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Contrebande | Le bilan de la douane au premier semestre 2026

Les services de la Douane tunisienne ont réalisé des saisies records de marchandises, de drogues et de devises d’une valeur de plusieurs millions de dinars au cours du premier semestre 2026.

Dans un communiqué, la Direction générale de la douane a rappelé que ces opérations s’inscrivent dans le cadre de la stratégie nationale de lutte contre la contrebande sur l’ensemble du territoire.

Au cours des six premiers mois de cette année, la douane est parvenue à saisir des devises étrangères d’une valeur estimée à près de 5,5 millions de dinars, près de 17 kg d’or et 72 kg d’argent et des vêtements de contrebande pour une valeur dépassant les 5 millions de dinars.

Les services de la douane ont également saisi plus de 214 kg de drogues et près de 180.000 comprimés psychotropes, ainsi que d’importantes quantités de produits alimentaires et de cigarettes de contrebande.

Y. .N

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Nouveau Bureau de l’association tunisienne de psychiatrie

L’Association tunisienne de psychiatrie a annoncé la composition de son nouveau Bureau à l’issue de l’Assemblée générale élective tenue ce jeudi 9 juillet 2026.

L’ATP a tenu à remercier l’ensemble des adhérents qui se sont déplacés à Dar Ettabib pour participer au vote, témoignant ainsi de leur engagement envers la vie démocratique de l’Association.

Le nouveau Bureau de l’Association a été élu comme suit :

  • Président : Leila Mnif
  • Vice-président : Fatma Charfi
  • Secrétaire général : Amine Larnaout
  • Secrétaire général adjoint : Jihène Ben Thabet
  • Trésorier : Rania Lansari
  • Trésorier adjoint : Ghassen Amri
  • Membres : Ahlem Mtiraoui , Rim Ben Soussia, Imène Ferchichi

« Nous adressons nos plus sincères félicitations aux membres élus et leur souhaitons pleine réussite dans l’accomplissement de leur mission au service de l’ATP », ajoute le communiqué dans lequel l’Association remercie également tous ceux qui ont renouvelé ou régularisé leur adhésion.

Et de conclure : « Ensemble, poursuivons nos efforts pour faire rayonner l’Association Tunisienne de Psychiatrie et promouvoir le développement de la psychiatrie en Tunisie ».

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Libération de Mohamed Ben Salem | Une nouvelle audience fixée au 21 juillet

La justice a ordonné cet après-midi la libération de Mohamed Ben Salem, ancien ministre de l’Agriculture et dirigeant du parti islamiste Ennahdha.

Le parquet près la Cour d’appel de Tunis a pris cette décision, ce jeudi 9 juillet 2026, après que Mohamed Ben Salem ait officiellement fait opposition à un jugement par défaut prononcé à son encontre, affirme Mosaïque FM, en citant une source proche du dossier.

Une nouvelle audience a été fixée au 21 juillet devant la chambre correctionnelle d’été de la Cour d’appel de Tunis pour examiner l’affaire sur le fond, ajoute la même source.

Pour rappel, Mohamed Ben Salem a été arrêté hier sur la base d’une condamnation à deux ans de prison par défaut, prononcée par la chambre correctionnelle de la Cour d’appel, dans une affaire de délits douaniers.

Y. N.

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Mohamed Ben Salem sera rejugé après son opposition à une condamnation de deux ans

L’ancien ministre de l’Agriculture et dirigeant du mouvement Ennahdha, Mohamed Ben Salem, a été arrêté mercredi 8 juillet 2026 dans un hôtel de la région du Cap Bon, avant d’être remis en liberté jeudi après avoir formé opposition à une condamnation rendue par défaut. Condamné à deux ans de prison dans une affaire liée à des soupçons d’infractions douanières, il comparaîtra de nouveau devant la Cour d’appel de Tunis le 21 juillet prochain pour un réexamen du dossier.

Une arrestation après une condamnation par défaut

Mohamed Ben Salem avait été interpellé en exécution d’un mandat de recherche émis par la Cour d’appel de Tunis. Cette mesure faisait suite à un jugement rendu par défaut par la chambre correctionnelle de cette juridiction, qui l’avait condamné à deux ans de prison dans une affaire portant sur des soupçons d’infractions à caractère douanier.

La condamnation ayant été prononcée en son absence, l’ancien responsable disposait de la possibilité de former opposition afin de demander un nouvel examen de l’affaire.

L’opposition entraîne sa remise en liberté

Après son arrestation, Mohamed Ben Salem a exercé son droit d’opposition contre le jugement rendu par défaut. Le parquet général près la Cour d’appel de Tunis a ordonné, jeudi 9 juillet, sa remise en liberté, conformément aux procédures prévues dans ce type de situation.

Une audience a été fixée au 21 juillet 2026 devant la chambre correctionnelle estivale de la Cour d’appel de Tunis. La juridiction devra alors réexaminer le dossier en présence de l’ancien ministre et statuer à nouveau sur cette affaire.

Un autre dossier judiciaire toujours en cours

Cette procédure est distincte d’un autre dossier judiciaire impliquant Mohamed Ben Salem avec plusieurs anciens responsables et figures proches d’Ennahdha.

Le 22 mai 2026, la chambre correctionnelle de la cour d’appel de Gabès l’avait condamné à six mois de prison dans une affaire liée à une tentative présumée de franchissement clandestin des frontières et à la détention de devises d’origine inconnue.

Cette décision avait réduit la peine initiale de trois ans de prison, prononcée en première instance en mars 2025.

Les faits à l’origine de ce dossier remontent à mars 2023, lorsque Mohamed Ben Salem avait été arrêté dans le sud du pays alors qu’il tentait, selon l’accusation, de rejoindre illégalement la Libye. Les enquêteurs avaient indiqué avoir retrouvé en sa possession 12.000 dinars tunisiens et 2100 euros lors de son interpellation.

