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De Singapour à Riyad : Hazem Ben Gacem pilote la montée en puissance de BlueFiveSidra

Al Murjan Group et le fonds d’investissement  BlueFive Capital, basée aux Émirats arabes unis, ont finalisé l’échange transfrontalier de participations qui formalise leur partenariat d’investissement conforme à la charia, et procèdent au rebranding de l’entité combinée sous le nom de BlueFiveSidra, selon un communiqué de presse rendu publié par BlueFive Capital le 1er juillet 2026.

Cette opération, a vu BlueFive prendre une participation significative dans Sidra Capital, le gestionnaire d’actifs islamiques basé à Djeddah appartenant à Al Murjan, tandis qu’Al Murjan a acquis une participation importante dans BlueFive786, la branche d’investissement conforme à la charia de BlueFive basée à Singapour.

La plateforme combinée vise à développer des produits d’investissement conformes à la charia, notamment des dispositifs de retraite et d’épargne , à travers le Conseil de coopération du Golfe (CCG) et l’Asie du Sud-Est, avec un accent particulier sur l’Indonésie, la Malaisie, le Bangladesh, Brunei et Singapour.

L’ensemble représente une taille significative : BlueFive Capital gère environ 15 milliards de dollars, tandis que le portefeuille élargi de BlueFiveSidra atteint 3,8 milliards de dollars.

Sur le plan de la gouvernance, le fondateur et directeur général de BlueFive Capital, le Tunisien Hazem Ben-Gacem, présidera les comités d’investissement et exécutif de BlueFiveSidra après la finalisation de la transaction. BlueFive ouvrira un bureau à Riyad afin de travailler aux côtés de Sidra Capital pour la gestion et l’exécution des investissements en Arabie saoudite.

L’année a déjà été particulièrement active pour BlueFive Capital. Le fonds a déployé ses capitaux à un rythme soutenu, prenant des participations dans une société de leasing automobile, soutenant la start-up de livraison autonome CargoX, réalisant le plus important investissement du consortium ayant acquis la participation de Porsche dans Bugatti, clôturant un fonds multi-milliardaire dédié aux investissements technologiques aux États-Unis et en Europe, et prenant des participations dans Gulf General Insurance, cotée à la bourse de Tadawul, ainsi que dans la société de mobilité Massar Solutions.

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Rage animale : la Tunisie se dote bientôt d’un référentiel national unique

La Direction Générale des Services Vétérinaires (DGSV) a annoncé, hier mercredi, l’adoption imminente du tout premier Guide national des procédures de lutte contre la rage animale.

D’après la DGSV, ce référentiel unique, au centre d’une session nationale de formation ouverte le 1er juillet 2026, vise à unifier l’ensemble des interventions sanitaires, techniques et administratives pour l’éradication de cette maladie sur tout le territoire national.

« Élaboré selon les normes scientifiques internationales les plus récentes », selon la DGSV, ce guide constitue désormais la référence officielle pour les services vétérinaires centraux et régionaux. Il a pour mission principale d’harmoniser les méthodologies d’intervention sur le terrain, garantissant ainsi une réponse coordonnée et efficace face aux cas suspects et aux foyers de contamination.

Mise en œuvre dans le cadre du projet dans le cadre du projet Pandemic Fund « Soutenir la Tunisie dans la mise en œuvre de la prévention, de la préparation et de la réponse aux pandémies », cette initiative s’inscrit dans le cadre de l’approche « Une seule santé (One Health) » de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), qui reconnaît le lien étroit entre la santé humaine, animale et environnementale.

La session de formation organisée avec l’appui de la FAO, réunit des vétérinaires de l’administration centrale, des commissariats régionaux de développement agricole ainsi que du Centre national de veille zoosanitaire en tunisie.

Le programme de formation s’articule autour de plusieurs axes clés à savoir la révision des protocoles épidémiologiques et physiopathologiques, l’application du cadre législatif et réglementaire en vigueur et la gestion administrative et sanitaire des alertes. Des exercices de simulation et des travaux pratiques sont également prévus pour tester la réactivité des services sur le terrain.

D’après l’Organisation mondiale de la santé, la rage demeure une préoccupation majeure de santé publique en Tunisie. Face à une recrudescence des cas en 2024 (466 cas), ayant entraîné 10 décès humains, les autorités nationales ont renforcé et intensifié les activités de lutte contre la rage en 2024 et 2025. Ces actions ont conduit à une réduction significative de la mortalité, celle-ci étant passée à deux décès en 2025. Les chiens restent la principale espèce touchée avec 67 % des cas, suivis par les ruminants (16 %), les chats (9 %) et les équidés (7 %).

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Vers une Tunisie 100% énergie renouvelable : réalité ou utopie ?

Par Zouhaïr BEN AMOR (Universitaire)

La question de la transition énergétique en Tunisie dépasse aujourd’hui le cadre d’un simple débat technique. Elle touche directement à la souveraineté du pays, à sa stabilité économique et à sa capacité à s’adapter aux bouleversements climatiques mondiaux. Dans un contexte où la planète entière accélère sa mutation vers des systèmes énergétiques décarbonés, la Tunisie se trouve face à une équation complexe : comment réduire une dépendance encore forte aux énergies fossiles tout en exploitant un potentiel naturel exceptionnel en solaire et en éolien?

L’idée d’une Tunisie alimentée à 100% par des énergies renouvelables suscite autant d’enthousiasme que de scepticisme. Enthousiasme, car le pays bénéficie d’un ensoleillement parmi les plus élevés du bassin méditerranéen, estimé entre 2.800 et 3.200 heures par an selon les régions. Scepticisme, car la réalité énergétique actuelle reste dominée par le gaz naturel, qui représente plus de 90% de la production électrique nationale, dont une part importante est importée. Entre ces deux extrêmes, la transition s’impose comme un chemin long, exigeant et progressif.

