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Renard parti, la Tunisie face à ses démons!

Hervé Renard a tiré sa révérence. Trois matchs, trois défaites, une élimination sans gloire. L’intérim le plus court de l’histoire de la sélection tunisienne s’achève comme il avait commencé : dans le chaos et l’improvisation. On retiendra surtout qu’il aura fallu une gifle de cinq buts face à la Suède pour que la Fédération tunisienne de football se décide enfin à agir. Trop tard, trop peu, trop mal.

Car le problème n’est pas Hervé Renard. Le problème, c’est ce qui a rendu sa nomination nécessaire. Sabri Lamouchi propulsé sélectionneur sans véritable projet. Une préparation bâclée. Un groupe démoralisé avant même d’avoir joué. Et derrière tout cela, une fédération qui gère le football tunisien comme on gère une crise permanente : dans l’urgence, par réflexe, sans cap.

Le technicien français, lui, est parti avec ses formules policées et son Instagram soigné. « Ce fut un honneur. » Soit. Mais l’honneur du football tunisien, lui, a pris un sacré coup. Trois défaites, zéro but marqué face au Japon et aux Pays-Bas, une équipe fantôme qui n’a jamais existé en tant que collectif. Ce n’est pas un accident de parcours, c’est le symptôme d’un système à bout de souffle.

La vraie question n’est pas de savoir qui s’assoira sur le banc des Aigles de Carthage. Elle est de savoir si quelqu’un, quelque part, a enfin le courage de nommer les problèmes : l’absence de formation structurée des jeunes talents, la médiocrité du championnat local, les querelles intestines au sein de la fédération, et cette fâcheuse habitude de confondre un sélectionneur réputé avec une politique sportive.

La génération Msakni appartient au passé. Celle qui devait la remplacer n’a jamais vraiment émergé, faute d’investissement, faute de vision, faute de volonté. Pendant que le Maroc construisait méthodiquement un projet footballistique cohérent, la Tunisie changeait de sélectionneurs comme d’autres changent de chemise.

Renard, lui, rebondira. Son palmarès parle pour lui et les offres ne manqueront pas. La Tunisie, en revanche, n’a pas ce luxe. Elle entre dans un cycle qui pourrait la tenir éloignée des grandes compétitions si rien ne change en profondeur. Le prochain Mondial, c’est dans quatre ans. Quatre ans, c’est long. Quatre ans, c’est court. Tout dépend de ce qu’on en fait.

Et pour l’instant, on n’en fait rien.

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Mehdi Houas prend la tête de Numeum, premier syndicat du numérique en France

L’entrepreneur franco-tunisien Mehdi Houas a été élu, le 1er juillet 2026, président de Numeum, principale organisation professionnelle du secteur numérique en France. Il succède à Véronique Torner pour un mandat de trois ans à la tête d’une structure qui fédère près de 2 500 entreprises, représente 85 % du chiffre d’affaires du secteur et pèse 70 milliards d’euros, pour 670 000 collaborateurs.

Ce choix couronne un parcours long au sein de l’organisation, soulignent plusieurs médias. Administrateur de Numeum depuis neuf ans, Mehdi Houas y présidait les commissions Finances & Fiscalité et Industrie, avant de diriger l’association Talents du Numérique entre 2022 et 2024.

Fondateur et président du groupe Talan, spécialisé dans la transformation des organisations par la technologie et la data, il dirige aujourd’hui une entreprise présente dans 22 pays et forte de plus de 6 200 collaborateurs.

Son nom reste également associé à un épisode clé de l’histoire tunisienne récente : celui de la transition démocratique de 2011, au cours de laquelle il a occupé les fonctions de ministre du Commerce et du Tourisme dans les gouvernements Ghannouchi puis Caïd Essebsi.

À la tête de Numeum jusqu’en 2029, il devra porter la voix du secteur dans un contexte marqué par la montée en puissance de l’intelligence artificielle et les approches des élections françaises de 2027. Sa feuille de route s’articule autour de quatre axes : peser sur le débat public à l’approche des échéances électorales, renforcer les coopérations avec les institutions européennes, développer des partenariats stratégiques avec les écosystèmes africains, et promouvoir un numérique responsable adossé à une éthique commune de l’IA.

Membre de la fédération Syntec, Numeum est l’un des principaux interlocuteurs des pouvoirs publics français sur les questions de compétitivité, d’innovation et de souveraineté technologique.

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Tabarka Jazz Festival 2026 : Liz McComb illumine la scène avec un message universel de paix et d’amour

Tabarka a renoué hier soir, samedi 4 juillet 2026, avec la magie des grandes soirées musicales à l’occasion du grand retour du Tabarka Jazz Festival.

Dans le cadre exceptionnel de la marina, le public tunisien et les visiteurs étrangers ont vécu une soirée placée sous le signe du partage, de l’émotion et de la diversité musicale.

Moment fort de la soirée : la présence de Liz McComb, figure incontournable du Gospel, du Jazz et du Blues. L’artiste américaine a offert un concert d’une rare intensité, mêlant puissance vocale, spiritualité et proximité avec le public.

Dès les premières notes, Liz McComb a donné le ton en ouvrant son concert avec « No More War », un véritable hymne à la paix. Un message d’amour et de fraternité qu’elle n’a cessé de transmettre tout au long de la soirée, rappelant combien la musique peut rassembler au-delà des frontières et des différences.

Elle clôturera également son spectacle avec ce même esprit universel en interprétant « Why Can’t We Live Together », reprenant sans relâche son appel à la paix et au vivre-ensemble.

Pendant plus d’une heure de concert, Liz McComb a revisité une douzaine de titres de son répertoire, tout en offrant au public quelques grands classiques du jazz et de la soul, dont l’incontournable « Ain’t No Sunshine », réclamé avec enthousiasme par les spectateurs.

Lire aussi sur le même sujet: Tabarka Jazz Festival : l’événement touristique revient sous l’égide des Affaires culturelles

La communion entre l’artiste et le public atteindra son apogée en fin de soirée avec une longue standing ovation. Visiblement touchée par cet accueil chaleureux, Liz McComb offrira un dernier cadeau musical en guise d’au revoir : « I Need You », un moment intime et chargé d’émotion.

Mais avant cette grande voix américaine, la soirée avait déjà commencé sous le signe de la découverte avec le duo Innēr Sense, venu spécialement de Belgrade. Composé de Filip Fisher et Nino Celebic, ce duo explore les frontières entre musique électronique, art et émotion.

inner-sense-tabarka-jazz-festival-2026Avec une approche mêlant sons atmosphériques et voyages musicaux immersifs, Innēr Sense a su faire vibrer un public varié.

De 19h30 à 21h00, les rythmes électroniques ont transformé la marina de Tabarka en véritable espace de rencontre entre générations : des familles, des enfants découvrant avec curiosité cet univers sonore, mais aussi un jeune public passionné venu célébrer cette culture musicale.

Dans une ambiance conviviale et familiale, avec une entrée libre permettant au plus grand nombre d’assister aux spectacles, cette soirée du Tabarka Jazz Festival 2026 a rappelé l’ADN même de ce rendez-vous mythique : ouvrir la musique au monde, créer des rencontres et faire de Tabarka une scène où les cultures dialoguent.