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Projets publics : Le gouvernement veut passer de la planification à l’accélération

À quelques mois du lancement du Plan de développement 2026-2030, le gouvernement entend accélérer la réalisation des projets publics et donner un nouvel élan à l’investissement. Réuni jeudi sous la présidence de la cheffe du gouvernement Sara Zaâfrani Zenzri, le Conseil des ministres a mis l’accent sur l’amélioration de la performance de l’administration, le renforcement de la gouvernance et le suivi des projets dans l’ensemble des régions, afin de préparer la mise en œuvre des réformes économiques et sociales prévues par le futur plan quinquennal.

Accélérer les projets avant le démarrage du nouveau plan

Présidant le Conseil des ministres au nom du président de la République Kaïs Saïed et sur ses instructions, Sara Zaâfrani Zenzri a appelé à accélérer la réalisation des projets publics dans toutes les régions du pays et à stimuler les investissements publics et privés.

Selon un communiqué de la Présidence du gouvernement, cette mobilisation vise à préparer le lancement des programmes et réformes inscrits dans le Plan de développement 2026-2030, appelé à définir les grandes orientations économiques et sociales des prochaines années.

Le Conseil des ministres a, par ailleurs, examiné plusieurs projets de loi et de décrets à caractère économique et social portant notamment sur la sécurité énergétique, la sécurité alimentaire, le logement, la santé, le transport aérien et la mise en œuvre de plusieurs programmes sociaux.

Une administration plus performante au cœur des priorités

La cheffe du gouvernement a estimé que les réformes législatives ne peuvent produire leurs effets sans une transformation du fonctionnement de l’administration.

Elle a ainsi appelé à instaurer une véritable culture du travail fondée sur la performance, la productivité et l’amélioration de la qualité des services publics, soulignant la nécessité de mettre en place des systèmes certifiés de management de la qualité et de renforcer les mécanismes de gouvernance au sein des établissements publics.

Elle a également rappelé que chaque agent public est tenu d’exercer pleinement ses missions et d’assumer ses responsabilités dans l’intérêt des citoyens.

Un suivi renforcé et davantage de reddition des comptes

Sara Zaâfrani Zenzri a insisté sur le rôle des responsables administratifs, appelés à assurer un suivi régulier du travail de leurs collaborateurs, à évaluer leurs performances et à veiller au respect de la discipline et des obligations professionnelles.

Elle a également souligné la nécessité d’engager les procédures de reddition des comptes et de sanction en cas de manquements, dans le but d’améliorer l’efficacité de l’action publique.

Parallèlement, elle a appelé les responsables aux niveaux central, régional et local à suivre en permanence l’état d’avancement des projets publics afin d’accélérer leur exécution et de lever les obstacles susceptibles de retarder leur réalisation.

Un plan axé sur un développement plus équilibré

Selon la cheffe du gouvernement, le Plan de développement 2026-2030 ambitionne de renforcer l’intégration économique et sociale, de promouvoir un développement global, équitable et équilibré entre les régions et de consolider la justice sociale.

L’objectif affiché est également de bâtir une économie plus forte, plus résiliente et mieux préparée aux mutations rapides de l’environnement international, en s’appuyant sur une administration plus performante et une dynamique accrue de l’investissement public et privé.

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« Bakma » d’Abdelhamid Bouchnak sélectionné au Festival de Locarno

Le film « Bakma », du cinéaste tunisien Abdelhamid Bouchnak est officiellement sélectionné au Locarno Film Festival, où il fera sa première mondiale.

Abdelhamid Bouchnak qui a fait l’annonce via sa page Facebook, ce jeudi 9 juillet 2026, a exprimé son immense joie et sa fierté, estimant que cette nouvelle étape confirme qu’il est possible de continuer à croire en un cinéma libre, ambitieux et indépendant.

Et de rappeler que « Bakma est un film entièrement indépendant, produit avec passion par 3Sggroup et Shkoon Production. Un film porté par la conviction, la persévérance et le travail d’une équipe extraordinaire », ajoute le cinéaste qui a exprimé sa gratitude à Hosni Ghariani et Hamza Bouchnak, « qui ont cru en ce projet dès le premier jour et l’ont soutenu sans jamais faiblir ».

Abdelhamid Bouchnak a par ailleurs remercié son collègue Mehdi Hmili pour « ses précieux conseils, sa bienveillance et son aide inestimable », soulignant au passage l’immense fierté pour toute l’équipe, citant notamment les acteurs et les techniciens.

Notons que Bakma sera projeté dans la catégorie « Fuori Concorso » (hors compétition) Locarno Film Festival et y fera également sa première mondiale.

Y. N.

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Alerte arnaque | La DGI met en garde contre de faux agents fiscaux

​La Direction générale des impôts (DGI) appelle à la vigilance face à une vague de tentatives d’escroquerie via des individus qui se font passer pour des agents de l’administration fiscale

Dans un communiqué publié ce jeudi 9 juillet 2026, la DGI affirme que des individus mal intentionnés contactent par téléphone des entreprises et des institutions afin de collecter des dons, prétendant agir au profit de fonctionnaires, d’associations ou de mutuelles sectorielles.

​La Direction générale des impôts précise de ce fait qu’aucune collecte de fonds n’est en cours et qu’elle ne sollicite jamais de dons par téléphone ou par l’intermédiaire d’agents.

« Toute tentative suspecte doit être immédiatement signalée aux services de la sûreté nationale afin que les mesures juridiques nécessaires soient prises», indique la même source.

Y. N.

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Bulletin météo | Des températures élevées pour cette nuit

L’Institut national de la météorologie (INM) a publié les prévisions pour cette nuit, en annonçant un temps dégagé à peu nuageux sur l’ensemble du pays.

Dans son bulletin, l’INM annonc des vents qui seront relativement fort sur le golfe de Gabès, demeurant faible à modéré dans les autres régions et une mer relativement agitée près des côtes.

​Par ailleurs une hausse des températures est prévues avec des nocturnes variant entre 25°C et 29°C au nord et au centre et entre 30°C et 35°C dans le sud. Celles-ci atteindront 37°C dans le sud-ouest.

