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Tunisie : Plus de 2.500 rendez-vous d’affaires pour renforcer la filière aéronautique

Selon un bilan publié par la FIPA-Tunisia, la cinquième édition d’Aerospace Meetings Tunisia, organisée du 7 au 9 juillet 2026 à Tunis, a réuni plus de 500 participants représentant plus de 150 entreprises issues de 10 pays. Plus de 2.500 rendez-vous d’affaires (B2B) ont été organisés entre industriels, investisseurs et donneurs d’ordre, illustrant l’ambition de la Tunisie de consolider sa place dans les chaînes de valeur aéronautiques mondiales.

Organisée par Advanced Business Events (ABE), en partenariat avec la FIPA et le Groupement des industries tunisiennes aéronautiques et spatiales (GITAS), cette convention d’affaires s’est ouverte en présence du ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh. À cette occasion, ce dernier a réaffirmé l’ambition de la Tunisie de renforcer son positionnement comme plateforme industrielle compétitive et à forte valeur ajoutée dans le secteur des composants aéronautiques.

Une industrie qui s’appuie sur un écosystème de plus de 80 entreprises

L’industrie aéronautique tunisienne s’est progressivement imposée comme un acteur reconnu dans la fabrication de composants destinés aux grands constructeurs et équipementiers mondiaux. Selon les données du secteur, elle regroupe aujourd’hui plus de 80 entreprises, majoritairement exportatrices, et emploie près de 20.000 personnes.

Ces entreprises interviennent dans plusieurs domaines à forte valeur ajoutée, notamment le câblage aéronautique, les matériaux composites, l’usinage de précision, les structures métalliques, les systèmes électriques et l’ingénierie. La proximité avec l’Europe, la qualification de la main-d’œuvre et l’expérience acquise depuis plusieurs décennies figurent parmi les principaux atouts mis en avant pour attirer les investisseurs.

Cette dynamique se poursuit avec de nouveaux projets industriels. Début juillet, le groupe turc AKSA Composites a notamment annoncé sa première implantation en Afrique en choisissant la Tunisie, illustrant l’intérêt croissant des investisseurs pour cet écosystème.

Plus de 2.500 rencontres entre industriels

La particularité d’Aerospace Meetings Tunisia réside dans son format. Contrairement à un salon traditionnel, l’événement repose principalement sur des rendez-vous d’affaires programmés à l’avance entre acheteurs, équipementiers, sous-traitants et investisseurs.

Selon la FIPA, plus de 2.500 rencontres B2B ont ainsi été organisées au cours des trois journées de l’événement. Parmi les entreprises présentes figuraient notamment Boeing, Embraer, Latecoere, Mecachrome et Figeac Aero, venus échanger avec les industriels tunisiens sur les évolutions de la supply chain mondiale, les besoins des grands donneurs d’ordre et les perspectives de coopération.

Ces échanges visent à faciliter la conclusion de futurs contrats, le développement de partenariats industriels et l’intégration des entreprises tunisiennes dans les chaînes de valeur internationales.

Lire aussi: Aéronautique et spatial : La Tunisie renforce sa visibilité au grand rendez-vous de Hambourg

Innovation et compétences au cœur des priorités

Les conférences organisées en marge des rencontres d’affaires ont également porté sur les transformations qui façonnent l’industrie aéronautique. L’intelligence artificielle appliquée aux processus industriels, le développement des compétences, l’excellence opérationnelle, la transition environnementale et l’économie circulaire figurent désormais parmi les principaux leviers de compétitivité du secteur.

Pour la Tunisie, l’enjeu dépasse la réussite d’un événement international. Le véritable défi sera de transformer les contacts établis durant Aerospace Meetings Tunisia en investissements, en transferts de technologies et en emplois qualifiés, afin de conforter la place de l’industrie aéronautique parmi les secteurs les plus dynamiques de l’économie nationale.

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Manouba : Ce que va changer l’ouverture du nouveau pont vers la X20

L’ouest du Grand Tunis dispose depuis ce vendredi 10 juillet 2026 d’un nouvel accès vers la route X20. Le ministre de l’Équipement et de l’Habitat, Salah Zouari, a inauguré le pont construit sur le canal de la Medjerda et ouvert à la circulation les deux voies de la route locale 525, aménagée sur 1,5 kilomètre. Ce projet de 10,6 millions de dinars vise à améliorer la desserte de Manouba, Sanhaja et Oued Ellil et à réduire la congestion sur ce secteur.

