commerce, l’idée et la régulation sociale circulaient.
Aujourd’hui, les festivals occupent ce même vide. Leur langage est artistique, certes, mais leur fonction est profondément sociale. Lorsqu’un territoire voit ses grands rendez-vous s’étioler, il ne perd pas seulement des spectacles. Il fragilise sa confiance collective. Il encourage, silencieusement, ses talents à partir.
La culture n’est pas une dépense accessoire. C’est une infrastructure immatérielle. Elle produit de la confiance, renforce l’identité et stimule l’économie locale.
Béja possède tout : les terres, l’histoire, les compétences. Ce qu’il manque, c’est cette ambition commune capable d’articuler ces richesses. Le Festival international de Dougga ne devrait pas être qu’une parenthèse estivale ; il pourrait être un moteur permanent de développement, un espace d’attractivité pour les artistes, les artisans et les entrepreneurs.
La question est donc pour nous tous, mais surtout pour nos instances gouvernementales : «Comment passons-nous de la survie à la vision ?»
La véritable richesse d’un territoire ne réside pas dans ce qu’il produit. Elle réside dans ce que ses habitants pensent être capables de construire ensemble. C’est dans cette étincelle de confiance, dans ce passage de l’exécution à la contribution, que commence le vrai développement.
La transition ne consiste pas à maintenir une survie budgétaire, elle consiste à transformer la relation psychique que la région entretient avec son propre avenir.
Les indicateurs du marché du travail, tels qu’ils ressortent du rapport de la Banque centrale de Tunisie (BCT) relatif à l’année 2025 publié récemment, révèlent la création de 124 000 emplois nets au cours de l’année écoulée. Ce chiffre atteint un niveau record depuis plusieurs années et s’accompagne d’une légère baisse du taux de chômage à 15,2 %, bien que ce taux demeure élevé.
C’est ce qu’a déclaré, Mohamed Nkhili, professeur de droit bancaire, à Mosaique, le vendredi 10 juillet 2026, en soulignant le recul marqué du chômage des jeunes, ramené à 38,4 %, estimant que cette tendance reflète les politiques de l’emploi actuellement en vigueur, par allusion au mouvement de régularisation des employés précaires et leur intégration à la fonction publique.
M. Nkhili a, également, noté le taux de chômage de 22,5 % parmi les titulaires de diplômes d’enseignement supérieur, qui met en évidence un décalage entre les compétences des diplômés du supérieur et les besoins réels du marché du travail. L’économiste a fait remarquer, dans ce contexte, que le marché du travail tend à absorber plus facilement les diplômés issus de cursus courts et de la formation professionnelle. Aussi a-t-il insisté sur la nécessité de revoir les politiques d’enseignement supérieur pour mieux les aligner sur les exigences du marché et les besoins des entreprises qui ne trouvent pas toujours les profils dont elles ont besoin pour leurs activités. Il a également préconisé de compléter les diplômes académiques, qui ne sont pas censés donner automatiquement un emploi quel que soit leur niveau, par une formation professionnelle au plus près des besoins du marché du travail, et contribuer ainsi à réduire le chômage chez les diplômés.
S’agissant des transferts de fonds des Tunisiens résidant à l’étranger, les chiffres ont atteint des niveaux records, enregistrant une hausse de 15,60 % pour s’établir à 11,4 milliards de dinars, a fait remarquer M. Nkhili. Cette tendance témoigne de liens nationaux solides ainsi que d’une évolution dans la nature de ces transferts : ils ne servent plus uniquement à la consommation des ménages, mais sont de plus en plus orientés vers l’investissement, s’est-il félicité.