Y. N.

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Baccalauréat : 50,72% de réussite après les deux sessions

Le taux de réussite global au baccalauréat 2026, après les sessions principale et de contrôle, s’est établi à 50,72%, contre 52,59% en 2025, selon les statistiques publiées jeudi par le ministère de l’Éducation. Si ce résultat marque un recul de 1,87 point sur un an, il demeure proche de celui enregistré en 2023 (50,91%) et reste nettement supérieur au niveau exceptionnellement bas de 2022 (39,97%).

Une baisse par rapport à 2025

Au total, 50,72% des candidats ont décroché leur baccalauréat cette année, contre 52,59% en 2025. La tendance met ainsi fin à deux années consécutives durant lesquelles le taux de réussite avait dépassé la barre des 52%.

Sur les cinq dernières sessions, l’évolution du taux de réussite global se présente comme suit :

Taux de réussite

  • 2026 : 50,72%
  • 2025 : 52,59%
  • 2024 : 55,60%
  • 2023 : 50,91%
  • 2022 : 39,97%

Le cru 2026 affiche ainsi un taux inférieur de 4,88 points à celui de 2024, qui reste le meilleur résultat enregistré depuis plusieurs années, mais demeure supérieur de 10,75 points au taux de 2022.

Une session de contrôle décisive

Lors de la session principale, 55.259 candidats ont été admis sur 154.928 ayant composé, soit un taux de réussite de 35,67%.

La session de contrôle a permis à 23.316 candidats supplémentaires de décrocher leur diplôme. Sur les 49.661 candidats ayant passé les épreuves, le taux de réussite s’est établi à 46,95%.

Ces résultats portent le taux de réussite global de l’édition 2026 à 50,72%.

Plus d’un admis sur deux issu du public

Les statistiques du ministère montrent également que 55,82% de l’ensemble des admis sont issus des établissements publics.

Les établissements privés représentent 21,72% des admis, tandis que les candidats libres comptent pour 14,20% des lauréats.

Ces chiffres confirment le poids prépondérant de l’enseignement public dans la réussite au baccalauréat, avec près de six admis sur dix provenant des établissements publics.

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Startup World Cup Tunisie 2026 : Trois startups tunisiennes qualifiées pour la Silicon Valley

Les startups tunisiennes Pwn & Patch, Pixii Motors et WaterSec représenteront la Tunisie lors de la Startup World Cup 2026, dont la finale internationale se tiendra en novembre prochain dans la Silicon Valley. Elles ont décroché leur qualification à l’issue de la première finale nationale de cette compétition, organisée les 22 et 23 avril en marge de la 10e édition du Tunisia Digital Summit (TDS 10). Lauréate de cette sélection, Pwn & Patch défendra les couleurs de la Tunisie à San Francisco avec l’ambition de remporter un investissement d’un million de dollars.

Une première finale nationale organisée au Tunisia Digital Summit

La première édition tunisienne de la Startup World Cup s’est déroulée à l’occasion du Tunisia Digital Summit (TDS 10), rendez-vous annuel dédié à l’innovation, à la transformation numérique et à l’entrepreneuriat technologique.

Cette 10e édition a réuni plus de 2500 participants, parmi lesquels des entrepreneurs, des startups, des experts, des entreprises, des institutions ainsi que plusieurs partenaires, dont Orange Tunisie en qualité de partenaire technologique. L’événement confirme ainsi son positionnement comme l’une des principales plateformes de l’innovation en Tunisie et en Afrique.

Organisée par TPM Events, la finale nationale s’inscrit dans le cadre de la Startup World Cup, une compétition internationale portée par Pegasus Tech Ventures, fonds de capital-risque basé dans la Silicon Valley.

Dix finalistes sélectionnés parmi plus de 160 candidatures

Plus de 160 startups tunisiennes avaient déposé leur candidature pour participer à cette première édition nationale. À l’issue d’un processus de sélection, dix startups ont été retenues pour présenter leurs projets devant un jury composé d’investisseurs, d’experts et de décideurs tunisiens et internationaux.

Le jury a décerné les trois premières places à :

  • Pwn & Patch, spécialisée dans la cybersécurité, qui a remporté le premier prix avec le soutien de Tunisie Place de Marché (TPM) ;
  • Pixii Motors, active dans la mobilité durable, qui s’est classée deuxième avec le soutien de Rose Blanche Group ;
  • WaterSec, spécialisée dans les solutions intelligentes de gestion de l’eau, qui a obtenu la troisième place avec le soutien d’Orange Tunisie.

Direction la Silicon Valley en novembre

Les trois startups lauréates prendront part, en novembre prochain, aux événements de la Startup World Cup en Californie. Ce rendez-vous leur permettra de rencontrer des investisseurs internationaux, des partenaires industriels et de potentiels clients afin d’accélérer leur développement à l’international.

Grâce à sa victoire lors de la finale nationale, Pwn & Patch représentera officiellement la Tunisie à la grande finale mondiale organisée à San Francisco, où les meilleures startups de plusieurs pays seront en compétition pour décrocher un investissement d’un million de dollars.

Des partenaires engagés dans le développement de l’écosystème

À travers son accompagnement de Pixii Motors, Rose Blanche Group affirme sa volonté de soutenir une innovation créatrice de valeur et de renforcer les liens entre le tissu industriel et les jeunes entreprises technologiques. Le groupe agroalimentaire considère ce type d’initiative comme un levier pour encourager l’émergence de solutions innovantes à fort impact économique, environnemental et sociétal.

De son côté, Orange Tunisie met en avant le rôle de son Orange Digital Center dans l’accompagnement des startups à fort potentiel. L’opérateur rappelle que Pwn & Patch a intégré le programme Orange Fab Tunisie (saison 5) en 2023, tandis que WaterSec et Pixii Motors avaient respectivement été lauréate et finaliste de l’édition nationale du concours POESAM 2022.