Un nouvel accès pour mieux répartir la circulation

Le projet comprend le doublement de la route locale 525 sur une longueur de 1,5 kilomètre, la construction de deux ponts de 25 mètres franchissant le canal de la Medjerda, deux giratoires, un réseau d’éclairage public, des ouvrages d’assainissement ainsi qu’une nouvelle signalisation.

La circulation est désormais ouverte dans les deux sens entre Manouba et la route X20. Selon le ministère de l’Équipement, cet aménagement doit contribuer à fluidifier les déplacements dans une zone identifiée comme un point de congestion, notamment aux heures de pointe.

Le nouvel axe dessert également plusieurs équipements administratifs et sportifs ainsi que le futur quartier résidentiel en cours d’aménagement par l’Agence foncière de l’habitat (AFH). En offrant un itinéraire élargi et une connexion directe avec la X20, il doit permettre de mieux répartir les flux de circulation, sans qu’une estimation du trafic concerné ou du temps de parcours gagné n’ait été communiquée.

Une nouvelle avancée pour la X20

Au-delà de l’ouvrage lui-même, cette ouverture s’inscrit dans le développement progressif de la route X20, appelée à devenir l’un des principaux axes de contournement du Grand Tunis.

Interrogé par Mosaïque FM, le directeur général des Ponts et Chaussées, Khaled Atrach, a indiqué que les derniers tronçons de la X20 devraient être achevés avant la fin de l’année 2026. Le responsable a rappelé que le chantier avait connu plusieurs retards liés notamment aux procédures foncières et aux déplacements des différents réseaux.

Une fois entièrement mise en service, cette infrastructure doit renforcer les liaisons entre les gouvernorats de Manouba, de l’Ariana et de Tunis et offrir une alternative à une partie du trafic qui emprunte aujourd’hui les principaux axes urbains.

26 projets routiers déjà livrés en 2026

Le directeur général des Ponts et Chaussées a également indiqué que le ministère de l’Équipement avait achevé 26 projets routiers au cours du premier semestre 2026. Quarante-cinq autres devraient être livrés d’ici la fin de l’année, parmi lesquels figurent notamment les contournements de Zarzis et de Korba, le doublement de la route nationale n°2 entre Enfidha et Kairouan, ainsi que la poursuite du chantier de la liaison permanente de Bizerte.

Ces réalisations s’inscrivent dans le programme national de modernisation des infrastructures routières déjà présenté par le ministère au cours des derniers mois. Webdo avait notamment détaillé, en mars dernier, le plan global comprenant 80 projets routiers représentant un investissement estimé à 4,2 milliards de dinars.

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TGM : Annoncées en 2017, les 18 nouvelles rames ont enfin leur contrat

Le renouvellement du matériel roulant du Train de la banlieue nord (TGM) franchit une étape décisive. La Société des transports de Tunis (Transtu) a signé, ce vendredi 10 juillet, un contrat avec le constructeur chinois CRRC Nanjing Puzhen Co. Ltd pour l’acquisition de 18 nouvelles rames électriques destinées à la ligne Tunis-La Goulette-La Marsa. D’un montant d’environ 75 millions d’euros, financé à parts égales par la Banque européenne d’investissement (BEI) et la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD), ce marché doit permettre l’arrivée des premières rames au début de l’année 2028.

Si la signature constitue une avancée majeure, elle marque surtout l’aboutissement d’un projet lancé il y a près de neuf ans et longtemps retardé par les procédures de financement, les appels d’offres internationaux et les différentes phases techniques nécessaires à sa concrétisation.

Une étape décisive après plusieurs années d’attente

Le contrat conclu avec le constructeur chinois ne se limite pas à la fourniture des 18 rames. Il comprend également un programme de maintenance de cinq ans, la livraison de pièces de rechange, des équipements destinés aux ateliers ainsi qu’une machine de reprofilage des roues afin d’assurer la sécurité et la disponibilité du matériel roulant.

Cette signature intervient alors que d’importants investissements ont déjà été réalisés sur l’infrastructure du TGM. La voie ferrée, plusieurs stations, les installations électriques, la signalisation, les passages à niveau et différents ouvrages d’art ont été modernisés ces dernières années afin de préparer l’exploitation du futur matériel.

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Ce qui changera pour les voyageurs

Les nouvelles rames, longues de 40 mètres, seront climatisées et équipées d’un système de vidéosurveillance, d’un dispositif d’information des voyageurs ainsi que d’espaces réservés aux personnes à mobilité réduite. Elles pourront accueillir jusqu’à 400 passagers, dont 90 assis, et circuler à une vitesse maximale de 100 km/h.