Entre l’énergie contemporaine d’Innēr Sense et la voix intemporelle de Liz McComb, Tabarka a vécu une soirée où la musique est redevenue un langage universel.

A.M

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Khaled Ben Youssef dans sa Chronique de Beït al-Hikma: révélations croustillantes de l’intérieur d’une cour de savants

Khaled Ben Youssef dans sa Chronique de Beït al-Hikma: révélations croustillantes de l’intérieur d’une cour de savantsLe Palais de Lamine Bey à Carthage est déjà chargé d’histoire. Mais le vécu à l’intérieur de l’Académie tunisienne des sciences, des lettres et des arts, Beït al-Hikma, qu’il abritera après une longue désaffectation, n’a jamais été révélé. Des bribes officielles racontent des manifestations, des communiqués annoncent des successions à sa tête, et des comptes-rendus d’ouvrages édités ne livrent que des fragments épars de la vie d’une cour de savants. Il aura fallu attendre le livre de Khaled Ben Youssef, qui y a passé 33 ans, de 1984 à 2017, pour retrouver un récit restituant ce qu’il considère «l’âme d’une époque et la passion de ceux qui ...

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Environnement : la Tunisie consomme 4,2 milliards de sacs en plastique chaque année

La Tunisie consomme chaque année environ 4,2 milliards de sacs en plastique, soit près de 400 sacs par habitant et par an, considéré ainsi comme un niveau élevé selon les études, en comparaison aux moyennes européennes.

Un projet de loi soumis à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) propose de limiter l’utilisation des sacs en plastique, à usage unique, et de réglementer le recours à des alternatives durables, dans le cadre d’une démarche visant à réduire la pollution plastique et à promouvoir l’économie verte, alors que les indicateurs font ressortir une hausse de la consommation de ces sacs et d’une augmentation du volume des déchets plastiques dans le pays.

La Tunisie produit annuellement, environ 188 000 tonnes de déchets plastiques sur un total de plus de 2,5 millions de tonnes de déchets ménagers, tandis que le taux de déchets plastiques non traités convenablement, est estimé à environ 60 %. En contrepartie, le taux de recyclage demeure encore limité.

 La pollution plastique représente l’un des principaux défis environnementaux à l’échelle mondiale, sachant que la production mondiale de plastique dépasse les 400 millions de tonnes par an, dont une grande partie se transforme en déchets non biodégradables. Ceci a des répercussions négatives sur les écosystèmes terrestres et marins ainsi que sur la santé publique.

S’agissant de la situation environnementale en Méditerranée, les données montrent que plus de 84 % des déchets, qui sont dans le milieu marin méditerranéen, sont des déchets plastiques. Cela menace les écosystèmes côtiers et marins et affecte des secteurs économiques, tels que le tourisme et la pêche. Le coût économique de la pollution plastique en Tunisie est estimé à plus de 20 millions de dollars annuellement.

L’initiative législative présentée à cet effet par plusieurs députés propose, de limiter l’utilisation des sacs en plastique à usage unique et de réglementer le recours à des alternatives durables, dans le cadre de la lutte contre la pollution plastique et de la promotion de l’économie verte, compte tenu des indicateurs faisant état d’une augmentation de la consommation de ces sacs et d’une hausse du volume des déchets plastiques dans le pays.

Le texte législatif propose d’adopter une approche progressive pour réduire les sacs en plastique à usage unique et de les remplacer par des alternatives réutilisables ou biodégradables, tout en mettant en place des normes techniques permettant de garantir l’efficacité de ces alternatives.

(D’après Tap)

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Mohamed Ibrahim Hsairi - Quatre leçons à tirer de «l’heureux échec» de la guerre israélo-américaine contre l’Iran !

Mohamed Ibrahim Hsairi - Quatre leçons à tirer de «l’heureux échec» de la guerre israélo-américaine contre l’Iran !•  La leçon numéro 1 C’est pour moi la leçon essentielle, car elle revêt un caractère existentiel et consacre une vérité universelle qui s'applique à tous, en tout lieu et à toute époque. En effet, elle vient confirmer, une nouvelle fois, que ce qu’Abou El Kacem Chebbi appelle « la volonté de vivre » finit, toujours, par triompher. Et l’Iran, qui a fortement et fermement prouvé « sa volonté de vivre » face à l’injuste et l’illégale guerre que le duo israélo-américain a déclenché contre lui le 28 février 2026, a, de nouveau, démontré au monde entier que les peuples qui tiennent vigoureusement à leur dignité et à leur liberté, qui refusent ...

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Fierté tunisienne à l’échelle mondiale :  la dermatologue Asmahane Souissi brille à Guadalajara

 La Journée internationale des droits de la femme est une belle occasion pour rendre hommage aux femmes d’exception qui ont tracé un parcours professionnel réussi. C’est le cas de Dr Asmahane Souissi, dermatologue tunisienne exerçant à l’hôpital des Forces de sécurité intérieure de La Marsa, qui a reçu le prix «Jeune Dermatologue pour une Réussite Internationale» 2027 décerné par la Société Internationale de Dermatologie pour la région Afrique. Cette distinction fait suite à une candidature soumise par la Société Africaine de Dermatologie et de Vénéréologie, approuvée par le Conseil d’administration de la Société Internationale lors de sa réunion du 20 juin 2026, après examen d’un nombre record de candidatures cette année. Une distinction qui couronne des années de labeur et de recherches.

Dr Souissi devrait recevoir son prix lors de la cérémonie d’ouverture   du Congrès Mondial de Dermatologie, qui se tiendra à Guadalajara, au Mexique, du 21 au 26 juin. Ce prix lui a procuré une joie énorme. «Je suis profondément honorée et ravie d’annoncer que j’ai été sélectionnée comme récipiendaire du prestigieux prix ILDS Young Dermatologist for International Achievement Award 2027 pour la région Afrique», écrit-elle sur son post facebook.  Et d’ajouter : «Je tiens à exprimer ma sincère gratitude au comité des prix ILDS et au conseil d’administration pour cet immense honneur. Recevoir cette prestigieuse reconnaissance de la Ligue internationale des sociétés dermatologiques est un jalon important dans ma carrière. Non seulement cela valide mes efforts passés, mais constitue aussi une source d’inspiration formidable pour poursuivre mon travail et mon engagement à améliorer les soins dermatologiques et la recherche. Je voudrais exprimer ma profonde gratitude au président de la Société Africaine de Dermatologie et Vénéréologie, Dr Moez Ben Salem, pour m’avoir nommée. Je dédie fièrement ce prix à mon pays bien-aimé, la Tunisie. Je suis profondément fière de représenter la dermatologie tunisienne sur la scène internationale et de mettre en lumière le dévouement et l’excellence de notre communauté médicale. Ce prix n’est pas seulement une réussite personnelle, mais une grande motivation à continuer à travailler dur, à faire avancer les soins dermatologiques en Afrique, et finalement à avoir un impact positif dans le monde de la dermatologie.»

Il est incontestable que ce prix dépasse la reconnaissance individuelle. «Remporter cette distinction  est un honneur immense et une fierté pour moi et notre pays. Elle prouve que la Tunisie peut rivaliser avec les grandes nations dans l’innovation», a-t-elle déclaré. En remportant ce prix prestigieux, Dr Souissi  confirme son rôle moteur dans la valorisation de la recherche scientifique et affirme la position de la Tunisie sur la carte mondiale de la science et de la dermatologie.