Un écosystème tunisien qui gagne en visibilité

Pour les organisateurs et les partenaires de cette première finale nationale, la qualification de trois startups tunisiennes pour la Startup World Cup illustre la montée en puissance de l’écosystème entrepreneurial du pays et sa capacité à faire émerger des solutions innovantes à vocation internationale.

Le prochain rendez-vous est fixé en novembre, dans la Silicon Valley, où les représentants tunisiens tenteront de transformer cette qualification en succès sur la scène mondiale.

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Maroc – France en live streaming : Coupe du Monde 2026

Le France – Maroc s’annonce comme l’un des plus grands rendez-vous de la Coupe du monde 2026. Les Bleus de Kylian Mbappé, Ousmane Dembélé, Michael Olise et Mike Maignan défient les Lions de l’Atlas emmenés par Achraf Hakimi, Yassine Bounou, Brahim Diaz, Sofiane Rahimi et Youssef En-Nesyri pour une place en demi-finales. Entre retrouvailles, rivalité sportive et forte attente des supporters français et marocains, cette affiche promet une intensité exceptionnelle. Découvrez l’heure du coup d’envoi, la chaîne TV, les compositions probables et tous les enjeux de ce quart de finale très attendu.

Suivez en live streaming Maroc vs France coupe du monde 2026:

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Russie : Les vols charters reprennent vers la Tunisie après cinq ans d’interruption

Après cinq années d’interruption, la Tunisie s’apprête à renouer avec l’un de ses marchés touristiques historiques. Les premiers vols charters en provenance de Russie reprendront officiellement à partir du 14 juillet 2026, marquant une étape importante dans la relance des flux touristiques entre les deux pays.

Cette reprise intervient après l’achèvement de l’ensemble des procédures administratives, juridiques et des autorisations délivrées par les autorités de l’aviation civile concernées. Le programme prévoit des rotations régulières tout au long de la saison estivale, offrant ainsi une nouvelle capacité d’accueil aux voyageurs russes.

Des appareils Airbus A321-200

Les vols seront opérés en partenariat avec Pyramids Airlines, qui mobilisera des appareils Airbus A321-200 d’une capacité pouvant atteindre 220 passagers. Cette offre devrait permettre de répondre à une demande attendue en hausse de la part des vacanciers russes souhaitant retrouver les stations balnéaires tunisiennes.

Un coup d’accélérateur pour Monastir et le secteur touristique

La reprise des charters constitue une excellente nouvelle pour la région de Monastir, qui retrouve l’un de ses principaux axes aériens internationaux. Les professionnels du secteur espèrent que ce retour stimulera l’activité des hôtels, agences de voyages, transporteurs et commerces liés au tourisme, dans un contexte où la Tunisie multiplie les efforts pour diversifier ses marchés émetteurs.

Lire aussi : La Tunisie, 2ème destination favorite des Suisses romands pour l’été 2026

Selon Amira Gharbi, présidente-directrice générale de FEIMA Travel, la réussite de ce programme dépendra de la mobilisation de tous les acteurs du secteur touristique. Elle appelle les agences de voyages, les établissements hôteliers et les différents prestataires à proposer une offre de qualité capable de répondre aux attentes de la clientèle russe et de renforcer la compétitivité de la destination tunisienne.

Le retour de Pegas Touristik, un signal fort

Au-delà de la simple réouverture d’une ligne aérienne, le retour des opérations de Pegas Touristik est perçu comme un symbole du rétablissement de la confiance du marché russe envers la destination Tunisie.

Cette reprise pourrait ouvrir la voie à un renforcement durable de la coopération touristique entre les deux pays et contribuer à consolider la dynamique positive observée depuis le début de la saison estivale 2026. Pour les professionnels du tourisme, le retour des visiteurs russes représente un enjeu stratégique, tant pour l’augmentation des nuitées que pour la diversification des marchés internationaux fréquentant la Tunisie.

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La Tunisie obtient un prêt de 312 millions de dollars auprès du Fonds monétaire arabe

Aux dernières nouvelles, la Tunisie a signé un premier accord de prêt à moyen terme avec le Fonds monétaire arabe (FMA), pour un montant de 76,7 millions de dinars arabes de compte. Soit environ 312 millions de dollars. Et ce, afin de soutenir la stabilité économique et financière du pays.

Signé par le gouverneur de la Banque centrale de Tunisie, Fethi Zouhair Nouri, et le directeur général du FMA, Fahd Ben Mohammed Al-Turki, l’accord prévoit un décaissement en trois tranches, avec une première tranche versée dès son entrée en vigueur.

Le communiqué de la BCT précise encore que le prêt sera remboursé sur sept ans, dont trois ans et demi de grâce, avant un remboursement en huit échéances semestrielles. Ce financement appuiera le programme de réformes économiques et financières du gouvernement,. De même qu’il contribuera au financement de la balance des paiements et renforcera la résilience de l’économie tunisienne, ainsi que les équilibres budgétaires et extérieurs. Il témoigne également de la confiance du Fonds monétaire arabe dans les réformes engagées par la Tunisie.

Il convient de noter que ni le BCT ni le Fonds monétaire arabe n’ont communiqué le taux d’intérêt et les autres conditions financières du prêt. Le communiqué officiel de la BCT se limite aux modalités de décaissement et de remboursement.

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Aéronautique : le géant turc Aksa Composites choisit la Tunisie pour sa première usine en Afrique

La Tunisie s’apprête à accueillir un nouvel acteur international dans le secteur aéronautique. Aksa Composites, filiale du groupe turc Akkök Holding spécialisée dans la production de matériaux composites destinés notamment à l’industrie aéronautique, ouvrira prochainement une unité industrielle en Tunisie.

L’annonce a été faite par Jalel Tabib, directeur général de l’Agence de promotion de l’investissement extérieur (FIPA Tunisia). Et ce, en marge de la cinquième édition des « Rencontres Tunisie de l’industrie aéronautique », organisée du 7 au 9 juillet 2026.

