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Tunisie : Les banques financent davantage les entreprises que les particuliers

L’encours des crédits à l’économie tunisienne a atteint près de 123 milliards de dinars à fin 2025, enregistrant une progression de 3,1%. Selon le rapport annuel de la Banque centrale de Tunisie (BCT), cette évolution repose principalement sur la hausse des financements accordés aux entreprises, alors que les crédits destinés aux ménages connaissent un ralentissement, notamment dans le secteur immobilier.

Les crédits aux professionnels soutiennent la progression

Les banques tunisiennes ont poursuivi leur soutien au financement de l’économie en 2025, avec un encours global des crédits atteignant près de 123 milliards de dinars, contre une hausse de 3,1% sur un an, après une progression de 2,8% en 2024.

Cette dynamique est essentiellement portée par les crédits accordés aux professionnels, dont l’encours a progressé de 3,6% durant l’exercice. À l’inverse, les crédits aux particuliers ont enregistré une croissance plus modérée, limitée à 1,7%, contre 2,4% une année auparavant.

La part des ménages dans l’ensemble des crédits distribués s’est ainsi repliée à 24,8%, en raison notamment du ralentissement des crédits au logement.

Les entreprises privilégient les financements à court terme

Dans le détail, la progression des crédits professionnels s’explique principalement par la forte évolution des financements à court terme, qui ont augmenté de 5,8% en 2025, contre 3,5% en 2024.

Cette hausse est notamment liée à l’accroissement de l’escompte commercial, dont l’encours a progressé de 13,2%, après une évolution limitée à 2,3% l’année précédente.

En revanche, les crédits à moyen et long termes ont connu un ralentissement marqué, avec une progression de seulement 0,7% en 2025, contre 2,1% en 2024.

Du côté des entreprises publiques, l’encours des crédits a enregistré une hausse significative, passant d’une progression de 13,1% en 2024 à 14,7% en 2025. Cette évolution concerne aussi bien les crédits à court terme (+9,6%) que ceux à moyen et long termes (+32,3%).

Les ménages ralentissent, les secteurs évoluent

Pour le secteur privé, l’accélération des crédits professionnels est principalement portée par les financements à court terme, en hausse de 4,8% en 2025, contre seulement 1% en 2024. Les crédits à moyen et long termes ont, pour leur part, reculé de 0,4% après une progression de 2,1% l’année précédente.

Les banques publiques ont également renoué avec la croissance des crédits professionnels, avec un encours en hausse de 1,8%, atteignant 34,4 milliards de dinars, soit 37% du total des crédits professionnels.

Par ailleurs, les financements accordés aux entreprises appartenant à des groupes d’affaires ont légèrement progressé, passant de 40,2 milliards de dinars fin 2024 à 40,6 milliards de dinars fin 2025. Leur poids dans l’ensemble des crédits professionnels a toutefois diminué, passant de 45,1% à 44%.

La répartition sectorielle fait enfin apparaître une progression de la part des crédits destinés à l’agriculture et à la pêche, au détriment des secteurs de l’industrie et des services.

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Études à l’étranger : Les transferts des Tunisiens bondissent de près de 30% en un an

Les transferts financiers destinés à couvrir les frais d’études et de stages académiques à l’étranger ont enregistré une forte progression en 2025. Selon le rapport annuel de la Banque centrale de Tunisie (BCT), ces dépenses ont atteint 658 millions de dinars, soit une hausse de près de 30 % par rapport à l’année précédente, reflétant l’augmentation des besoins de financement des étudiants tunisiens à l’étranger.

Les transferts pour les études à l’étranger en nette progression

Les dépenses consacrées au financement des études et des stages académiques à l’étranger ont connu une forte hausse en 2025, d’après le rapport annuel de la Banque centrale de Tunisie, présenté lundi par son gouverneur, Fethi Zouhair Nouri, au président de la République, Kaïs Saïed.

Les transferts financiers effectués à ce titre ont atteint 658 millions de dinars, contre 507,3 millions de dinars en 2024, soit une progression de près de 30% en un an.