Une dépendance énergétique structurelle lourde à transformer

La Tunisie consomme chaque année environ 8 à 10 millions de tonnes équivalent pétrole (TEP), dont une part importante est couverte par des importations énergétiques. Cette dépendance dépasse parfois 50% de la consommation nationale, selon les années et la production locale de gaz. Cette situation fragilise directement l’économie nationale, notamment à travers la pression sur les réserves en devises.

La production d’électricité repose majoritairement sur le gaz naturel, avec une contribution marginale des énergies renouvelables qui reste encore inférieure à 10-12% du mix électrique, malgré les objectifs officiels plus ambitieux fixés pour la prochaine décennie. Cette lente progression montre l’écart entre les stratégies annoncées et leur mise en œuvre réelle.

Le coût énergétique constitue également un fardeau important. Les subventions publiques à l’énergie représentent plusieurs centaines de millions de dinars par an, ce qui limite la capacité de l’État à investir massivement dans les infrastructures vertes. Ainsi, la transition énergétique ne peut être dissociée de la question plus large de la réforme économique.

Un potentiel solaire et éolien parmi les plus élevés de la région

La Tunisie possède pourtant un avantage naturel indéniable. Le potentiel solaire exploitable est estimé à plus de 60.000 MW, alors que la capacité installée actuelle reste largement inférieure, autour de quelques centaines de mégawatts seulement. Cela signifie que moins de 5% du potentiel solaire est aujourd’hui exploité, ce qui révèle un écart considérable entre ressources disponibles et valorisation réelle.

Dans certaines régions du Sud tunisien, l’irradiation solaire dépasse les 2.200 kWh/m²/an, un niveau comparable à certaines zones du désert du Sahara considérées comme idéales pour les mégaprojets solaires. Par ailleurs, le potentiel éolien est également significatif, notamment dans le Nord-Ouest et le Sud du pays, avec des vitesses moyennes de vent dépassant 7 m/s dans certaines zones favorables.

Des projets comme les centrales solaires de Tozeur ou les parcs éoliens de Bizerte et de Sidi Daoud montrent que la transition est techniquement possible. Cependant, leur capacité cumulée reste encore insuffisante pour transformer profondément le mix énergétique national.

Les freins économiques, techniques et institutionnels

Malgré ce potentiel, plusieurs obstacles ralentissent fortement la transition. Le premier est économique. Les investissements nécessaires pour atteindre une transition énergétique significative sont estimés à plusieurs milliards de dollars sur les prochaines décennies. À titre d’exemple, le développement d’un parc solaire de 1 GW peut nécessiter entre 800 millions et 1,2 milliard de dollars, selon la technologie utilisée.

Le deuxième frein est technique. L’intermittence des énergies renouvelables impose la mise en place de systèmes de stockage avancés. Or, les capacités de stockage en Tunisie restent encore limitées, ce qui oblige à maintenir une forte dépendance aux centrales thermiques pour stabiliser le réseau électrique.

Le troisième frein est institutionnel. Les procédures administratives, la complexité des autorisations et le manque de coordination entre les acteurs publics et privés ralentissent l’exécution des projets. Même si des réformes ont été engagées, le rythme de mise en œuvre reste inférieur aux besoins réels de la transition.

Enfin, le réseau électrique national nécessite une modernisation importante. Les pertes techniques et non techniques peuvent atteindre jusqu’à 15% de l’électricité produite, ce qui représente un gaspillage significatif et réduit l’efficacité globale du système énergétique.

Vers une transition progressive plutôt qu’une rupture totale

Face à ces contraintes, l’idée d’une Tunisie 100% énergie renouvelable à court terme apparaît difficilement réalisable. Aucun pays au monde n’a encore atteint une indépendance totale en énergies fossiles à grande échelle, même parmi les nations les plus avancées dans ce domaine.

Cependant, la Tunisie peut viser un objectif plus réaliste et stratégique : atteindre une part de 35 à 40% d’énergies renouvelables dans le mix électrique d’ici à 2035, comme le suggèrent certaines stratégies nationales. Une telle évolution permettrait déjà une réduction significative des émissions de CO₂ et de la dépendance énergétique extérieure.

La transition doit également s’accompagner d’une transformation des usages. Le secteur du transport, par exemple, représente près de 30% de la consommation énergétique finale, et constitue donc un levier majeur de décarbonation. Le développement des véhicules électriques, encore marginal aujourd’hui, pourrait jouer un rôle clé dans cette évolution.

Sur le plan économique, la transition énergétique représente aussi une opportunité de création d’emplois. Selon certaines estimations internationales, chaque mégawatt installé dans les énergies renouvelables génère entre 5 et 10 emplois directs et indirects, ce qui pourrait dynamiser le marché du travail tunisien.

Ainsi, la question initiale -réalité ou utopie- trouve une réponse nuancée. Une Tunisie 100% renouvelable dans un avenir proche reste un objectif extrêmement ambitieux. Mais une Tunisie en transition rapide, exploitant progressivement son potentiel solaire et éolien, est non seulement possible, mais nécessaire.

La véritable question n’est donc peut-être pas de savoir si cet objectif est atteignable immédiatement, mais plutôt de déterminer à quelle vitesse la Tunisie est prête à transformer son modèle énergétique. Car dans ce domaine, le retard n’est pas seulement technique, il est aussi stratégique, économique et environnemental.

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Les salles de sport en plein essor : simple effet de mode ou véritable changement de mode de vie ?

