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Trois réformes urgentes avant fin 2026, selon l’IACE

L’Institut arabe des chefs d’entreprise (IACE) appelle le gouvernement à adopter, d’ici fin 2026, au moins trois réformes économiques prioritaires parmi les seize chantiers en cours. Il recommande également la création d’une cellule de pilotage rattachée à la cheffe du gouvernement afin d’assurer le suivi des réformes selon un calendrier précis.

Dans une note intitulée « Cartographie des principaux codes économiques en attente de réforme en Tunisie », l’IACE estime que le retard législatif freine la croissance et l’investissement. Il identifie comme priorités la réforme du Code des changes, du cadre des énergies renouvelables et du Code de l’investissement, alors que les IDE et le taux d’investissement continuent de reculer.

L’Institut considère que le principal blocage se situe au niveau de l’Exécutif, plusieurs projets de loi étant finalisés mais toujours non transmis au Parlement. Il déplore également l’absence d’une gouvernance unifiée des réformes, estimant qu’une meilleure coordination est indispensable pour accélérer la modernisation de l’économie tunisienne.

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Gafsa–Tébessa : le partenariat tuniso-algérien change d’échelle

Le Forum tuniso-algérien sur l’investissement et le commerce bilatéral entre le gouvernorat de Gafsa (Tunisie) et la région de Tébessa (Algérie) a abouti à la conclusion de nombreuses ententes et l’annonce de projets stratégiques pour le développement des zones frontalières, a fait savoir l’Agence de promotion de l’industrie et de l’innovation (APII).

Pendant deux jours, les 24 et 25 juin 2026, environ 180 rencontres bilatérales (B2B) ont réuni des acteurs économiques des deux pays, autour de secteurs clés tels que l’industrie, les mines, la construction, l’agriculture, les services, la formation et l’artisanat. Ces échanges ont permis la conclusion de 35 accords préliminaires pour de futurs partenariats entre les entreprises tunisiennes et algériennes.

Ce forum a également été l’occasion de promouvoir 7 grands projets dans le secteur des matériaux de construction dans l’objectif d’attirer des investisseurs des deux pays pour dynamiser l’économie des régions frontalières et créer de nouvelles opportunités d’emploi.

Les acteurs économiques participants à ce forum ont, par ailleurs, convenu de mettre en place un mécanisme conjoint de coordination et de suivi, pour transformer ces intentions en réalités économiques. Ce dispositif sera chargé d’accompagner les porteurs de projets et de faciliter la mise en œuvre des ententes conclues.

D’après l’APII, un mémorandum d’entente issu de ces travaux sera prochainement soumis aux autorités compétentes des deux pays pour adoption finale et mise en application, afin de concrétiser la volonté commune de la Tunisie et de l’Algérie de renforcer leur intégration économique.

Avec TAP

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Plan 2026-2030 : Iheb Ben Salem défend un équilibre entre ambition et réalisme

Dans une interview exclusive accordée à L’Économiste Maghrébin, Iheb Ben Salem, consultant en transformation et développement durable, revient sur le Plan de développement 2026-2030 actuellement examiné à l’Assemblée des représentants du peuple. Il en détaille les mécanismes de sélection des projets, les objectifs implicites, ainsi que les contraintes financières susceptibles d’en limiter la réalisation intégrale.

Selon le consultant, les documents et informations qui circulent actuellement indiquent que les conseils locaux, régionaux et de district seront associés au choix des projets à mettre en œuvre. Cette contribution territoriale demeure toutefois subordonnée aux politiques publiques du pays : les choix opérés à ces différentes échelles devront rester cohérents avec les priorités définies au niveau national.

M. Ben Salem souligne cependant une lacune importante dans le dispositif actuel : l’absence de règles d’arbitrage clairement établies. Une fois connues de tous, celles-ci devraient selon lui faire l’objet d’un consensus, afin d’éviter les tensions sociales susceptibles de naître du choix de certains projets plutôt que d’autres. Il précise au passage que le plan comporte plus de 21 000 projets et ne pourra être mis en œuvre dans son intégralité, en raison des capacités financières, humaines et techniques limitées du pays, mais aussi de la conjoncture internationale, susceptible d’imposer des réaménagements.

Il appelle par ailleurs à une vigilance particulière dans la sélection des projets, qui doit répondre à une logique d’intégration territoriale plutôt qu’à des choix sporadiques dictés par des priorités individuelles, en plaidant pour une analyse concertée permettant de faire converger les différentes échelles de décision autour de priorités communes.

