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Et si la Tunisie avait une place à construire sur la carte africaine de l’IA?

Les géants technologiques américains réorganisent leur présence en Afrique selon une logique nouvelle : là où l’IA et le cloud s’installent durablement, ce ne sont plus seulement les grands marchés qui comptent, mais les territoires capables d’offrir électricité stable, cadres réglementaires prévisibles et écosystèmes techniques solides.

Google a choisi Accra comme base de recherche et de formation en IA. Microsoft a recentré sa stratégie autour de Nairobi. Tandis que Johannesburg reste la plateforme majeure des infrastructures lourdes.

Dans cette redistribution, Casablanca, Le Caire et Kigali montent en spécialisation, chacun avec un positionnement distinct. Lagos conserve ses talents et ses startups. Mais voit une partie des flux d’investissement se détourner sous l’effet des contraintes macroéconomiques et de stabilité. L’IA africaine se structure donc autour d’un critère décisif : la capacité à fournir du calcul, du réseau et de l’énergie au bon coût et avec une continuité suffisante.

Qu’en est-il pour la Tunisie ?

Pour la Tunisie, l’enjeu n’est pas de revendiquer immédiatement le statut de hub hyperscaler, mais de construire les conditions pour devenir un nœud crédible de la chaîne de valeur IA. Cela passe par une stratégie cohérente de formation, une gouvernance numérique lisible et des investissements dans l’énergie et les infrastructures de connectivité. Les signaux récents vont dans ce sens, avec une stratégie nationale d’IA 2026-2030, des projets pilotes sectoriels, des travaux sur la souveraineté numérique et des discussions autour de data centers plus durables.

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Cybersécurité : la Tunisienne Nihel Ben Youssef distinguée à l’échelle internationale

Nihel Ben Youssef, universitaire tunisienne et experte en cybersécurité, a reçu le titre de Cybersecurity Woman of the Year 2026 dans la catégorie Volunteer. La cérémonie s’est tenue le 1er juillet 2026 à Vaduz, au Liechtenstein.

L’événement a rassemblé un nombre record de candidatures cette année. L’organisation United Cybersecurity Alliance, qui décerne chaque année ce prix destiné à mettre en lumière des femmes ayant marqué le secteur de la cybersécurité à l’échelle mondiale, a recensé 4980 dossiers déposés depuis 70 pays pour cette édition 2026.

La remise du prix s’est déroulée en présence de Hubert Büchel, ministre de l’Intérieur, de l’Économie et des Sports au Liechtenstein.

Cette distinction récompense un engagement bénévole de plus de quinze ans en faveur de l’écosystème numérique tunisien. Enseignante-chercheuse, Nihel Ben Youssef est cofondatrice et mentor de l’association SecuriNets, premier club de cybersécurité créé en Tunisie. Elle assure également la responsabilité du chapitre tunisien de l’OWASP, l’Open Worldwide Application Security Project, et occupe la fonction d’ambassadrice Industrie au sein de la section tunisienne de l’IEEE.

À travers ces fonctions, elle œuvre depuis plusieurs années à la promotion de la cybersécurité en Tunisie, au développement des compétences des jeunes talents du secteur et au renforcement de la communauté tunisienne spécialisée dans ce domaine stratégique.

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