Kamel Bouaouina

 

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Mondial 2026- chronique des déboires répétitifs de la sélection nationale : deux décennies de vaches maigres 

Des dix équipes africaines participantes au mondial 2026, seule la Tunisie n’a pu franchir le premier tour. Cette performance continentale a pourtant été réalisée par des équipes, sur le papier de moindre calibre que notre sélection nationale, à l’instar du Cap Vert, du Congo Démocratique, voire du Ghana. Sauf que ces nations ont travaillé en profondeur, mis en place une stratégie bien réfléchie qui leur a permis de grimper les échelons et de se mettre au diapason du football moderne, parvenant ainsi à réussir des performances que notre sélection est loin de pouvoir accomplir. Ainsi, le Cap Vert a tenu en échec l’Espagne et l’Uruguay, la sélection du Ghana a fait trembler l’Angleterre et le Congo a obligé le Portugal au partage des points. Durant ce temps, l’équipe tunisienne collectionnait les défaites pour se retrouver, après un très bref parcours, à l’avant-dernière place parmi les 48 nations présentes. 

Mais les résultats de ce Mondial n’ont pas été surprenants dans la mesure où la préparation, les choix, la gestion et la planification versaient tous dans une telle contreperformance. Il ne faut pas avoir la mémoire courte pour se rappeler la Coupe Arabe des Nations et la sortie par la toute petite porte après une défaite face à la Syrie et une parité face à la Palestine. La participation à la Coupe d’Afrique des Nations (CAN-2025) n’a pas été meilleure et la sélection nationale est rentrée au pays au bout des quarts de finale en s’inclinant aux tirs au but face au Mali, après un humiliant score de parité face à la Tanzanie au premier tour et une défaite face au Nigéria. 

 

De déception en déception

Les contreperformances de l’équipe de Tunisie datent de près de deux décennies. La dernière, et d’ailleurs la seule, consécration remonte à la CAN 2004 et au sacre sous la conduite de Roger Lemerre. Depuis 2011, les échecs se sont succédé et aucun des entraîneurs choisis par l’exécutif fédéral n’est parvenu à remettre de l’ordre dans les rangs du team national. Sami Trabelsi (mars 2011 à février 2013), Nabil Maâloul (février 2013 à septembre 2013), Nizar Khanfir (février 2014 à mars 2014), Nabil Maâloul (avril 2017 à juillet 2018), Faouzi Benzarti (juillet 2018 à octobre 2018), Maher Kanzari (octobre 2018 à novembre 2018), Mondher Kebaïer (août 2019 à juillet 2022), Jalel Kadri (janvier 2022 à janvier 2024), Montassar Louhichi (janvier 2024 à juin 2024), Kaïs Yacoubi (octobre 2024 à février 2025), Sami Trabelsi (février 2025 à janvier 2026) et enfin, Sabri Lamouchi (janvier 2026 à juin 2026), tous ces techniciens ont été aussi médiocres les uns que les autres et chacun d’eux a apporté sa contribution dans la dégradation de l’image de marque du football tunisien.     

Entretemps, quatre entraîneurs étrangers, Ruud Krol, Georges Leekens, Henry Kasperczak et Alain Giresse n’ont pas fait mieux et n’ont pu s’adapter à un environnement pas très sain.

 

Navigation à vue

Pendant 22 ans, les bureaux fédéraux qui se sont succédé ont largement contribué à la décadence du sport-roi, sans retenir les leçons de leurs échecs à répétition, sans chercher à mettre en place une stratégie claire et des objectifs précis pour redorer le blason d’un football tunisien qu’ils ont terni sous le regard indifférent des responsables de la tutelle.

Une situation qui s’est répercutée sur les catégories des jeunes, victimes elles aussi d’une politique de copinage et d’intérêts réciproques. Revenir sur les échecs répétitifs des catégories des jeunes ne fera que confirmer la mauvaise gestion qui sévit au sein d’un bureau fédéral toujours en place, sans avoir rendu des comptes et sans avoir été recadré.

Aujourd’hui, la situation n’admet plus le silence de la tutelle qui est appelée à réagir, à prendre des mesures radicales et à trancher dans le vif, car de son intervention dépendra l’avenir du football tunisien. Laisser les fédéraux actuels agir à leur guise, c’est contribuer à un crime impuni contre ce sport qui nous a valu tant de satisfactions dans le passé. 

Hédi RASSAÂ

 

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Incendie dévastateur à Nebeur : urgence d’une vraie politique de prévention dans les zones agricoles

Un important incendie s’est déclaré dimanche 28 juin 2026 dans la délégation de Nebeur, relevant du gouvernorat du Kef, causant d’importants dégâts aux terres agricoles de la région. Le sinistre, attisé par des vents violents et des conditions climatiques particulièrement favorables à la propagation des flammes, a ravagé près de 120 hectares de superficies cultivées, infligeant de lourdes pertes matérielles aux agriculteurs locaux.

Ce nouvel incendie remet une fois de plus en lumière la grande vulnérabilité des zones agricoles tunisiennes face aux feux de récolte, un phénomène devenu récurrent durant la période estivale, particulièrement dans les régions céréalières du Nord-Ouest, telles que Le Kef, Siliana et Jendouba. Chaque année, avec l’arrivée des fortes chaleurs, la combinaison de températures élevées, de vents violents, de sécheresse prolongée et la présence massive de matières hautement inflammables -blé sur pied, chaumes, paille et broussailles-, ces zones sont transformées en véritables foyers à haut risque.

Fragilité structurelle de certaines zones agricoles

Le problème ne réside pas uniquement dans les conditions climatiques, mais aussi dans la fragilité structurelle de nombreuses zones agricoles. L’absence d’entretien régulier des pistes agricoles, l’accumulation de broussailles et d’herbes sèches sur les accotements, le manque de bandes coupe-feu entre les parcelles, ainsi que l’insuffisance des équipements de première intervention aggravent considérablement les risques.

Dans plusieurs régions, les agriculteurs comme les autorités locales dénoncent depuis des années le manque d’équipements adaptés : bulldozers pour le débroussaillage, citernes d’eau mobiles, points d’eau de proximité, camions d’intervention en nombre suffisant et moyens logistiques capables de répondre rapidement à ce type de sinistre.

Ainsi, les incendies agricoles ne relèvent plus uniquement du fait accidentel ou du hasard. Ils traduisent également des insuffisances persistantes en matière de prévention, de préparation et d’anticipation. Chaque sinistre met en évidence les limites des dispositifs existants et rappelle l’urgence d’une stratégie plus efficace fondée sur la prévention, l’entretien des zones à risque et le renforcement des moyens d’intervention sur le terrain.

Il suffit d’une étincelle…

En effet, la moindre étincelle, qu’elle provienne d’un engin agricole, d’un véhicule, d’un mégot de cigarette ou d’un simple incident accidentel, peut suffire à déclencher un incendie de grande ampleur en quelques minutes seulement. La rapidité de propagation des flammes rend alors les interventions particulièrement complexes, surtout lorsque les moyens de prévention et d’intervention font défaut.