Deux objectifs implicites : contenir les disparités et inverser la tendance

M. Ben Salem identifie deux objectifs qu’il juge implicites à ce texte de planification. Le premier consiste à garantir qu’à l’horizon 2030, l’écart de développement entre les régions ne s’élargisse pas, avec pour ambition, dans le meilleur des cas, une légère réduction de cet écart. Le second porte sur l’indicateur de développement global du pays, mesuré depuis 2000 : les relevés successifs de 2012, 2015, 2018, 2021 et 2024 font apparaître, selon lui, une tendance générale à la régression, quelque peu freinée entre 2021 et 2024. L’objectif du programme serait ainsi d’enrayer cette régression et de relancer une progression positive de l’indicateur national.

La transformation administrative érigée en priorité

Autre élément de lecture mis en avant par le consultant : pour la première fois, un tel document érige la transformation des capacités administratives et des services publics au rang de priorité à part entière, aucun déploiement effectif n’étant, selon lui, envisageable sans une action publique efficace.

Interrogé sur la faisabilité de ces objectifs et sur les moyens disponibles pour les atteindre, Iheb Ben Salem se montre mesuré : il doute que l’ensemble du programme puisse être concrétisé, les ambitions affichées lui paraissant élevées au regard des capacités réelles du pays. Il rappelle toutefois qu’un plan de développement n’est pas un document figé mais s’inscrit dans une action continue, si bien qu’il est courant qu’une partie des projets soit reportée à l’étape suivante.

Notre invité avance qu’aucun chiffre officiel n’a été communiqué concernant le coût global du plan, les estimations circulant évoquant toutefois un montant dépassant 100 milliards de dinars. Il situe la capacité annuelle de mobilisation en investissement public autour de 7 à 8 milliards de dinars, soit près de 35 milliards de dinars sur l’ensemble de la période, et considère que parvenir à consommer cette enveloppe dans des projets à effet concret et efficace constituerait déjà un objectif raisonnable.

Vers une révision des modes d’exécution

Notre interlocuteur juge nécessaire que le programme conserve des visées élevées, seules à même de transformer durablement les réalités du pays, tout en gardant une juste mesure des ressources disponibles. La capacité d’exécution ne dépend en effet pas uniquement du volet budgétaire, si déterminant soit-il, mais aussi de la complexité de la situation nationale, des capacités humaines, techniques et logistiques des administrations chargées de la mise en œuvre, ainsi que de l’aptitude du secteur privé à exécuter les travaux demandés : un tissu économique dont il pointe justement la fragilité financière.

Cette fragilité appellerait selon lui une révision des modes de déploiement des projets et d’attribution des marchés publics, au profit d’enveloppes plus réduites, mieux adaptées aux capacités réelles des entreprises. L’objectif serait ainsi d’exécuter le maximum de projets possible selon les ressources disponibles, en privilégiant ceux qui restent cohérents avec les priorités nationales et les besoins exprimés à l’échelle locale, et qui produisent un effet perceptible pour le citoyen. Un tel signal serait, selon Iheb Ben Salem, de nature à renforcer la confiance dans la capacité de l’État à se transformer et à encourager l’engagement citoyen dans l’action publique, servant ainsi de catalyseur pour le programme suivant.

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TRE et tourisme : les devises continuent d’affluer, un premier semestre record pour la Tunisie

Les transferts des Tunisiens résidant à l’étranger (TRE) et les recettes touristiques confirment leur statut de piliers de l’économie tunisienne. À la fin du premier semestre 2026, ces deux sources de devises ont généré près de 7,8 milliards de dinars,…

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Héla Ben Hassine : Inférieur à 5 % du PIB, l’enjeu n’est plus le niveau mais l’efficacité de l’investissement public

Alors que la préparation du budget de l’État relance le débat sur les priorités économiques, l’investissement public reste au cœur des interrogations. Pour L’Économiste Maghrébin, Héla Ben Hassine, maître de conférences en sciences économiques, dresse un constat sans concession : la Tunisie investit insuffisamment, mais surtout de manière inefficace. Une double faiblesse qui pèse lourdement sur la croissance, la compétitivité et le développement régional.

Un investissement public en recul depuis plus de quinze ans

Pour Héla Ben Hassine, l’investissement public constitue bien plus qu’une simple dépense budgétaire. Il représente « le principal levier permettant de renforcer durablement la capacité productive de l’économie », à travers la construction ou la modernisation des infrastructures, des établissements de santé, des écoles, des réseaux d’eau, de transport, d’énergie ou encore des infrastructures numériques.

Or, en Tunisie, son poids dans les finances publiques ne cesse de diminuer.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes :

  • La part de l’investissement public dans les dépenses de l’État est passée de 16,9 % en moyenne avant 2011 à 15,8 % aujourd’hui ;
  • Rapporté au PIB, il représente environ 5 %, contre près de 7 % dans les pays émergents comparables.

Pour l’économiste, cette évolution traduit un choix budgétaire préoccupant.

