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Vers une baisse de la demande mondiale de pétrole pour la 1ère fois depuis le Covid

La demande mondiale de pétrole est en passe de reculer pour la première fois depuis 2020, selon l’Agence internationale de l’énergie (AIE), alors que la guerre au Moyen-Orient entre Israël et l’Iran a perturbé la production et les exportations à travers la région.

L’agence a prévu dans son dernier rapport mensuel sur le marché pétrolier que la demande mondiale diminuera de 1 million de barils par jour cette année par rapport à 2025, marquant ainsi la première baisse annuelle depuis les profondeurs de la pandémie de Covid-19. La contraction est « fortement asymétrique, tant en termes de produits que de régions », a indiqué l’AIE.

Ses prévisions supposent qu’un cessez-le-feu tient et que le détroit rouvre progressivement, un scénario qui semblait de plus en plus incertain cette semaine après que les États-Unis et l’Iran ont échangé des tirs. Plusieurs navires ont été attaqués et le trafic à travers le détroit s’est à nouveau réduit à un filet. « Bien que l’équilibre du marché pétrolier mondial semble devoir basculer vers un excédent vers la fin de l’année, les prévisions reposent sur l’hypothèse que les flux de pétroliers à travers le détroit se redresseront progressivement, permettant aux producteurs de redémarrer leurs champs et aux raffineurs du Moyen-Orient et d’ailleurs de reprendre les expéditions de produits », a écrit l’AIE…

L’AIE a également revu à la baisse ses perspectives de production pétrolière russe, citant l’intensification de la campagne de drones ukrainienne contre les infrastructures énergétiques du pays. En effet, Kiev a intensifié ses frappes sur les raffineries de pétrole russes et les installations connexes ces derniers mois, dans le but de tarir les financements de l’effort de guerre de Moscou.

L’AIE prévoit désormais que la Russie, le troisième producteur mondial de pétrole, pompera 8,9 millions de barils par jour cette année et 8,8 millions de barils par jour en 2027, contre 9,2 millions de barils par jour en 2025.

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Trump menace de « décimer » l’Iran en cas de tentative d’assassinat

Malgré un calme relatif observé ces dernières heures au Moyen-Orient, les tensions restent vives entre Washington et Téhéran. Donald Trump a lancé une nouvelle mise en garde à l’Iran, promettant une riposte militaire d’une ampleur inédite en cas de tentative d’assassinat contre sa personne. Ces déclarations interviennent alors même que les États-Unis se disent disposés à poursuivre les discussions avec la République islamique, illustrant le fragile équilibre entre diplomatie et confrontation.

Trump promet une riposte militaire massive

Dans un message publié sur son réseau social Truth Social, le président américain a affirmé avoir déjà donné des instructions aux forces armées américaines pour répondre sans délai à toute tentative d’assassinat le visant.

Donald Trump a assuré que les États-Unis disposaient de « 1000 missiles » prêts à être lancés contre l’Iran si un tel scénario venait à se produire. Il a ajouté que d’autres frappes suivraient immédiatement, affirmant que l’armée américaine était prête à « décimer et détruire complètement » la République islamique pendant une période pouvant s’étendre sur plusieurs mois, voire davantage.

Cette nouvelle escalade verbale intervient dans un contexte particulièrement tendu, quelques heures seulement après les funérailles du guide suprême iranien, Ali Khamenei, tué lors des premiers jours du conflit entre les deux pays.

Un cessez-le-feu de plus en plus fragile

Les déclarations de Donald Trump contrastent avec les propos tenus par les autorités iraniennes. Téhéran a affirmé samedi avoir « tenu parole » envers les États-Unis depuis la signature du protocole d’accord de cessez-le-feu conclu à la mi-juin.

Le président américain a toutefois estimé que cette trêve était désormais révolue, tout en reconnaissant avoir accepté de poursuivre les discussions avec les responsables iraniens dans l’espoir de mettre un terme définitif au conflit.

Cette semaine, les hostilités ont repris entre les deux pays avec un nouvel échange de frappes, les plus importantes depuis la conclusion du protocole d’accord. Selon le ministère iranien de la Santé, les bombardements américains ont fait au moins 14 morts et 78 blessés.

La diplomatie reste ouverte malgré les menaces

Malgré le ton particulièrement offensif adopté par Donald Trump, Washington continue d’afficher sa préférence pour une solution diplomatique.

Selon plusieurs médias américains, l’administration américaine poursuit les contacts avec les autorités iraniennes afin d’éviter une nouvelle escalade régionale. Dans le même temps, des préparatifs militaires seraient en cours au cas où les négociations échoueraient.

De son côté, l’Iran a averti qu’il riposterait à toute attaque visant ses infrastructures stratégiques, y compris en ciblant Israël, principal allié des États-Unis dans la région.

Le détroit d’Ormuz sous surveillance

Les tensions continuent également de peser sur le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz, passage stratégique pour le commerce mondial des hydrocarbures.

Selon plusieurs sources, la circulation des navires y a nettement ralenti ces derniers jours. Le principal négociateur iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a réaffirmé que le détroit ne serait ouvert que selon des « modalités iraniennes » et non sous la pression des menaces américaines.

Entre démonstrations de force, poursuite des négociations et menaces de représailles, la situation demeure extrêmement volatile, faisant craindre un nouvel embrasement au Moyen-Orient malgré les efforts diplomatiques engagés.

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