En pleine guerre froide, dans les années 1960-1990, la Tunisie a toujours gardé des relations privilégiées avec le monde dit libre, c’est-à-dire les Etats-Unis et l’Europe occidentale, qui restent encore aujourd’hui ses deux principaux partenaires, mais cela ne l’a pas empêchée de maintenir une coopération étroite avec l’Union soviétique et, aujourd’hui la Russie, par souci d’indépendance et de non-alignement. Cet axe fondamental de la diplomatie tunisienne est on ne peut actuel malgré les grands chambardements géostratégiques qu’a connus le monde depuis la chute du Mur de Berlin en 1989.
Latif Belhedi
Au cours des sept dernières décennies, les relations tuniso-russes se sont développées dans divers domaines alors que de vastes perspectives s’offrent aujourd’hui pour le renforcement de la coopération bilatérale dans les secteurs de l’économie, de la santé, de l’éducation, de la culture, de la science et de la technologie.
C’est ce que le consul de Russie en Tunisie, Vladimir Khatuntsev, a affirmé lors d’un séminaire organisé le 11 juillet 2026 par l’Association d’amitié tuniso-russe pour marquer le 70e anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques entre les deux pays, sous le thème «Les mutations géopolitiques en cours et le positionnement de la Tunisie dans un nouvel ordre mondial».
L’événement a réuni des universitaires tunisiens, des chefs de missions diplomatiques accrédités en Tunisie ainsi que des personnalités s’intéressant aux affaires régionales et internationales.
Les échanges commerciaux ont triplé ces dernières années
Le consul de Russie, dont les propos ont été rapportés par Mosaique FM, a expliqué que la Commission mixte tuniso-russe, dont la première remonte à 1999, doit tenir sa neuvième session en Tunisie avant la fin de l’année, avec pour objectif d’ouvrir de nouvelles perspectives de coopération, notamment dans les secteurs de l’éducation, de l’agriculture et des infrastructures. Il a également souligné les progrès réalisés en matière de coopération sanitaire, mettant en avant la signature, ces derniers mois, d’un programme de coopération conjointe entre les ministères de la Santé des deux pays.
Sur le plan économique, le diplomate russe a souligné que la Tunisie est devenue l’un des cinq principaux partenaires commerciaux de la Russie en Afrique, le volume des échanges entre les deux pays atteignant environ 1,8 milliard de dollars — un chiffre qui a triplé ces dernières années. Il a ajouté que la Russie demeure un fournisseur clé de produits pétroliers et de céréales pour la Tunisie, exprimant l’espoir que l’accord de libre-échange actuellement en négociation avec l’Union économique eurasiatique contribuerait à renforcer la coopération économique et les investissements.
En matière de tourisme, le consul de Russie a souligné que la Tunisie occupe une place privilégiée pour les touristes russes, ce qui favorise le développement du secteur touristique ainsi que l’intensification des échanges humains et culturels entre les deux nations.
Un millier d’étudiants tunisiens dans les universités russes
Il a également mis en exergue l’importance de la coopération dans le domaine de l’éducation, rappelant que le gouvernement russe octroie chaque année 80 bourses à des étudiants tunisiens, tandis qu’environ un millier d’étudiants tunisiens poursuivent actuellement leurs études dans diverses disciplines au sein d’universités russes.
Il a ajouté que la coopération culturelle connaît également une dynamique soutenue, comme en témoignent la participation de troupes de théâtre russes à des événements culturels en Tunisie et la présence d’athlètes russes lors de compétitions internationales organisées par la Tunisie, parallèlement à la participation de metteurs en scène, journalistes et chefs tunisiens à des festivals et concours organisés en Russie.
M. Khatuntsev a également souligné l’intérêt croissant pour l’enseignement de la langue russe dans les établissements éducatifs tunisiens, précisant que la fondation Russkiy Mir (Monde russe) a récemment apporté son soutien — notamment sous forme de matériel pédagogique, de livres et de mobilier pour les salles de classe de russe — afin de favoriser les échanges culturels entre les deux nations.