Pendant longtemps, les salles de sport étaient principalement fréquentées par des passionnés de musculation ou des sportifs confirmés. Aujourd’hui, leur public s’est considérablement diversifié. Étudiants, cadres, retraités, femmes au foyer ou encore adolescents franchissent désormais les portes des clubs de fitness avec des objectifs très variés. Certains souhaitent perdre du poids, d’autres améliorer leur condition physique, réduire leur stress ou simplement adopter un mode de vie plus sain. Cette évolution s’observe également en Tunisie, où de nombreuses salles ouvrent leurs portes chaque année et où les abonnements connaissent une demande croissante. Cette popularité traduit-elle un simple phénomène de mode ou annonce-t-elle un changement durable des habitudes de vie ?

Une nouvelle culture du bien-être

La pratique sportive n’est plus seulement associée à la recherche d’un physique parfait. Depuis plusieurs années, les professionnels de la santé rappellent les nombreux bénéfices d’une activité physique régulière sur l’organisme. Le sport contribue à prévenir les maladies cardiovasculaires, le diabète, l’obésité et certaines pathologies chroniques. Il améliore également le sommeil, réduit le stress, diminue les symptômes de l’anxiété et favorise une meilleure santé mentale. Cette prise de conscience s’est largement diffusée grâce aux campagnes de prévention, aux réseaux sociaux et à la multiplication des contenus consacrés au bien-être. Les coachs sportifs, les nutritionnistes et les médecins insistent désormais davantage sur l’importance d’intégrer l’exercice physique dans le quotidien plutôt que de rechercher uniquement des performances sportives ou esthétiques. En Tunisie, cette évolution est particulièrement visible chez les jeunes actifs, souvent confrontés à un mode de vie sédentaire marqué par de longues heures passées devant un ordinateur. Après une journée de travail, la salle de sport apparaît comme un moyen de se défouler, de retrouver de l’énergie et de préserver sa santé.

Des salles qui se réinventent pour séduire un public plus large

Face à cette demande croissante, les salles de sport ont profondément transformé leur offre. Les établissements ne proposent plus uniquement des appareils de musculation. Les cours collectifs occupent désormais une place centrale avec des disciplines variées comme le yoga, le Pilates, le cycling, le CrossFit, la danse fitness, les entraînements fonctionnels ou encore les séances de renforcement musculaire adaptées à tous les niveaux. Certaines salles vont plus loin en proposant un accompagnement global. Bilans corporels, programmes nutritionnels, coaching personnalisé, applications mobiles de suivi des performances et espaces de récupération permettent aux adhérents de bénéficier d’un encadrement complet. Les femmes représentent aujourd’hui une part importante de cette clientèle. Beaucoup recherchent un environnement rassurant où elles peuvent pratiquer une activité physique adaptée à leurs objectifs, qu’il s’agisse de remise en forme, de tonification musculaire ou simplement de bien-être. Plusieurs établissements proposent d’ailleurs des espaces réservés aux femmes ou des cours spécialement conçus pour elles.

Les réseaux sociaux, moteur de motivation mais aussi de pression

Impossible d’évoquer le succès des salles de sport sans parler de l’influence des réseaux sociaux. Ces derniers regorgent de vidéos d’entraînement, de conseils nutritionnels et de transformations physiques spectaculaires. Les influenceurs spécialisés dans le fitness partagent quotidiennement leurs séances et encouragent leurs abonnés à adopter un mode de vie plus actif. Cette visibilité contribue incontestablement à démocratiser la pratique sportive. Beaucoup de personnes franchissent le pas après avoir découvert des exercices accessibles ou des témoignages inspirants. Les salles de sport elles-mêmes utilisent les réseaux sociaux pour présenter leurs installations, promouvoir leurs offres ou mettre en avant les réussites de leurs adhérents. Cependant, cette exposition permanente peut aussi générer une certaine pression. Les images de corps parfaitement sculptés ou les défis sportifs parfois irréalistes peuvent décourager certaines personnes qui comparent leurs résultats à ceux affichés en ligne. Les spécialistes rappellent pourtant que chaque individu évolue à son propre rythme et que la priorité reste la santé plutôt que la recherche d’un idéal esthétique.

Une pratique qui résiste malgré les contraintes économiques

Le contexte économique actuel pourrait laisser penser que les dépenses consacrées au sport seraient les premières à être supprimées du budget des ménages. Pourtant, de nombreux adhérents choisissent de maintenir leur abonnement malgré l’augmentation du coût de la vie. Cette fidélité s’explique en partie par le fait que la salle de sport est désormais perçue comme un investissement dans la santé plutôt qu’une simple activité de loisirs. Beaucoup considèrent qu’une activité physique régulière permet de prévenir certains problèmes médicaux et d’améliorer durablement leur qualité de vie. Les établissements se sont également adaptés en proposant des abonnements plus flexibles, des forfaits mensuels ou encore des promotions saisonnières afin de toucher un public plus large. Cette diversification de l’offre contribue à maintenir l’attractivité du secteur malgré les difficultés économiques.

Un changement qui semble s’installer durablement

Si certaines personnes s’inscrivent encore dans les salles de sport par effet de mode ou à l’approche de l’été, la tendance générale semble beaucoup plus profonde. Les habitudes évoluent progressivement vers une meilleure prise en compte de la santé physique et mentale. Le sport s’intègre désormais dans le quotidien au même titre qu’une alimentation équilibrée ou qu’un sommeil de qualité. Les entreprises encouragent également cette évolution en mettant en place des programmes de bien-être pour leurs salariés, tandis que les professionnels de santé recommandent de plus en plus souvent une activité physique régulière comme complément aux traitements médicaux.