« Face aux contraintes budgétaires, l’investissement public est devenu la principale variable d’ajustement, alors même qu’il devrait constituer l’un des principaux moteurs de la croissance de long terme. »

L’augmentation de la dette publique, des dépenses salariales, des subventions et du service de la dette absorbe désormais une part croissante des ressources de l’État, reléguant les dépenses d’investissement au second plan.

« Sacrifier l’investissement aujourd’hui, c’est compromettre la croissance de demain »

Selon Héla Ben Hassine, réduire les investissements peut sembler une solution de court terme, mais cette stratégie engendre un coût économique considérable. « En sacrifiant l’investissement aujourd’hui, on compromet la croissance, la compétitivité et les recettes fiscales de demain ».

L’universitaire estime ainsi que la Tunisie n’investit pas suffisamment au regard de ses besoins de développement. Mais, insiste-t-elle, la question n’est pas uniquement quantitative. « Le véritable enjeu est de concilier quantité et qualité. Augmenter les crédits d’investissement est nécessaire, mais cela ne produira les effets attendus que si les projets sont correctement sélectionnés, bien préparés et exécutés dans les délais ».

Le FMI pointe un problème d’exécution, pas seulement de moyens

S’appuyant sur le rapport Public Investment Management Assessment (PIMA) du FMI, l’universaire souligne un paradoxe : la Tunisie dispose d’un cadre institutionnel relativement solide, parfois comparable, voire supérieur, à celui de plusieurs pays émergents. En revanche, les difficultés apparaissent au niveau de la mise en œuvre.

Le diagnostic du FMI met notamment en évidence :

  • Une programmation pluriannuelle insuffisante ;
  • Des évaluations ex ante limitées ;
  • Des critères de sélection des projets perfectibles ;
  • Un suivi insuffisant des actifs publics ;
  • Une gestion encore fragile des partenariats public-privé.

Pour Ben Hassine, le défi consiste donc à transformer chaque dinar investi en infrastructures de qualité et en croissance durable.

Quels secteurs doivent être prioritaires ?

Plutôt que d’opposer les différents domaines d’investissement, Héla Ben Hassine plaide pour une hiérarchisation fondée sur leur impact économique.

Les infrastructures économiques arrivent en tête des priorités :

  • transport ;
  • logistique ;
  • énergie ;
  • eau ;
  • infrastructures numériques.

Ces investissements permettent de réduire les coûts de production, d’améliorer la compétitivité des entreprises et d’accroître l’attractivité du territoire pour les investisseurs privés, en particulier dans les régions de l’intérieur.

Elle insiste également sur l’importance de préserver les investissements dans le capital humain. « L’éducation, la santé et la formation améliorent durablement la productivité, favorisent l’innovation et soutiennent une croissance plus inclusive ».

Un lien direct entre recul de l’investissement et ralentissement de la croissance

Pour Héla Ben Hassine, la corrélation entre investissement public et performances économiques ne fait aucun doute.

Depuis 2011 :

  • L’investissement public est resté autour de 5 % du PIB ;
  • Sa contribution à la croissance s’est nettement amoindrie ;
  • Sa volatilité a plus que doublé.

Conséquence : la croissance économique a ralenti, le PIB est devenu plus instable et l’accumulation du capital public s’est essoufflée. « Moins l’État investit dans les infrastructures productives, moins le secteur privé peut produire efficacement. L’investissement public n’est pas une dépense : c’est un investissement dans la croissance future ».

Un levier pour l’emploi, les régions et la cohésion sociale

Au-delà de son impact macroéconomique, l’investissement public constitue également un puissant outil de développement territorial. Chaque projet d’infrastructure génère des emplois directs dans le bâtiment et les travaux publics, mais aussi des emplois indirects chez les fournisseurs, les transporteurs et les PME locales.

Les investissements dans la santé, l’éducation, le numérique et/ou la transition écologique créent quant à eux des emplois plus qualifiés. Ils permettent également de réduire les disparités régionales.

En améliorant les routes, les réseaux d’eau, l’électricité, les infrastructures numériques, les hôpitaux et les établissements scolaires dans les régions de l’intérieur, l’État favorise ensuite l’installation d’investisseurs privés. « Un dinar investi dans une route ou un hôpital ne produit pas seulement des infrastructures ; il produit aussi davantage d’emplois, plus d’investissements privés et davantage de cohésion sociale ».

Le vrai problème : l’efficacité de la dépense publique

Pour l’universitaire, le diagnostic est clair : le principal défi réside aujourd’hui dans l’efficacité de l’investissement public.

Elle rappelle que :

  • L’écart d’efficience est estimé à près de 14 % par rapport aux meilleures pratiques internationales ;
  • L’ICOR (ratio investissement/croissance) est passé de 1,6 sur longue période à près de 2,9 entre 2012 et 2015, signe qu’il faut désormais beaucoup plus d’investissements pour générer une même unité de croissance.

