Lese-Ansicht

La Fed se réinvente : qui fait quoi et pourquoi cela compte pour les marchés?

L’ancien responsable à la Fed Kevin Warsh a lancé cinq équipes indépendantes chargées de repenser la manière dont la Réserve fédérale américaine (Fed) analyse les données, communique et gère son bilan.  Telle est l’annonce de la zonebourse.com. 

Ces changements  notamment l’intégration de l’intelligence artificielle pourraient rendre les décisions monétaires plus difficiles à anticiper, avec des conséquences pour les investisseurs et l’économie mondiale, y compris la Tunisie. Son objectif est de moderniser les méthodes de décision de la banque centrale.

Ainsi les cinq « task forces » : groupes de travail officiels, présentés comme indépendants,  formuleront des recommandations destinées au comité de politique monétaire de la Fed. Il convient de noter que la composition comprend  quinze experts économistes, anciens banquiers centraux et dirigeants américains et étrangers.

L’objectif étant clair: revoir la manière dont la Fed informe les marchés et le public. Et ce dans le but d’améliorer et accélérer les informations économiques utilisées (indicateurs plus rapides ou nouveaux signaux). Il en va de même de repenser l’analyse de l’inflation en intégrant les anticipations des acteurs économiques, le crédit, les marchés financiers et la confiance dans la politique monétaire. Mais aussi réfléchir au volume et à la composition des actifs détenus par la Fed (notamment obligations). Mais avant tout, le plus important est d’évaluer l’impact macroéconomique de l’IA.

Pourquoi cela importe pour la Tunisie?

 Les décisions de la Fed influencent les taux d’intérêt mondiaux et les flux de capitaux vers les marchés émergents, dont la Tunisie. Des décisions moins prévisibles peuvent augmenter la volatilité des entrées de capitaux et du coût du financement extérieur. Plus encore, une moindre présence de la Fed sur le marché obligataire mondial peut modifier les primes et les rendements, affectant indirectement  les entreprises tunisiennes emprunteuses.

Par ailleurs,  des chocs mondiaux sur le taux d’inflation et le coût de l’énergie (liés par exemple aux dépenses d’infrastructures liées à l’IA) peuvent se répercuter sur les prix à l’importation en Tunisie. Ce qui fait que les autorités tunisiennes (banque centrale, ministères) devront suivre ces évolutions pour adapter la gestion des réserves, la dette et la politique monétaire..

L’article La Fed se réinvente : qui fait quoi et pourquoi cela compte pour les marchés? est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  

L’aéronautique tunisienne à l’heure de l’industrie 4.0

Le secteur aéronautique tunisien compte actuellement plus de 85 entreprises spécialisées, emploie plus de 20 000 travailleurs qualifiés et génère des exportations supérieures à 650 millions d’euros, confirmant ainsi son statut de secteur industriel en forte croissance et de plus en plus intégré aux chaînes de valeur mondiales.

L’Agence de promotion de l’industrie et de l’innovation (Apii) œuvre pour le développement d’une industrie aéronautique nationale compétitive et innovante d’ici 2030. C’est ce qu’elle a réaffirmé lors de l’Aerospace Meetings Tunisia 2026, un rendez-vous international majeur qui s’est tenu du 7 au 9 juillet 2026 à Tunis sous le thème «Soutenir la chaîne d’approvisionnement aéronautique de demain en Tunisie».

Lors du panel consacré au futur Pacte pour la compétitivité du secteur aéronautique tunisien, la directrice générale adjointe de l’Apii, Manel Rouis, a exposé le rôle de l’agence dans la mise en œuvre de la politique industrielle nationale. Elle a mis en lumière «les outils mis à la disposition des entreprises pour encourager l’investissement, promouvoir l’innovation, favoriser la mise à niveau technologique des petites et moyennes entreprises et renforcer leur compétitivité».

Des représentants du ministère de l’Industrie, de l’Agence foncière industrielle (Afi), du Centre technique des industries mécaniques et électriques (Cetime), de la Société financière internationale (IFC), de Fipa-Tunisia et de l’organisme de coopération allemand GIZ ont également pris part aux échanges.

Parmi les outils présentés figurait le Tableau de bord industriel interactif, développé par l’Apii en collaboration avec la GIZ, qui fournit aux investisseurs et aux entreprises des données actualisées sur le paysage industriel tunisien, notamment le nombre d’entreprises, l’emploi, la répartition géographique et d’autres indicateurs stratégiques appelés à être progressivement enrichis.

Mme Rouis a également souligné les études prospectives menées par l’Apii pour identifier les secteurs industriels émergents ; ces travaux ont abouti à l’élaboration d’un catalogue de projets à fort potentiel et de fiches techniques destinées à guider les investisseurs.