Dans les domaines de la science et de la technologie, le consul de Russie a souligné les étapes clés de la coopération, rappelant la visite en Tunisie, en avril dernier, du cosmonaute russe Kirill Alexandrovitch Peskov — un événement qui a suscité un vif intérêt pour ses conférences — ainsi que la collaboration ayant abouti au lancement, en 2021, du satellite tunisien Challenge 1 à bord d’une fusée russe depuis le cosmodrome de Baïkonour.
Le diplomate a conclu en soulignant que les deux parties poursuivent leurs efforts pour finaliser un accord intergouvernemental de coopération dans l’exploration et l’utilisation de l’espace extra-atmosphérique à des fins pacifiques, reflétant ainsi une volonté commune d’ouvrir de nouveaux horizons au partenariat tuniso-russe.
Rappelons que les ministres des Affaires étrangères des deux pays, Mohamed Ali Nafti et Sergueï Lavrov, ont échangé, samedi 11 juillet, deux messages de félicitations, dans lesquels ils ont souligné la profondeur et la solidité des relations d’amitié et de coopération qui unissent la Tunisie et la Russie, et qui trouvent leur fondement dans l’ancienneté et l’ancrage des liens historiques et économiques unissant les deux peuples amis.
Ils se sont félicités du niveau privilégié des relations bilatérales, qui n’ont cessé de se développer et qui reposent sur un dialogue fondé sur le respect mutuel, l’intérêt commun et sur une coopération fructueuse dans de nombreux domaines.
Ils ont également réaffirmé leur volonté commune de continuer à renforcer les liens d’amitié et de coopération entre les deux pays, et de les porter vers de nouveaux horizons en explorant de nouvelles opportunités de coopération dans des secteurs prometteurs et à forte valeur ajoutée, afin de répondre aux aspirations des deux peuples amis, tout en poursuivant leurs consultations au sein des différentes organisations et instances régionales et internationales.
Dans un communiqué publié sur sa page Facebook, l’ambassade de Russie à Tunis a rappelé que l’«Union soviétique» et la Tunisie avaient procédé, dans les années 1960, à la nomination réciproque d’ambassadeurs, marquant ainsi le début d’un développement progressif des relations politiques et économiques bilatérales. Moscou a aussi lancé des programmes pour permettre à des étudiants tunisiens de suivre des études dans les universités soviétiques.
Le secteur du tourisme compte actuellement parmi les principaux domaines de coopération entre la Russie et la Tunisie, souligne l’ambassade dans son communiqué et rappelle qu’«en 2019, au pic de la saison touristique, près de 650 000 citoyens russes ont visité la Tunisie». Ce secteur recèle un fort potentiel de croissance et de renforcement des relations bilatérales, estime l’ambassade.
Elle rappelle la visite du ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov en Tunisie en décembre 2023, au cours de laquelle il a été reçu par le président de la République Kais Saïed, ainsi que sa rencontre avec son homologue tunisien, le 20 décembre 2025, en marge de la deuxième conférence ministérielle du Forum de partenariat russe.
Pour un ordre mondial juste et multipolaire
«Les deux pays s’accordent sur l’importance d’établir un ordre mondial juste et multipolaire, fondé sur le respect total des principes fondamentaux du droit international énoncés dans la Charte des Nations unies, dont au premier lieu le principe de l’égalité dans la souveraineté des États et la non-ingérence dans leurs affaires intérieures», souligne le communiqué.
Pour sa part, l’ambassadeur de Russie en Tunisie, Alexandre Zolotov, a souligné que la Tunisie constitue un partenaire traditionnel et fiable de la Russie en Afrique du Nord et au Moyen-Orient, mettant en avant une volonté commune de poursuivre le développement de la coopération bilatérale dans les différents domaines et de renforcer le dialogue politique entre les deux parties.
L’ancien président du Conseil bancaire et financier (CBF), Ahmed El Karm, a affirmé que les entreprises économiques tunisiennes doivent trouver un équilibre entre deux objectifs : une productivité élevée et la durabilité économique.