La nouvelle implantation devrait démarrer ses activités dans la zone industrielle de Borj Cédria. Ce projet représente un investissement estimé à 5 millions de dollars et s’inscrit dans une stratégie visant à renforcer l’industrie tunisienne à forte valeur ajoutée, favoriser le transfert de technologies et consolider l’intégration du pays dans les chaînes de valeur mondiales des matériaux composites et de l’aéronautique.

Un secteur aéronautique en pleine dynamique

Selon Jalel Tabib, l’arrivée d’Aksa Composites illustre « une dynamique importante » dans l’industrie aéronautique tunisienne, un secteur qui dispose aujourd’hui de perspectives prometteuses.

« Ces investissements confirment l’attractivité croissante de la Tunisie dans l’aéronautique », a-t-il souligné, rappelant que la filière emploie désormais plus de 20 000 personnes.

Le responsable a également mis en avant l’expérience tunisienne dans la fabrication de composants aéronautiques, notamment à travers le pôle industriel d’El Mghira, dans le gouvernorat de Ben Arous, considéré comme une référence régionale. D’autres centres d’excellence se développent également à Sousse, Soliman (gouvernorat de Nabeul) et dans plusieurs autres régions du pays.

La filière compte aujourd’hui plus de 85 entreprises et affiche une croissance à deux chiffres, faisant de la Tunisie un acteur de plus en plus visible sur la scène aéronautique régionale et internationale.

« La FIPA, l’ensemble de l’écosystème économique et les ministères concernés sont mobilisés pour accompagner les investisseurs et poursuivre le développement de cette industrie qui constitue une vitrine du savoir-faire tunisien », a affirmé Jalel Tabib.

Il a également indiqué que la Tunisie ambitionne désormais de franchir un nouveau cap en attirant davantage d’acteurs internationaux et en explorant de nouvelles opportunités de coopération.

La confiance, moteur des investissements

De son côté, Stéphania Sonia Dellali, présidente du Groupement des industries tunisiennes des composants aéronautiques et spatiaux (GITAS), a salué la décision du groupe turc Akkök Holding de choisir la Tunisie pour implanter son premier site industriel sur le continent africain à travers sa filiale Aksa Composites.

« Ce choix traduit une conviction claire : en construisant la confiance, nous ouvrons la voie à l’investissement, à la coopération et à la création de valeur », a-t-elle déclaré.

Elle a rappelé que l’industrie aéronautique repose avant tout sur la confiance, une confiance que les entreprises tunisiennes ont construite pendant près de 30 ans grâce à la qualité de leurs productions, au respect des normes internationales et à leur engagement auprès des grands donneurs d’ordre.

Aujourd’hui, la filière tunisienne regroupe plus de 80 entreprises et génère des exportations dépassant 650 millions d’euros, confirmant l’intégration progressive de la Tunisie dans les grandes chaînes de valeur mondiales de l’aéronautique.

La présidente du GITAS a également mis en avant les partenariats développés avec les organisations professionnelles internationales, notamment le Groupement des Industries Françaises de Défense et de Sécurité Terrestre et Aéroterrestre (GIFAS) et l’association allemande des industries aéronautiques et spatiales (BDLI), qui contribuent à renforcer les coopérations industrielles entre la Tunisie, la France et l’Allemagne.

« Notre ambition est de faire de la Tunisie une plateforme industrielle de référence dans la région méditerranéenne et en Afrique », a-t-elle affirmé.

Des atouts compétitifs pour séduire les investisseurs

Dans un contexte de profonde transformation de l’industrie aéronautique mondiale, la Tunisie dispose de plusieurs avantages compétitifs : sa position géographique stratégique au cœur de la Méditerranée, sa proximité avec l’Europe, la qualification de ses ressources humaines, la flexibilité de son tissu industriel et le potentiel de sa jeunesse.

Pour Samir Abdelhafidh, ministre de l’Économie et de la Planification, la compétitivité industrielle ne repose plus uniquement sur les coûts de production ou les capacités manufacturières.

Elle dépend désormais de la maîtrise des technologies avancées, de l’accès aux compétences, de la capacité d’innovation et de l’intégration intelligente dans les chaînes de valeur internationales.

« La Tunisie mise sur une ambition industrielle renouvelée, l’ouverture économique et la création de valeur », a-t-il indiqué, ajoutant que le pays souhaite renforcer son positionnement comme plateforme industrielle et technologique de référence dans l’espace euro-méditerranéen.

L’implantation d’Aksa Composites marque ainsi une nouvelle étape dans la montée en gamme de l’industrie aéronautique tunisienne et confirme l’intérêt croissant des investisseurs étrangers pour un secteur devenu stratégique pour l’économie nationale.

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Tunisie | Majdi Boudhina explique les raisons de sa démission du parti de Abir Moussi

Depuis la publication, il y a cinq jours, d’une lettre ouverte adressée à Abir Moussi, présidente du Parti destourien libre (PDL), dans laquelle il l’exhortait à ne pas briguer un troisième mandat à la tête du parti, Majdi Boudhina fait face à une levée de boucliers virulente de la part de la majorité des partisans de Mme Moussi, qui est incarcérée depuis le 3 octobre 2026 et poursuivie dans plusieurs affaires.

Membre du bureau politique du parti et ancien député du Parlement dissous, élu sur une liste de Nabeul 2, M. Boudhina a fait valoir que «le leadership ne se mesure pas au simple fait de se maintenir à un poste, mais aussi à la capacité de prendre une décision ouvrant la voie au renouveau et préservant l’image du parti».

La réaction des partisans de Mme Moussi a été, comme il devait lui-même s’y attendre, d’une grande virulence, allant jusqu’à l’accuser de trahison et d’agir pour le compte d’autrui.

