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Secousse tellurique de 4,2 degrés à Zarzis 

Une secousse tellurique d’une magnitude de 4,2 degrés sur l’échelle de Richter (qui en compte 9) a été enregistrée mercredi 1er juillet à 14h41 min à Zarzis dans le gouvernorat de Médenine, a annoncé l’Institut national de la météorologie (INM).

Les analyses préliminaires effectuées par les stations sismologiques de l’INM, situent l’épicentre de la secousse à 33,46 degrés de latitude et 10,88 degrés de longitude à Zarzis dans le gouvernorat de Médenine. La secousse a été ressentie par les habitants de la région, a précisé l’INM.

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Londres sous le choc : un sommet sur la canicule annulé… parce qu’il fait trop chaud !

C’est un signal d’alarme glaçant face à la canicule qui sévit actuellement sur l’Europe. Mercredi 27 juin, un événement international consacré à la survie face aux chaleurs extrêmes a tout simplement été rayé de la carte… victime de son propre sujet. Cette réunion s’intitulait « Chaleur extrême : améliorer la gouvernance et renforcer l’action dans le monde entier ». Elle devait se tenir en plein cœur de Londres. Et ce, à la prestigieuse bibliothèque Shaw de la London School of Economics, dans le cadre de la « Semaine d’action climatique de Londres ».

Mais voilà l’absurdité tragique : le bâtiment de cette université, comme une grande partie du parc immobilier britannique, ne possède AUCUN système de refroidissement. Aucun. Face à un mercure annoncé à 37 °C, les organisateurs ont donc dû jeter l’éponge. Pris de court qu’ils étaient par une fournaise que personne n’avait anticipée.

Ce jour-là, le Met Office, l’office météorologique britannique, avait déclenché une alerte rouge – le niveau d’urgence maximal – pour Londres et de larges zones de l’Angleterre, valable jusqu’à 23h59. 37 °C. Un chiffre qui n’est plus une anomalie, mais un avertissement funeste.

Alors que le monde entier suffoque, que les gouvernements sont appelés à agir, la capitale anglaise offre un spectacle désolant. A savoir qu’elle est incapable de tenir une simple réunion sur la canicule, faute de pouvoir y faire face. L’ironie est cinglante, le message, lui, est terrifiant. Car, si nous ne pouvons même plus parler de la chaleur sans en être vaincus, que nous reste-t-il comme espoir ?

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Révolution de l’IA : fracture entre nations

L’essor de l’intelligence artificielle a profondément transformé les marchés mondiaux, au point que la capacité des pays à générer des rendements élevés pour les investisseurs est de plus en plus liée à leur position au sein de l’écosystème de l’IA. C’est ce qu’il ressort d’une vision de l’économiste Ruchir Sharma, président de Rockefeller International, publiée par Al Business.

M. Sharma explique que l’intelligence artificielle est devenue le sujet dominant sur les marchés mondiaux, surpassant toutes les autres technologies révolutionnaires précédentes par son impact sur les rendements et les investissements. La performance relative des principaux marchés boursiers au cours de l’année écoulée reflète clairement l’ampleur des investissements consentis par chaque pays dans le développement de son infrastructure ou de ses services d’IA.

Il estime que les États-Unis et la Chine ont tiré profit de leurs modèles d’IA déjà bien établis. Tandis que Taïwan et la Corée du Sud ont acquis une place prépondérante grâce à leur domination dans l’industrie des semi-conducteurs. Le Japon, quant à lui, a consolidé sa position grâce à un large éventail de compétences et de technologies liées à ce secteur. D’autres pays, comme la Malaisie, Singapour, le Mexique, le Vietnam et la Thaïlande, ont également bénéficié de cette situation. Et ce, notamment grâce à leur rôle dans les chaînes d’approvisionnement technologiques et les centres de données.

À l’inverse, les marchés des pays peu présents dans le secteur de l’IA ou dépendants de secteurs plus vulnérables aux bouleversements technologiques ont reculé. C’est le cas de vastes régions d’Europe, ainsi que de pays comme l’Inde et les Philippines, qui subissent une pression croissante du fait de leur dépendance aux services technologiques susceptibles d’être affectés par le développement rapide de l’IA.

