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L’Iran riposte aux frappes américaines, la région replonge dans l’escalade

Les affrontements entre les États-Unis et l’Iran ont connu une nouvelle escalade jeudi, quelques heures avant l’inhumation du guide suprême Ali Khamenei à Machhad. Washington a lancé une vaste série de frappes contre des installations militaires iraniennes, tandis que Téhéran a riposté en visant plusieurs pays alliés des États-Unis dans le Golfe. Cette reprise des hostilités fragilise davantage le protocole d’accord conclu le 17 juin et ravive les craintes d’un conflit régional de grande ampleur.

Washington frappe quatre-vingt-dix cibles

Pour la deuxième nuit consécutive, l’armée américaine a mené des frappes de grande envergure contre l’Iran. Selon Washington, près de 90 objectifs militaires ont été visés, notamment des systèmes de défense antiaérienne, des installations de surveillance côtière ainsi que des sites de stockage de missiles et de drones situés sur la côte sud du pays.

Le président américain Donald Trump a déclaré que la trêve était désormais « terminée », qualifiant les dirigeants iraniens de « malades », tout en laissant ouverte la possibilité d’une reprise des négociations par ses émissaires.

Téhéran dénonce des frappes contre des infrastructures civiles

Les autorités iraniennes accusent les États-Unis d’avoir également ciblé des infrastructures civiles afin de perturber les funérailles d’Ali Khamenei. Selon Téhéran, plusieurs ponts ainsi que la liaison ferroviaire reliant Téhéran à Machhad ont été endommagés, compliquant le déplacement des fidèles venus assister à l’inhumation.

Des frappes ont également été signalées à proximité de la centrale nucléaire de Bouchehr, la seule actuellement en activité en Iran, selon des responsables iraniens cités par les médias officiels.

D’après les autorités iraniennes, les bombardements américains ont fait 17 morts et 93 blessés.

Le détroit d’Ormuz au cœur de la crise

L’escalade intervient dans un contexte de fortes tensions autour du détroit d’Ormuz, passage stratégique pour le commerce mondial des hydrocarbures.

Washington accuse Téhéran d’être responsable d’attaques contre plusieurs navires commerciaux. En réponse, l’Iran affirme avoir pris le contrôle des conditions de navigation dans le détroit, imposant des droits de passage aux navires empruntant cette voie maritime essentielle.

Des représailles contre les alliés de Washington

En riposte aux bombardements américains, les forces iraniennes ont lancé de nouvelles frappes contre plusieurs pays du Golfe considérés comme des alliés de Washington, notamment le Koweït, Bahreïn et le Qatar.

En Jordanie, les systèmes de défense ont également intercepté plusieurs missiles, une première depuis le 11 juin, illustrant l’élargissement des tensions à l’ensemble de la région.

Des funérailles sous haute tension

Malgré les combats, des dizaines de milliers de fidèles se sont rassemblés à Machhad pour accompagner Ali Khamenei vers sa dernière demeure, au sein du sanctuaire de l’imam Reza, principal lieu saint du chiisme en Iran.

La sécurité a été renforcée tout au long de la cérémonie. Un avion de chasse a notamment escorté l’appareil transportant la dépouille de l’ancien guide suprême jusqu’à Machhad.

Dans ce climat de forte tension, plusieurs observateurs estiment que les perspectives diplomatiques entre Téhéran et Washington sont désormais fortement compromises, tandis qu’Israël a de nouveau averti qu’il se réservait le droit de lancer de nouvelles opérations militaires contre l’Iran si nécessaire.

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Détroit d’Ormuz : vers une nouvelle suspension des traversées

Les nouvelles attaques contre des pétroliers dans le détroit d’Ormuz poussent plusieurs assureurs spécialisés à recommander la suspension temporaire des traversées.

La crise sécuritaire dans le Golfe franchit un nouveau seuil; après plusieurs attaques visant des navires commerciaux. Certains assureurs spécialisés dans les risques de guerre conseillent désormais aux compagnies maritimes de reporter leurs passages par le détroit d’Ormuz; et ce, jusqu’à une amélioration de la situation.

Même si les couvertures d’assurance n’ont pas été officiellement suspendues; les conditions se durcissent rapidement. Ainsi, les primes de risque de guerre, qui représentaient environ 2 % de la valeur d’un navire il y a quelques jours, approchent désormais les 3 %. Avec des scénarios pouvant atteindre 5 %, si les hostilités s’intensifient.

Cette évolution renchérit fortement le coût du transport maritime pour les pétroliers et les méthaniers transitant par cette voie stratégique. Laquelle voit transiter près d’un cinquième des exportations mondiales de pétrole.

D’ailleurs, l’Organisation maritime internationale (OMI) a appelé mercredi 8 juillet les armateurs à faire preuve d’une vigilance maximale. Tout en privilégiant la sécurité des équipages. Plusieurs compagnies réévaluent déjà leurs itinéraires; même si les routes alternatives allongent les délais et augmentent les coûts logistiques.