Malgré la publication de nombreux messages exhortant cette majorité à faire preuve de raison — en soulignant qu’un troisième mandat d’Abir Moussi risquait de nuire tant à elle qu’au parti, et en appelant à faire primer les intérêts politiques et organisationnels — toutes ses tentatives ont échoué. Aujourd’hui, Boudhina a décidé de jeter l’éponge et de se retirer du PDL, comme l’indique sa dernière publication sur les réseaux sociaux : «Le bon côté des choses, c’est que l’histoire retiendra mon passage au sein du parti de l’une de ces deux manières seulement : soit comme un traître, un agent, un mercenaire, un infiltré… soit comme le seul à avoir osé… En attendant ce moment-là, c’est terminé, et je vous souhaite le meilleur.»

Pour rappel, voici le message adressé par l’ex-député à la présidente du PDL traduit de l’arabe :

«À Mme Abir Moussi, présidente du Parti destourien libre — actuellement détenue arbitrairement pour s’être opposée au pouvoir en place : j’ai appris que le parti s’apprête à tenir son congrès dans les semaines à venir et que vous comptez briguer un troisième mandat à sa présidence, à l’instar de la plupart de ses dirigeants. Cette situation m’amène à m’interroger sur les principes et les bonnes pratiques que nous avons longtemps prônés concernant la nécessité de respecter la loi ainsi que l’alternance au pouvoir et le renouvellement des responsabilités.

«Si telle est notre propre attitude, comment pouvons-nous critiquer ou contester l’intention de Kaïs Saïed de briguer un troisième mandat présidentiel ? Sur quelle base pourrions-nous nous opposer à ses partisans — qui l’inciteront à briguer un troisième mandat, voire à gouverner à vie — alors que nous n’avons pas su tirer les leçons de l’expérience et des conséquences liées à des dirigeants tels que Habib Bourguiba et Zine El Abidine Ben Ali (que Dieu ait leur âme) ? Ces derniers se sont accrochés au pouvoir au lieu de choisir une sortie honorable, comme l’ont fait de nombreux autres dirigeants dans le monde.

Ne pensez-vous pas que le moment est venu de réformer en profondeur les statuts du parti – initialement conçus sur mesure – en y insufflant un vent de fraîcheur et en donnant la parole aux énergies, aux personnalités et aux jeunes talents capables de dynamiser le parti et de relever les défis posés par l’évolution de la situation, tant au niveau international que national ? (Bien entendu, je ne me porte pas candidat à un poste quelconque, afin de ne pas être accusé de convoiter une position.)

Ne pensez-vous pas que nous avons — tout comme les autres partis — lamentablement échoué en laissant passer des occasions ?

Sauver la Tunisie de Kaïs Saïed et de ses acolytes, tout en reconquérant la confiance du peuple, exige davantage d’abnégation, d’intégrité et une remise en question critique. Le moment n’est-il pas venu pour nous tous de prendre du recul et de passer le relais à d’autres figures du parti — qui ne manquent pas ?

«Ne prêtez pas l’oreille à ce même chœur qui a fait du ‘‘zaim’’ [leader, par allusion à Bourguiba, Ndlr] un président à vie et maintenu Ben Ali au pouvoir pendant vingt-trois ans ; ce sont des hypocrites mus par des intérêts mesquins. Élevez-vous au-dessus du simple statut de chef de parti pour devenir un véritable leader. Prenez cette décision — un geste noble qui vous assurera une place dans l’histoire et dans le cœur de tout le peuple tunisien — à moins, bien sûr, que vous ne pensiez qu’il n’y a personne d’autre capable d’accomplir cette tâche.

«Je suis conscient que ce message pourrait me coûter mon poste au sein du parti ; néanmoins, j’appelle au renouvellement et à la restructuration de toutes les instances du parti, en commençant par ma propre fonction.

«Bien que je sache que cette lettre finira probablement à la corbeille, je vous exhorte — alors que vous entamez un troisième mandat — à mettre de côté votre statut d’avocate et de professeure de droit pour privilégier une approche économique et sociale.

«Je demande que les activités du parti se concentrent sur les enjeux auxquels le peuple tunisien est confronté, plutôt que sur les préoccupations élitistes et les agendas politiques qui ont épuisé tant le parti que ses membres.

«Ce sont les conditions de vie des citoyens — leur coût de la vie, leur bien-être, leur sécurité et leur tranquillité d’esprit — qui changent la donne et vous assurent le soutien du public. Si, toutefois, vous nourrissez le désir ardent de rester à la tête du parti pour les années à venir, je vous exhorte à ne pas organiser ce congrès ; personne ne vous en tiendrait rigueur, compte tenu de votre situation actuelle — qui vous empêche même de signer légalement la convocation de l’assemblée. S’il vous plaît, abstenez-vous simplement de briguer un troisième mandat illégitime, car une telle démarche vous porterait préjudice, à vous comme au parti.

«En fin de compte, être président ou non, à mon avis, importe moins que de maintenir le leadership. Cela requiert un minimum d’altruisme et une grande capacité à former de nouveaux leaders, dont aucun n’a jamais occupé de poste de haut niveau.»

J’ai tiré la sonnette d’alarme, convaincu que nous sommes tous partenaires au sein de ce parti, unis par nos luttes, celles de nos pères et grands-pères, et par mon amour pour la Tunisie et pour sauver Abir de ses propres démons et de la prison.

«Mon roi, vous n’êtes qu’un homme.»

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Accidents mortels, nuisance sonore … La Tunisie se transforme peu à peu en pays du deux-roues

La baisse du prix des motos asiatiques ces dernières années a profondément modifié le paysage urbain tunisien. Plus accessibles que jamais, ces deux-roues sont devenus un moyen de transport privilégié pour des milliers de Tunisiens, notamment les jeunes et les travailleurs confrontés à la hausse du coût de la vie. Mais cette démocratisation soulève désormais une question de sécurité publique : la Tunisie est-elle en train de payer le prix de cette motorisation accélérée ?