Autrement dit, chaque dinar investi produit aujourd’hui moins de richesse qu’auparavant. Cette contre-performance s’explique notamment par :

  • Une sélection insuffisante des projets ;
  • Des retards d’exécution ;
  • Des évaluations préalables limitées ;
  • Une programmation budgétaire incomplète ;
  • Des procédures administratives lourdes ;
  • Un suivi insuffisant des résultats.

« La Tunisie possède souvent de bonnes règles sur le papier, mais leur mise en œuvre reste insuffisante », résume-t-elle.

Investir malgré une dette élevée ? Oui, à certaines conditions

La dette publique ne doit pas, selon Héla Ben Hassine, conduire à sacrifier systématiquement l’investissement. Pour ce faire, elle distingue clairement deux types d’endettement :

  • La « bonne dette », qui finance des infrastructures productives génératrices de croissance et de recettes fiscales ;
  • La « mauvaise dette », destinée à couvrir des dépenses courantes ou des déficits récurrents sans effet sur le potentiel économique.

À ses yeux, réduire l’investissement pour contenir la dette serait contre-productif. « Une stratégie reposant uniquement sur la réduction de l’investissement risque d’enfermer la Tunisie dans une trappe de faible croissance, rendant paradoxalement la dette encore plus difficile à stabiliser ».

Sa conclusion est sans équivoque : la soutenabilité de la dette dépend autant de la qualité des investissements financés que de leur volume. Autrement dit, « le véritable défi de la Tunisie n’est pas seulement d’investir davantage ; il est surtout de mieux investir ».

 

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Paris Builders Show 2026 : l’innovation du bâtiment couronnée à la Cité du Cinéma (Paris)

Révélés en avant-première lors d’un press-dating à la Cité du Cinéma, les lauréats des Innovation Awards 2026 illustrent la montée en puissance des solutions durables, technologiques et esthétiques dans le secteur du bâtiment. Parmi 278 candidatures, 38 innovations ont été distinguées, confirmant le rôle du Paris Builders Show comme vitrine stratégique des grandes mutations de la filière.

Les jurys des Innovation Awards du Paris Builders Show ont dévoilé leur palmarès en distinguant 38 lauréats parmi 110 produits et solutions nommés, eux-mêmes issus de 278 candidatures. Cette annonce, faite le 2 juillet 2026  lors d’un press-dating à la Cité du Cinéma ( Saint Denis) met en lumière le dynamisme et la maturité des innovations portées par les acteurs du bâtiment.

Dans un contexte marqué par les défis climatiques, technologiques et sociétaux, cette édition 2026 confirme l’engagement croissant de la filière en faveur de solutions plus durables et performantes. La qualité particulièrement élevée des dossiers a rendu les arbitrages complexes, conduisant les jurys à attribuer, dans certaines catégories, des prix ex æquo et des coups de cœur.

Dix catégories pour refléter la diversité de l’innovation

Organisée autour de dix catégories  dont une nouvelle dédiée à la protection solaire,  la sélection couvre un large spectre d’expertises  Construction Tech®, décarbonation, génie climatique, équipements de chantier ou encore Interior & Design.

La cérémonie officielle de remise des trophées se tiendra le 28 septembre 2026 à Paris Expo Porte de Versailles, en ouverture de BATIMAT. Les visiteurs pourront ensuite découvrir l’ensemble des innovations primées grâce à un dispositif digital immersif déployé sur les pavillons (bornes interactives, pitchs vidéo, fiches détaillées).

Menuiserie & Façade : performance, design et bas carbone

Or :TECHNAL, RE-NOUVELER LA FAÇADE : une solution de rénovation qui conserve l’ossature existante, réduisant coûts, délais et empreinte carbone tout en maintenant des performances équivalentes au neuf.

Argent : K- LINE, fenêtres bas carbone : une nouvelle génération de menuiseries aluminium intégrant 80 % de matière recyclée, sans compromis sur les performances ni le design.

Bronze : Futurol, Bloc’Lam : un brise-soleil orientable prémonté facilitant la pose et optimisant le confort thermique et lumineux.

Bronze : Geplast, FoKus® 2 : un coffre de volet roulant éco-conçu, intégrant 85 % de matières recyclées et pensé pour une installation rapide.

Bronze : Bel’M, porte ALVAR : une porte aluminium innovante favorisant la ventilation naturelle et le confort thermique en période de chaleur.

Coup de cœur : Groupe Millet, ultiM : un coulissant aluminium minimaliste, démontable et recyclable, alliant esthétique contemporaine et éco-conception.

Protection solaire : vers des façades intelligentes et actives

Or :  KE France, Quad : un store revisité qui transforme les éléments techniques en signature esthétique, tout en améliorant le confort thermique.