Intervenant mardi 30 juin 2026 sur les ondes d’une radio de la place, la membre du conseil local de Sidi Khiar, Rim Nasr, est revenue en détail sur les circonstances du sinistre, son lourd bilan ainsi que les difficultés rencontrées pour circonscrire les flammes. Selon ses déclarations, l’incendie se serait déclaré au moment où des habitants transportaient des bottes de foin à proximité d’un oued. Une étincelle accidentelle aurait alors suffi à provoquer un départ de feu, rapidement aggravé par des rafales de vent particulièrement fortes. En quelques minutes, les flammes se sont propagées à une vitesse inquiétante, rendant l’intervention particulièrement difficile. Le bilan des dégâts est considérable. D’après les premières estimations, près de 70 hectares de blé sur pied ont été totalement détruits, ainsi qu’environ 50 hectares de chaumes. À cela s’ajoute la perte de quelque 1.500 bottes de paille, représentant un préjudice économique majeur pour plusieurs exploitants agricoles de la région. Pour de nombreux agriculteurs, ces pertes surviennent à un moment particulièrement critique de la saison, alors que les récoltes constituent l’aboutissement de plusieurs mois de travail, d’investissement et d’efforts.

Défaillance structurelle et manque de moyens 

Cet incendie affecte durablement l’équilibre économique de nombreuses familles rurales dépendant directement de l’activité agricole. Une fois le feu maîtrisé, un drone a été mobilisé afin d’évaluer précisément l’étendue des dégâts et de cartographier les zones touchées. Rim Nasr a précisé que cet équipement n’a pas été utilisé dans le cadre de l’intervention opérationnelle contre les flammes, mais uniquement pour établir un constat précis des pertes agricoles. Cet outil technologique a permis de mieux délimiter les parcelles sinistrées et de fournir une estimation plus rigoureuse des superficies ravagées. Parallèlement, les autorités locales, les unités de la Garde nationale ainsi que les services compétents ont ouvert une enquête afin de déterminer les causes exactes de l’incendie et de vérifier les circonstances du départ de feu. Selon Rim Nasr, les investigations sont toujours en cours. Mais au-delà de l’origine immédiate du sinistre, cet événement met en lumière des défaillances structurelles plus profondes concernant les moyens de prévention et de lutte contre les incendies agricoles dans la région. Rim Nasr a notamment dénoncé le manque criant d’équipements et de moyens logistiques dans la délégation de Nebeur. Elle a particulièrement insisté sur l’absence d’un bulldozer fonctionnel, indispensable pour entretenir les pistes agricoles, nettoyer les accotements et débroussailler les zones sensibles avant la saison des moissons. Selon elle, cet engin est hors service depuis plusieurs mois, ce qui a favorisé l’accumulation de broussailles, d’herbes sèches et de végétation inflammable le long des routes et des pistes agricoles.

Moyens d’intervention largement insuffisants

Autant d’éléments qui constituent de véritables foyers potentiels de propagation du feu. «Nous avons alerté à plusieurs reprises les autorités locales, régionales ainsi que le ministère concerné sur la nécessité de disposer de cet équipement, mais nos demandes sont restées sans suite», a-t-elle regretté. L’élue a également souligné l’insuffisance des moyens d’intervention de la Protection civile. La délégation de Nebeur ne disposerait actuellement que d’un seul camion d’intervention, auquel s’ajoute un véhicule relevant des services forestiers. Des moyens jugés largement insuffisants au regard de l’étendue du territoire, qui couvre neuf secteurs administratifs et de vastes zones agricoles exposées à des risques élevés en période estivale. Cette réalité soulève une problématique récurrente dans plusieurs régions de l’intérieur du pays : le déséquilibre entre l’ampleur des risques et les capacités réelles d’intervention sur le terrain. Face à cette situation, un renforcement des mesures de prévention avant chaque saison des récoltes est indispensable. Parmi les actions prioritaires, elle préconise un entretien régulier des pistes agricoles, le nettoyage systématique des accotements ainsi qu’un débroussaillage renforcé des zones à haut risque. Elle appelle également les agriculteurs à adopter davantage de mesures préventives au niveau de leurs exploitations. Cela inclut notamment l’aménagement de bandes coupe-feu entre les parcelles afin de limiter la propagation des flammes ainsi que l’équipement des tracteurs en citernes d’eau pour permettre une intervention rapide dès les premiers signes de départ de feu.

La prévention, premier rempart contre les catastrophes

De telles mesures permettraient de réduire considérablement l’ampleur des dégâts causés par les incendies agricoles. L’incendie de Nebeur rappelle avec force que la prévention demeure le premier rempart contre ce type de catastrophe. Dans un contexte marqué par des épisodes de chaleur intense, des vents fréquents et des conditions climatiques de plus en plus extrêmes, la protection des zones agricoles devient un enjeu stratégique majeur. Au-delà de l’urgence de réparer les pertes subies par les agriculteurs sinistrés, la priorité reste désormais d’agir sur les causes structurelles de ces incendies afin d’éviter qu’un tel drame ne se reproduise.

Ahmed NEMLAGHI

 

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Un an après Chawki Gaddes: le Forum appelle à relancer la réforme de la protection des données personnelles

Un an après Chawki Gaddes: le Forum appelle à relancer la réforme de la protection des données personnellesPar Salwa Hamrouni - Une année est passée aujourd’hui depuis la disparition de Chawki Gaddes, ancien président de l'Instance nationale de protection des données à caractère personnel, qui a consacré une part importante de sa carrière professionnelle à la défense du droit à la vie privée et à la protection des données personnelles, ainsi qu'à l'enracinement d'une culture des droits numériques. Il a contribué à faire de la Tunisie un pays pionnier dans ce domaine à l'échelle régionale. Le «Forum Chawki Gaddes pour les droits numériques» considère que le meilleur hommage qui puisse lui être rendu ne se concrétise qu'à travers la poursuite son action visant à ...

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Mondial 2026 : Les Lions de l’Atlas rugissent et décrochent leur qualification pour les quarts

La sélection marocaine de football s’est qualifiée pour les quarts de finale de la Coupe du Monde 2026 en s’imposant face au Canada sur le score de 3 buts à 0, samedi au stade de Houston.

Les Lions de l’Atlas ont fait la différence en seconde période grâce à un doublé d’Azzedine Ounahi, auteur de l’ouverture du score à la 50è minute avant d’inscrire son deuxième but à la 82è minute.

Rahimi va sceller la victoire marocaine à la 90è+8, en inscrivant le troisième but.

Solides défensivement et plus entreprenants après la pause, les hommes de Mohamed Ouahbi ont su maîtriser leurs adversaires avant d’exploiter les espaces laissés par les Canadiens pour décrocher une qualification méritée.

En quarts de finale, le Maroc affrontera le vainqueur de la rencontre opposant la France au Paraguay.

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Résultats du concours de la Sixième : Le service SMS lancé à partir d’aujourd’hui

Le ministère de l’Education a annoncé l’ouverture de l’inscription au service SMS pour l’obtention des résultats de l’examen d’accès aux collèges pilotes (concours de la sixième année) à partir de dimanche 04 juillet 2026, à 10h00.

Il suffit d’envoyer un SMS au 85005 comme suit: SIX espace numéro d’inscription au concours composé de 6 chiffres.