En Tunisie, cette dynamique devrait continuer à se développer avec l’arrivée de nouveaux concepts, l’ouverture de salles plus spécialisées et l’intérêt grandissant des jeunes générations pour le bien-être. Le défi sera désormais de rendre cette pratique accessible au plus grand nombre, notamment dans les régions où les infrastructures restent insuffisantes. L’essor actuel des salles de sport ne semble donc pas être un simple phénomène passager. Il reflète une évolution plus profonde des mentalités, où prendre soin de sa santé devient une priorité. Si l’esthétique continue de motiver une partie des pratiquants, elle n’est plus la seule raison qui pousse les Tunisiens à enfiler leurs baskets. La recherche d’un meilleur équilibre de vie, d’une meilleure condition physique et d’un bien-être durable apparaît désormais comme le véritable moteur de cette transformation. Si cette dynamique se confirme dans les années à venir, les salles de sport pourraient devenir, au même titre que les centres de santé ou les espaces culturels, des lieux incontournables du quotidien.

Leila SELMI

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Une interconnexion électrique de 770 millions d’euros entre l’Italie et la Tunisie entre en phase décisive

Un contrat d’environ 770 millions d’euros vient d’être attribué à Hitachi Energy pour construire les stations de conversion du projet Elmed, la première interconnexion électrique directe entre la Tunisie et l’Italie. Cette étape marque un tournant: le processus d’approvisionnement est désormais bouclé pour ce câble sous-marin stratégique reliant l’Europe et l’Afrique du Nord.

Le projet est porté conjointement par Terna, gestionnaire du réseau électrique italien dirigé par Pasqualino Monti, et par la STEG. Il s’agit d’une infrastructure HVDC (courant continu haute tension) de nouvelle génération, pensée pour transporter jusqu’à 600 MW sur environ 220 km, dont une grande partie sous la Méditerranée, à des profondeurs pouvant atteindre 800 mètres dans le détroit de Sicile.

Dans les faits, deux stations de conversion seront construites: l’une à Partanna en Sicile, l’autre à Mlaabi (région de Menzel Temime) en Tunisie. Elles seront réalisées avec la participation de D’Agostino Costruzioni Generali SpA côté italien et Orascom Construction SAE côté tunisien, notamment pour les travaux de génie civil et les installations techniques.

Au-delà de l’infrastructure, Elmed s’inscrit dans une stratégie beaucoup plus large: renforcer les échanges énergétiques euro-méditerranéens et accélérer l’intégration des réseaux électriques. Le projet est présenté comme un levier clé pour faciliter l’absorption des énergies renouvelables et sécuriser les approvisionnements dans un contexte de transition énergétique mondiale.

Financièrement, le chantier global de l’interconnexion est estimé à 1,42 milliard d’euros, dont 307 millions d’euros financés par la Commission européenne via le mécanisme pour l’interconnexion en Europe, géré par CINEA. C’est une première: l’Union européenne finance ici une infrastructure reliant directement un État membre à un pays tiers. Le projet bénéficie aussi du soutien d’institutions comme la Banque mondiale, la Banque européenne d’investissement, la Banque européenne pour la reconstruction et le développement et la KfW, renforçant son poids géopolitique autant qu’énergétique.

 

 

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Export vers l’Afrique: normes, information et financement, les trois défis des entrepreneures

«Toutes les entreprises ne sont pas prêtes à exporter. Aller sur un marché sans préparation peut même mettre une entreprise en danger». C’est le principal avertissement lancé par Naila Abbas, experte en facilitation de l’accès aux marchés à l’UNIDO, lors d’un panel consacré au commerce numérique, à l’accès aux marchés de la Zlecaf et à la préparation des entreprises dirigées par des femmes à l’export, organisé dans le cadre de la 7e COMFWB Regional Trade Fair and Business Conference à Tunis.

Pour l’experte de l’ONUDI, l’ouverture du marché africain représente une opportunité considérable. La Zlecaf constitue «la plus grande zone de libre-échange au monde», avec plus d’un milliard de consommateurs et un PIB combiné de 2 500 milliards de dollars. Pourtant, de nombreuses PME, en particulier celles dirigées par des femmes, peinent encore à tirer parti de ce potentiel.

Selon elle, les obstacles ne sont pas différents de ceux rencontrés par les hommes, mais ils pèsent davantage sur les entreprises féminines, généralement de plus petite taille et disposant de ressources plus limitées. La première étape consiste donc à s’assurer que l’entreprise est réellement prête à exporter. Cela passe notamment par la conformité des produits aux normes sanitaires et de qualité, l’obtention des certifications exigées, la mise en place de systèmes de traçabilité ainsi qu’une capacité de production suffisante pour répondre à une commande internationale.

«Trouver un acheteur ne suffit pas. Il faut aussi être capable de produire les volumes demandés et disposer du financement nécessaire pour honorer les commandes», a souligné Naila Abbas, évoquant le cas d’une entrepreneure incapable de répondre à un important contrat faute de capacité de production.

L’experte a également insisté sur le manque d’information dont souffrent encore les entreprises africaines. Des consultations menées auprès de plus de 120 associations de femmes entrepreneures ont montré qu’il est parfois plus simple de commercer avec l’Europe ou la Chine qu’avec un pays africain voisin, faute d’informations fiables sur les marchés du continent. Pour y remédier, elle recommande de s’appuyer sur les outils numériques, les plateformes d’intelligence de marché de l’International Trade Centre (ITC) ainsi que sur l’intelligence artificielle afin d’identifier les marchés porteurs, comprendre les réglementations locales et préparer une stratégie d’exportation.

Au-delà de l’information, la formation reste un enjeu majeur. Les entrepreneures doivent maîtriser les mécanismes de fixation des prix à l’export, les Incoterms, les coûts logistiques, les assurances ou encore les procédures douanières avant de se lancer sur un marché étranger. L’accès au financement progresse toutefois, selon Naila Abbas. Elle a indiqué que plusieurs bailleurs internationaux financent désormais directement les PME à travers des appels à projets offrant des subventions comprises entre 10 000 et 200 000 euros. Ces financements permettent d’investir dans les équipements, d’améliorer la qualité des produits ou encore de financer la prospection commerciale. Grâce à cet accompagnement, une dizaine d’entreprises accompagnées par l’ONUDI sont désormais prêtes à exporter vers la Côte d’Ivoire, notamment dans les secteurs des cosmétiques, des huiles essentielles et des épices.