En outre, les données ont révélé que les entreprises spécialisées dans l’intelligence artificielle représentaient plus de 40 % de la capitalisation boursière des actions américaines. De même qu’elles ont contribué à plus de 80 % des rendements du marché cette année. Taïwan et la Corée du Sud ont également enregistré des niveaux de concentration plus élevés. Alors qu’en Chine, la dynamique s’est concentrée sur les entreprises technologiques de pointe et les secteurs émergents. Les secteurs traditionnels continuant de rencontrer des difficultés.

Par ailleurs, M. Sharma fait valoir que la vague actuelle d’IA diffère de la bulle Internet de la fin des années 1990. Alors que divers secteurs et marchés ont profité du boom d’Internet à l’époque, la vague actuelle d’IA détourne les capitaux des secteurs et des pays qui sont loin de cette transformation. Notamment des pays comme la Grande-Bretagne et l’Indonésie, qui subissent une fuite des investissements étrangers.

De plus, il souligne que les pays leaders ne bénéficient pas simplement d’une croissance passagère, mais possèdent des atouts solides. Avec essentiellement des investissements importants dans la recherche et le développement, ainsi que dans les technologies. Les dépenses moyennes en recherche et développement dans les pays à la pointe de l’IA dépassent 3 % du PIB. Soit plus de trois fois le niveau des pays en retard.

Il avertit toutefois que les positions de leader ne sont pas garanties. Aux États-Unis, l’écart de performance entre les actions des géants de la tech se creuse. Tandis que la quasi-totalité d’entre eux font face à une concurrence étrangère accrue, notamment de la part de la Chine. D’ailleurs, en Chine, des entreprises majeures comme Alibaba et Tencent cherchent encore un modèle clair pour tirer profit directement de l’intelligence artificielle. Alors que les PME du secteur technologique cotées sur des marchés émergents prospèrent. L’action d’Alibaba a chuté de 30 % cette année.

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Crise minière à Gafsa : salaires, sécurité, accords bloqués… Le ras-le-bol de l’UGTT

Le Conseil sectoriel des mines de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) a demandé, à l’issue d’une réunion tenue le 30 juin 2026 à Gafsa, l’application des accords sociaux conclus avec les entreprises minières publiques et le versement des salaires dans les délais légaux. Cette réunion s’est tenue au lendemain d’un accident survenu à la Société tunisienne de transport des produits miniers (SNTM), dans lequel deux employés sont morts.

La réunion, organisée au siège de l’Union régionale du travail de Gafsa sous la présidence de Wajih Zidi, secrétaire général adjoint de l’UGTT chargé des offices et des entreprises publiques, a débuté par une minute de silence en hommage à Hatem Henchiri et Lassaad Sediri, décédés dans cet accident survenu dans la délégation de Mdhilla. Le Conseil a présenté ses condoléances aux familles des victimes ainsi qu’un message de soutien aux personnes blessées.

Selon le Conseil, cet accident s’inscrit dans une série de défaillances liées à la sécurité et aux conditions de production dans le secteur minier. Il a demandé que la santé et la sécurité au travail soient traitées en priorité.

La réunion intervient dans un contexte de tensions sociales que le Conseil décrit comme prolongées au sein des entreprises minières de la région de Gafsa, notamment la Compagnie des phosphates de Gafsa (CPG) et la SNTM. Le Conseil affirme que ces entreprises font face à des blocages dans l’application d’accords déjà signés, ainsi qu’à des retards de versement des salaires.

Le Conseil sectoriel des mines a formulé cinq revendications. Il demande l’application intégrale et immédiate des accords et procès-verbaux signés, le versement des salaires sans retard, l’accélération du traitement des dossiers professionnels et sociaux en suspens, la mise en place d’un dispositif de santé et de sécurité au travail, ainsi qu’une intervention de l’autorité de tutelle sur les causes structurelles de la situation. Le Conseil a indiqué maintenir son attachement au dialogue social. Et ce, tout en appelant les travailleurs et les structures syndicales à l’unité en cas de persistance des blocages.

