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38 domaines agricoles pour les sociétés communautaires

Le ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche a annoncé l’élaboration d’une première liste de domaines agricoles domaniaux destinés à être proposés en location par négociation directe au profit des sociétés communautaires.

Cette première sélection comprend 38 exploitations agricoles, réparties sur 10 gouvernorats et 24 délégations, couvrant une superficie totale d’environ 17 014 hectares. Cette annonce figure dans une réponse écrite adressée par le ministère à la députée Manel Bdida, en réponse à une question parlementaire portant sur la mise en œuvre de l’arrêté conjoint des ministres des Domaines de l’État et de l’Agriculture, publié le 4 novembre 2025.

Ce texte fixe les conditions et les procédures accordant aux sociétés communautaires une priorité pour la location de ces terres agricoles domaniales. Le ministère précise également que la commission conjointe instituée par la décision n° 3842, composée de représentants des ministères de l’Agriculture, des Domaines de l’État, ainsi que de l’Emploi et de la Formation professionnelle, a entamé l’examen des domaines agricoles susceptibles d’être intégrés à une deuxième liste.
Dans ce cadre, la commission étudiera notamment le cas de certains terrains domaniaux récupérés et actuellement vacants, situés dans la délégation d’El Amra, dans le gouvernorat de Sfax, en vue de leur éventuelle intégration au prochain programme de mise en location.

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C’était mieux avant ? Le grand retour des traditions entre mémoire et illusion

Il suffit d’assister à un mariage, de parcourir les réseaux sociaux ou d’observer les tendances de la mode pour s’en rendre compte : le passé est redevenu désirable. Les cérémonies traditionnelles retrouvent leur faste, la « outia », soirée de…

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Tunisie : le prix moyen d’une brebis a bondi de 800 %

Le prix moyen d’une brebis a bondi d’environ 800 % entre 2010 et le premier semestre 2026. Tandis que la production nationale de viande rouge a reculé d’environ 10 % sur la même période, révèlent des données officielles.

D’après les statistiques de l’Office de l’élevage et des pâturages (OEP), le prix moyen d’une brebis est passé d’une fourchette de 240 à 300 dinars en 2010 à près de 2.500 dinars au premier semestre 2026, soit une hausse d’environ 800 %.

Parallèlement, la production nationale de viande rouge est passée de 122.700 tonnes en 2010 à environ 110.800 tonnes en 2025, soit un recul d’environ 10 %; alors que la demande demeure soutenue.

Les données présentées le 2 juillet devant la commission des secteurs productifs du Conseil national des régions et des districts (CNRD) attribuent cette évolution à une combinaison de facteurs économiques et climatiques.

Les représentants du ministère de l’Agriculture évoquent notamment la hausse du coût des aliments pour bétail, sous l’effet de l’augmentation des prix mondiaux des céréales, du renchérissement des importations et du transport, ainsi que des épisodes répétés de sécheresse ayant réduit la production de fourrages.

Ils ont également fait état d’un recul continu du cheptel national, en particulier des femelles reproductrices, d’une baisse du nombre d’éleveurs et de difficultés d’accès au financement, qui ont conduit de nombreux exploitants à réduire leur activité ou à quitter le secteur. Cette situation a affecté la production nationale de viande rouge et de lait.

Le ministère du Commerce souligne, pour sa part, que le déficit structurel de la production est accentué par la recrudescence de la contrebande et de l’abattage clandestin, limitant davantage l’offre sur le marché.

Afin d’atténuer les tensions sur l’approvisionnement, les autorités ont procédé ces dernières années à des importations exceptionnelles de viandes réfrigérées et congelées, notamment durant les périodes de forte consommation.

Face à ces défis, le ministère de l’Agriculture a présenté un programme de relance à l’horizon 2030 visant à reconstituer le cheptel national et à améliorer la productivité de la filière.

Ce plan prévoit le soutien aux petits éleveurs, le développement de la production locale d’aliments pour bétail, le renforcement des services vétérinaires, l’amélioration génétique des races, la généralisation de l’identification électronique des animaux ainsi que la mise en place d’une plateforme numérique nationale de suivi du cheptel.

Le programme comprend également l’extension des cultures fourragères, la valorisation des sous-produits agricoles et industriels dans l’alimentation animale, le renforcement des campagnes de vaccination et la constitution d’un stock de régulation destiné à réduire la dépendance aux importations et à stabiliser le marché.

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