Les candidats peuvent ainsi recevoir leurs résultats détaillés y compris les notes des différentes matières, la moyenne générale et la sélection pour rejoindre l’un des collèges pilotes, précise le ministère.

Le service SMS concerne les abonnés de Tunisie Télécom, Ooredoo et Orange et coûte 950 millimes par SMS.

Les résultats seront également publiés le jour même sur le site www.6web.tn, rappelle la même source.

 

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Quand la Tunisie ne se marie plus : un crédit mariage pour rouvrir l’horizon

Par Zouhaïr Ben Amor (Universitaire)

Il y a des silences qui finissent par devenir plus bruyants que les cris. En Tunisie, l’un de ces silences porte aujourd’hui un nom simple, ancien, presque familier : le mariage. On n’en parle plus avec la même évidence. On n’y entre plus avec la même confiance. On ne le prépare plus avec la même sérénité. Dans les familles, on fait semblant de sourire, on dit que les jeunes prennent leur temps, qu’ils veulent d’abord réussir, voyager, travailler, se construire. Tout cela est vrai, en partie. Mais derrière cette explication polie, il y a une réalité plus dure : beaucoup de jeunes ne se marient plus parce qu’ils ne peuvent plus se le permettre, parce qu’ils ne voient plus devant eux une route praticable, parce que l’idée même de fonder un foyer est devenue, pour beaucoup, un projet lourd, presque intimidant.

Ce constat n’est pas seulement sentimental. Il est social, économique, psychologique et même démographique. Lorsque les mariages diminuent, ce n’est pas uniquement le nombre de fêtes qui baisse. C’est une partie de l’espérance collective qui se contracte. C’est une société qui hésite à se reproduire, à transmettre, à installer ses enfants dans la confiance. Les chiffres de l’état civil et du chômage ne disent pas tout, mais ils indiquent une direction inquiétante : moins de contrats de mariage, plus de prudence, plus de reports, plus de célibats prolongés, plus de divorces aussi. Le mariage, qui fut longtemps une institution presque naturelle, est devenu un calcul, parfois un pari, souvent un risque.

 

Quand l’amour se heurte au coût de la vie

Il serait injuste d’accuser les jeunes d’individualisme facile ou de manque de courage. Beaucoup d’entre eux aimeraient se marier, bâtir une maison, partager une vie, avoir des enfants. Mais entre le désir et le passage à l’acte, il y a désormais un mur de charges. Louer ou acheter un logement, meubler un appartement, organiser une cérémonie, assurer les dépenses quotidiennes, payer les crédits, anticiper l’arrivée d’un enfant, supporter les imprévus de santé et de transport, tout cela demande une stabilité que beaucoup n’ont pas. Dans un pays où le chômage reste élevé, où les diplômés eux-mêmes peinent à trouver un emploi digne de leur formation, où les salaires progressent moins vite que les prix, le mariage devient moins une promesse qu’une équation impossible.

Il faut dire les choses simplement : on ne fonde pas une famille avec des slogans. On ne rassure pas une épouse, un époux, des parents, des enfants à venir avec des discours abstraits. Le foyer a besoin de tendresse, certes, mais il a aussi besoin d’un toit, d’un revenu, d’une visibilité minimale. Or la visibilité est devenue rare. Le jeune homme qui n’arrive pas à se prendre en charge seul hésite à demander la main d’une jeune femme. La jeune femme diplômée, brillante, active ou en attente d’emploi, refuse à juste titre de s’engager dans une aventure sans base réelle. Les familles qui autrefois aidaient discrètement, sont elles-mêmes fragilisées par la hausse du coût de la vie. Ainsi, chacun attend. Et à force d’attendre, les années passent.

Ce report permanent produit une souffrance intime que l’on minimise trop souvent. On parle du mariage comme d’un événement mondain, alors qu’il est aussi une structure affective. On parle des robes, des salles, des traiteurs, des bijoux, alors qu’il faudrait parler de solitude, de dignité, de sécurité, de confiance. Dans beaucoup de maisons tunisiennes, il y a des filles et des garçons qui ont étudié longtemps, qui ont sacrifié des années, qui ont obtenu des diplômes respectables, mais qui se retrouvent devant une étrange impasse : trop formés pour accepter n’importe quelle vie, trop précaires pour construire la vie qu’ils méritent.

 

La solitude des diplômés et le départ des compétences

Notre société aime célébrer les réussites scolaires. Elle applaudit les médecins, les ingénieurs, les enseignants, les chercheurs, les informaticiens. Mais que deviennent ces réussites lorsque le pays ne leur offre plus les conditions d’une vie normale ? Une partie s’en va. Une autre reste, mais avec le sentiment de se battre contre un plafond bas. Les médecins partent vers d’autres horizons, parfois après des années d’études éprouvantes. Les ingénieurs cherchent ailleurs les salaires, la reconnaissance et les perspectives qu’ils ne trouvent plus ici. Ceux qui restent portent le poids d’une double attente : réussir leur vie professionnelle et sauver en même temps leur vie familiale. C’est beaucoup demander à une génération déjà éprouvée.

Dans ce contexte, le célibat n’est plus seulement un choix personnel. Il devient parfois la conséquence directe d’un déséquilibre national. Une jeune femme diplômée peut être admirée pour son parcours, mais ne recevoir aucune proposition sérieuse, parce que les hommes de sa génération hésitent, calculent, reculent, partent ou se sentent incapables d’assumer. Un jeune homme sérieux peut aimer sincèrement mais se taire, parce qu’il sait que son salaire ne couvrira pas les dépenses d’un foyer. Alors les sentiments existent, mais ils restent suspendus. Les rencontres existent, mais elles ne débouchent pas. Les familles s’inquiètent, les voisins commentent, les réseaux sociaux amplifient les frustrations, et chacun finit par croire que son cas est individuel, alors qu’il s’agit d’un phénomène collectif.

Le plus grave est peut-être là : nous avons transformé un problème national en série de drames privés. On dit à la fille d’être patiente. On dit au garçon d’être courageux. On dit aux parents de ne pas se mêler. On dit aux professionnels des événements de s’adapter. On dit à l’État que ce n’est pas son affaire. Mais lorsque l’économie bloque le social, lorsque le social alourdit le psychologique, lorsque le psychologique se transforme en découragement général, l’État ne peut pas rester spectateur. La famille n’est pas une affaire secondaire. Elle est l’un des piliers invisibles de la stabilité du pays.

 

Un secteur festif qui devient un baromètre social

Les professionnels des événements le sentent avant les autres. Les salles de fêtes, les traiteurs, les décorateurs, les photographes, les musiciens, les coiffeuses, les maquilleuses, les loueurs de robes, les artisans, les fleuristes, les pâtissiers, les transporteurs, tout un écosystème vit autour du mariage. Quand les cérémonies diminuent, ce n’est pas seulement une tradition qui s’efface, c’est une chaîne économique qui tremble. On croit parfois que la fête est un luxe. Mais dans notre pays, la fête est aussi un emploi, un savoir-faire, une saison de travail, une circulation d’argent entre petites entreprises et familles.