Cette durabilité doit préserver l’environnement et garantir le droit des générations futures à une vie décente, notamment face aux défis existentiels auxquels l’humanité est confrontée en raison du changement climatique, en particulier le réchauffement planétaire et les catastrophes naturelles.
El Karm, qui a fait cette déclaration à Mosaique, en marge de la journée professionnelle de la 5e conférence annuelle de l’Initiative mondiale pour la gouvernance et la durabilité (Global Initiative for Governance and Sustainability, GIGGS) qui s’est tenue à Hammamet, le 10 juillet 2026, a souligné que le réchauffement climatique est alimenté par les entreprises, lesquelles sont désormais tenues d’adopter des pratiques de gouvernance et de privilégier la préservation de l’environnement et des ressources énergétiques.
Il s’agit d’une exigence imposée par les Nations unies à tous les pays, y compris la Tunisie, qui cherche à exporter ses produits à l’étranger.
Ces ambitions contraignent le gouvernement tunisien à se conformer à de nouvelles normes de production respectueuses de l’environnement et garantissant aux générations futures une qualité de vie décente et équilibrée.
Bien qu’il reconnaisse que la Tunisie progresse dans cette démarche alignée sur les directives de l’Onu, l’ancien Pdg d’Amen Bank estime que le pays manque d’une législation claire en matière de durabilité économique. Selon lui, une telle législation devrait reposer sur un double mécanisme d’incitations et de mesures dissuasives : encourager les entreprises à adopter des modèles économiques productifs et bénéfiques tant pour l’humanité que pour l’environnement, tout en sanctionnant les manquements aux normes relatives à la production, à la qualité, à la gouvernance et à la transparence.
Un média italien, Agenzia Nova, s’interroge sur la cohérence de la politique de voisinage de l’Union européenne (UE) qui finance des projets d’infrastructure en Tunisie, dont les retombées industriels et financiers profitent à des entreprises publiques chinoises. Nous traduisons ci-dessous son article sur le sujet intitulé «Tunisie : davantage de fonds européens pour un groupe chinois».(Photo : Abderraouf Essalah, Pdg de la Transtu, signe un accord d’acquisition de 18 rames de train électrique, avec Yang Qi, Pdg de CRC Nanjing Puzhen, le 10 juillet 2026 à Tunis).
Quelques jours seulement après avoir décroché un contrat de 38,2 millions d’euros pour cinq trains destinés à la ligne Moknine-Mahdia, le groupe public chinois CRRC a remporté un second contrat ferroviaire en Tunisie — un projet entièrement financé par des fonds publics et comportant une forte dimension européenne.
La Société des transports de Tunis (Transtu) a signé, le 10 août 2026, un accord avec CRRC Nanjing Puzhen pour la fourniture de 18 rames électriques destinées à la ligne de banlieue historique Tunis-La Goulette-La Marsa.
Ce projet, d’une valeur d’environ 90 millions d’euros, est financé à hauteur de 45 millions d’euros par la Banque européenne d’investissement (BEI) et de 45 millions d’euros supplémentaires par la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (Berd). Le prêt de la BEI est assorti d’une garantie du budget de l’Union européenne (UE) au titre du mandat de prêt extérieur ; le risque repose donc, en dernière analyse, sur les ressources communes apportées par les États membres.
De même, bien que la Berd soit une banque multilatérale basée à Londres, la majorité de son capital est détenue conjointement par les pays de l’UE, l’Union elle-même et la BEI.
Les crédits européens profitent à un géant public chinois
L’Europe fournit ainsi les crédits et les garanties, mais les retombées industrielles profitent une fois de plus à un géant public chinois.
En un peu plus d’une semaine, le géant ferroviaire chinois a décroché des commandes pour un total de 23 trains électriques auprès de deux entreprises publiques tunisiennes : d’abord la Société nationale des chemins de fer tunisiens (SNCFT), et désormais la Transtu.