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La BVMT active son site de secours après une défaillance électrique

La Bourse de Tunis a annoncé, mercredi 1er juillet dans un communiqué publié à la demande du Conseil du marché financier, qu’un incident technique provoqué par une défaillance électrique a affecté, dimanche 28 juin 2026, une partie de l’infrastructure de son centre informatique principal.

Dès la survenue de l’incident, explique le management de l’institution, les équipes techniques de la Bourse ont activé les procédures prévues à cet effet, engagé immédiatement les opérations de diagnostic et mis en œuvre les mesures nécessaires pour rétablir les conditions normales d’exploitation.

Parallèlement, des investigations techniques approfondies sont en cours afin de déterminer avec précision les causes de cette défaillance et, le cas échéant, d’identifier les mesures complémentaires susceptibles de renforcer davantage les dispositifs de prévention, de contrôle ainsi que la résilience de l’infrastructure.

Continuité des opérations de marché…

Conformément à son plan de continuité des activités, la Bourse de Tunis a activé son site de secours, permettant d’assurer la continuité des opérations de marché dans des conditions conformes aux exigences de sécurité, de fiabilité et de performance. Les séances de négociation des 29 et 30 juin et mercredi 1er juillet 2026 se sont ainsi déroulées depuis ce site de secours.

La Bourse a également indiqué qu’après l’achèvement des travaux de réparation de l’infrastructure du site principal, une phase de tests techniques est actuellement en cours afin de vérifier la stabilité et la fiabilité de la plateforme avant sa remise en service.

En fonction des résultats de ces essais, la reprise des activités sur le site principal est prévue les 2 ou 3 juillet 2026.

La Bourse de Tunis affirme que cet incident n’a eu aucun impact sur la continuité des activités du marché. Elle a toutefois présenté ses excuses pour les désagréments que cette situation a pu occasionner à certains intervenants.

Enfin, elle a réaffirmé son engagement à garantir la sécurité, la disponibilité et la résilience de ses infrastructures, ainsi qu’à assurer la continuité, la sécurité et la transparence du marché financier.

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TMM : cinq mois de stabilité à 6,99 %

Le taux du marché monétaire (TMM) en Tunisie est resté stable à 6,99 % au mois de juin 2026. Il enregistre ainsi son cinquième mois consécutif de stabilité. C’est ce que révèlent les données publiées mercredi par la Banque centrale de Tunisie (BCT).

Cette consolidation intervient dans un contexte de recul progressif observé au cours des dernières années. Le taux moyen du TMM est en effet passé de 8 % en juin 2023 à 7,97 % en juin 2024, puis à 7,5 % en juin 2025; avant de se stabiliser à son niveau actuel de 6,99 %.

Par ailleurs, les données de la BCT rappellent que le marché monétaire avait connu une phase de hausse marquée en 2023. Il atteignait un pic de 8,05 % en mars de la même année. Cette évolution s’expliquait alors par un resserrement de la politique monétaire visant à contenir les tensions inflationnistes et à stabiliser les équilibres financiers.

Par la suite, la Banque centrale a ajusté son taux directeur, principal instrument d’orientation de la politique monétaire. Ce qui a contribué à infléchir progressivement la trajectoire des taux sur le marché monétaire vers une tendance baissière, avant leur stabilisation actuelle.

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Médias absents du plan 2026-2030 : le SNJT interpelle les députés

Le Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT) a appelé les députés de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) à intégrer une vision pour le secteur de la presse et des médias dans le projet de plan de développement 2026-2030, actuellement en discussion au Parlement, dont il déplore l’absence totale dans le texte.

Dans un communiqué, l’organisation professionnelle indique suivre avec intérêt les débats parlementaires sur ce plan, censé fixer les priorités économiques et sociales de l’État pour les cinq prochaines années. Elle affirme toutefois avoir constaté qu’aucune des composantes du projet n’aborde ce secteur, alors que celui-ci ne se limite plus, selon elle, à un simple domaine professionnel mais fait désormais partie intégrante de l’environnement institutionnel nécessaire à tout développement réussi.