Selon Transtu, leur mise en service permettra d’améliorer sensiblement l’exploitation de la ligne, avec un train toutes les six minutes aux heures de pointe et toutes les douze minutes en dehors des périodes de forte affluence. L’objectif est d’augmenter la capacité de transport tout en offrant un service plus régulier et plus confortable aux usagers.

Pourquoi les premières rames n’arriveront qu’en 2028

Malgré la signature du contrat, les voyageurs devront encore patienter avant de découvrir les nouvelles rames. Leur fabrication, les essais techniques, les procédures d’homologation ainsi que la formation des équipes nécessitent encore plusieurs étapes avant leur mise en circulation.

En attendant, le TGM continuera d’être exploité avec son parc actuel, maintenu en service grâce à des opérations régulières de maintenance. L’arrivée progressive des nouvelles rames à partir de 2028 doit ainsi constituer la dernière étape du vaste programme de modernisation engagé sur cette ligne historique reliant Tunis à La Marsa, avec l’ambition d’améliorer durablement la qualité du transport ferroviaire dans la banlieue nord.

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La Tunisie accueille AfricaCrypt 2026 : Pourquoi cette conférence dépasse largement le cercle des spécialistes ?

La Tunisie accueille du 8 au 10 juillet à Hammamet la 17e édition d’AfricaCrypt, l’une des principales conférences scientifiques africaines consacrées à la cryptographie et à la cybersécurité. Organisé en coopération avec l’International Association for Cryptologic Research (IACR), l’événement réunit chercheurs, universitaires et experts internationaux autour des nouveaux défis de la sécurité numérique, avec un accent particulier sur la cryptographie post-quantique.

Une conférence scientifique de référence pour la cybersécurité

Contrairement aux salons consacrés aux nouvelles technologies ou à l’intelligence artificielle, AfricaCrypt est avant tout un rendez-vous scientifique. Les travaux présentés sont évalués par des spécialistes avant d’être publiés dans la collection Lecture Notes in Computer Science (LNCS) de Springer, une référence mondiale dans la recherche en informatique.

L’édition 2026 est organisée avec le concours de plusieurs institutions universitaires et scientifiques tunisiennes, en collaboration avec le Centre de recherche militaire tunisien et sous l’égide de l’International Association for Cryptologic Research (IACR). Elle réunit des chercheurs venus d’Afrique, d’Europe, d’Amérique du Nord et d’Asie pour présenter les avancées les plus récentes en cryptographie, l’un des fondements de la sécurité numérique.

Pourquoi la cryptographie devient un enjeu stratégique

La cryptographie est présente dans presque tous les usages numériques du quotidien. Elle protège les paiements bancaires, les applications de messagerie, les transactions électroniques, les signatures numériques, les dossiers médicaux, les services administratifs en ligne et les infrastructures critiques.

L’un des principaux thèmes d’AfricaCrypt 2026 concerne la transition vers la cryptographie post-quantique. De nombreux chercheurs estiment que les futurs ordinateurs quantiques pourraient, à terme, remettre en cause certains systèmes de chiffrement utilisés aujourd’hui. Les travaux portent donc sur le développement de nouveaux algorithmes capables de résister à cette évolution technologique.

Une école d’été organisée les 6 et 7 juillet a d’ailleurs permis à de jeunes chercheurs africains de se former aux principaux concepts de cette nouvelle génération de technologies de protection des données.

Une opportunité pour la recherche tunisienne

L’accueil d’une conférence de cette envergure met en lumière l’implication d’équipes tunisiennes dans les domaines des mathématiques appliquées, de la cryptographie et de la cybersécurité.

Au-delà de l’aspect académique, l’événement permet aux universités tunisiennes de renforcer leurs coopérations internationales et d’offrir davantage de visibilité à leurs travaux. Pour les doctorants et les jeunes chercheurs, il représente également une occasion d’échanger directement avec des spécialistes internationaux de premier plan.

Cette visibilité intervient dans un contexte où la cybersécurité devient un enjeu majeur pour les administrations, les banques, les opérateurs télécoms et l’ensemble des entreprises engagées dans leur transformation numérique.

Un enjeu qui concerne aussi l’économie

Face à la multiplication des cyberattaques dans de nombreux pays, les entreprises comme les institutions publiques renforcent progressivement leurs dispositifs de protection. Dans le même temps, la généralisation des services numériques accroît les besoins en solutions de cybersécurité toujours plus performantes.