Une attention particulière a été portée à la fabrication additive appliquée à l’aéronautique — fondée sur l’impression 3D industrielle — identifiée comme l’une des technologies susceptibles de transformer la production de composants plus légers, plus complexes et plus performants.

Enfin, Mme Rouis a présenté le Hub Industrie 4.0, une plateforme par laquelle l’Apii accompagne les entreprises tunisiennes dans leur transformation numérique et technologique, favorisant ainsi l’adoption de technologies de pointe, l’accroissement de la productivité et le renforcement de la capacité d’innovation.

Selon Rouis, «le développement d’un écosystème industriel intégré, fondé sur l’innovation, la numérisation, le développement des compétences et la coopération public-privé, est essentiel pour consolider la position de la Tunisie en tant que destination de premier plan pour les investissements dans les industries aéronautique et spatiale, et pour bâtir une chaîne d’approvisionnement locale plus résiliente et à forte valeur ajoutée».

La table ronde en question a esquissé les grandes orientations du futur Pacte de compétitivité aéronautique à l’horizon 2030 ; celui-ci mettra l’accent sur le renforcement de l’intégration locale, le développement de fournisseurs nationaux compétitifs, l’accélération de la transformation technologique des entreprises, l’amélioration du climat des affaires, le développement des compétences et l’attraction d’investissements à forte valeur ajoutée.

L’article L’aéronautique tunisienne à l’heure de l’industrie 4.0 est apparu en premier sur Kapitalis.

  •  

Menace sur le littoral de Kélibia :  nécessité de préserver nos plages de la pollution des oueds

La pollution des plages est devenue un phénomène récurrent. En dépit des mesures prises par les pouvoirs publics visant la protection de l’environnement, y compris les plages, le phénomène de la pollution persiste et certaines plages deviennent un véritable dépotoir pour les déchets, ordures et eaux usées qui défigurent l’image des plages autorisées à la baignade, accueillant chaque année un grand nombre d’estivants. C’est le cas de certaines plages de Kélibia qui sont de plus en plus menacées, surtout lorsque le début de la saison estivale approche où d’aucuns constatent amèrement que le sable doré est recouvert de déchets et de détritus. Ces plages de la côte septentrionale du Cap Bon sont polluées par les déversements des eaux usées. La baignade est donc rendue impossible dans des lieux pourtant destinés aux touristes. Qu’en est-il vraiment ?

Les plages de Kélibia, de Mansoura au Petit Paris en passant par l’Aïn Grinz sont les plus appréciées par les habitants, notamment grâce à leur beauté, leur propreté, mais aussi à l’ambiance qui y règne. En effet, tous les âges s’y côtoient pour une ambiance familiale et chaleureuse. Mais voilà que ces plages sont menacées par la pollution. Les eaux usées des oueds sont rejetées dans la mer en provenance d’un oued avoisinant, oued Lahjar, qui est déjà très pollué. De gros déchets se sont accumulés, créant de grosses taches aux odeurs nauséabondes. Habitants de la zone et amoureux de la plage ont manifesté leur indignation face à ce crime contre la nature.

Ces eaux dans lesquelles se baignent les habitants pourraient représenter un vrai danger pour la santé, plus précisément au niveau de l’Aïn Grinz, la nature étant dans son état le plus critique. Les citoyens dénoncent le déversement des eaux usées polluées directement près de la plage. Très dangereuses pour la santé, ces eaux usées empêchent les riverains de profiter de la corniche kélibienne. Pourtant, la sonnette d’alarme avait déjà été tirée par la société civile. Cette dernière dénonçait, sur base d’enquêtes sur le terrain, la pollution des eaux de cette région. «Nous avons découvert une véritable catastrophe écologique. Le constat que nous avons établi met en exergue le déversement des eaux usées dans des plages réputées être l’attraction pour de nombreux estivants, qui affluent des quatre coins du pays, et même de l’étranger», déclarait Hédi, un jeune cadre de Kélibia. 

Un enjeu environnemental majeur

D’ailleurs un sit-in a été organisé par les habitants le week-end dernier visant à dénoncer l’état dégradant de la mer par l’oued Lahjar appelant les autorités locales et régionales, l’ONAS et l’APAL, à intervenir d’urgence. La saison estivale est d’ores et déjà commencée dans ce coin de villégiature, qui reste néanmoins autorisé à la baignade malgré le fait qu’il soit noyé dans la pollution. Ces eaux usées déversées dans la mer demeurent l’une des plus grandes catastrophes écologiques. En somme, cela constitue une véritable bombe à retardement. Ainsi, chaque année, la mer est à l’origine de plusieurs maladies à transmission hydrique, telles que les infections cutanées et les intoxications bactériologiques. Certains baigneurs à travers le littoral ont contracté la conjonctivite.