Argent :  Ehret GmbH, SolarSlide : un volet coulissant photovoltaïque combinant production d’énergie, protection solaire et valorisation architecturale.

Bronze : Renson, Topfix Large : une solution textile pour grandes surfaces vitrées, régulant efficacement les apports solaires sans sacrifier la lumière naturelle.

Coup de cœur : Bandalux, Z-Box XXL : un store extérieur pour très grandes dimensions, conciliant confort thermique, visuel et performance technique.

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Emprunt intérieur : le gouvernement face au défi de l’équilibre entre Trésor et crédit privé

Comment continuer à financer l’État sans étrangler le crédit aux entreprises ? C’est en substance la question posée mardi dernier au siège du ministère des Finances, lorsque Méchket Slama Khaldi a réuni les dirigeants des principaux établissements bancaires du pays. Au cœur des échanges : la place grandissante prise par l’emprunt intérieur dans le financement des dépenses publiques et le risque que cette dynamique fasse peser sur le financement de l’économie réelle.

La cheffe du département des Finances a demandé aux banques et institutions financières de maintenir leur mobilisation en faveur du Trésor, en participant aux prochaines émissions de bons prévues jusqu’à la fin de l’année, sans toutefois s’écarter des règles prudentielles ni des seuils de solidité financière qui encadrent leur activité. En réponse, selon un communiqué diffusé par le ministère, les représentants du secteur ont confirmé leur volonté d’accompagner l’État dans la préservation des équilibres financiers du pays.

Un exercice d’équilibriste, soulignent les experts

Contacté par l’agence TAP, l’analyste financier Arbi Ben Bouhali, spécialiste de la gestion d’actifs, situe cette rencontre dans une stratégie plus large : celle d’un exécutif cherchant à sécuriser davantage de souscriptions aux titres publics pour couvrir ses besoins des prochains mois. Alors que les marges de manœuvre en matière de financement restent étroites et que les dépenses de l’État continuent de progresser.

Il rappelle que cette initiative intervient peu après une autre réunion, entre le gouverneur de la Banque centrale de Tunisie et les patrons des banques commerciales, au cours de laquelle il avait au contraire plaidé pour davantage de crédits vers le secteur privé, jugés indispensables à l’investissement et à la croissance. Les banques se retrouvent ainsi tiraillées entre deux priorités difficilement conciliables : soutenir les finances de l’État et continuer d’irriguer le tissu économique.

Un déficit chronique nourri par plusieurs facteurs

D’après l’expert, ces tensions budgétaires trouvent leur origine dans plusieurs éléments cumulés : un déficit qui perdure depuis des années, une facture de subventions – énergie et produits de base – toujours plus lourde, et des rentrées fiscales insuffisantes, conséquence directe du poids de l’économie informelle, évaluée à près de 40 % de l’activité nationale. Ce phénomène priverait, selon ses calculs, le budget de l’État d’environ 12 milliards de dinars de recettes fiscales chaque année.

Sur le financement monétaire, il relève que la Banque centrale a injecté environ 25 milliards de dinars dans l’économie sur les trois dernières années, au rythme de 7 milliards, puis 7 milliards, puis 11 milliards, afin de répondre aux besoins de l’État. Une pratique que plusieurs institutions financières internationales ont régulièrement critiquée, y voyant un facteur de risque inflationniste.

Des banques déjà sous tension

Le secteur bancaire commercial n’aborde pas cette période dans une position confortable. M. Ben Bouhali souligne qu’il a déjà consenti plus de 33 milliards de dinars de financements à l’État sur la seule année 2025, tout en portant un stock de créances douteuses avoisinant les 19 milliards de dinars, soit 16 % de l’encours total des crédits. À cela s’ajoute une masse de liquidités estimée à 28 milliards de dinars circulant en dehors du circuit bancaire formel.

L’expert estime donc que si les liquidités disponibles continuent d’être massivement absorbées par les bons du Trésor, les banques verront leur capacité à prêter aux entreprises privées se réduire davantage – un mécanisme que les économistes désignent sous le terme d’« effet d’éviction ». Les conséquences pourraient se traduire par un ralentissement de l’investissement, de la production, et in fine de la création d’emplois.

La piste des réformes structurelles

Face à ce constat, Arbi Ben Bouhali estime que seules des réformes de fond permettraient de desserrer cet étau : maîtrise des dépenses publiques, révision du système de subventions, élargissement de l’assiette fiscale et intégration progressive de l’économie parallèle dans le circuit formel. Ces chantiers, précise-t-il, sont la condition pour alléger le recours de l’État à l’emprunt intérieur et redonner aux banques une marge de manœuvre en faveur du financement des entreprises.

