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Tabarka: un hélicoptère pour booster le tourisme dans la région

Un été sous le signe de la reprise à Tabarka-Aïn Draham: la région enregistre un net regain d’activité, porté par ses atouts naturels et patrimoniaux. Sur le terrain, les Tunisiens forment plus des trois quarts des visiteurs, le reste provenant principalement d’Algérie.

Sur les 1,648 million d’Algériens qui passent la frontière en un an, le gros du flux transite par les postes de Jendouba, et principalement celui de Melloula. Juin a d’ailleurs vu les arrivées grimper de 9,8%; l’ouverture du Festival international de jazz de Tabarka promet d’amplifier encore le mouvement.

Des vols panoramiques en hélicoptère

Nouveauté de cette saison: la région propose pour la première fois des vols panoramiques en hélicoptère, une manière inédite de découvrir le littoral et l’arrière-pays depuis les airs. Cette initiative s’inscrit dans une stratégie plus large portée par le commissariat régional au tourisme, qui table sur l’innovation pour attirer une clientèle plus large et plus diversifiée.

Plus de 1,4 milliard de dinars injectés par le privé

De leur côté, les opérateurs privés ne lésinent absolument pas sur les moyens: une enveloppe totale de 1,48 milliard de dinars est prévue pour moderniser l’offre d’hébergement. Deux chantiers sont déjà sortis de terre; un ensemble résidentiel et commercial à 11 MDT, complété par un projet touristique à 200 MDT. S’y ajoutent trois établissements 5 étoiles, dont les études techniques touchent à leur fin, pour une facture globale de 500 MDT. Avec 2 000 lits supplémentaires à la clé, l’objectif est clair: faire grimper la capacité d’accueil de la région à près de 10 000 lits.

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Tunisie : le volume de phosphate acheminé par la SNCFT s’effondre

Entre janvier et juin 2026, la Société Nationale des Chemins de Fer Tunisiens (SNCFT) n’a acheminé que 601 000 tonnes de phosphate et de dérivés depuis le bassin minier jusqu’aux sites de transformation du Groupe Chimique Tunisien; Mdhilla, Skhira, Gabès, ainsi qu’au port de Sfax, à raison d’environ 3 000 tonnes par jour.

Près de 180 000 tonnes de moins qu’un an plus tôt

D’un semestre à l’autre, le volume acheminé s’est contracté de près de 23% (22,95% très exactement), amputant le trafic de 179 000 tonnes par rapport à la même période en 2025. La vétusté du réseau ferroviaire minier explique en grande partie ce ralentissement.

Un financement arabe pour rénover les voies

Pour redresser la situation, l’Assemblée des Représentants du Peuple a validé en octobre 2025 un prêt octroyé par le Fonds arabe pour le développement économique et social : 153 MDT, l’équivalent de 16 millions de dinars koweïtiens, à rembourser sur trois décennies moyennant un taux de 3,75%. Cette enveloppe doit financer une partie d’un vaste programme de rénovation ferroviaire chiffré à 500 MTD et couvrant 190,5 kilomètres de voies. Priorité sera donnée à l’achèvement de la ligne 21, qui relie Gafsa à Gabès sur 129 kilomètres.

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Data centers en Afrique: la Tunisie, un marché émergent prometteur

Un rapport du cabinet Arizton Advisory & Intelligence chiffre à 8,76 milliards de dollars le volume d’investissements que devrait drainer le marché africain des centres de données à l’horizon 2031.

Nouveauté marquante de cette étude: la Tunisie y apparaît désormais comme un marché émergent prometteur, au même titre que le Maroc.

Un continent encore dominé par quatre pôles

En 2025, les capitaux injectés dans les data centers africains s’élevaient à 3,64 milliards de dollars et le rythme de progression attendu jusqu’en 2031 tourne autour de 15,76% par an. La colocation, qui consiste au partage mutualisé d’infrastructures numériques entre plusieurs clients, progresse plus vite encore, avec un rythme annuel de 23,74%. Quatre pays trustent toujours l’essentiel de l’activité: l’Afrique du Sud, le Kenya, le Nigeria et l’Égypte, portés par des réseaux télécoms solides et une bonne connectivité internationale.

L’Égypte se démarque nettement grâce à un coût de construction compris entre 8 et 10 dollars par watt, parmi les plus bas du continent. Néanmoins, cet environnement commence à évoluer et de nouveaux acteurs nord-africains, Tunisie et Maroc en tête, gagnent du terrain.

Un carrefour numérique entre trois continents

L’atout tunisien repose sur sa localisation: à la croisée des chemins entre l’Europe, l’Afrique et le Moyen-Orient, le pays bénéficie d’une proximité directe avec le continent européen et d’un raccordement à plusieurs câbles sous-marins traversant la Méditerranée. L’appétit mondial pour l’IA générative, le machine learning, le big data et l’Internet des objets démultiplie les besoins en calcul et en stockage, une demande à laquelle Microsoft et Google répondent déjà en investissant massivement en Afrique.