Les recherches présentées lors d’AfricaCrypt dépassent donc largement le cadre universitaire. Elles peuvent contribuer à améliorer la protection des infrastructures critiques, à sécuriser les transactions électroniques et à préparer l’adoption des futurs standards internationaux de cryptographie post-quantique.

Pour la Tunisie, accueillir cette conférence constitue également une vitrine scientifique susceptible de renforcer son positionnement dans les domaines de la recherche, de l’innovation et de la cybersécurité à l’échelle régionale.

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AI for Good : Que peut réellement gagner la Tunisie de sa participation au sommet mondial ?

La Tunisie participe cette semaine à Genève au AI for Good Global Summit et au Forum du Sommet mondial sur la société de l’information. Au-delà des rencontres institutionnelles, cette présence peut ouvrir des opportunités en matière de partenariats, de formation et de gouvernance de l’intelligence artificielle. Encore faut-il que les échanges débouchent sur des projets concrets en Tunisie.

La Tunisie présente à la grande semaine numérique de Genève

Le ministre des Technologies de la communication, Sofiane Hemissi, a pris part aux travaux du AI for Good Global Summit et du Forum du Sommet mondial sur la société de l’information, organisés à Genève.

La délégation tunisienne a participé à plusieurs rencontres avec des représentants de gouvernements, d’organisations internationales et d’acteurs du secteur numérique afin d’examiner des possibilités de coopération dans les domaines de l’intelligence artificielle, des infrastructures numériques et de la transformation digitale.

Le AI for Good Global Summit se tient du 7 au 10 juillet 2026 au Palexpo de Genève. Il est organisé par l’Union internationale des télécommunications (UIT), en partenariat avec plus de 50 agences des Nations unies et le gouvernement suisse.

Un sommet axé sur les applications concrètes de l’IA

AI for Good ne se limite pas aux débats sur les promesses de l’intelligence artificielle.

Le programme aborde notamment les compétences, les normes techniques, la gouvernance, la santé, l’éducation, l’agriculture, la sécurité alimentaire, la gestion des catastrophes et la protection de l’environnement. Le sommet réunit plusieurs centaines d’intervenants autour de conférences, de démonstrations, de formations et d’espaces d’exposition consacrés aux innovations en intelligence artificielle.

L’enjeu pour la Tunisie consiste à identifier les technologies susceptibles de répondre à ses propres priorités, plutôt que de transposer des solutions conçues pour des contextes économiques différents.

Des partenariats pour les services publics

L’un des premiers bénéfices potentiels concerne la modernisation des services publics.

Des solutions d’intelligence artificielle peuvent faciliter le traitement de documents administratifs, améliorer l’orientation des citoyens, détecter certaines anomalies dans les dépenses publiques ou aider à analyser d’importants volumes de données.

La présence à Genève offre également l’occasion d’explorer de nouveaux partenariats techniques avec l’UIT, des agences des Nations unies ou des pays déjà engagés dans ces usages.

Ces coopérations devront toutefois respecter les exigences liées à la protection des données personnelles, à la transparence des décisions automatisées et à la souveraineté numérique de la Tunisie.

Former davantage de compétences tunisiennes

Le second enjeu concerne les ressources humaines.

La Tunisie dispose d’ingénieurs, de chercheurs et de startups actifs dans l’intelligence artificielle, mais elle reste confrontée au départ d’une partie de ses compétences et à un manque de moyens pour transformer la recherche en solutions commercialisables.

Le sommet met fortement l’accent sur le développement des compétences, le partage des connaissances et le renforcement des capacités dans les pays qui ne disposent pas des mêmes ressources technologiques que les grandes puissances numériques.

Cette participation peut ainsi faciliter l’accès à des programmes internationaux de formation destinés aux agents publics, aux enseignants, aux étudiants, aux entrepreneurs et aux petites entreprises. Elle peut également renforcer l’intégration des universités et des centres de recherche tunisiens dans les réseaux internationaux.

Une vitrine pour les startups tunisiennes

AI for Good réunit des investisseurs, des entreprises technologiques, des chercheurs, des institutions publiques et des organisations internationales.

Pour les startups tunisiennes, cet écosystème peut offrir une visibilité internationale et des contacts difficiles à obtenir sur le seul marché local. Les entreprises développant des solutions dans la santé, l’eau, l’agriculture, l’éducation ou l’énergie peuvent notamment s’intéresser aux programmes et appels à projets liés aux Objectifs de développement durable.