En attendant, le gouvernement poursuit la mobilisation des ressources nécessaires à l’exécution de son budget, tandis qu’investisseurs et acteurs bancaires observent avec attention l’évolution de la politique budgétaire dans les mois à venir. Et ce, dans un climat marqué par des difficultés économiques persistantes à l’échelle nationale et une conjoncture internationale toujours incertaine.

Au final, l’enjeu central reste le même : trouver le point d’équilibre entre les impératifs de financement du Trésor et la préservation du financement de l’économie réelle.

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Oman recrute des talents tunisiens : des offres en télétravail à partir de 3000 dollars

L’Agence tunisienne de coopération technique (ATCT) a annoncé l’ouverture des candidatures destinées aux compétences tunisiennes spécialisées dans les technologies de l’information et de la communication ainsi que dans l’intelligence artificielle, en vue d’exercer à distance au profit d’institutions relevant du Sultanat d’Oman.

Selon un communiqué publié sur son site officiel, cette offre concerne plusieurs profils hautement qualifiés dans des domaines technologiques de pointe. Parmi les postes proposés figurent notamment celui de développeur en intelligence d’affaires (BI / SAS Developer), d’architecte senior en infrastructure d’intelligence artificielle (Sr. AI Infrastructure Architect), de développeur ETL, ainsi que des ingénieurs et responsables des systèmes de support aux entreprises et aux opérations (BSS & ESS). Les opportunités s’étendent également à la gestion de projets (Project Manager) et à l’architecture de plateformes cloud, notamment le poste de Senior OpenShift Platform Architect.

Les conditions financières proposées sont particulièrement attractives, avec un salaire mensuel de départ estimé à 3 000 dollars américains, soit environ 8 700 dinars tunisiens. Les candidats retenus auront la possibilité de travailler à distance depuis leur lieu de résidence en Tunisie, sans obligation de mobilité.

Les postulants doivent être titulaires d’une licence ou du diplôme national d’ingénieur dans la spécialité requise, justifier d’une expérience professionnelle en adéquation avec le poste visé, et ne pas dépasser l’âge limite fixé à 55 ans.

L’ATCT précise que la date limite de dépôt des candidatures est fixée au 6 juillet 2026. Les intéressés sont invités à consulter les fiches de poste détaillées et à remplir les formulaires de candidature via le site officiel de l’agence.

L’agence souligne par ailleurs que, dans le cas où le nombre de candidatures dépasserait les postes disponibles, la date et l’heure de soumission du dossier seront prises en compte comme critères essentiels lors de la phase de présélection.

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Afrique : appel à intégrer le climat dans les politiques de prévention au travail

Face à la multiplication des sécheresses, inondations et vagues de chaleur qui fragilisent le continent, le professeur béninois de médecine du travail, Dr Paul Ayelo, plaide pour une intégration urgente des enjeux climatiques dans les politiques de santé et sécurité au travail (SST) en Afrique. Il s’exprimait lors de la première édition du Forum africain des innovations en santé, sécurité et bien-être au travail (AFRISST), qui se tient à Ouagadougou au Burkina Faso les 2, 3 et 4 juillet.

D’emblée, le spécialiste de l’université d’Abomey-Calavi a remis en question la durabilité des modèles de prévention actuels, rapporte lefaso.net. « Je ne sais pas si la prévention est vraiment durable », a-t-il lancé, soulignant l’impérieuse nécessité de considérer le climat comme un déterminant majeur des risques professionnels. Pour lui, il n’est plus possible de concevoir un environnement de travail sain sans tenir compte des transformations profondes de l’écosystème.

Le Dr Ayelo a illustré son propos par des exemples concrets : stress hydrique menaçant les activités agro-pastorales, prolifération de maladies vectorielles (paludisme) liée à l’humidité, ou encore érosion côtière détruisant les  infrastructures et les zones habitées. Il a appelé à une évaluation rigoureuse des risques climatiques, à leur classement et à une planification stratégique de l’adaptation, en intégrant les notions de vulnérabilité, de résilience et de genre.

Toujours selon le site burkinabé, l’intervention du chercheur a suscité de vives réactions, à commencer par celle du Dr Sounkalo Djibo, consultant, qui a alerté sur la pénibilité de la chaleur en milieu industriel ; ou bien celle de la consultante Sylvie Rolande Zongo qui a lancé un cri du cœur sur la disparition d’espèces végétales utiles, plaidant pour une approche plus responsable des politiques de reboisement. De son côté, le Pr Cyriaque Paré, enseignant-chercheur à l’INSS, a mis en garde contre l’écart entre les discours et les actions concrètes des États africains.

In fine, le Dr Ayelo a insisté sur une idée-force : une prévention véritablement durable exige une refonte profonde des politiques publiques et privées. Dans un contexte africain particulièrement vulnérable, cette transformation est non seulement une exigence stratégique mais elle est aussi un impératif de survie.