L’énergie, nerf de la guerre

Le rapport insiste sur deux critères déterminants pour l’implantation de futurs centres de données: la disponibilité énergétique et la qualité de la connectivité. Ces éléments pèsent directement dans le choix des opérateurs internationaux entre les différents marchés africains. Une contrainte qui pousse d’ailleurs le secteur vers les énergies renouvelables.

Le solaire, l’éolien et l’hydroélectrique s’imposent, dans ce contexte, comme des solutions incontournables pour sécuriser l’approvisionnement tout en maîtrisant les coûts d’exploitation. Pour la Tunisie, cet enjeu énergétique s’ajoute aux atouts géographiques déjà cités; reste qu’aucun projet ou investissement concret n’est pour l’instant engagé dans le pays. Le positionnement demeure donc, à ce stade, purement prospectif, fondé sur des critères de compétitivité régionale plutôt que sur des engagements chiffrés.

 

 

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La Banque centrale de Tunisie resserre ses réseaux financiers arabes

La Banque centrale de Tunisie a poursuivi en 2025 le renforcement de ses partenariats financiers internationaux, entre mobilisation de crédits auprès du Fonds monétaire arabe et signature de deux conventions bilatérales avec l’Irak et Oman.

Un crédit automatique de 4,6 millions de dollars

En juillet 2025, la coopération entre la Tunisie et le FMA s’est traduite par la conclusion d’un crédit automatique permettant le décaissement d’environ 4,6 millions de dollars américains. Des négociations sont par ailleurs relancées autour d’un crédit élargi; l’enveloppe visée dépasserait 200 millions de dollars.

Irak: un cadre technique sur plusieurs volets

La BCT a signé en mai 2025 une convention de coopération avec la Banque centrale d’Irak. L’accord vise à consolider les relations bilatérales et à instaurer un cadre commun d’échanges techniques portant sur l’inclusion financière, la supervision bancaire, la politique monétaire, le développement des infrastructures bancaires ainsi que les systèmes de paiement électronique et des services financiers.

Oman: la cotation du riyal dès 2026

En décembre 2025, une convention similaire a été conclue avec la Banque centrale d’Oman. Ce partenariat structuré prévoit l’échange d’expertise et d’informations ainsi qu’une coordination des efforts sur la gestion des risques, le développement des systèmes de paiement, la transformation numérique et l’innovation financière. Point notable: l’accord met en place la cotation du riyal omanais par rapport au dinar tunisien à partir de 2026.

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123 milliards de dinars, l’encours total des crédits dans l’économie tunisienne en 2025

L’encours des crédits injectés dans l’économie tunisienne par les banques et établissements financiers a frôlé les 123 milliards de dinars à fin 2025, selon le dernier rapport annuel de la Banque centrale de Tunisie. Il s’agit d’une progression de 3,1%, contre 2,8% un an plus tôt!

Les professionnels tirent la croissance, les ménages calent

Les crédits aux professionnels affichent une hausse de 3,6% en 2025; à l’inverse, ceux destinés aux particuliers s’essoufflent nettement, à 1,7% contre 2,4% en 2024, plombés notamment par le recul des crédits au logement. Résultat: la part des ménages dans l’encours total est en repli à 24,8%.

Côté échéances, le court terme professionnel s’envole (+5,8%, contre +3,5% en 2024), porté par un bond de l’escompte commercial (+13,2% contre +2,3%); le moyen-long terme ralentit carrément, avec seulement 0,7% de progression contre 2,1% en 2024.

Le poids grandissant des entreprises publiques

Les crédits aux entreprises publiques passent de 13,1 à 14,7% de croissance sur un an, avec des hausses marquées sur le court terme (+9,6%) comme sur le moyen-long terme (+32,3%). À l’inverse, l’encours des administrations publiques chute de 33%, de 2,6 à 1,7 milliard de dinars, sous l’effet de remboursements de 854 MDT par le Trésor au titre de crédits syndiqués. Pour le secteur privé, le court terme est à +4,8% contre +1% en 2024, le moyen-long terme est en baisse de 0,4% après une hausse de 2,1% l’année précédente.

Banques publiques et groupes d’affaires

Les banques publiques relèvent leurs crédits professionnels de 1,8%, à 34,4 milliards de dinars, soit 37% du total. Quant aux groupes d’affaires, leur encours grimpe de 40,2 à 40,6 milliards de dinars (+1,1%, contre -0,1% en 2024), mais leur part dans l’encours total est en retrait de 45,1 à 44%. Sur le plan sectoriel, l’agriculture et la pêche gagnent du terrain, au détriment de l’industrie et des services.

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