Le syndicat justifie sa demande par plusieurs arguments. Il rappelle d’abord que le développement ne se réduit pas à des projets, des investissements et des indicateurs de croissance, mais repose aussi sur la transparence, la circulation de l’information, la reddition des comptes et la participation citoyenne au suivi des affaires publiques, autant de fonctions qu’il juge impossibles à assurer sans des médias professionnels, libres et indépendants. Il cite ensuite l’expérience d’autres pays où un secteur médiatique solide et autonome ne constitue pas une charge pour l’État mais contribue au contraire à la réussite des politiques publiques : il instaure la confiance, freine la propagation de rumeurs et permet de détecter les dysfonctionnements avant qu’ils ne s’aggravent. Le SNJT met enfin en avant la dimension économique du secteur, qu’il présente comme un domaine prometteur lié à l’économie numérique et aux industries culturelles et créatives, générateur d’emplois et d’investissements.

Pour combler cette lacune, le syndicat propose sept axes à intégrer au projet de plan. Il demande en premier lieu la reconnaissance des médias comme secteur productif relevant de l’économie culturelle et numérique, ainsi que la mise en place de politiques garantissant la pérennité des entreprises de médias et soutenant leur transition numérique. Il réclame par ailleurs une consolidation du cadre législatif et institutionnel afin de garantir l’indépendance des médias, le pluralisme et la liberté de la presse, de même qu’un meilleur accès à l’information et aux données publiques, gage de transparence dans le suivi de l’action publique.

Le syndicat plaide aussi pour une politique nationale d’éducation aux médias et de lutte contre la désinformation, intégrée au système éducatif, pour l’implication des médias comme partenaires dans le suivi de l’exécution du plan de développement grâce à un accès aux données sur les projets publics, et souhaite enfin un programme national de modernisation des médias publics.

Le SNJT précise que cette demande ne relève pas d’une revendication corporatiste ni de la défense d’intérêts professionnels, mais vise à compléter les fondements mêmes du développement, qui suppose selon lui des institutions solides, une administration transparente et une opinion publique en mesure de suivre et d’évaluer l’action des pouvoirs publics. Le syndicat invite les députés à profiter du débat en cours pour enrichir le texte dans ce sens, avant l’adoption définitive du plan de développement 2026-2030.

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Séance unique : l’économie tunisienne paie-t-elle le prix des horaires d’été ?

Chaque été, l’administration tunisienne adopte le régime de la séance unique, généralement à partir du 1er juillet. Instaurée à l’origine pour limiter la consommation énergétique durant les fortes chaleurs, cette organisation du travail, si elle répondait autrefois à des impératifs climatiques, voit aujourd’hui sa pertinence économique de plus en plus remise en question.

Dans un entretien accordé à L’Économiste Maghrébin, Rahim Kallal, enseignant universitaire à l’IHEC de Carthage, décrypte les répercussions de ce dispositif sur la productivité, la compétitivité des entreprises, les relations avec les partenaires européens et l’efficacité du service public. Son constat met en perspective le fait que la séance unique ne se mesure pas uniquement en kilowattheures économisés, mais également en opportunités économiques potentiellement perdues.

Une administration moins accessible

L’universitaire part du constat que le principal effet de la séance unique réside dans la réduction des horaires d’ouverture des services publics. En concentrant l’activité administrative sur une plage horaire limitée, les administrations doivent faire face à un afflux important d’usagers, entraînant des files d’attente, des retards dans le traitement des dossiers et une saturation des guichets.

Cette situation affecte directement les entreprises, en particulier les PME, qui dépendent quotidiennement des administrations pour obtenir des autorisations, des certificats ou des validations administratives. Lorsque ces procédures prennent du retard, c’est l’ensemble de l’activité économique qui s’en trouve ralenti.

Un décalage avec les partenaires européens

Par ailleurs, Rahim Kallal souligne les conséquences du décalage horaire entre la Tunisie et ses principaux partenaires commerciaux. L’Union européenne représentant plus de 70 % des exportations tunisiennes. Alors, la fermeture précoce des administrations, des banques et de certains services publics réduit les plages de coordination avec les entreprises européennes. Ce qui limite la fluidité des échanges.