De son côté, Jihene Bouzguine, CEO de JOWA, femme entrepreneure, a partagé son expérience d’entrepreneure en identifiant quatre principaux obstacles à l’export: le financement, les aspects juridiques, les ressources humaines et l’accès à l’information. «Ce qui fait la différence entre deux entrepreneurs, c’est la capacité à trouver l’information», a-t-elle estimé. Elle a rappelé que de nombreux programmes internationaux financent les voyages de prospection, les formations ou les démarches d’internationalisation, mais que beaucoup d’entreprises ignorent encore leur existence.

L’entrepreneure a également insisté sur la nécessité de sécuriser les transactions internationales en maîtrisant les réglementations propres à chaque pays, en formalisant les contrats et en vérifiant la fiabilité des partenaires commerciaux avec l’appui d’organismes spécialisés tels que les agences de promotion des exportations ou les représentations diplomatiques.

Pour Fanja Razakaboana, COMFWB Chapter Madagascar, la digitalisation constitue désormais un levier indispensable pour accéder aux marchés africains, même si la fracture numérique demeure une réalité dans plusieurs pays. Elle a plaidé pour un accompagnement renforcé des entreprises dans leur transformation numérique et leur mise en conformité réglementaire, tout en citant l’exemple de Madagascar, qui a récemment lancé un portail numérique permettant aux entreprises d’accéder aux informations sur les procédures d’importation, d’exportation, les taxes et les réglementations commerciales.

Enfin, la représentante malgache a souligné que les réseaux régionaux comme le COMFWB constituent un atout majeur pour les entrepreneures africaines. «Seule, une femme entrepreneure ne peut pas lever toutes les barrières. En mutualisant nos efforts au sein de réseaux régionaux, nous pouvons accéder plus rapidement aux marchés et partager les informations dont nous avons toutes besoin», a-t-elle conclu.

 
 

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Goldman Sachs prédit une surproduction pétrolière

Le marché mondial du pétrole devrait revenir à un état de surproduction. Et ce, à mesure que l’impact de la guerre avec l’Iran s’atténue et que le transit par le détroit d’Ormuz est rétabli. C’est ce qu’annonce Goldman Sachs Group Inc.

Si les achats de pétrole brut destinés à reconstituer les réserves stratégiques devraient réduire dans une certaine mesure la surabondance mondiale, ils ne compenseront que partiellement l’excédent prévu. Ainsi a déclaré Samantha Dart, co-responsable de la recherche mondiale sur les matières premières chez Goldman Sachs, dans une interview accordée à Bloomberg Television le 1er juillet. « Une fois que les flux à travers le détroit se seront normalisés, nous estimons que nous passerons à une situation de surproduction » a-t-elle expliqué. Le surplus devrait atteindre en moyenne un peu plus de 3 millions de barils par jour l’année prochaine…

A cet égard, notons que les cours de référence du pétrole brut se sont effondrés de près de 30 % au dernier trimestre, anéantissant tous les gains réalisés pendant le conflit. Alors même que les États-Unis et l’Iran étaient parvenus à un accord de paix provisoire et que le trafic maritime sur cette voie maritime commençait à se redresser. Au début de la crise, l’Agence internationale de l’énergie (AIE) a coordonné le déblocage d’une quantité record de 400 millions de barils de pétrole provenant des réserves stratégiques des pays développés. L’objectif était de contenir les prix et de garantir l’approvisionnement. Il est désormais impératif de reconstituer ces réserves.

L’analyse de Goldman Sachs, selon laquelle le marché se dirige à nouveau vers une situation de surproduction, rejoint l’avis de Morgan Stanley. En effet, ce dernier a revu à la baisse ses prévisions de prix à deux reprises en un peu plus de deux semaines. « Alors que l’attention se porte désormais sur 2027, le marché a bouclé la boucle et se retrouve à nouveau en situation de surproduction » ont indiqué les analystes de Morgan Stanley, dans une récente note.

Le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz a continué d’augmenter, malgré les attaques perpétrées contre deux navires ces derniers jours. L’Iran a par ailleurs réaffirmé son intention de contrôler le trafic maritime dans ce passage, possiblement en coopération avec Oman.

« C’est terminé »

Les exportations via le détroit d’Ormuz devraient revenir à la normale d’ici la fin du mois, estime Mme Dart. « Nous sommes convaincus que la situation sera rétablie d’ici la fin juillet » poursuit-elle.

Interrogée sur la proposition d’imposer des droits de transit aux navires, Dart de Goldman Sachs pense que les entreprises étaient moins préoccupées par les coûts que par l’incertitude réglementaire. « Lorsque je parle aux compagnies maritimes, la principale chose qu’elles me disent, c’est : « Je ne vois pas d’inconvénient à payer les péages, tant que les règles sont claires » » a-t-elle rapporté. Tout en faisant référence à la nécessité d’éviter toute violation des sanctions américaines.

Une taxe de transit informelle, évoquée par le passé, s’élevait à environ 1 dollar par baril, un coût qui, selon l’analyste, ne diffère pas sensiblement de la volatilité quotidienne habituelle des prix du pétrole. « Cela va-t-il vraiment augmenter significativement les coûts énergétiques ? Ce n’est pas évident. D’après mes discussions avec les compagnies maritimes, c’est l’impression que j’ai eue » conclut-elle.