Selon la BCT, cette évolution, combinée à l’augmentation des dépenses liées au pèlerinage et à la Omra, qui se sont élevées à 640 millions de dinars, a contribué à une hausse de 12,2% des dépenses de voyages à titre personnel, lesquelles ont atteint 2,779 milliards de dinars. Les services de voyages dans leur ensemble ont, quant à eux, progressé de 11,2%, pour s’établir à 2,993 milliards de dinars.

Plus de 30.000 étudiants tunisiens poursuivent leurs études à l’étranger

Le rapport souligne que plus de 30.000 étudiants tunisiens suivent actuellement une formation à l’étranger.

La France demeure la principale destination des étudiants tunisiens, tandis que l’Allemagne occupe la deuxième place, avec près de 7000 étudiants tunisiens accueillis en 2024.

Cette dynamique se traduit également par un creusement du déficit de la balance des services éducatifs, qui est passé de 327,1 millions de dinars en 2024 à 494,7 millions de dinars en 2025. La Banque centrale explique cette évolution par l’écart croissant entre les recettes et les dépenses liées aux études à l’étranger.

Une réforme des allocations pour accompagner les étudiants

La Banque centrale rappelle qu’elle a révisé, en septembre 2025, les conditions de transfert des fonds destinés aux études et aux stages académiques à l’étranger.

Cette réforme a porté l’allocation mensuelle accordée aux étudiants de 3000 à 4000 dinars, tandis que l’allocation d’installation est passée de 4000 à 6000 dinars, afin de mieux répondre aux besoins des étudiants poursuivant leur cursus hors de Tunisie.

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Paiements en Tunisie : Le chèque s’effondre, les virements et la lettre de change prennent le relais

Les habitudes de paiement des Tunisiens ont profondément évolué en 2025. Selon le rapport annuel de la Banque centrale de Tunisie (BCT), publié ce mardi, l’utilisation du chèque a connu une chute historique, tandis que les virements bancaires, la lettre de change et les paiements digitaux enregistrent une forte progression, sous l’effet des réformes engagées ces dernières années.

Le chèque perd son statut de moyen de paiement privilégié

L’année 2025 marque un tournant dans les pratiques de paiement en Tunisie. D’après le rapport annuel de la Banque centrale de Tunisie (BCT), l’usage du chèque a enregistré un recul sans précédent, confirmant une profonde mutation des transactions financières dans le pays.

Le nombre de chèques traités a ainsi diminué de 67,5%, tandis que leur valeur a reculé de 58,8% par rapport à 2024. La BCT attribue cette évolution à la réforme de la législation sur les chèques ainsi qu’à l’adaptation progressive des entreprises et des particuliers à de nouveaux instruments de paiement.

La lettre de change apparaît comme la principale bénéficiaire de cette transformation. Son utilisation a bondi de 161% en nombre d’opérations et de 59,7% en valeur, devenant une alternative privilégiée pour les paiements à terme.

Les virements deviennent le principal canal des transactions

Parallèlement, les virements bancaires poursuivent leur progression et s’imposent désormais comme le principal moyen de paiement dans les opérations de télécompensation.

En 2025, leur volume a augmenté de 11,1%, atteignant 38,5 millions d’opérations, tandis que leur valeur a progressé de 42,3% pour atteindre 79,6 milliards de dinars. Ils représentent désormais près de 60% de la valeur des opérations de télécompensation.

Les prélèvements automatiques affichent également une dynamique positive, avec une hausse d’environ 22%, tant en nombre qu’en montant.

Les paiements digitaux poursuivent leur essor

La digitalisation des paiements continue également de gagner du terrain.

Le paiement mobile a enregistré une progression de 80,5% en nombre d’opérations, pour atteindre 8,4 millions de transactions. Les montants échangés via ce canal ont augmenté de 58,6%, à 1,769 milliard de dinars, tandis que le nombre de portefeuilles électroniques (« wallets ») a atteint 469.000, en hausse de 26,8%.

Les cartes bancaires demeurent toutefois le premier moyen de paiement en volume, avec 164,9 millions d’opérations (+8,9%) représentant 29,5 milliards de dinars (+12,3%). De son côté, le paiement en ligne poursuit sa progression avec une hausse de 31%, pour un montant total de 1,375 milliard de dinars.