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Land’Or : Poulina Holding entre dans la phase finale de la due diligence en vue d’une offre engageante

Le processus d’audit et de due diligence mené par Poulina Holding dans le cadre de son projet d’acquisition de la totalité de la participation du fonds Maghreb Private Equity Fund IV LLC dans le capital de Land’Or est entré dans sa phase finale. C’est ce que révèle une mise au point publiée à la demande du Conseil du Marché Financier (CMF).

Poulina Group Holding a indiqué que le processus d’audit et de due diligence relatif à son projet d’acquisition de la totalité de la participation détenue par le fonds Maghreb Private Equity Fund IV LLC dans le capital de Land’Or est actuellement en phase finale.

La société précise que, sous réserve de conclusions favorables de cette étape, elle passera à la deuxième phase de l’opération, consistant à formuler une offre engageante.

Cette mise au point a été publiée à la demande du Conseil du Marché Financier (CMF), dans le cadre du suivi de cette opération.

Poulina Group Holding a également affirmé qu’elle tiendra le marché financier informé de l’évolution du projet d’acquisition.

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États-Unis : l’emploi cale, le chômage recule

L’économie américaine a connu une forte baisse de la création d’emplois au début de l’été, même si le taux de chômage des États-Unis a légèrement diminué.

Plus précisément, les créations d’emplois non agricoles aux États-Unis ont augmenté de 57 000 en juin, un rythme qui ralentit fortement par rapport aux 129 000 créées en mai. Ce chiffre est également largement inférieur aux prévisions des analystes, dont l’estimation consensuelle dans une enquête Dow Jones tablait sur 115 000 emplois supplémentaires.

Il s’agit également du premier ralentissement après trois mois de tendance à la hausse, même s’il ne semble pas signaler un changement significatif de la situation du marché du travail. Les économistes estiment que l’économie américaine doit créer jusqu’à 50 000 emplois par mois pour compenser la croissance de la population en âge de travailler.

Dans le même temps, le taux de chômage a légèrement diminué en juin pour s’établir à 4,2 % (contre 4,3 %), bien que cela soit largement dû à la baisse du taux de participation à la population active (qui a diminué de 0,3 point de pourcentage pour atteindre 61,5 %).

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Jean-Philippe Guillon : du changement de perspective au bâtiment en mouvement

À l’heure où le bâtiment traverse une zone de fortes turbulences, entre crise immobilière, recul des investissements et accélération technologique, le Paris Builders Show 2026 veut s’imposer comme un événement de facilitateur de rencontres  autant que de projection. Nouveau nom,  nouvelles catégories et montée en puissance de l’innovation, le directeur de Paris Builders Show Jean-Philippe Guillon détaille les évolutions de cette édition qui reste toujours porteuse de solutions. Interview: 

Quelle spécificité caractérise l’édition 2026 du Paris Builders Show par rapport au Mondial du Bâtiment 2024, il y a deux ans ?

Jean-Philippe Guillon : D’abord, vous venez de le dire, cela s’appelle désormais Paris Builders Show et non plus Mondial du Bâtiment. C’est une évolution importante, sur laquelle nous reviendrons pour expliquer ce qui la motive. Le deuxième grand marqueur, c’est l’intégration du forum RenoDays, dédié à la rénovation du bâtiment, qui était jusqu’ici organisé en alternance avec l’ancien Mondial du Bâtiment, aux côtés de Batimat, Interclima et Idéobain.

Autre nouveauté plus visible : les évolutions liées à la disponibilité des halls et aux travaux à la Porte de Versailles. Les halls 2 et 3, où se tenaient Idéobain et Interclima, sont en travaux. Nous avons donc récupéré les trois étages du hall 7, ce qui nous a conduit à repenser l’organisation générale de l’événement.

Enfin, entre 2024 et 2026, le marché s’est fortement dégradé, et la filière souffre. C’est une réalité que nous ne pouvons pas ignorer. Nous sommes dans une situation européenne très compliquée, que ce soit dans la construction, l’immobilier, le coût des matériaux, la capacité d’investissement des ménages ou encore le niveau d’endettement des différents pays. Malgré cela, nous restons un événement européen, même si notre zone d’influence est très méditerranéenne, puisqu’elle va de la France au Portugal, jusqu’à la Turquie, en passant par les pays du Maghreb, où les projets existent et la dynamique de développement est bonne.

En outre, il y a aussi une évolution générationnelle : certains partent à la retraite, mais ils ne sont pas remplacés. Il y a donc un vrai problème de main-d’œuvre et de compétences. Et  c’est aussi ce qui rend notre responsabilité encore plus forte. Les salons comme le nôtre sont là pour soutenir et accompagner une filière. Nous sommes souvent décrits comme des facilitateurs de rencontres. Notre objectif est de participer à la relance si nécessaire et au développement dans le meilleur des cas. C’est toute l’ambition de 2026 par rapport à 2024.