Au final, pour les marchés énergétiques, la multiplication des incidents entretient une prime de risque durable sur les prix du pétrole, du gaz naturel liquéfié et du fret maritime.

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États-Unis : les importations liées à l’IA creusent le déficit commercial

Le déficit commercial des États-Unis s’est fortement creusé en mai pour atteindre 77,6 milliards de dollars. Soit son plus haut niveau depuis plus d’un an. La hausse des importations de biens d’équipement, que portent les investissements dans l’intelligence artificielle (IA), explique l’essentiel de cette dégradation.

L’économie américaine continue d’investir massivement dans sa modernisation industrielle et numérique. En mai, les importations ont progressé à leur plus haut niveau depuis plus d’un an. Ce qui a entraîné une hausse du déficit commercial à 77,6 milliards de dollars; contre 54,6 milliards en avril. C’est ce que confirme un rapport de Bloomberg publié le 8 juillet. Les biens d’équipement constituent le principal moteur de cette évolution. Les entreprises américaines multiplient les achats de serveurs, de composants électroniques, de semi-conducteurs et d’infrastructures destinées au développement de l’IA. Faisant en conséquence bondir les importations de cette catégorie à un niveau historique.

Par ailleurs, les importations de produits pharmaceutiques, de téléphones mobiles, de pétrole brut et d’automobiles progressent également. Tandis que les exportations reculent.

Cependant, si cette évolution pèse à court terme sur la balance commerciale; plusieurs économistes soulignent qu’elle reflète aussi une accélération des investissements productifs. Laquelle est susceptible de soutenir la croissance américaine dans les prochaines années.

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Parlement européen : les chants racistes qui inquiètent après un vote

Les chants de députés de droite et d’extrême droite scandant « Renvoyez-les ! » lors du vote du règlement Retour continuent de provoquer l’indignation au Parlement européen. Malgré la condamnation de Roberta Metsola, Amnesty International dénonce un racisme et une…

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L’Iran accuse les États-Unis d’avoir visé des infrastructures civiles

Le conflit entre les États-Unis et l’Iran connaît une nouvelle escalade. Après les frappes américaines menées dans la nuit de mercredi à jeudi contre des installations militaires iraniennes, Téhéran accuse Washington d’avoir également ciblé des infrastructures civiles, notamment des ponts ferroviaires. Le ministère iranien des Affaires étrangères qualifie ces attaques de « crime de guerre flagrant », tandis que les Gardiens de la révolution annoncent des représailles contre des bases militaires américaines dans le Golfe.

Les tensions entre Washington et Téhéran se sont fortement aggravées après une nouvelle vague de frappes américaines ayant visé l’Iran dans la nuit du 8 au 9 juillet.

Selon l’armée américaine, près de 90 cibles militaires ont été frappées, dont des systèmes de défense antiaérienne, dans le cadre d’une opération décidée par le président Donald Trump. Cette offensive intervient au lendemain de la déclaration du président américain annonçant la fin du cessez-le-feu entre les deux pays, après des attaques contre des navires dans le détroit d’Ormuz.

Téhéran dénonce des frappes contre des infrastructures civiles

L’Iran affirme toutefois que les bombardements américains ne se sont pas limités à des objectifs militaires. Dans un communiqué, le ministère iranien des Affaires étrangères accuse les États-Unis d’avoir frappé plusieurs infrastructures civiles, notamment deux ponts ferroviaires situés dans les provinces orientales, sur la ligne reliant le nord-est du pays à la ville sainte de Machhad, où se déroulent ce jeudi les funérailles de l’ayatollah Ali Khamenei.

Le ministère indique également que plusieurs sites ont été touchés dans les provinces côtières du sud du pays.

« Un crime de guerre flagrant »

Les autorités iraniennes ont condamné « dans les termes les plus forts » ces attaques, estimant qu’elles constituent « un crime de guerre flagrant » au regard du droit international.

Téhéran affirme que ces frappes contre des infrastructures civiles représentent une nouvelle escalade et réaffirme sa « détermination à défendre son intégrité territoriale, sa souveraineté et sa sécurité nationale ».

Des représailles contre des bases américaines

En réponse aux frappes américaines, les Gardiens de la révolution ont annoncé avoir lancé des attaques contre des bases militaires américaines au Koweït et à Bahreïn.

Cette riposte marque une nouvelle étape dans l’escalade militaire entre les deux pays, faisant craindre un élargissement du conflit à l’ensemble de la région du Golfe.

Selon les derniers chiffres communiqués par les autorités iraniennes, au moins 14 personnes ont été tuées et 78 autres blessées au cours des frappes américaines menées ces deux derniers jours. Le bilan pourrait encore s’alourdir alors que les opérations militaires se poursuivent et que les tensions restent extrêmement vives entre Washington et Téhéran.

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À Agadir, Timitar fait chanter l’âme amazighe

Agadir vibrera bientôt au rythme de la nouvelle édition du Festival Timitar. Fidèle à sa vocation de faire dialoguer les cultures, le rendez-vous réunira des artistes marocains et internationaux autour d’une programmation où se rencontrent traditions amazighes, musiques africaines, orientales…

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