Une transition portée par les réformes de la BCT

Au-delà des chiffres, la Banque centrale estime que ces évolutions traduisent l’accélération de la transition vers des moyens de paiement plus modernes.

En 2025, l’institution a poursuivi la mise en œuvre de sa Stratégie nationale de développement des paiements digitaux, visant à renforcer l’inclusion financière, sécuriser les transactions et améliorer leur transparence.

La BCT souligne également que la réforme du régime juridique des chèques, conjuguée au développement des infrastructures de paiement et aux actions d’accompagnement des usagers, a contribué à transformer durablement les habitudes de paiement en Tunisie.

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Baccalauréat 2026 : Tunisie Telecom met à l’honneur sept lauréats lors de cérémonies régionales

Tunisie Telecom a organisé sept cérémonies dans plusieurs régions du pays afin de distinguer les lauréats du baccalauréat 2026. À travers cette initiative, l’opérateur public réaffirme son engagement en faveur de l’excellence scolaire et du soutien aux jeunes talents.

Sept cérémonies pour récompenser les meilleurs bacheliers

Tunisie Telecom a rendu hommage à sept lauréats du baccalauréat 2026 en organisant une série de cérémonies au sein de ses directions régionales, dans le cadre de sa politique de soutien à l’éducation et à la valorisation des jeunes talents.

Les réceptions se sont déroulées dans les gouvernorats du Kef, de Nabeul, de Siliana, de Mahdia, de Sfax, de Ben Arous et de Jendouba. Elles ont permis d’honorer respectivement Yasmine Yaacoubi, Molka Louhichi, Mohamed Ouertani, Mohamed Amine Chouchane, Ahmed Madhioub, Adam Kouki et Raghd Al-Eushi, distingués pour leurs excellents résultats au baccalauréat.

À chaque étape, les lauréats ont été accueillis par les directeurs régionaux de Tunisie Telecom, qui leur ont remis un cadeau symbolique en signe de reconnaissance pour leur parcours scolaire et leurs performances académiques.

Un engagement en faveur de l’éducation et de la jeunesse

À travers cette initiative, Tunisie Telecom souligne sa volonté d’encourager la réussite scolaire et de promouvoir les compétences des jeunes générations. L’entreprise rappelle que l’investissement dans le savoir et l’excellence constitue un facteur essentiel du développement du pays et demeure l’un des axes majeurs de sa politique de responsabilité sociétale.

En célébrant ces sept nouveaux bacheliers, l’opérateur souhaite également adresser un message d’encouragement à l’ensemble des élèves tunisiens, les invitant à poursuivre leurs études avec ambition, persévérance et confiance.

Soutenir les talents de demain

Tunisie Telecom affirme enfin que cette démarche s’inscrit dans la continuité de son engagement en faveur de la jeunesse et de la promotion des valeurs d’excellence, d’innovation et de réussite, qu’elle considère comme des moteurs du développement et du rayonnement de la Tunisie.

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Marine Le Pen condamnée mais éligible pour 2027

La cour d’appel de Paris a confirmé, mardi 7 juillet, les principales condamnations prononcées en première instance dans l’affaire des assistants parlementaires du Front national (devenu Rassemblement national), tout en allégeant plusieurs peines, rapportent les médias français.

Marine Le Pen a été condamnée à trois ans de prison, dont deux avec sursis et un an aménageable sous bracelet électronique, ainsi qu’à 100 000 euros d’amende. Sa peine d’inéligibilité a été ramenée à 45 mois, dont 30 avec sursis, contre cinq ans avec exécution provisoire en première instance. Cette décision lui laisse la possibilité de se présenter à l’élection présidentielle de 2027.

Le Rassemblement national a également été condamné à une amende de 2 millions d’euros, dont la moitié avec sursis. L’ensemble des prévenus devra en outre indemniser le Parlement européen, explique la presse française.