Les derniers chiffres communiqués par le président de la branche régionale du Centre-Ouest de la sécurité routière, le colonel Haythem Chaâbani, dressent un constat préoccupant. Si le nombre global d’accidents de la route a reculé de 20 % depuis le début de l’année 2026 par rapport à la même période en 2025, les accidents les plus graves sont en hausse.

En effet, le nombre de personnes tuées a augmenté de 11 %, tandis que les accidents mortels ont progressé de 12 %. Seul point positif : le nombre de blessés a diminué de 18 %.

Un accident mortel sur deux

Mais les statistiques les plus marquantes concernent les motos. Selon les données officielles, les deux-roues sont impliqués dans un accident mortel sur deux en Tunisie. Plus alarmant encore, 41 % des victimes décédées sur les routes sont des conducteurs ou passagers de motos. Les piétons représentent 21 % des victimes, tandis que les occupants de voitures particulières comptent pour 22 %.

Lire aussi : Tunisie : Les motos, un « cauchemar » sur les routes !

Cette évolution reflète une transformation profonde des habitudes de mobilité. L’arrivée massive de motos asiatiques à des prix particulièrement abordables a favorisé leur diffusion dans toutes les régions du pays. Elles permettent de contourner les embouteillages, consomment peu de carburant et restent financièrement accessibles.

Cependant, cette popularité s’accompagne de nombreuses dérives : multiplication des dépassements dangereux, circulation entre les files, non-port du casque, conduite sans formation suffisante ou encore excès de vitesse.

Le colonel Haythem Chaâbani rappelle d’ailleurs que la vitesse excessive demeure la première cause des accidents mortels. Quatre accidents graves sur dix sont directement liés au non-respect des limitations de vitesse.

Les nuisances sonores

Au-delà de la sécurité routière, un autre phénomène commence à interpeller les habitants de plusieurs villes tunisiennes : les nuisances sonores. Les motos équipées de pots d’échappement bruyants, parfois modifiés, envahissent progressivement les centres urbains, transformant certaines rues en espaces où le bruit devient permanent, de jour comme de nuit.

Dans plusieurs quartiers, les scènes rappellent celles observées dans certaines grandes métropoles asiatiques où les deux-roues dominent largement la circulation. Si la comparaison avec l’Inde peut paraître caricaturale, elle traduit néanmoins une réalité : la moto occupe désormais une place centrale dans la mobilité quotidienne tunisienne.

Cette évolution pose une question essentielle : la Tunisie est-elle prête à accompagner cette révolution des deux-roues ? Car démocratiser la moto sans renforcer simultanément la formation des conducteurs, les contrôles routiers, le port obligatoire des équipements de protection et la lutte contre les nuisances sonores pourrait transformer un moyen de transport économique en véritable enjeu de santé publique et de sécurité routière.

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Tunisie. Eau potable : pourquoi les coupures persistent malgré des barrages mieux remplis ?

À peine l’été et les pics de chaleur s’installent-ils que les Tunisiens renouent avec une inquiétude devenue familière : celle de voir l’eau disparaître des robinets.   De Tunis à Nabeul, en passant par Hammamet, Zaghouan, Sousse, Monastir ou Mahdia,…

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Tunisie – UE : la part de marché reste stable à 0,53 %

L’Union européenne (UE) demeure le débouché commercial incontournable de la Tunisie, absorbant 71,5 % de ses exportations à la fin juin 2026. Cependant, si les valeurs exportées atteignent des niveaux record, la part de marché tunisienne au sein de l’UE reste modeste et stagne à 0,53 %, indique la Banque centrale de Tunisie (BCT).

 

Certes, la légère progression des ventes libellées en euros (+2,8 %) en UE a devancé la croissance des importations européennes (+2,4 %). Mais cet écart favorable n’a pas suffi à améliorer significativement la position relative du pays.

 

Trajectoires contrastées

L’examen par groupe de produits pour l’année 2025 révèle des fortunes diverses selon les secteurs d’activité. Le secteur des machines et matériels de transport a enregistré la progression la plus marquée, avec un gain de quatre points de base pour atteindre 0,70 % de part de marché. Portée par un rebond de 12,6 % des ventes (contre -0,9 % en 2024), cette performance dépasse largement la dynamique des importations européennes (+5,8 %). Elle témoigne du redressement des industries mécaniques et électriques, dont les exportations globales ont bondi de 8,7 % après une timide hausse de 1,2 % l’année précédente.

Pour les produits chimiques et connexes, leur part de marché a progressé d’un point de base, passant de 0,11 % à 0,12 %. Les ventes vers l’UE ont grimpé de 15,4 % (contre +0,3 % en 2024), surperformant les importations européennes (+7 %).

Toutefois, cette embellie, soutenue par la reprise des phosphates et dérivés (+15 %) et la consolidation des ouvrages en plastique (+15,2 %), ne permet pas encore un redressement notable de la position sectorielle globale.

Quant aux autres articles manufacturés, leur part de marché s’est élevée à 0,90 %, après une perte de sept points de base en 2024. La reprise modeste des ventes (+2,2 % contre -4,8 % auparavant) reste en deçà de la hausse des importations européennes (+3 %). De son côté, le secteur du textile-habillement-cuirs (ITHC) affiche une contraction moins sévère, s’établissant à -1,7 % contre -4,8 % en 2024.

 

Des secteurs en recul

La part des produits de base s’est effondrée, chutant de 1,15 % à 0,78 %. Cette contraction s’explique essentiellement par la baisse de 16,2 % des exportations d’huile d’olive. Ce repli est la conséquence directe d’un effondrement de 47,7 % de son prix moyen, lié à la reprise de la production mondiale.

Les combustibles minéraux et lubrifiants ont perdu deux points de base pour s’établir à 0,11 %. Ses exportations ont chuté de 27 %, un recul plus prononcé que celui des importations européennes (-12 %). La baisse globale des ventes d’énergie et lubrifiants (-30,2 %) résulte de la baisse simultanée des produits raffinés (-45 %) et du pétrole brut (-16,7 %), dans un contexte de baisse de la production nationale et de repli des cours du Brent.