Bien que ces deux appels d’offres concernent des projets distincts, ils mettent en lumière un même paradoxe industriel : alors que des institutions financières européennes soutiennent la modernisation des infrastructures tunisiennes, les principales retombées industrielles profitent à un champion public chinois.
Ce n’est pas tout. Le même schéma s’applique au nouveau pont de Bizerte, un projet d’infrastructure de 2,07 kilomètres confié à l’entreprise chinoise Sichuan Road and Bridge. Ce projet bénéficie d’un financement de 123 millions d’euros de la BEI (couvert par une garantie budgétaire de l’UE), de 122 millions d’euros de la Banque africaine de développement (BAD), ainsi que d’une subvention de Bruxelles pour les études préliminaires. Malgré l’importance de l’engagement financier européen, le contrat de construction — qui représente 79 % de l’investissement total — a été attribué, là encore, à un groupe chinois.
L’affaire avait déjà suscité des interrogations en novembre 2025, à la suite de l’effondrement d’un pont dans la province chinoise du Sichuan — construit par la même entreprise — qui avait été inauguré à peine dix mois plus tôt. L’incident n’a fait aucune victime, l’ouvrage ayant été fermé après l’apparition de fissures et de mouvements de terrain, mais il a relancé le débat sur la cohérence des politiques européennes en Méditerranée.
Limites de la stratégie européenne en Méditerranée
Bruxelles finance des projets stratégiques dans son voisinage, en assumant une partie du risque via le budget commun, tandis que des entreprises chinoises soutenues par l’État remportent les contrats et les commandes, s’assurant ainsi une présence dans l’économie locale.
Les nouvelles rames destinées à la ligne TGM mesureront 40 mètres de long, seront climatisées et équipées de systèmes de vidéosurveillance ainsi que de dispositifs d’information des voyageurs. Elles offriront une capacité de 400 passagers, avec 90 places assises et des espaces réservés aux personnes à mobilité réduite. Capables d’atteindre une vitesse de pointe de 100 kilomètres-heure, elles permettront d’assurer une fréquence initiale d’un train toutes les six minutes aux heures de pointe et toutes les douze minutes le reste du temps.
Le contrat comprend également cinq années de maintenance, la fourniture de pièces de rechange et d’équipements techniques, ainsi que l’acquisition d’une machine à reprofiler les roues.
Une fois le programme de modernisation achevé, les partenaires européens prévoient de porter la fréquence à un passage toutes les quatre minutes aux heures de pointe.
Si ce projet améliorera une infrastructure essentielle à la mobilité dans la capitale, il met aussi en lumière les limites de la stratégie européenne actuelle en Méditerranée : d’un côté, Bruxelles conserve un rôle de bailleur de fonds et de garant, tandis que de l’autre, Pékin transforme ces mêmes ressources en production industrielle, en contrats et en influence économique.
Le marché de l’emploi tunisien vit déjà sa mutation. Digitalisation, transition énergétique, industrialisation et vieillissement démographique redessinent en profondeur les besoins des entreprises, et les secteurs qui recruteront demain sont, pour l’essentiel, déjà connus. Reste une question qui inquiète autant les experts que les familles : les jeunes diplômés tunisiens se préparent-ils réellement à ces métiers d’avenir ?
Quatre secteurs en première ligne
Pour Wafa Laamiri, CEO du Centre de Recherche, d’Ingénierie et du Travail (CRIT Tunisie), quatre grands pôles concentreront l’essentiel des recrutements d’ici 2030. Le numérique arrive en tête, porté par une demande croissante en spécialistes de la data, experts en cybersécurité, ingénieurs cloud et profils formés à l’intelligence artificielle et au machine learning. La transition énergétique suit de près, avec le Plan solaire tunisien qui fait émerger un besoin soutenu en ingénieurs et techniciens des énergies renouvelables. Vient ensuite l’industrie 4.0, où l’automatisation, la robotique, le contrôle qualité et l’optimisation des méthodes de production transforment les secteurs automobile, électronique et aéronautique, un univers que Wafa Laamiri considère comme le plus grand réservoir de nouveaux métiers. La santé, enfin, reste sous tension : l’émigration des soignants tunisiens vers l’Europe et le Golfe, combinée au vieillissement des populations, maintient une demande durablement supérieure à l’offre.