Le déversement des eaux usées en provenance de l’oued cause des ravages environnementaux à la mer. Des stations d’épuration des eaux usées sont prévues depuis des années mais ne sont toujours pas opérationnelles. La pollution des plages tunisiennes n’est plus un désagrément saisonnier, mais un enjeu environnemental majeur, aux répercussions durables. Si des mesures sérieuses ne sont pas prises rapidement, c’est tout un pan de notre patrimoine naturel, touristique et économique qui risque de disparaître. L’Agence nationale de protection de l’environnement (ANPE) ne manque pas de souligner les efforts engagés par les autorités publiques. Cependant, ces efforts demeurent insuffisants face à l’ampleur du phénomène, notamment sur les plages, où les déchets, les eaux usées et l’urbanisation incontrôlée continuent de nuire gravement à l’environnement et au tourisme. Il est donc urgent d’adopter des mesures concrètes, durables et coordonnées, aussi bien au niveau national que local. Cela implique une meilleure gouvernance du littoral, une mobilisation citoyenne et la mise en œuvre de politiques de prévention et de répression efficaces. Car préserver nos plages, c’est aussi préserver l’économie nationale, le cadre de vie des citoyens et l’image de la Tunisie à l’international.

Kamel BOUAOUINA

 

 

L’article Menace sur le littoral de Kélibia :  nécessité de préserver nos plages de la pollution des oueds est apparu en premier sur Le Temps News.

  •  

Cartographie des jeunes compétences Italo-Tunisiennes pour l’emploi

Les jeunes Italo-Tunisiens constituent une «ressource fondamentale» tant pour l’Italie que pour la Tunisie et peuvent contribuer à renforcer les liens économiques, professionnels et sociaux entre les deux pays, a souligné l’ambassadeur d’Italie à Tunis, Alessandro Prunas, lors de la cérémonie de clôture du projet «Jeunesse binationale : cartographie des compétences pour l’emploi», organisé au Radisson Blu Tunis, vendredi 10 juin 2026.

Cette initiative — promue par le Comites Tunisie et financée par la Direction générale pour les Italiens à l’étranger et les politiques migratoires du ministère italien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale — a abouti à la création d’une base de données de profils professionnels de jeunes binationaux résidant en Tunisie. M. Prunas a mis en exergue le rôle stratégique des nouvelles générations italo-tunisiennes, dotées de compétences linguistiques, techniques et interculturelles susceptibles de favoriser les connexions entre les systèmes productifs des deux rives de la Méditerranée.

L’ambassadeur a également qualifié ce projet d’exemple concret du rôle de passerelle que joue le Comites entre la communauté italienne et la société tunisienne.

L’initiative a ciblé les jeunes âgés de 18 à 35 ans. Plusieurs centaines de candidatures ont été reçues au cours de la campagne, et 59 CV ont d’ores et déjà été sélectionnés et intégrés à la plateforme numérique, accessible via le site internet du Comites Tunisie.

La base de données recensant des jeunes binationaux est conçue pour répondre aux besoins des entreprises en matière de main-d’œuvre spécialisée dans différents domaines. Elles restera active et à la disposition des entreprises, des opérateurs économiques et des partenaires institutionnels désireux d’identifier des talents binationaux.

Samir Majoul, président de l’Utica, a également pris part à la rencontre ; il a rappelé le protocole d’accord signé avec le président du Comites Tunisie, Sandro Fratini, lors du Forum économique Italie-Tunisie des 24 et 25 juin. M. Majoul a insisté sur la nécessité de renforcer les liens entre la formation, les compétences et le secteur productif, soulignant le rôle central du capital humain dans la coopération bilatérale.

Sont également intervenus lors de cet événement Guido D’Amico, président de Confimprese Italia ; Mourad Fradi, président de la Chambre de commerce et d’industrie tuniso-italienne ; et Malek Derbel, représentant de la Conect. Tous ont mis l’accent sur l’importance de renforcer les synergies entre les institutions, les entreprises et les réseaux professionnels.

Selon Fratini et le coordinateur du projet, Antonino Trimarchi, la plateforme constitue la première étape d’une initiative à long terme visant à faciliter l’emploi des jeunes binationaux et à tirer parti de la communauté italo-tunisienne de manière structurée.

L’article Cartographie des jeunes compétences Italo-Tunisiennes pour l’emploi est apparu en premier sur Kapitalis.

  •  
❌