Pour les produits alimentaires, boissons et tabac, bien que les ventes aient progressé de 7,8 %, ce rythme est resté inférieur à celui de la demande européenne (+11,2 %). En conséquence, la part de marché tunisienne recule légèrement, passant de 0,29 % à 0,28 %.

 

L’offensive asiatique et le repositionnement des pays tiers

Le paysage concurrentiel sur le marché européen se redéfinit rapidement sous l’effet des tensions géopolitiques et commerciales. La Chine a conforté sa position de premier fournisseur de l’UE, sa part grimpant à 22,25 % (contre 21,42 % en 2024). Les droits de douane imposés par les États-Unis ont incité la Chine à redéployer ses exportations vers l’Europe (+6,4 %). Portée par une demande intérieure atone et une montée en gamme rapide de ses technologies, la Chine a d’ailleurs enregistré un excédent commercial historique de 1 189 milliards de dollars en 2025.

Parallèlement, d’autres concurrents tirent leur épingle du jeu. La Turquie a poursuivi son redressement amorcé en 2023, voyant sa part passer de 4 % à 4,11 %, grâce à des gains notables dans les secteurs des machines et transports (+23 points de base) et des combustibles (+20 points de base). Le Bangladesh a amélioré également sa position, passant de 0,81 % à 0,84 %, soutenu par une hausse de 6,5 % de ses exportations.

À l’inverse, plusieurs concurrents régionaux et globaux perdent du terrain. L’Inde (de 2,91 % à 2,76 %), le Maroc (de 1,03 % à 1,01 %) et l’Égypte (de 0,5 % à 0,49 %) voient tous leurs parts de marché se contracter par rapport à 2024. Il y a des milliards de dinars à prendre, qui peuvent nous offrir de précieux points de croissance, et nous pouvons le faire.

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Tunisie | Le blues des employés de l’Utica en crise

Selon une source au sein de l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (Utica), les difficultés financières de la principale organisation patronale ont impacté de façon critique la situation des employés.

En vertu de la loi de finances de 1975, le syndicat patronal est financé par une contribution de 0,5 % versée par les chefs d’entreprise du secteur privé — plus précisément les titulaires de patentes — au Trésor public, par l’intermédiaire du système de sécurité sociale.

Depuis le début de l’année 2024, le syndicat patronal fait face à un déficit budgétaire qui n’a cessé de s’aggraver, atteignant un seuil critique au cours du second semestre de la même année.

Cette situation perdure en raison du refus du Premier ministère de débloquer ces fonds au profit de l’Utica, alors même que leur allocation est prévue par la loi de finances votée annuellement — un processus impliquant l’approbation du ministère des Finances, de la Cour des comptes et de l’Assemblée.

C’est à croire que l’Etat, qui est censé collecter les contributions des entreprises au profit de l’organisation patronale, est-il en train d’exporter sa crise financière aiguë vers celle-ci ?

I. B.    

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À Kairouan, la place Maghreb Arabe déjà endommagée après son ouverture

Quelques heures seulement après son inauguration officielle, la place du Maghreb arabe à Kairouan s’est retrouvée au cœur d’une polémique. Une partie des nouveaux aménagements et des éléments décoratifs installés dans cet espace public a été endommagée, suscitant l’indignation de nombreux habitants et relançant le débat sur la protection des équipements publics ainsi que sur la qualité de leur réalisation.

Selon des informations rapportées par la radio locale Mosaïque FM, des vidéos largement partagées sur les réseaux sociaux montrent des dégâts ayant touché plusieurs composantes de la place, située en face du mausolée de Sidi Sahbi. Les images ont rapidement provoqué une vague de réactions parmi les citoyens, surpris de voir des installations récemment mises en service déjà détériorées.

Des matériaux vulnérables ?

Au-delà de l’acte de vandalisme présumé, les premières constatations soulèvent également des interrogations sur les conditions d’exécution du projet. Plusieurs observateurs estiment que certains éléments décoratifs et barrières métalliques n’auraient pas été fixés de manière suffisamment solide, les rendant vulnérables aux dégradations ou à un simple contact.

Cette situation intervient alors que la place venait d’être inaugurée samedi dernier à l’issue d’un important chantier de réhabilitation. La cérémonie s’était déroulée en présence de l’ambassadeur du Canada en Tunisie, du directeur de la coopération suisse ainsi que de représentants de la municipalité de Kairouan et de la société civile.

Un projet pensé pour les femmes et les familles

La réhabilitation de la place du Maghreb arabe s’inscrit dans un programme d’aménagement urbain d’une valeur globale de trois millions de dinars couvrant quatre villes tunisiennes : Kairouan, Sousse, M’saken et Mahdia.

Lire aussi : Kairouan : L’hôpital promis depuis 2017 ne verra le jour qu’en 2029

L’objectif affiché est de créer des espaces publics sûrs et inclusifs, conçus à partir des besoins exprimés par les femmes et les habitantes des quartiers concernés.

À Kairouan, le projet comprend notamment une scène destinée aux activités culturelles et festives, un espace réservé aux artisanes pour l’exposition de leurs produits, une aire de jeux, des zones dédiées aux familles et aux femmes ainsi qu’un espace vert visant à améliorer le cadre de vie tout en préservant l’identité architecturale de la ville.

La question de la protection… et de la qualité

L’incident remet aujourd’hui sur la table deux problématiques majeures. La première concerne la protection des nouveaux équipements publics. Des caméras de surveillance devaient être installées afin de sécuriser le site et ses visiteurs, mais les dégradations enregistrées peu après l’ouverture montrent la nécessité d’accélérer les dispositifs de protection.

La seconde porte sur la qualité de réalisation de certains aménagements. Si les actes de vandalisme sont confirmés, plusieurs voix appellent également à vérifier la conformité technique des installations afin de déterminer si leur détérioration rapide résulte uniquement d’un comportement malveillant ou également de défauts dans l’exécution du projet.

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