Ce diagnostic rejoint largement celui de Nabila Chaabani, directrice d’un cabinet de consulting, de coaching, de formation et de recrutement. Si certains métiers traditionnels perdent progressivement du terrain, observe-t-elle, les secteurs qui recrutent aujourd’hui dessinent déjà la carte de demain. Elle cite en priorité les techniciens de maintenance, les électrotechniciens, les électroniciens, les ingénieurs industriels ainsi que les spécialistes de la qualité, de la maintenance et de la production, des profils souvent perçus comme techniques ou manuels mais qui figurent en réalité parmi les plus recherchés du marché. Le secteur informatique reste lui aussi porteur, développeurs et spécialistes des nouvelles technologies en tête, même si la fuite des talents vers la France ou l’Allemagne freine les recrutements. Les fonctions liées à la finance, à la comptabilité et à l’administration conservent elles aussi leur place dans les besoins des entreprises, tandis que le marketing se réinvente presque entièrement autour du digital, l’intelligence artificielle automatisant déjà une partie des tâches classiques du métier, une évolution qui oblige les jeunes à repenser leurs choix d’orientation.
Les fonctions liées à la finance, à la comptabilité et à l’administration conservent elles aussi leur place dans les besoins des entreprises, tandis que le marketing se réinvente presque entièrement autour du digital…
L’intelligence artificielle redistribue les cartes
Cette révolution technologique ne se limite pas à créer de nouveaux besoins, elle en supprime aussi. Les fonctions administratives et de back-office sont parmi les premières touchées, tout comme certaines tâches en finance, en communication ou en droit, où les outils d’IA prennent en charge analyses et rédaction documentaire. Mais le bilan n’est pas uniquement négatif. Selon le Forum économique mondial, 92 millions de postes devraient disparaître dans le monde d’ici 2030, contre 170 millions de créations, soit un gain net de 78 millions d’emplois. De nouvelles fonctions apparaissent déjà, comme celles d’AI Manager, de Prompt Engineer ou d’AI Compliance Officer, aux côtés des métiers de la cybersécurité.
Cette recomposition rapide des métiers a toutefois un revers. La concurrence internationale pour attirer les compétences et la mobilité croissante des profils qualifiés rendent le recrutement de plus en plus complexe pour les entreprises tunisiennes, prévient Wafa Laamiri. L’enjeu ne se limite donc plus à former des talents, il s’agit désormais de savoir les retenir. Cela suppose, pour les entreprises, d’investir davantage dans la montée en compétences de leurs salariés, l’upskilling, et dans leur reconversion vers de nouveaux métiers, le reskilling, afin d’ajuster en continu leurs ressources humaines à des besoins qui évoluent plus vite que les cycles de formation classiques.
Le diplôme ne suffit plus
C’est peut-être là que les deux analyses se rejoignent le plus nettement. Pour Wafa Laamiri, l’obstacle majeur reste le décalage persistant entre les formations proposées et les besoins réels du marché, un paradoxe qui explique pourquoi la Tunisie affiche près de 24 % de chômage chez ses jeunes diplômés alors que des entreprises entières peinent à recruter. Nabila Chaabani va plus loin : selon elle, le diplôme, aussi solide soit-il, ne garantit plus l’employabilité. Les recruteurs privilégient désormais des candidats capables de s’adapter vite aux nouvelles technologies et à des environnements professionnels en constante évolution. Les jeunes diplômés disposent pourtant, le plus souvent, d’une formation académique satisfaisante, note-t-elle, mais c’est ailleurs que le bât blesse : dans leur capacité à communiquer efficacement, à travailler en équipe et à gérer les relations professionnelles. La communication reste ainsi l’un des points faibles les plus fréquemment observés en entretien, une difficulté que la directrice du cabinet attribue en partie à l’essor des échanges virtuels depuis la pandémie de Covid-19, qui a réduit les occasions d’interactions en présentiel chez les jeunes générations.