Bien sûr, il ne faut pas défendre l’excès pour l’excès. Il y a eu, dans nos pratiques, des dépenses inutiles, des compétitions absurdes, des mariages transformés en vitrines sociales, des familles endettées pour impressionner des invités qui oublient tout le lendemain. Il faut avoir le courage de le dire : certaines dépenses doivent être réduites, certaines habitudes doivent être simplifiées, certains rituels doivent retrouver leur sens. Le mariage ne doit pas devenir une foire de prestige où l’on mesure l’amour au nombre de plats, de robes ou de caméras. Mais la solution ne peut pas être la disparition progressive du mariage. La solution doit être un retour à la mesure, à la dignité, à l’aide intelligente.

C’est pourquoi la question mérite un débat public. Nous ne pouvons pas nous contenter de constater que les jeunes se marient moins, que les naissances reculent, que les divorces augmentent, que les compétences partent, que les familles s’inquiètent, que les métiers de l’événementiel souffrent. Tout cela forme une même toile. Tirer un fil, c’est faire bouger l’ensemble. Le mariage n’est pas uniquement un acte privé entre deux personnes, il est aussi un signal de confiance dans l’avenir. Quand ce signal faiblit, il faut se demander ce que le pays a cessé de promettre à sa jeunesse.

 

Un crédit mariage pour rouvrir l’horizon

C’est dans cet esprit que je romps l’omerta et que j’ose proposer une idée simple : un emprunt ou crédit mariage encadré, raisonnable, accessible, avec une aisance réelle dans le remboursement. Il ne s’agit pas d’encourager les dépenses folles ni de pousser les jeunes à s’endetter pour une nuit de fête. Il s’agit d’accompagner un projet de vie. Un crédit mariage pourrait être conçu comme un crédit social, plafonné, transparent, réservé aux couples qui construisent effectivement un foyer, avec une période de grâce, un taux préférentiel, un remboursement long et léger, et pourquoi pas une bonification partielle de l’État pour les revenus modestes et moyens.

Ce crédit ne devrait pas financer la vanité, il devrait financer l’installation : le logement, les meubles essentiels, les frais administratifs, une cérémonie raisonnable, les premiers équipements du foyer. Les banques pourraient y participer, mais l’État devrait en garantir une partie, car l’enjeu dépasse la rentabilité bancaire. On aide parfois les entreprises parce qu’elles créent de l’emploi. Pourquoi ne pas aider les foyers qui créent de la stabilité ? On finance des secteurs économiques parce qu’ils portent la croissance. Pourquoi ne pas soutenir l’union familiale lorsqu’elle porte la cohésion sociale ?

Pour éviter les abus, il faudrait des règles claires. Le montant doit être plafonné. Le remboursement doit être compatible avec le revenu du couple. Les dépenses éligibles doivent être précisées. Les fournisseurs doivent être déclarés, afin que l’argent circule dans l’économie formelle. Les couples doivent être protégés contre le surendettement. Et surtout, il faut accompagner ce crédit d’une réforme culturelle : apprendre à organiser des mariages beaux, dignes, sobres, sans humiliation financière. Le bonheur a un prix, oui, mais ce prix ne doit pas devenir une punition.

On dira peut-être que l’État a d’autres priorités. C’est vrai. Mais une nation qui ne regarde plus sa jeunesse fonder des foyers avec confiance doit s’interroger sur ses priorités profondes. Le mariage n’est pas une simple fête du samedi soir. Il est un acte de foi dans demain. Il dit qu’un homme et une femme acceptent de construire, malgré l’incertitude. Il dit que les familles continuent de croire à la transmission. Il dit qu’un pays reste habitable, non seulement pour travailler, mais pour aimer, élever des enfants, vieillir entouré.

Nous devons donc sortir de la gêne. Parler du mariage, ce n’est pas être passéiste. Défendre la famille, ce n’est pas nier la liberté individuelle. Proposer un crédit mariage, ce n’est pas acheter le bonheur, c’est reconnaître que le bonheur a besoin d’un minimum de conditions matérielles pour ne pas s’épuiser avant même de commencer. La Tunisie a toujours su inventer des compromis entre tradition et modernité. Elle doit aujourd’hui inventer une politique familiale adaptée à son temps, respectueuse des jeunes, consciente des réalités économiques, mais assez courageuse pour dire que le célibat subi, la précarité affective et la peur de fonder une famille ne sont pas des détails.

Le péril en la demeure n’est pas seulement que les jeunes ne se marient plus. Le péril est que nous nous habituions à cette situation, que nous la commentions avec fatalisme, que nous la rangions parmi les choses normales du temps présent. Rien n’est normal lorsqu’une société cesse progressivement d’offrir à ses enfants les moyens de construire une maison, au sens matériel comme au sens moral. Il est encore temps d’agir. Il est encore temps de simplifier les rites, de soutenir les couples, de protéger les métiers liés au mariage, de retenir les compétences, de donner aux jeunes une raison de rester et de bâtir. Une société qui aide ses enfants à se marier ne finance pas seulement une cérémonie. Elle investit dans sa propre continuité.



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La SONEDE alerte sur des perturbations temporaires de l’alimentation en eau

La Société nationale d’exploitation et de distribution des eaux (SONEDE) a annoncé, samedi, des perturbations et des coupures de l’approvisionnement en eau potable dans les zones en hauteur de Mohammedia (gouvernorat de Ben Arous), ainsi que dans les délégations de Jebel Oust et Bir Mcherga (gouvernorat de Zaghouan), à partir de la soirée du 4 juillet, en raison d’une panne soudaine survenue à la station de pompage de Mohammedia.

Dans un communiqué, la SONEDE a précisé que la distribution reprendra progressivement à partir de la mi-journée du dimanche 5 juillet.

L’entreprise publique a également fait état de perturbations dans la distribution de l’eau dans les gouvernorats de Sousse, Monastir et Mahdia, en raison de la hausse de la consommation durant la saison estivale et de l’achèvement des essais de la station de dessalement d’eau de mer de Sousse.

La SONEDE a indiqué qu’un système de coupures nocturnes quotidiennes sera appliqué de minuit à 5 heures du matin à compter du dimanche 5 juillet, jusqu’au rétablissement de la stabilité de l’approvisionnement et à l’amélioration de l’équilibre hydrique dans la région.

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Des journalistes tunisiens entre passion et profession : une cartographie de Mohamed Mamoun Abassi

Des journalistes tunisiens entre passion et profession : une cartographie de Mohamed Mamoun AbassiDevient-on journaliste par vocation dès la prime jeunesse, où suite à une orientation universitaire vers l’Institut de Presse, puis une opportunité d’embauche? Cette question souvent partout posée trouve un début de réponse dans un livre intitulé « Talents tunisiens multiples dans l’univers de la presse, 1956 – 2026), publié par Mohamed Mamoun Abassi, aux éditions Sakli. Ni annuaire, ni trombinoscope, mais un recueil de parcours, une restitution de carrière… Le journalisme mène à tout, a-t-on coutume de dire. Les biographies publiés nous en édifient. L’essentiel, c’est que le talent, nécessairement au cœur de la passion, s’affine par la formation ...