Il estime, en outre, que les économies d’énergie attribuées à la séance unique sont souvent surestimées. En effet, précise-t-il, la consommation électrique n’est pas supprimée mais simplement déplacée. Car les agents utilisent la climatisation à leur domicile après avoir quitté plus tôt leurs lieux de travail.

Productivité et qualité du service public en question

L’universitaire met également en avant les effets de cette organisation sur les conditions de travail et la qualité du service rendu.

La concentration de l’activité sur quelques heures accroît la pression sur les agents publics dès le début de la journée. À cela s’ajoute un rythme de travail continu de plus de six heures, sans véritable pause, susceptible d’entraîner une baisse de concentration et une fatigue cognitive pouvant affecter la rapidité de traitement des dossiers ainsi que la qualité des décisions.

De plus, les difficultés de mobilité constituent un facteur de perte d’efficacité. Les embouteillages, les retards et les départs anticipés réduisent parfois le temps de travail réellement productif.

Rahim Kallal précise toutefois que cette situation ne peut être imputée aux agents publics. A cet égard, il rappelle que le volume annuel de travail demeure globalement équilibré grâce aux horaires appliqués durant la période hivernale.

Rotation des équipes et digitalisation parmi les solutions

Pour l’universitaire, le débat ne doit pas opposer bien-être des travailleurs et efficacité économique. Il plaide pour une modernisation de l’organisation du travail reposant sur plusieurs leviers.

Il propose notamment la mise en place d’un système de rotation permettant aux administrations de rester ouvertes jusqu’en fin d’après-midi, sans allonger la journée de travail de l’ensemble des agents.

Il estime également qu’une amélioration des transports publics est indispensable afin d’accompagner toute évolution des horaires de travail.

Enfin, il considère que la généralisation des services administratifs numériques constitue la réforme la plus structurante. La digitalisation permettrait aux citoyens et aux entreprises d’effectuer leurs démarches en ligne à toute heure, réduisant ainsi la dépendance aux horaires des guichets.

Vers une réforme plutôt qu’une suppression

Rahim Kallal ne préconise donc pas une suppression immédiate de la séance unique. Parce que, estime-t-il, une telle décision pourrait provoquer des tensions sociales et créer de nouvelles difficultés durant les périodes de fortes chaleurs.

Il juge toutefois que le statu quo ne répond plus aux exigences d’une économie moderne. Ainsi, il recommande d’élargir les horaires de fonctionnement des secteurs stratégiques tels que les douanes, les ports, la logistique, les services financiers et les principales institutions économiques afin d’assurer une continuité de service.

Pour les autres administrations, il préconise le maintien de la séance unique sous certaines conditions, notamment le recours au travail par rotation, au télétravail, à une plus grande flexibilité des horaires et à la poursuite de la transformation numérique.

L’universitaire appelle également à une évolution des pratiques managériales. Tout en invitant l’administration à privilégier une logique de résultats plutôt qu’une simple logique de présence.

En conclusion, Rahim Kallal affirme que le débat sur la séance unique dépasse la seule question des horaires de travail. L’enjeu principal, insiste-t-il, réside dans la capacité de l’administration à assurer un service public accessible, réactif et mieux synchronisé avec les besoins des citoyens, des entreprises et des partenaires économiques. Une telle évolution constituerait, selon lui, un levier essentiel pour renforcer la compétitivité et soutenir la croissance économique du pays.

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Tunisie : décision de libération de Wadii Jari en attente

La Cour d’appel de Tunis ordonne la libération de Wadii Jari et renvoie l’affaire au 6 octobre 2026

La chambre criminelle de la Cour d’appel de Tunis a ordonné, ce mardi à l’issue de l’audience, la libération de Wadii Jari dans une affaire liée à une condamnation en première instance à six mois de prison pour exploitation par un agent public de sa fonction.

La cour a également fixé la prochaine audience au 6 octobre 2026, selon une source judiciaire citée par l’Agence Tunis Afrique Presse (TAP).