Quelle est la thématique de cette édition ?

Comme à chaque édition, nous avons une grande thématique. En 2024, c’était “changer de perspective”. Cette année, c’est “le bâtiment en mouvement”.

Pourquoi ce choix ?

Parce que nous considérons que l’essentiel existe déjà, qu’il n’est plus forcément nécessaire de réinventer la roue, mais qu’il va falloir faire des choix. Des choix qui iront dans le sens de l’histoire, des enjeux environnementaux, sociétaux et de compétitivité.
Nous allons accompagner cette dynamique par du contenu, avec plus de 100 conférences supplémentaires par rapport à l’édition précédente. Nous avons aussi 20% de dossiers d’innovation en plus pour notre concours, par rapport à 2024.

Il y a également un volet important autour de la protection solaire, ce qui constitue une autre spécificité de cette édition. Pourquoi avoir créé une catégorie dédiée à la protection solaire ?

Tout à fait. Quand nous avons intégré Equipbaie à Batimat en 2024, Equipbaie était auparavant un salon autonome, organisé en alternance. Les acteurs de la menuiserie, et notamment ceux de la protection solaire, n’étaient plus en capacité de porter chaque année un grand événement. L’industrie évolue, et les moyens de communication sont aujourd’hui répartis entre le physique et le digital. Il était donc nécessaire de faire grandir ce segment au sein de Batimat. Cela représente un rôle supplémentaire par rapport à avant.

Dans le concours des Awards, il y a tellement d’acteurs dans l’univers Equipbaie qu’une seule catégorie devenait disproportionnée par rapport aux autres. Il fallait donc en créer deux. Nous avons choisi de scinder les solutions entre, d’un côté, la protection solaire, les vérandas et les produits associés, et de l’autre, la menuiserie plus classique, le verre, la fenêtre, et l’ensemble des solutions liées.
Par ailleurs, les candidatures innovantes sont de plus en plus nombreuses dans la protection solaire, en raison des besoins d’adaptation liés au confort d’été, au réchauffement climatique et à la protection UV. C’est l’un des secteurs les plus dynamiques et les plus innovants, parce que la demande est bien là et qu’elle ne cessera pas de croître.

Quelles sont les nouveautés en matière d’innovations et de volume de candidatures par rapport à 2024 ?

Nous avons reçu 278 dossiers pour les Awards, soit plus de 20% de croissance par rapport à 2024. Ce n’est pas anodin. Nous sommes passés, grosso modo, d’environ 220 à presque 280 dossiers. C’est une bonne nouvelle, et même un signal rassurant, car une filière qui souffre s’en sort par l’innovation. Le fait d’avoir davantage d’innovations présentées est donc de bon augure pour la suite.
Les catégories ont un peu évolué, c’est vrai, mais nous avons surtout cherché à coller à la réalité des segments et à la cohérence du nombre de dossiers déposés par secteur. Nous gardons toujours des catégories liées aux grands univers du bâtiment : gros œuvre, menuiserie, tech, décarbonation, génie climatique, génie climatique tertiaire, salle de bains, etc. Cela représente toujours une dizaine de catégories.

Qu’est-ce qui a évolué dans la nature même des innovations ?

La typologie des innovations a changé. Pendant longtemps, il s’agissait surtout d’innovations produits. Aujourd’hui, nous continuons à voir beaucoup de matériaux, puisque nous restons un événement du matériau et du matériel, mais nous observons aussi de plus en plus de solutions digitales et d’offres de services dans des segments où nous n’en avions pas forcément l’habitude auparavant.
Cela montre aussi une évolution de la société : on passe de l’utilisation à l’utilité, du produit vers sa finalité. Ce n’est pas propre à notre secteur, on le voit aussi dans l’automobile. Aujourd’hui, on achète davantage un service qu’un bien strictement matériel.
C’est donc une évolution de la consommation, qui se reflète dans ce que nous sommes capables d’offrir en matière d’innovation.

Comment cette évolution se traduit-elle aujourd’hui du point de vue du consommateur ou du client ?

La logique de calcul des coûts a elle aussi profondément évolué. Aujourd’hui, on ne peut plus faire l’impasse sur des critères comme l’impact environnemental, la circularité, les modalités d’acheminement, les coûts de production ou encore le prix des matières premières. Et la liste est loin d’être exhaustive, sans même parler de l’outil productif lui-même.

Par ailleurs, l’industrialisation de la construction, avec le développement du hors-site, vient désormais compléter ou accompagner la fabrication sur site. Cela traduit une transformation globale du secteur. Nous la retrouvons dans les dossiers déposés, dans les solutions proposées, et probablement aussi dans les récompenses attribuées, car notre perception de ce qui est réellement utile a elle aussi évolué.

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