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Le programme du Festival international de Sousse 2026 dévoilé

L’Association du Festival international de Sousse a dévoilé, samedi 11 juillet 2026, la programmation officielle de la nouvelle édition de la manifestation, prévue du 17 juillet au 15 août 2026. Cette édition proposera 20 soirées artistiques, théâtrales et musicales, réunissant plusieurs figures de la scène créative tunisienne, selon un communiqué publié par l’association. Le festival […]

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Clôture du Tabarka jazz festival : Deux voix libres pour un final en apothéose

Clôture magistrale pour la 20e édition du Tabarka Jazz Festival. Entre la virtuosité éblouissante de Veronica Swift et la poésie engagée d’Akua Naru, le public a vécu une soirée d’une rare intensité. Un final à la hauteur des attentes, qui confirme une fois de plus qu’il est possible de  conjuguer exigence artistique, ouverture et émotion. […]

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Younes Nawar, acteur à la Presse : « C’est ce qui me maintient en vie : la scène, et le jeu »

Ses apparitions marquent les esprits bien plus que son nom… an attendant le rôle de sa vie. Younès Nawar, jeune acteur montant, s’est fait connaître du public grâce à son premier rôle à la télévision dans «El Matbaa» de Mahdi Hmili. Auparavant, son interprétation juvénile, dans «Les enfants rouges» de Lotfi Achour, l’a révélé au […]

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Mes Humeurs : L’espoir a le visage d’un enfant de Gaza

La Presse — Il existe des nouvelles qui, au milieu du bruit des guerres, ressemblent à des murmures. Elles ne font pas trembler les chancelleries, ne modifient pas les lignes de front, ne changent pas le cours immédiat de l’Histoire ; elles sont loin de bouleverser l’ordre du monde ; tant s’en faut. Pourtant, elles rappellent que […]

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Festival International de Dougga : Chayma Hilali ouvre le bal de la 50e édition

Le Festival International de Dougga a lancé, vendredi soir, sa 50e édition dans l’écrin exceptionnel du théâtre romain de Dougga. Une soirée d’ouverture qui a réuni un public venu célébrer le début d’une édition anniversaire placée sous le signe de la musique, de la mémoire et du patrimoine. Pour ouvrir cette cinquantième édition, Chayma Hilali […]

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Le Festival de malouf de Testour aura-t-il lieu ?

Selon les organisateurs du festival international de malouf de Testour, des hypothèques pèsent sur la soixantième édition de cette manifestation.

Ces écueils sont si importants que l’édition qui devrait se dérouler du 15 au 25 juillet pourrait être purement et simplement annulée.

Ce serait dommage pour les mélomanes amateurs de malouf et pour les artistes programmés pour cette édition et nous espérons qu’une solution sera trouvée.

Les problèmes auxquels fait face le festival sont essentiellement financiers et relatifs aux relations du comité organisateur avec le ministère des Affaires culturelles.

Lire aussi :

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Prix Diane Potier-Boès : la Tunisienne Manel Belhadj Ali sacrée

En juin 2026, l’Académie française a décerné son prestigieux prix d’histoire Diane Potier-Boès à la docteure en littérature comparée (Sorbonne-Paris IV), Manel Belhadj Ali, pour son ouvrage Le romantisme français et la renaissance arabe. Héritages croisés (UGA Éditions). Retour sur un parcours et une œuvre remarquables.

Récompensant les ouvrages dédiés aux relations franco-égyptiennes et à l’histoire méditerranéenne, ce prix salue une enquête sur un jeu de miroirs transméditerranéen méconnu. Dans son ouvrage préfacé par l’historienne Anne Laure Dupont, Manel Belhadj Ali y dévoile des destins surprenants : un roman culte arabe né de l’adaptation d’un texte français de 1832, un poème de Lamartine « Le Lac » (1820) qui fait écho à la poésie arabe classique, en raison de la brillante traduction qu’en fit, entre autres, le poète égyptien Ibrahim Nâji, ou encore Hernani (1830), une pièce de Victor Hugo transposée à la cour des émirs Omeyyades de Cordoue. L’autrice démontre ainsi que les traducteurs égyptiens et syro-libanais de la Nahda (Renaissance arabe, XIXe-XXe siècle) n’ont pas seulement reçu le romantisme français : ils l’ont réinventé. Une façon de porter un regard sur l’Occident depuis le monde arabe. C’est l’« occidentalisme » (Istighrāb).

Pour Manel Belhadj Ali, ce prix est la reconnaissance précieuse d’un travail dédié au dialogue interculturel. C’est aussi une immense fierté : celle d’honorer la Tunisie au sein de l’Académie française, avec l’espoir d’inspirer d’autres chercheurs tunisiens à publier et à faire rayonner leurs travaux à l’international.