Mais la présence d’une délégation officielle ne suffit pas. Les retombées dépendront de la capacité à présenter des projets tunisiens solides, documentés et susceptibles d’être déployés à plus grande échelle.

Une occasion de suivre l’évolution de la gouvernance mondiale de l’IA

La semaine numérique de Genève est également marquée par le lancement de l’AI for Good Global Commission et par la tenue du premier Global Dialogue on AI Governance des Nations unies, consacré aux futures orientations internationales en matière de gouvernance de l’intelligence artificielle.

Pour la Tunisie, participer à ces échanges permet de suivre les débats qui contribueront à façonner progressivement les cadres internationaux de développement et d’utilisation de l’IA.

Les discussions portent notamment sur la responsabilité des développeurs, la sécurité des systèmes, la transparence des algorithmes, la protection des données et l’utilisation de l’intelligence artificielle dans les administrations publiques.

Être présente dans ces échanges permet également à la Tunisie de faire entendre les priorités des pays en développement et de participer aux réflexions qui accompagneront l’élaboration des futurs standards internationaux.

Des retombées encore à démontrer

La participation à AI for Good peut donc apporter des contacts, des compétences, des financements potentiels et une meilleure compréhension des évolutions internationales en matière d’intelligence artificielle.

Mais le véritable impact ne pourra être évalué qu’après le sommet : accords conclus, programmes lancés, startups accompagnées, formations mises en place ou solutions effectivement déployées en Tunisie.

Sans mécanisme de suivi, cette participation pourrait rester essentiellement diplomatique. Le véritable indicateur de réussite sera la capacité à transformer les échanges de Genève en projets concrets au bénéfice des citoyens, des entreprises et des institutions tunisiennes.

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La Tunisie entre dans une nouvelle vague de chaleur : Jusqu’à 45°C attendus ce week-end

Une hausse marquée des températures est attendue à partir de ce vendredi 10 juillet dans la majeure partie de la Tunisie. Selon l’Institut national de la météorologie (INM), le pic de chaleur est prévu samedi et dimanche, avec des températures pouvant atteindre 45°C dans plusieurs régions de l’intérieur du pays, accompagnées de vents de sirocco.

Une hausse de 6 à 10 degrés au-dessus des normales saisonnières

Dans son bulletin de suivi, l’INM annonce que les températures dépasseront les moyennes habituelles de la période de 6 à 10 degrés. Les maximales varieront généralement entre 40°C et 45°C sur les régions intérieures, tandis que les zones côtières de l’Est bénéficieront de conditions un peu moins chaudes, avec des températures comprises entre 34°C et 39°C.

Cette hausse concernera la plupart des gouvernorats, mais les régions de l’Ouest devraient être les plus exposées, notamment avec le retour du sirocco au début de la semaine prochaine.

Pourquoi cette vague de chaleur est-elle remarquable ?

Des températures supérieures à 40°C ne sont pas inhabituelles en juillet en Tunisie. Ce qui retient l’attention cette fois-ci est l’ampleur de l’écart avec les normales saisonnières, estimé entre 6 et 10 degrés, ainsi que la durée de l’épisode, qui devrait se prolonger plusieurs jours.

Le vent de sirocco attendu sur une grande partie du territoire accentuera également la sensation de chaleur et favorisera un assèchement rapide de la végétation, ce qui peut augmenter le risque d’incendies dans certaines zones sensibles.

Les personnes les plus exposées

Les épisodes de forte chaleur présentent des risques particuliers pour plusieurs catégories de la population : les personnes âgées ; les nourrissons et jeunes enfants ; les personnes souffrant de maladies chroniques ; les travailleurs exerçant en extérieur ; les personnes pratiquant une activité physique durant les heures les plus chaudes.

Les autorités recommandent de limiter les déplacements entre la fin de la matinée et le milieu de l’après-midi, de s’hydrater régulièrement, de privilégier les lieux frais et de ne jamais laisser un enfant ou un animal dans un véhicule stationné.

Une vigilance appelée à se poursuivre

Selon les prévisions de l’INM, la chaleur devrait se maintenir au début de la semaine prochaine, en particulier dans les régions occidentales où le sirocco continuera de souffler. Les prévisions pourront toutefois évoluer en fonction de la situation météorologique des prochains jours. Les habitants sont donc invités à suivre les bulletins officiels actualisés avant tout déplacement ou activité en plein air.

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