Parmi les autres responsables du parti, Bruno Gollnisch a écopé de trois ans de prison avec sursis, 25 000 euros d’amende et un an d’inéligibilité. Louis Aliot, maire de Perpignan, a été condamné à un an de prison avec sursis, 5 000 euros d’amende et deux ans d’inéligibilité avec sursis, ce qui lui permet de conserver son mandat. Nicolas Bay a également été condamné à un an de prison avec sursis, 5 000 euros d’amende et deux ans d’inéligibilité avec sursis. Fernand Le Rachinel voit sa peine de deux ans de prison avec sursis confirmée, tandis que son inéligibilité est réduite à un an.

Plusieurs anciens assistants parlementaires ont aussi été condamnés. Catherine Griset, ex-collaboratrice de Marine Le Pen, écope de douze mois de prison avec sursis et de deux ans d’inéligibilité avec sursis. Julien Odoul, Timothée Houssin et Guillaume L’Huillier ont également été condamnés à des peines de prison avec sursis assorties de sanctions d’inéligibilité.

Enfin, Wallerand de Saint-Just, ancien trésorier du FN, a été condamné à trois ans de prison avec sursis, 50 000 euros d’amende et un an d’inéligibilité. Nicolas Crochet, ancien expert-comptable proche de Marine Le Pen, écope de trois ans de prison avec sursis et de 70 000 euros d’amende.

Cette décision confirme la culpabilité des principaux responsables du RN dans cette affaire de détournement de fonds européens, tout en réduisant sensiblement plusieurs sanctions prononcées en première instance.

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Tunisie : Des créateurs de contenu condamnés à des peines allant jusqu’à 27 ans de prison

La chambre criminelle du tribunal de première instance de Tunis a rendu, hier, des verdicts condamnant plusieurs créateurs et créatrices de contenu actifs sur les plateformes TikTok et Instagram à des peines allant d’un an à 27 ans de prison.

Les condamnations interviennent dans le cadre d’une affaire portant sur plusieurs chefs d’accusation liés à l’usage des plateformes numériques, notamment la production et la diffusion de contenus à caractère pornographique, la traite des personnes, le blanchiment d’argent ainsi que des faits liés à la promotion ou au trafic de stupéfiants.

Renvoyer 18 accusés

La chambre d’accusation de la Cour d’appel de Tunis avait auparavant décidé de renvoyer 18 accusés, parmi lesquels des créateurs de contenu sur TikTok et Instagram, devant la chambre criminelle du tribunal de première instance de Tunis pour répondre à ces accusations.

Selon les éléments du dossier judiciaire, les prévenus étaient poursuivis pour avoir produit, diffusé, publié ou transmis des vidéos et des images à caractère sexuel, ainsi que pour l’utilisation de systèmes informatiques dans la diffusion de contenus considérés comme portant atteinte à autrui.

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Les poursuites concernent également des accusations relatives à la traite des personnes, notamment l’exploitation de personnes à travers des moyens de contrainte, de menace ou de pression, ainsi que la participation présumée à des activités criminelles organisées à des fins d’exploitation.

Les charges retenues

Les charges retenues reposent notamment sur les dispositions de la loi organique n°61 de 2015 relative à la prévention et à la lutte contre la traite des personnes, du décret-loi n°54 de 2022 relatif aux crimes liés aux systèmes d’information et de communication, ainsi que de la loi organique n°26 de 2015 relative à la lutte contre le terrorisme et le blanchiment d’argent.

Cette affaire relance le débat en Tunisie sur les limites de la liberté d’expression sur les réseaux sociaux, la responsabilité juridique des créateurs de contenu et les dérives possibles liées à l’exploitation commerciale et financière des plateformes numériques.

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Gaz naturel : l’Europe sous pression avant l’hiver

Les marchés européens du gaz naturel restent sous pression à quelques mois de la prochaine saison hivernale. Malgré une normalisation progressive des flux internationaux, les niveaux de stockage demeurent inférieurs aux moyennes observées ces dernières années, entretenant les inquiétudes des opérateurs.

Les analystes estiment que les réserves européennes pourraient entrer dans l’hiver à leur niveau le plus faible depuis plus d’une décennie si le rythme actuel des injections ne s’accélère pas.