Ni domination ni imitation

De cette enquête émerge une thèse centrale : celle d’un dialogue d’égal à égal, fondement même d’une souveraineté culturelle aux antipodes du repli protectionniste. Pour Manel Belhadj Ali, l’Orient et l’Occident ne se font pas face : ils se traversent.

Cette recherche est née du refus d’opposer deux mondes que l’on croit étrangers, alors qu’ils partagent une histoire profonde. Loin de voir le romantisme français comme une curiosité exotique, les traducteurs de la Nahda y ont trouvé une résonance intime. En adaptant et en arabisant ces œuvres, ils ont posé un regard souverain sur l’Occident, transformant l’exercice de la traduction en un acte créateur à part entière.

Un roman français devenu authentiquement arabe

L’exemple le plus saisissant de cette appropriation est le roman Majdoulîne. Ce texte est en réalité l’adaptation d’un roman français du XIXe siècle, Sous les tilleuls (1832) d’Alphonse Karr. Le paradoxe est d’autant plus vertigineux que son adaptateur ne parlait pas un mot de français : il s’appuyait sur les récits d’un ami, Mohammed Fouad Kamel, avant de les réécrire à sa manière. De ce processus est née une œuvre si profondément imprégnée de culture locale que des générations de lecteurs arabes en ont oublié l’origine française.

Ce succès phénoménal a mené à une adaptation cinématographique par Mohammed Karim, mettant en vedette Mohammed Abdel Wahab. À l’écran, le village allemand de Wolfach cède ainsi la place au quartier cairote de Maadi, un déplacement géographique qui illustre parfaitement ce magistral processus d’assimilation culturelle.

Hernani devient Hamdan

Le théâtre pousse plus loin encore la transformation du texte occidental, avec Hernani de Victor Hugo. Deux voies s’y sont dessinées : celle, plus littérale, du traducteur Khalil Mutrân, et celle, résolument libre, de Najîb al-Haddad, qui déplace l’intrigue de la cour des rois de Castille à l’époque d’Abd al-Rahmân, Hernani devenant Hamdan. La pièce, jouée notamment par la troupe de Cheikh Salâma Hijâzi et celle de Sulaymân Qardâhî, y compris en Tunisie au début du XXe siècle, illustre, pour Manel Belhadj Ali, l’ampleur des transformations que la scène arabe a fait subir au texte hugolien : l’Espagne médiévale de Hugo cède la place à un Orient qui se réapproprie pleinement le récit.

Un Lamartine devenu arabe

L’influence n’a pas circulé à sens unique, et c’est là le point le plus spectaculaire de l’enquête. Dans un chapitre intitulé « À la recherche des origines arabes de Lamartine », l’autrice analyse un article d’Ahmed Hassan al-Zayyat paru en 1935, « Lamartine est-il arabe ? ». Ce texte suggère une dette littéraire du poète français envers l’Orient, une quête d’appropriation que l’on retrouve d’ailleurs dans les débats sur les supposées origines arabes de Shakespeare.

Pour Manel Belhadj Ali, le choix des romantiques français ne doit rien au hasard : leur sensibilité faisait écho à celle de la Nahda, à l’instar de la poétique des ruines qui traverse « Le Lac ». Les traducteurs n’y voyaient pas un texte étranger, mais une véritable œuvre miroir. Pour son étude de la poésie, l’autrice s’appuie sur trois traductions de ce poème emblématique : celles d’Ibrahim Naji, d’Ali Mahmoud Taha et d’Ahmed Hassan al-Zayyat, qui recourent aux mètres lyriques que sont le kâmil, le khafîf ou le ramal pour en préserver la musicalité.

Un héritage qui circulait déjà dans les deux sens

Pour ancrer ce dialogue, l’ouvrage rappelle d’abord un lien historique déjà étudié et connu des spécialistes : celui qui unit le romantisme médiéval français et la poésie hispano-mauresque. Cette filiation directe avec la poésie arabe précède ainsi de plusieurs siècles la Nahda, tandis que l’influence de la littérature mondiale, la Weltliteratur (notamment allemande), vient compléter ce tableau côté occidental.

Du côté arabe, la chercheuse met en lumière deux jalons majeurs, qui ont constitué le cœur de son projet postdoctoral mené au CNRS. D’une part, l’émergence de la presse dès 1828, portée par Rifa’a al-Tahtâwî, bien que l’autrice nuance son rôle de pionnier exclusif en rappelant l’activité de traducteurs installés à Damiette. D’autre part, le paysage périodique connaît une expansion spectaculaire au tournant du XXe siècle : le nombre de revues généralistes passe de 120 à 730. Manel Belhadj Ali s’attarde particulièrement sur le dynamisme des revues féminines : près de trente magazines voient le jour entre 1892 et l’entre-deux-guerres. Encore largement méconnus, ces corpus constituent l’une des contributions les plus originales de ses recherches.

 

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