Au final, le prix du Brent se négociait mercredi 1er juillet sous la barre des 73 dollars le baril. Au plus fort de la guerre, il avait dépassé les 126 dollars.

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Un méga-programme de 21 000 projets pour transformer la carte des régions tunisiennes

Le projet de plan de développement pour la période 2026-2030 prévoit une importante mobilisation de l’investissement public. Et ce, avec une enveloppe globale de 101,835 milliards de dinars destinée à financer 21 100 projets et programmes publics. C’est ce que révèle le document du plan.

Cette nouvelle génération de projets constitue un levier central de la politique de l’État visant à promouvoir un développement global, équitable et territorialement équilibré. Elle consacre également un rôle renforcé aux conseils locaux, régionaux et aux conseils des districts dans la proposition des projets, en réponse aux besoins exprimés par les citoyens et dans une logique de justice sociale et d’équité entre les régions.

Une forte orientation locale et participative

La répartition du portefeuille de projets met en évidence une priorité donnée aux initiatives locales et à la continuité des investissements en cours. Le programme comprend 14 624 nouveaux projets, dont 8 506 proposés directement par les conseils élus, soit 58 % des projets nouveaux. Confirmant ainsi la dimension participative du processus.

Par ailleurs, 6 476 projets en cours, engagés avant 2026, seront poursuivis. Ils concernent l’ensemble des régions et portent principalement sur les infrastructures de base, notamment les routes, les pistes rurales, les équipements collectifs ainsi que les services publics dans les domaines de la santé, de l’éducation, du transport et de l’eau.

Le dispositif inclut également 5 629 propositions de projets dans le cadre du programme de développement régional, ainsi que 3 370 projets relevant du nouveau programme de développement inclusif.

Les données montrent une nette prédominance des projets à vocation locale, représentant 70 % de l’ensemble; contre 17 % pour les projets régionaux, 11 % pour les projets nationaux et 2 % pour les projets à dimension interrégionale. Cette répartition traduit une volonté de réduction des disparités territoriales et d’amélioration de l’accès aux services essentiels.

Les infrastructures en tête des investissements

La structure des investissements confirme les priorités sectorielles du plan. Le secteur des infrastructures et des services absorbe la part la plus importante, avec 44,513 milliards de dinars, soit 43,7 % du total, pour la réalisation de 7 930 projets. Ceux-ci concernent notamment les routes, les ponts, les projets municipaux, la protection du littoral et la lutte contre les inondations.

Le secteur des équipements collectifs arrive en deuxième position en nombre de projets, avec 11 311 projets et des investissements estimés à 27,963 milliards de dinars (27,5 %). Ces investissements sont principalement orientés vers les secteurs de l’éducation, de l’enseignement supérieur, de la santé, de la jeunesse, du sport et de la culture.

Le secteur de l’industrie, de l’énergie et des mines bénéficie de 17,775 milliards de dinars (17,5 %), pour 303 projets visant notamment à accélérer la transition énergétique et à porter la part des énergies renouvelables à 35 % du mix électrique d’ici 2030; tout en développant les filières minières et gazières.

Quant au secteur de l’agriculture, de la pêche et des ressources hydrauliques, il mobilise 11,584 milliards de dinars (11,3 %) pour 1 556 projets destinés à renforcer la sécurité alimentaire et hydrique, à soutenir les systèmes de production et à optimiser l’exploitation des ressources en eau.

Répartition territoriale des projets

Le plan adopte une approche territoriale structurée autour de cinq districts. L’écart de répartition place le troisième district en tête avec 5 632 projets, suivi du deuxième avec 4 439 projets, du quatrième avec 3 754 projets, du premier avec 3 141 projets, et enfin du cinquième avec 2 629 projets. Cette distribution correspond à un ratio moyen estimé à un projet pour 599 habitants au niveau national.

Un financement diversifié dominé par l’État

Le financement de cette enveloppe repose sur une diversification des sources afin d’alléger la pression sur les équilibres financiers publics. Le budget de l’État assurera 61 % du financement total, soit 61,847 milliards de dinars.

Les entreprises et établissements publics contribueront à hauteur de 30 %, soit 31,990 milliards de dinars, via leur autofinancement. Les partenariats public-privé représenteront 9 % du financement global, soit 7,998 milliards de dinars, destinés notamment à des projets dans les domaines de la gestion des déchets, de l’assainissement, des énergies renouvelables, du transport multimodal et du tourisme.

Un levier de croissance et d’équité territoriale

Selon le document du plan, cette nouvelle génération de projets publics devrait contribuer à dynamiser l’activité économique, améliorer le climat des affaires dans l’ensemble des régions et renforcer progressivement les conditions de vie des citoyens. Elle vise également à garantir un accès plus équitable aux services de base, tout en préservant l’environnement et la durabilité des ressources naturelles du pays.

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Yasmine Hammamet: l’ONAS dément un rejet d’eaux usées, un épisode qui rappelle les défis des villes côtières face aux pluies extrêmes

Les images d’un écoulement observé sur la plage de Yasmine Hammamet, largement relayées sur les réseaux sociaux, ont suscité de nombreuses interrogations sur une éventuelle pollution des eaux de baignade, en pleine saison estivale.

Face à la polémique, l’Office national de l’assainissement (ONAS) a tenu à clarifier l’origine de cet écoulement. Dans un communiqué publié par le ministère de l’Environnement, l’office affirme que les eaux visibles dans la vidéo ne proviennent pas du réseau d’assainissement, mais correspondent à des eaux pluviales évacuées par un exutoire naturel à la suite des récentes précipitations. Selon les vérifications effectuées par la direction régionale de l’ONAS à Nabeul, les installations d’assainissement desservant la zone touristique de Yasmine Hammamet fonctionnent normalement et aucune fuite ni défaillance n’a été constatée.