Cette situation résulte d’une combinaison de facteurs : une forte consommation durant le dernier hiver, les perturbations des exportations de gaz naturel liquéfié (GNL) au Moyen-Orient, la réduction durable des importations russes et une compétition plus intense avec les acheteurs asiatiques pour les cargaisons disponibles.

Une volatilité appelée à durer

Les contrats à terme sur le hub néerlandais TTF demeurent sensibles au moindre risque géopolitique. Les marchés surveillent notamment l’évolution de la production qatarie, les exportations américaines de GNL ainsi que les capacités de stockage européennes.

Selon plusieurs institutions spécialisées, atteindre les objectifs européens de remplissage des stocks reste envisageable mais nécessitera des importations soutenues tout au long de l’été, avec un coût sensiblement supérieur à celui observé les années précédentes.

Pour les industriels européens, cette volatilité représente un facteur supplémentaire d’incertitude, susceptible de peser sur les coûts de production, la compétitivité des entreprises et l’évolution de l’inflation énergétique durant les prochains mois.

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Le prix des vacances s’envole : L’OTDC réclame un encadrement des locations saisonnières

Les prix des locations des maisons de vacances suscitent de plus en plus d’inquiétudes en Tunisie. Le président de l’Organisation tunisienne de défense du consommateur (OTDC), Lotfi Riahi, a dénoncé mardi 7 juillet 2026 la hausse importante des tarifs, estimant que le coût d’une semaine de vacances représente désormais une charge financière considérable pour de nombreuses familles.

Invité sur les ondes de la Radio nationale, Lotfi Riahi a indiqué que le prix d’une semaine de location peut dépasser 50 % du revenu mensuel de certaines familles tunisiennes, particulièrement durant les périodes de forte affluence estivale.

Absence d’un cadre réglementaire

Selon lui, cette hausse s’explique notamment par l’absence d’un cadre réglementaire clair régissant ce type de location. Il a déploré l’absence d’un plafond de référence des prix, d’un cahier des charges spécifique ainsi que le manque de transparence dans certaines annonces, où les tarifs réels ne seraient pas toujours clairement affichés. Il a également évoqué le problème des avances exigées aux clients sans garanties suffisantes.

Le président de l’OTDC a appelé à une meilleure organisation du secteur à travers la mise en place d’un cahier des charges et d’un mécanisme d’encadrement des prix afin de protéger les consommateurs.

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Il a également souligné les difficultés liées au contrôle de ce marché, marqué par la progression de l’activité informelle, qui entraîne selon lui une perte de recettes fiscales pour l’État. Il a par ailleurs alerté sur l’impact du développement des locations touristiques sur le marché immobilier, avec la transformation de logements destinés initialement à la location annuelle en locations de courte durée, accentuant ainsi la pression sur l’offre et la demande.

Tourisme social

Par ailleurs, Lotfi Riahi a rappelé que l’organisation avait proposé à plusieurs reprises la mise en place d’une forme de tourisme social destiné aux enfants et aux jeunes durant la période estivale, en exploitant notamment les internats et les restaurants scolaires et universitaires pour organiser des activités adaptées.

Dans le même contexte, il a évoqué une initiative législative visant à consacrer le droit des Tunisiens au tourisme intérieur, à travers notamment une réduction des tarifs dans les hôtels au profit de la classe moyenne et des familles à revenus limités.

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En vidéo : Aliments impropres et insectes dans des restaurants aux Berges du Lac !

La municipalité de Tunis a poursuivi, lundi, ses interventions de terrain quotidiennes en coordination avec les services de la police municipale, dans le cadre de sa lutte contre l’occupation illégale des trottoirs et de la voie publique ainsi que du contrôle du respect des normes sanitaires dans les établissements ouverts au public.

Les opérations ont concerné le secteur municipal d’El Khadhra, les berges du Lac de Tunis et leurs environs, ainsi que le Centre urbain nord. Elles ont abouti à l’établissement de 16 procès-verbaux pour infractions sanitaires et de six procès-verbaux administratifs à l’encontre des contrevenants.

Saisie de 280 chaises

Les équipes de contrôle ont également procédé à la saisie de 280 chaises, 85 tables et un réfrigérateur, installés en infraction sur le domaine public. Par ailleurs, 70 kilogrammes de pâte impropre à la consommation ont été saisis puis détruits afin de préserver la santé des consommateurs.