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Point de presse du directeur du Festival International de Hammamet : le programme, l’affiche, les ventes en ligne

 Le festival international d’Hammamet aura lieu du  11 juillet au 13 août 2026. Il fêtera Hammamet cet été sa 60ème édition anniversaire. Le public pourra profiter des rendez-vous nocturnes, autour de la musique du monde, de la danse et du théâtre, a souligné Néjib Kesraoui, directeur du festival international d’Hammamet lors d’un point de presse organisé vendredi 3 juillet au centre culturel d’Hammamet « Depuis 1964, le FIH n’a cessé de briller et porte toujours aussi bien sa touche internationale, en attirant des artistes des quatre coins du monde, et qui arborent différents genres musicaux comme le Jazz, le Blues, le Fado, le Rock Alternatif, la musique africaine, le Tarab, les sonorités cubaines ou électroniques, en passant par l’arabe contemporain et les projets inédits. 32 spectacles sont programmés, avec une pléiade d’artistes venus de 12 pays : la Tunisie, le Liban, la Palestine, les USA, le Mali, l’Espagne, le Portugal, Cuba, la Turquie, le Maroc, l’Algérie et l’Italie. Une programmation éclectique a été minutieusement établie. Elle s’ouvre sur une sélection accrue d’artistes à succès.Fidèle à sa tradition, le FIH s’ouvrira avec la création théâtrale tunisienne « Les Fugueuses » de Wafa Taboubi et se clôturera le 13 août avec Sofia Sadok lors de la journée de la femme tunisienne. C’est une manifestation culturelle mais aussi touristique qui boostera toute une économie locale voire nationale» dit-il 

Plusieurs spectacles affichent sold-out !

Le  festival international d’Hammamet draine un public habitué à un programme bien spécifique et juste sur mesure… Des artistes du monde entier viennent enchanter un public qui cherche la diversité et l’originalité. Les artistes tunisiens, toute génération confondue, s’appliquent à présenter leurs spectacles et concerts avec bonheur. Néjib Kasraoui est revenu sur  l’organisation et la programmation au complet de l’édition 60 Il s’agit d’une occasion annuelle et estivale attendue qui vise à renouer avec le public distingué de la ville de Hammamet.. Multidisciplinaire et riche culturellement, le programme est inclusif, diversifié et varié, avec une considération importante pour les nouveautés artistiques qui rythment la scène tunisienne.  Ce festival est avant tout un lieu de rencontres magiques : rencontres d’âmes venues de rivages lointains, dialogues entre générations passionnées, toutes animées par la conviction que le théâtre, la musique, la danse et les arts vivants sont des langages universels, des portes ouvertes sur la diversité, des miroirs de l’âme humaine. Au programme, précise Néjib Kasraoui : 32 spectacles dont 13 tunisiens, 11 arabes, 7  internationaux et un spectacle marocain-tunisien. Cet évènement annuel brille par son ouverture mondiale sur le monde arabe et occidentale.La vente des billets se fait exclusivement via le site officiel du festival. Un grand engouement malgré les prix élevés de certains spectacles qui ont beaucoup fait parler sur les réseaux.  Plusieurs  spectacles sont vendus en ligne en trois heures et affichent sold-out. Les organisateurs ont laissé éclater leur joie : « Un grand  engouement… C’est juste incroyable » disait le directeur du festival qui appelle le public à éviter tout recours au marché parallèle, avertissant que toute personne impliquée dans la vente ou l’achat de billets hors du circuit officiel s’expose à des poursuites judiciaires, conformément à la législation en vigueur.

Affiche de la 60éme édition : Palette et ambiance

 

A propos de l’affiche de cette 60éme édition contestée sur les réseaux sociaux, , Néjib Kesraoui a indiqué que son ambition n’a jamais été de représenter le festival de manière illustrative ou figurative, mais de proposer une abstraction visuelle et graphique de son « âme ». « Nous avons  choisi une palette de couleurs intenses, contrastées, presque électrisantes : rouge, bleu, vert, jaune, fuchsia… Ces teintes expriment la diversité des formes artistiques et leur vitalité. Le fond bleu nuit vient équilibrer cet éclat. Il ancre la composition dans l’atmosphère propre au festival : celle des représentations en plein air, sous un ciel nocturne. Ce bleu, profond et enveloppant, agit comme une respiration visuelle qui met en valeur le mouvement et la lumière.La forme abstraite peut s’adapter, se déplacer, se recomposer : elle incarne un lien vivant, une circulation d’énergies, un espace de rencontre plutôt qu’un cadre figé.Les formes, les cercles, les couleurs ont été conçus pour être animés, transformés, réutilisés sur divers supports : déclinaisons pour chaque spectacle, visuels numériques, objets promotionnels, formats vidéo ou signalétique. Cette flexibilité assure une cohérence d’ensemble tout en permettant au visuel de s’adresser à différents publics, dans différents contextes. C’est une identité qui respire, qui s’adapte, qui vit. Une identité visuelle, à la fois contemporaine et fluide, qui symbolise le festival dans ce qu’il a de plus essentiel : ce lien vibrant qu’il construit entre les artistes, les spectateurs, et la ville de Hammamet.

                                     Kamel Bouaouina

Photos Berrazagua

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Mondial 2026 : la France s’impose face au Paraguay et défiera le Maroc en quarts

L’équipe ⁠de France ​s’est imposée ​dans la douleur samedi face ‌au ‌Paraguay (1-0) ‌grâce à un penalty de Kylian Mbappé pour ⁠rejoindre les quarts de finale de ​la Coupe du monde de football.

Les ⁠Bleus défieront le Maroc, jeudi à ⁠Boston (21h00 HT), pour une place dans le dernier carré.

Longtemps frustrée par une équipe paraguayenne rugueuse et regroupée ​dans son camp, la France a eu besoin ‌d’un penalty provoqué par Désiré Doué et transformé ⁠par Kylian ‌Mbappé (70e) pour percer le verrou adverse.

Le capitaine tricolore a rejoint Lionel Messi au sommet du classement des buteurs de ‌cette 23e édition ⁠du Mondial avec un septième but. Il compte ‌désormais 19 réalisations en Coupe du monde, à une ‌longueur ⁠du record détenu par l’Argentin.

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Météo : prévisions du dimanche 5 juillet 2026

Temps peu nuageux sur la plupart des régions. Ces nuages seront plus denses sur le Centre-ouest, selon les prévisions de l’Institut National de la Météorologie (INM). Vent de secteur Nord-ouest sur le Nord et le Centre et de secteur est sur le Sud. Il soufflera relativement fort près des côtes et modéré sur le reste des régions. La mer sera agitée à localement très agitée. Les températures seront comprises entre 20 et 25 degrés dans le Nord et sur les hauteurs et entre 26 et 30 degrés dans le reste des régions.

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L’éditorial de Hédi Mechri: Les deux visages de la Tunisie 

Hasard de calendrier ou signe prémonitoire : la lueur d’espoir qui apparaît dans le ciel assombri du pays. Une fois de plus, l’école, le collège, le lycée et l’université volent au secours de l’humeur nationale tombée à son plus bas niveau. Ils rétablissent notre fierté et notre dignité abîmées, bafouées dans l’arène des compétitions économiques et sportives. Pour combien de temps encore ?, sommes-nous tentés de dire. Ils effacent un effroyable sentiment de honte nationale en raison de la débâcle, du naufrage collectif de notre onze national, relégué au plus bas de la hiérarchie de la compétition mondiale de football 2026. Ce n’est pas tant la défaite sur toute la ligne et l’humiliation qui font le plus mal que notre impuissance, résignation et insignifiance ; bref, ce que nous sommes devenus sans qu’on y prenne garde. La déprime aura été de courte durée, ce qui n’exonère nullement les auteurs de cette faillite sportive et morale. Elle s’est vite dissipée par la vague de joie suscitée par les résultats rassurants de notre système éducatif, impressionnant par sa capacité de résilience. Ces performances mettent du baume aux cœurs attristés, meurtris de tout un pays qui n’en finit pas de souffrir, rongé, miné qu’il est par des frustrations au quotidien, par les rancœurs, l’indignation et une colère sourde qui n’est jamais d’un bon présage.