Les recruteurs privilégient désormais des candidats capables de s’adapter vite aux nouvelles technologies et à des environnements professionnels en constante évolution… La maîtrise des outils numériques devient incontournable dans la quasi-totalité des secteurs, et les langues étrangères constituent un avantage compétitif réel…
Face à ce constat, de plus en plus d’entreprises choisissent de miser sur le potentiel humain plutôt que sur la seule maîtrise technique immédiate, cette dernière pouvant s’acquérir en interne. Le travail d’équipe, l’écoute, la gestion des conflits et le leadership deviennent ainsi des critères de recrutement à part entière, au point que les formations en soft skills figurent parmi les plus demandées auprès des cabinets spécialisés. La maîtrise des outils numériques devient incontournable dans la quasi-totalité des secteurs, et les langues étrangères constituent un avantage compétitif réel, le français et l’anglais restant les plus demandés, auxquels peuvent s’ajouter l’italien ou l’espagnol selon les activités des entreprises. Mais c’est la capacité d’adaptation qui s’impose comme la compétence la plus déterminante dans un marché appelé à se transformer en permanence.
Cette exigence se traduit très concrètement dans les demandes adressées aux cabinets de formation. Les programmes les plus sollicités portent aujourd’hui sur la communication interpersonnelle, l’intelligence relationnelle, la gestion des conflits, le leadership et le management, des compétences longtemps jugées secondaires et désormais considérées comme un véritable levier de performance dans les décisions de recrutement.
Un référentiel pour combler l’écart
Face à cette inadéquation persistante entre formation et emploi, une réponse institutionnelle commence à se mettre en place. Lancé en avril 2026, le Référentiel tunisien des métiers et des compétences (RTMC) propose un langage commun entre universités, centres de formation, entreprises et acteurs de l’emploi. L’outil ambitionne d’anticiper plus finement les besoins futurs et de rapprocher, enfin, les parcours de formation des réalités du terrain.
Reste que la partie se joue aussi, et peut-être surtout, en dehors des salles de classe. Car pour les jeunes qui visent les métiers de 2030, la réussite professionnelle ne dépendra plus seulement du diplôme obtenu, mais de leur capacité à conjuguer expertise technique, maîtrise du numérique et compétences humaines.
Longtemps installé comme médecin généraliste à Hammamet, le premier recueil de poèmes de Hichem Gaiesse s’intitule ‘‘Soliloques de l’épi’’ est paru à compte d’auteur en 2021.
Né en 1957 à Grombalia, Gaiesse a fait des études secondaires à Tunis et supérieures à la Faculté de médecine de Sousse.
J’ai l’âme qui bave
Au rythme des stances
Autant qu’une épave
Qui mousse aux sabords
S’infuse en langage
La chair de mes mots
Qui n’ont que le sens
De leurs métaphores
Et bout de sa lave
Aussi ma pensée
Ruant de l’enclos
Vers d’autres athanors
Patient et muet
Au cœur des naufrages
L’écho du silence
Est mon parolier.
Extrait de ‘‘Soliloques de l’épi, la Tunisie m’a dit’’, 2021.
Les températures grimperont fortement ce dimanche 12 juillet en Tunisie. Selon l’Institut national de la météorologie (INM), le mercure pourrait atteindre jusqu’à 46°C à Kairouan sous l’effet du sirocco. Face à cet épisode de forte chaleur, le ministère de la Santé a diffusé une infographie rappelant les gestes essentiels pour prévenir les coups de chaleur et protéger les personnes les plus vulnérables.