En parallèle, la municipalité de Tunis a mené une vaste campagne de propreté dans la circonscription municipale d’El Kabaria. L’opération, supervisée par la chargée de la gestion de la municipalité de Tunis en présence du délégué de la région, des membres des conseils locaux et des services municipaux concernés, visait à lutter contre les dépôts sauvages de déchets, de gravats et de déblais.

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Plusieurs structures publiques ont pris part à cette campagne, notamment les services du ministère de l’Équipement, l’Office national de l’assainissement (ONAS) et l’Agence municipale des services environnementaux.

Enlever les déchets et les amas de terre

Les travaux ont consisté à enlever les déchets et les amas de terre abandonnés illégalement, ainsi qu’à nettoyer et niveler les terrains vagues dans les quartiers d’El Ouardia 4, Ibn Sina et Mourouj 2.

La municipalité de Tunis a indiqué que ces campagnes se poursuivront afin de faire respecter la réglementation, protéger la santé publique et améliorer la propreté ainsi que le cadre de vie dans les différents quartiers de la capitale.

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Rentrée universitaire 2026-27 en Tunisie : Le calendrier officiel dévoilé

Le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a publié le calendrier officiel de l’année universitaire 2026-2027. La rentrée est fixée au 1er septembre pour certaines filières et au 12 septembre pour l’ensemble des autres établissements d’enseignement supérieur.

Selon une circulaire adressée aux présidents d’université, ainsi qu’aux directeurs et doyens des établissements d’enseignement supérieur, l’année universitaire débutera le mardi 1er septembre 2026 pour les instituts préparatoires aux études d’ingénieurs, les écoles et instituts de formation d’ingénieurs, l’École nationale d’architecture et d’urbanisme de Tunis, les facultés de médecine, de médecine dentaire et de pharmacie, l’École nationale de médecine vétérinaire de Sidi Thabet, ainsi que les Instituts supérieurs des études technologiques (ISET).

La reprise des cours fixée au 12 septembre

Pour l’ensemble des autres établissements universitaires, la reprise des cours est fixée au samedi 12 septembre 2026.

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Le ministère précise que l’année universitaire devra comprendre au minimum 28 semaines d’enseignement effectif, hors périodes de vacances et d’examens, à l’exception des filières soumises à des dispositions réglementaires particulières. Les enseignants-chercheurs poursuivront, durant cette période, les opérations d’évaluation, les examens, les concours ainsi que les travaux de correction.

Vacances d’hiver

Concernant les vacances universitaires, les congés d’hiver s’étendront du samedi 12 décembre 2026, à l’issue des cours, jusqu’au dimanche 27 décembre 2026. Les vacances de printemps sont programmées du vendredi 19 mars 2027 après les cours au dimanche 4 avril 2027.

Le calendrier comprend également plusieurs jours fériés nationaux. Les étudiants bénéficieront notamment des congés à l’occasion de la Fête de l’Évacuation (15 octobre 2026), de l’anniversaire de la Révolution (17 décembre 2026), du Nouvel An (1er janvier 2027), de la Fête de l’Indépendance (20 mars 2027), de la Journée des Martyrs (9 avril 2027) et de la Fête du Travail (1er mai 2027). Les dates des congés liés à l’Aïd el-Fitr et à l’Aïd el-Adha seront fixées ultérieurement en fonction du calendrier lunaire.

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Deux explosions à Damas pendant la visite d’Emmanuel Macron en Syrie : 18 blessés

Deux explosions ont retenti mardi matin à proximité de l’hôtel où Emmanuel Macron avait passé la nuit à Damas, alors que le président français effectuait sa première visite officielle en Syrie depuis le changement de régime. Le chef de l’État est sain et sauf, mais l’incident a fait 18 blessés, dont quatre policiers.

Une visite diplomatique marquée par des explosions

Emmanuel Macron poursuit ce mardi 7 juillet 2026 sa visite officielle en Syrie, la première d’un président français dans le pays depuis 17 ans. Cette visite intervient après le changement de régime et fait de lui le premier dirigeant occidental à se rendre en Syrie depuis la chute de Bachar al-Assad.