La vitalité, la crédibilité et la notoriété de notre système d’enseignement – tous cycles confondus – tranchent avec la morosité, le recul, la décadence et souvent le naufrage de l’économie, des finances publiques, de la culture et du sport qui ont connu leur heure de gloire par le passé avant de sombrer au fond des abîmes. Ces théâtres d’activités éminemment stratégiques sont devenus, sans être les seuls, un lieu de passage et de transit de la médiocrité institutionnalisée. L’inconstance, l’inconsistance, l’approximation et l’improvisation tiennent lieu de mode de gestion avec son cortège d’erreurs, d’échecs, de découplages et de décrochages. Les déboires de la Fédération tunisienne de football – et pas qu’elle seule – en sont une parfaite illustration. L’ennui, c’est que les déconvenues, l’amateurisme, l’arrogance et l’opportunisme de ses dirigeants laissent de marbre le ministère des Sports. Il ne paraît pas s’en offusquer ou s’en indigner, pas plus qu’il ne semble s’alarmer de l’état de décomposition et de délabrement des infrastructures sportives, quand elles existent encore, alors qu’il est partie prenante de la cohésion sociale et de l’image de la Tunisie dans le monde.

Le naufrage, comme jamais dans l’histoire de l’équipe nationale de football, est loin d’être un phénomène ou une tragédie isolés. Il est symptomatique d’une dérive et d’un mal dont la banalisation ne choque plus personne. Ce triste épisode en dit long sur la dilution et la dislocation du pouvoir de décision. L’exception tunisienne n’est plus tout à fait ce qu’elle était. Elle a changé, par certains endroits, de signes et de direction. Reste que dans cette chronique de déclin annoncé, le pays conserve, paradoxalement, quelques îlots d’excellence, là où se propagent, se développent le savoir et la connaissance sous toutes leurs formes : individuelles, collectives et artificielles, là où la conscience nationale prend toute sa résonance.

 

« L’inconstance, l’inconsistance, l’approximation et l’improvisation tiennent lieu de mode de gestion avec son cortège d’erreurs, d’échecs, de découplages et de décrochages. Les déboires de la Fédération tunisienne de football – et pas qu’elle seule – en sont une parfaite illustration ».

 

L’école républicaine, le collège, le lycée et l’université n’ont pas été contaminés, tant s’en faut, par des intrus venus de nulle part à la seule fin de se donner un statut et de profiter de privilèges indus. L’univers sacré de la connaissance et du savoir n’obéit qu’à ses propres règles, ses valeurs et ses exigences. Il est protégé par une digue institutionnelle formée par la chaîne des dirigeants, issus du corps professoral, par les enseignants et par les étudiants, un mélange inaltérable d’exigence professionnelle et de valeurs morales. L’enseignement, sous toutes ses formes, ne serait pas ce qu’il est s’il se détournait ou s’éloignait de sa mission originelle fondée sur la seule notion de mérite. Autant dire l’excellence sinon rien.

Il y a certes beaucoup à dire sur la place, l’état de santé et la relative dégradation de l’infrastructure éducative et des conditions de travail du corps enseignant. L’enseignement public, colonne vertébrale de l’enseignement national, n’a pas échappé aux coups de rabot de l’austérité. Il a été à son tour impacté par les contraintes et les arbitrages budgétaires sous l’effet des difficultés financières, de l’ampleur des déficits budgétaires et des faibles marges de manœuvre des pouvoirs publics. Rarement les moyens financiers et humains mis à sa disposition auront été à ce point inférieurs et en net décalage par rapport à l’explosion de ses besoins notamment en matière de R&D. Qu’il y ait chaque année pas loin de 100.000 élèves qui quittent prématurément le système pour se retrouver sur le bas-côté de la route n’est pas à l’honneur du pays et n’est pas un bon signe. Cela n’enlève rien au mérite des institutions qui brillent de mille feux dans la galaxie de l’enseignement national.

Dans les disciplines pointues de l’ingéniorat, des nouvelles technologies, de la médecine et des sciences pures, le pays tient son rang, progresse et ne manque pas d’impressionner. Ce qui lui vaut d’ailleurs d’indéniables reconnaissances mondiales. Qui ne sont pas sans le vider de ses génies en herbe qui sont sollicités en Europe, au Moyen-Orient et partout dans le monde. Notre vœu est que ces centres d’excellence : lycées pilotes, écoles d’ingénieurs, facultés de sciences et de médecine se multiplient et se généralisent et tirent vers le haut l’ensemble du système d’enseignement. L’exception doit devenir la règle. On voudrait aussi qu’ils s’ouvrent aux disciplines sportives de haut niveau pour faire surgir des athlètes de standards mondiaux. Le sport individuel ou collectif revisité par l’IA, devenu principal levier et vecteur de soft power, participe à la notoriété et à la croissance économique du pays. Il est à la diplomatie économique ce que le carburant est au moteur de véhicule.

 

Dans les disciplines pointues de l’ingéniorat, des nouvelles technologies, de la médecine et des sciences pures, le pays tient son rang, progresse et ne manque pas d’impressionner. Ce qui lui vaut d’ailleurs d’indéniables reconnaissances mondiales.

 

Les réussites scolaires et universitaires font oublier le mal-être, les tracasseries des gens et leur combat au quotidien pour une vie décente, digne et meilleure que ce qu’elle a été ces 15 dernières années. On ne dira jamais assez combien elles furent abîmées et dégradées par la montée de l’inflation, du chômage, de la médiocratie et l’aggravation de la fracture sociale et régionale. Les nouvelles qui nous parviennent du front de la compétition scolaire et universitaire font l’effet d’une bouffée d’oxygène, d’air frais, à l’annonce d’un été qui s’annonce très chaud à plus d’un titre. Sans quoi, l’amertume causée par la débâcle et l’incurie des dirigeants de la FTF aura été beaucoup plus grande.

Des trois grands défis auxquels s’expose le pays, l’enseignement supérieur, tout comme l’eau et l’électricité, tient le haut du pavé. Il est à la fois notre bouée de sauvetage et notre assurance-vie, car c’est de notre capital humain qu’il s’agit. Il remet en ces temps troubles, difficiles et imprévisibles le pendule à l’heure. Il efface la honte qui s’est emparée du pays face au spectacle cauchemardesque de la sélection nationale et lui restitue sa dignité et son honneur bafoués par les turpitudes de la FTF. Qui a largement franchi le degré zéro de la gouvernance, fût-ce a minima, de la décence et de la dignité humaine.

Cet édito est paru sur le numéro 948 du magazine L’Economiste maghrébin du 1er au 15 juillet 2026.

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