L’affaire porte sur l’appel du jugement rendu le 26 mai 2026 par le tribunal de première instance de Tunis, qui avait condamné Wadii Jari, ancien président de la Fédération tunisienne de football, et Slim Zouita, ancien directeur technique de la Fédération, à six mois de prison pour exploitation par un agent public de sa fonction afin d’obtenir un avantage indu pour lui-même ou pour autrui, préjudice causé à l’administration, violation des réglementations en vigueur et complicité.

Wadii Jari est détenu depuis le 25 octobre 2023 et purge par ailleurs une peine de trois ans de prison dans une autre affaire.

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La ministre des Finances sollicite le soutien des banques

La ministre des Finances, Mechket Slama Khaldi, a appelé les banques tunisiennes à soutenir activement le budget de l’État lors d’une réunion tenue avec les responsables des établissements bancaires.

Au cours de cette rencontre, la ministre a présenté les principaux équilibres financiers prévus par la loi de finances 2026 ainsi que les besoins de financement de l’État. Elle a souligné l’importance de la mobilisation des ressources internes pour accompagner les efforts de financement du budget.

Les échanges ont également porté sur le rôle du secteur bancaire dans le financement de l’économie nationale et dans l’accompagnement des orientations économiques de l’État.

La ministre des Finances a insisté sur la nécessité de renforcer la coordination entre les autorités publiques et les établissements bancaires afin de contribuer à la mise en œuvre des priorités économiques et financières du pays.

De leur côté, les représentants des banques ont exprimé leur disposition à poursuivre le dialogue avec le ministère des Finances sur les mécanismes de financement et les moyens de soutenir les équilibres financiers.

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Bruxelles durcit les conditions d’importation de l’acier

Des règles plus strictes concernant les importations d’acier dans l’Union européenne sont entrées en vigueur ce 1er juillet, avec une réduction des quotas d’importation en franchise de droits. Ces nouvelles règles visent à protéger le marché européen de la surproduction mondiale et de la concurrence à bas prix, notamment en provenance de Chine, d’Inde et de Turquie.

Selon les nouvelles règles, le quota d’importations en franchise de droits sera fixé à 18,3 millions de tonnes par an, soit une diminution d’environ 47 % par rapport au niveau précédent, et un droit de douane de 50 % sera imposé sur les quantités dépassant ce quota, soit le double du taux précédemment appliqué. C’est ce qu’indique l’agence de presse allemande dpa.

La moitié du quota en franchise de droits sera allouée à l’acier provenant de pays ayant des accords de libre-échange avec l’Union européenne. Tandis que l’autre moitié sera accessible à tous les partenaires commerciaux, qu’ils aient ou non des accords commerciaux avec l’UE.

Le commissaire européen au commerce, Maroš Šefčovič, a déclaré : « Nous offrons aux acteurs du marché un certain degré de clarté et de stabilité grâce à des règles claires et transparentes d’attribution des quotas, avec une méthodologie équitable et objective ».

Accords de libre-échange

Le commissaire européen a ajouté que cette approche permet de trouver un équilibre entre l’engagement de l’UE envers les accords de libre-échange, les règles de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) et les efforts du bloc pour diversifier les chaînes d’approvisionnement vitales.

D’après les données de l’UE, le bloc est le troisième producteur mondial d’acier, et le secteur emploie environ 300 000 personnes. Cependant, le marché européen est devenu la principale destination des excédents mondiaux d’acier, en raison des restrictions à l’importation imposées par d’autres pays et de la surcapacité de production persistante à l’échelle mondiale, qui devrait atteindre 721 millions de tonnes d’ici 2027, soit plus de cinq fois la consommation annuelle de l’Union européenne.

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Le yen plonge à un plus bas historique

Le dollar s’est apprécié, soutenu par une forte hausse des rendements des bons du Trésor américain, poussant le yen à son plus bas niveau en 40 ans…

Le dollar a atteint un nouveau record à 162,77 yens en début de séance asiatique, mercredi 1er juillet, bien au-dessus des niveaux qui avaient incité les autorités japonaises à intervenir sur le marché des changes il y a quelques mois pour soutenir la monnaie en difficulté.