Jusqu’à 46°C attendus dans l’intérieur du pays
L’INM prévoit un temps chaud et généralement peu nuageux sur l’ensemble du territoire. Les températures maximales varieront entre 35 et 40°C sur les régions côtières, tandis qu’elles oscilleront entre 41 et 45°C dans la plupart des régions de l’intérieur. Elles pourraient atteindre localement 46°C dans le gouvernorat de Kairouan sous l’effet du sirocco.
Le vent soufflera d’abord du secteur sud, faible à modéré, avant de se renforcer progressivement près des côtes et sur les hauteurs, puis de s’orienter au secteur nord. La mer sera peu agitée à agitée.
Dans ce contexte, les autorités sanitaires appellent la population à redoubler de prudence afin d’éviter les accidents liés à la chaleur.
Les gestes simples qui permettent d’éviter le coup de chaleur
Dans une infographie publiée sur sa page Facebook, le ministère de la Santé rappelle plusieurs mesures essentielles pour limiter les effets de la canicule. Il recommande de boire régulièrement de l’eau, même en l’absence de sensation de soif, afin d’éviter la déshydratation. Il est également conseillé d’éviter toute exposition directe au soleil entre 11 heures et 16 heures, période durant laquelle le rayonnement est le plus intense. Le port de vêtements légers, amples et de couleur claire, ainsi que l’utilisation d’un chapeau ou d’une casquette, sont aussi recommandés.
À domicile, le ministère invite à aérer le logement tôt le matin, puis à fermer les fenêtres et les volets durant les heures les plus chaudes afin de conserver la fraîcheur à l’intérieur.
Une vigilance particulière pour les enfants et les personnes âgées
Les autorités sanitaires insistent sur la nécessité de protéger les personnes les plus fragiles, en particulier les enfants et les personnes âgées. Les parents sont invités à faire boire régulièrement les enfants, à limiter les activités physiques intenses durant les périodes les plus chaudes et à surveiller l’apparition de symptômes tels que des maux de tête, des vertiges ou une fatigue importante.
Le ministère rappelle également qu’il ne faut jamais laisser un enfant, une personne âgée ou toute autre personne vulnérable dans un véhicule stationné, même pour quelques minutes. La température à l’intérieur d’une voiture peut augmenter très rapidement et devenir mortelle. Les personnes âgées doivent, elles aussi, être encouragées à boire suffisamment d’eau et à être suivies régulièrement, surtout lorsqu’elles vivent seules.
Quels sont les signes d’un coup de chaleur ?
Le ministère de la Santé rappelle que plusieurs symptômes doivent alerter, notamment des maux de tête, des vertiges, une fatigue intense, une élévation importante de la température corporelle, des nausées ou encore une perte de connaissance. En cas d’apparition de ces signes, il est recommandé de mettre immédiatement la personne concernée à l’abri de la chaleur, de la rafraîchir et de consulter sans délai la structure de santé la plus proche.
Avec des températures pouvant atteindre 46°C dans certaines régions ce dimanche, les autorités appellent l’ensemble des citoyens à adopter ces gestes de prévention afin de limiter les risques sanitaires liés à cette nouvelle vague de chaleur.
L’armée de l’air est intervenue, dans la soirée de ce samedi 11 juillet 2026, pour intervenir sur l’incendie de Jebel Chahma, situé dans la région de Bir Halima au gouvernorat de Zaghouan.
C’est ce qu’a annoncé le ministère de la Défense nationale, cité par l’agence Tap, en précisant que les forces aériennes ont réussi à maîtriser les flammes qui ravageaient le sommet de la montagne.
Si les sommets sont désormais hors de danger, les efforts conjoints des différents corps d’intervention se poursuivent sur le terrain pour circonscrire et éteindre définitivement les foyers d’incendie persistants au bas de la montagne, ajoute encore la même source.