Au-delà de cette mise au point, l’épisode met en lumière une problématique à laquelle sont confrontées de nombreuses villes côtières. Lors de fortes pluies, les eaux de ruissellement peuvent entraîner vers la mer des sédiments, de la boue, des déchets ou des matières organiques, donnant parfois l’impression de rejets d’eaux usées alors qu’il s’agit de systèmes destinés à évacuer les eaux pluviales.

Dans son sixième rapport d’évaluation, le GIEC identifie le bassin méditerranéen comme une zone particulièrement vulnérable (“climate change hotspot”) aux impacts du changement climatique, avec une augmentation des risques de précipitations extrêmes et d’inondations soudaines, susceptibles de mettre sous pression les infrastructures urbaines.

La Tunisie, située sur le littoral méditerranéen, n’est d’ailleurs pas un cas isolé. En juin 2026, la commune française de Saint-Laurent-du-Var, près de Nice, a interdit temporairement la baignade sur plusieurs plages après de fortes pluies ayant provoqué un important ruissellement vers la mer. Quelques mois plus tôt, Antibes et Juan-les-Pins avaient également fermé plusieurs plages par mesure de précaution à la suite d’orages, le temps de réaliser des analyses de la qualité des eaux. En Italie, la ville balnéaire de Rimini a engagé depuis plusieurs années un vaste programme de modernisation de son réseau d’assainissement afin de limiter les débordements et les rejets vers le littoral lors des épisodes pluvieux.

Pour les destinations touristiques, ces situations dépassent la seule question technique. À l’heure des réseaux sociaux, une vidéo devenue virale peut rapidement alimenter les inquiétudes et affecter l’image d’une station balnéaire avant même que les autorités n’aient achevé leurs vérifications. Elles soulignent aussi l’importance d’investir dans des infrastructures adaptées aux phénomènes météorologiques extrêmes et de renforcer les dispositifs de surveillance de la qualité des eaux de baignade afin de préserver à la fois l’environnement et l’attractivité du littoral.

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« Dalil », la plateforme qui simplifiera nos démarches administratives

La Plateforme nationale des procédures administratives (PNPA), baptisée « Dalil », sera officiellement lancée en septembre 2026. Destinée aux citoyens comme à l’administration, elle vise à unifier et simplifier l’accès aux démarches administratives.

L’annonce a été faite par Olfa Souli Ouertani, directrice générale des réformes à la présidence du gouvernement, lors d’une journée d’information organisée mardi 30 juin 2026. Si elle confirme cette date de lancement, c’est parce que le taux de réalisation de la plateforme Dalil aurait atteint, à ses dires, 70 %.

Cette plateforme constitue une référence officielle unique, regroupant l’ensemble des procédures administratives (3 197 recensées). Elle est censée garantir la transparence, la fiabilité et la mise à jour continue des données. Et ce, tout en reliant chaque démarche à l’organisme compétent et à sa localisation. Et ce n’est pas tout : elle offre aussi un espace de travail dédié à chaque ministère pour assurer l’exactitude des informations.

Dans le cadre du projet de réforme globale 2020-2027, cette initiative s’accompagne d’un inventaire approfondi : 50 % des procédures concernent les entreprises, 25 % les particuliers; alors que 25 % sont mixtes. Parmi elles, 63 % sont très demandées, 16 % jugées complexes et 43 % nécessitent l’intervention de structures publiques.

Grâce à une consultation en ligne, plus de 71 % des procédures (2 255) auraient été simplifiées via une numérisation totale ou partielle, la réduction des pièces justificatives et le renforcement de la décentralisation. De plus, 177 procédures (6 %) sans fondement juridique ou obsolètes ont été supprimées, explique de la DG des réformes à la présidence du gouvernement.

De son côté, le ministre des Technologies de la communication, Sofiene Hemissi, a salué cette réalisation accélérée, axée sur les services les plus sollicités, notamment pour améliorer le climat des affaires. Il a souligné l’introduction de l’échange de données inter-administrations et des services à distance. Tout en rappelant que la numérisation est un processus continu. Cette plateforme incarne une vision de réforme au service du citoyen et de l’entreprise.

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Recrutement inclusif : 500 entreprises s’engagent

Pour faciliter le recrutement inclusif, plus de 500 entreprises, dont Sanofi, L’Oréal et le Crédit Mutuel Arkéa, ont signé une charte pour favoriser l’accès à l’emploi des candidats issus des quartiers prioritaires et des territoires ruraux. En bref Plus de…

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Outgoing: Une autre manière de vivre l’été en Türkiye

La Türkiye, première destination pour les Tunisiens, met en valeur son offre balnéaire pour l’été 2026. Les agences de voyages proposent plusieurs offres de séjours organisés.

Réputée pour son littoral baigné de soleil, ses eaux cristallines et ses stations balnéaires idylliques, la Türkiye constitue une destination idéale pour des vacances placées sous le signe de la mer, du sable et du soleil.

Le long de la côte égéenne de la Türkiye et de la Riviera turque, le climat méditerranéen, tempéré par de douces brises marines et des eaux rafraîchissantes, crée des conditions idéales pour un séjour estival placé sous le signe de la détente. Mais au-delà des plaisirs de la plage, la remarquable diversité géographique du pays et ses microclimats uniques offrent une toute autre dimension aux vacances d’été. Entre refuges de montagne, hauts plateaux verdoyants, sites archéologiques, aventures en pleine nature et gastronomie d’exception, les visiteurs peuvent aisément combiner journées de farniente en bord de mer et escapades vers des paysages plus frais, le tout au cours d’un même voyage.