Le président français est reçu par le nouveau chef de l’État syrien, Ahmed Al-Charaa, ancien jihadiste. Les discussions prévues portent notamment sur les relations bilatérales entre les deux pays, avec des échanges autour de projets économiques, industriels et énergétiques, ainsi que sur le développement de nouveaux liens diplomatiques.

Mais cette visite historique a été marquée par deux explosions entendues dans la matinée près de l’hôtel Four Seasons à Damas, où Emmanuel Macron avait séjourné durant la nuit.

Macron indemne, une enquête ouverte

Déjà parti pour des entretiens au palais présidentiel au moment des déflagrations, Emmanuel Macron est « sain et sauf », a indiqué l’Élysée. Le chef de l’État français a maintenu son programme de déplacement en Syrie.

Selon les informations rapportées, les autorités syriennes ont découvert une première bombe dans une benne à ordures située près d’un axe routier, puis une seconde dans un véhicule stationné dans une rue. Les deux engins, pourtant éloignés l’un de l’autre, auraient explosé au même moment.

Les détonations ont fait 18 blessés, parmi lesquels quatre policiers. Les forces de sécurité et les secours sont rapidement intervenus sur les lieux.

Les circonstances de l’attaque restent à établir

Les autorités syriennes doivent désormais déterminer l’origine de cette attaque coordonnée survenue dans la capitale syrienne au moment de la visite du président français.

L’enquête devra notamment établir les responsables et les motivations de ces explosions, alors que la présence d’Emmanuel Macron en Syrie constitue un événement diplomatique majeur depuis la chute de l’ancien régime.

Cette visite intervient alors que dix personnes ont été tuées jeudi dernier dans un attentat à la bombe contre un café du centre de Damas.

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Kaïs Saïed : Les indicateurs économiques s’améliorent, mais les Tunisiens n’en ressentent pas les effets

Malgré une croissance de 2,5%, une inflation maîtrisée, des réserves en devises en hausse et le remboursement des dettes dans les délais, les Tunisiens ne perçoivent toujours pas les retombées de ces performances économiques. C’est le constat dressé par le président de la République, Kaïs Saïed, lors de la remise du rapport annuel 2025 de la Banque centrale de Tunisie.

Les performances affichées par l’économie tunisienne ne suffisent pas si elles ne se traduisent pas par une amélioration du quotidien des citoyens. C’est le message qu’a délivré le président de la République, Kaïs Saïed, en recevant, lundi 6 juillet au palais de Carthage, le gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT), Fathi Zouhair Nouri, venu lui remettre le rapport annuel de l’institution pour l’exercice 2025.

À cette occasion, le chef de l’État a également pris connaissance des résultats de la participation de la Tunisie, invitée d’honneur au congrès financier annuel de la Banque de Russie, organisé à Saint-Pétersbourg.

Des résultats macroéconomiques en amélioration

Kaïs Saïed a réaffirmé le rôle de la Banque centrale dans le soutien à l’économie nationale, estimant que la Tunisie avait démontré la pertinence de ses choix nationaux à travers plusieurs indicateurs économiques favorables.

Le président de la République a cité une croissance de 2,5%, avec des perspectives de hausse, une inflation maîtrisée, des réserves en devises couvrant désormais 103 jours d’importation ainsi que le remboursement des dettes dans les délais.

Le défi : transformer les chiffres en amélioration du quotidien

Tout en saluant ces résultats, Kaïs Saïed a reconnu qu’ils ne se reflétaient pas encore dans la vie des Tunisiens. Il a souligné que la population n’avait pas bénéficié de ces performances, ayant surtout supporté les charges liées à l’endettement.

Pour le chef de l’État, les indicateurs macroéconomiques ne constituent pas une finalité. Leur véritable valeur réside dans leur capacité à produire des effets concrets sur les conditions de vie des citoyens, dans toutes les régions du pays.

Il a ainsi insisté sur le fait que les résultats économiques ne prennent tout leur sens que lorsqu’ils sont ressentis par les Tunisiens dans leur quotidien, au-delà des chiffres et des statistiques.

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