« Nous pensons être sur le point de prendre des mesures », a déclaré Chidu Narayanan, responsable des stratégies macroéconomiques Asie-Pacifique chez Wells Fargo, faisant référence à la possibilité d’une nouvelle intervention des autorités monétaires nippones. « Nous avons atteint des niveaux critiques, pas nécessairement en termes de niveau cible du prix au comptant; mais des niveaux auxquels (le ministère des Finances) pourrait être contraint d’intervenir pour maintenir sa crédibilité », a-t-il ajouté.

Sur le marché en général, le dollar était en tête, soutenu par une forte hausse des rendements des bons du Trésor américain pendant la nuit. L’euro a reculé de 0,07 % à 1,1413 dollar, et la livre sterling de 0,09 % à 1,3252 dollar…

L’outil FedWatch du CME Group indique que les investisseurs estiment désormais à 67 % la probabilité que la Réserve fédérale américaine relève ses taux d’intérêt en septembre, contre 20,5 % il y a un mois.

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Plan 2026-2030 : les députés doutent de la faisabilité des objectifs

Les hypothèses économiques et financières retenues dans le Plan de développement 2026-2030 suscitent des interrogations au sein de la Commission des finances et du budget de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP).

Les députés ont notamment exprimé des doutes sur la possibilité d’atteindre les objectifs fixés en matière de croissance, d’investissement, d’emploi et d’équilibres financiers. Et ce, dans un contexte marqué par la pression sur les finances publiques, l’alourdissement du service de la dette et l’augmentation des besoins de financement. Ces observations ont été formulées lundi 30 juin 2026, lors d’une séance préliminaire consacrée à l’examen du projet de plan.

À cette occasion, les parlementaires ont estimé que sa concrétisation dépend largement de l’achèvement de plusieurs réformes législatives. Ils ont cité la révision du cadre juridique de l’investissement, du Code des changes ainsi que de la législation encadrant le développement local et régional. Ils ont également insisté sur la nécessité d’harmoniser les différents textes législatifs afin de simplifier l’exécution des projets et de réduire les contraintes administratives.

Lire aussi: Fayçal Derbel: « Revoir le code de l’investissement 2016 est une priorité »

Les membres de la commission ont, par ailleurs, relevé que les projets inscrits dans le document ne s’intègrent pas dans une vision nationale globale capable d’accompagner une transformation structurelle de l’économie.

De ce fait, ils ont appelé à une meilleure articulation entre les projets locaux, régionaux et nationaux, dans le but de renforcer l’intégration entre les régions et d’assurer une utilisation plus efficace des ressources publiques.

Des retards qui freinent l’investissement

Au cours des débats, les députés ont également attiré l’attention sur les retards enregistrés dans la réalisation des projets publics. Ils les attribuent aux délais de règlement des entreprises chargées de leur exécution. Une situation qui, selon eux, ralentit l’investissement et affecte l’activité économique.

Les députés ont, en outre, plaidé pour une approche davantage adaptée aux spécificités des différentes régions. Et ce, en tenant compte de leurs ressources naturelles, de leur capital humain et de leurs atouts concurrentiels. Ils ont également appelé à développer des systèmes économiques intégrés favorisant l’investissement, la création d’emplois et le renforcement de l’intégration économique entre les territoires.

Lire aussi: Le Plan de développement 2026-2030 veut réduire les disparités entre les régions

Un suivi renforcé de la mise en œuvre

Ainsi, les députés ont recommandé une révision des priorités du projet de plan à travers une classification des projets fondée sur leur rentabilité économique et sociale. Ils ont également demandé la mise en place d’indicateurs de performance clairement définis, accompagnés de mécanismes de suivi et d’évaluation destinés à faciliter la mise en œuvre du plan.

Enfin, ils ont estimé que le rapport de la Commission des finances et du budget devrait comporter des recommandations opérationnelles assorties d’un calendrier précis, afin de permettre à l’Assemblée des représentants du peuple de mesurer le niveau d’engagement du gouvernement dans l’application des programmes et des réformes prévus par le Plan de développement 2026-2030.

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