Izmir

La fraîcheur légendaire de la mer Égée

Le long de la côte égéenne de la Türkiye, l’été se vit au rythme des brises marines, des eaux limpides et de l’animation des stations balnéaires. Muğla, véritable fleuron du tourisme en Türkiye, est le point de départ d’escapades inoubliables, de Marmaris à Fethiye. Mais l’adresse incontournable pour un séjour estival haut de gamme reste Bodrum. Véritable incarnation du luxe, cette station balnéaire séduit par sa péninsule balayée par les vents, son atmosphère raffinée et les eaux cristallines de la mer Égée.

Les visiteurs peuvent flâner dans le dédale de ruelles bordées de maisons blanchies à la chaux, embarquer pour une Croisière Bleue à la découverte de criques secrètes, plonger dans les eaux d’un bleu profond pour explorer une faune sous-marine foisonnante, ou savourer la finesse de la cuisine égéenne dans des restaurants distingués par le Guide MICHELIN.

De son côté, İzmir, la perle de la région égéenne de la Türkiye, figure parmi les destinations estivales les plus rafraîchissantes du pays. Son littoral, qui s’étend de Foça à Çeşme, abrite de célèbres stations balnéaires. Foça offre notamment un havre de paix où les visiteurs profitent des brises vivifiantes de la mer Égée et d’eaux particulièrement fraîches.

La péninsule de Çeşme est, quant à elle, réputée pour ses vents réguliers et la transparence de sa mer. Les plages d’Altınkum et de Kocakarı, ainsi que la baie de Delikli Koy, sont particulièrement appréciées pour leurs eaux rafraîchissantes. Les vents constants d’Alaçatı en font un paradis pour les amateurs de planche à voile et de kitesurf, tandis qu’Urla invite à découvrir une gastronomie « de la ferme à la table » et les saveurs légères et saisonnières de la cuisine égéenne dans ses restaurants étoilés MICHELIN. Enfin, la cité antique d’Éphèse ouvre également ses portes en soirée, permettant aux visiteurs de découvrir ses trésors archéologiques à la fraîcheur de la nuit.

Les charmes de l’Égée du Nord

Pour profiter d’eaux encore plus fraîches, les voyageurs peuvent poursuivre leur route vers l’Égée du Nord. Dominant la mer Égée depuis les hauteurs, Assos, dans la province de Çanakkale, bénéficie d’un microclimat particulier où les vents du nord atténuent la chaleur estivale, tandis que ses eaux limpides invitent à la baignade et à la plongée.

À proximité, les visiteurs peuvent profiter de la brise marine continue au temple d’Athéna ou savourer un repas en bord de mer, les pieds presque dans l’eau, tout en dégustant les célèbres huiles d’olive vierges extra et les calamars frais qui font la renommée de l’Égée du Nord. Ceux qui souhaitent s’éloigner du littoral pourront rejoindre le mont Ida, l’un des espaces naturels les plus riches en oxygène au monde, pour randonner au milieu des forêts de pins et découvrir des cascades aux eaux glacées.

À quelques minutes de ferry de Çanakkale, les îles de Bozcaada et Gökçeada offrent une autre manière de vivre l’été en Türkiye. Entourées d’eaux d’un bleu profond, elles conjuguent criques isolées, brises marines, nature préservée et douceur de vivre insulaire. Baignades dans des anses cristallines, découverte de villages paisibles ou simples instants de détente face à la mer : tout y invite à une parenthèse estivale apaisante et ressourçante.

Sous le doux ciel méditerranéen

Nichée sur les rives de la Méditerranée, la spectaculaire Riviera turque incarne l’essence même des vacances d’été, entre longues journées ensoleillées, eaux turquoise et complexes hôteliers de luxe. Même lorsque les températures atteignent leur maximum, les baignades rafraîchissantes, les brises marines et la richesse des activités de pleine nature permettent de profiter pleinement de la région tout au long de la journée.

Joyau de la Riviera turque, Antalya conjugue hospitalité d’exception et infrastructures haut de gamme, avec piscines privées, spas en plein air, terrasses ombragées et restaurants en bord de mer, pour un séjour estival placé sous le signe du confort.

Abritant le plus grand nombre de plages labellisées Pavillon Bleu au monde, Antalya invite à alterner détente balnéaire et découvertes. Les eaux limpides de la Méditerranée offrent une multitude d’activités, des promenades en bateau à travers des criques préservées à la plongée à Kaş, l’un des dix meilleurs sites de plongée au monde, en passant par le kayak de mer autour de la cité engloutie de Kekova.

À l’intérieur des terres, les grottes de Karain et de Damlataş, véritables climatiseurs naturels où la température reste comprise entre 18 et 22 °C toute l’année, ainsi que les eaux glacées du canyon de Köprülü, constituent d’agréables refuges pendant les heures les plus chaudes. Plus haut, dans les monts Taurus, les hauts plateaux et l’air pur des montagnes invitent à la randonnée et offrent une pause rafraîchissante loin de la chaleur.

À la tombée du jour, Antalya révèle un tout autre visage. Grâce au projet « Night Museums », les visiteurs peuvent découvrir les cités antiques de Patara et d’Aspendos sous un ciel étoilé, vivre l’expérience unique du golf nocturne à Belek ou terminer la journée autour des saveurs légères et raffinées de la cuisine méditerranéenne. Poissons et fruits de mer fraîchement pêchés, légumes de saison, herbes aromatiques locales et huile d’olive vierge extra composent une gastronomie sublimée par les vins blancs produits dans la région, pour une fin de journée inoubliable.

Le conseil des initiés : Les voyageurs désireux de sortir des sentiers battus et de vivre des vacances estivales plus authentiques trouveront leur bonheur sur la côte de la mer Noire de la Türkiye. Classée parmi les Best of the World 2026 de National Geographic, cette région séduit par son air exceptionnellement riche en oxygène, ses hauts plateaux d’altitude au climat frais et ses paysages d’un vert luxuriant.

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