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Pronostic Quinté : Prix de la Tour Eiffel à Enghien

Pour cette 8ème course à Enghien, découvrez notre pronostic du  Temps/ Temps News.  Nous avons analysé les forces en présence pour vous livrer une sélection optimisée :
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​Le cheval 8– Kiss Atout s’impose comme notre base solide pour ce Spécial Quinté, tandis que le 15– Le Cashmaker sera notre outsider préféré, capable de créer la surprise à belle cote. Une combinaison équilibrée pour viser les sommets sur l’hippodrome de Enghien.

Retrouvez ici l’Analyse du Temps, notre étude approfondie des 15 partants du Prix de la Tour Eiffel. Nous décryptons pour vous la forme, les statistiques et les meilleures chances de ce rendez-vous à Enghien :

1. Klassica Bleue : Jument délicate barrée pour les premières places face aux mâles et à ses cadets. Sage, elle visera un accessit en rasant les murs.

2. Kaiser des Granges : À racheter après sa récente disqualification. Idéalement positionné en première ligne, son mentor y croit dur pour la quatrième ou cinquième place.

3. Kynte Flush : Reste sur un probant podium à Laval mais s’avère délicate à utiliser. Sans marge face à une telle opposition, elle visera un bout.

4. Legacy Jiel : Engagement idéal derrière la voiture après une prestation plaisante sur ce tracé. Seulement plaqué, il disputera activement l’arrivée s’il reste sage.

5. Like You : A repris de la fraîcheur après un échec imputable à un manque de récupération. Redescendue sur sa distance fétiche, elle affichera son vrai visage.

6. Katia Dhelpa : Entretenue au top depuis son récent succès à Laval. Très performante départ lancé, elle s’élancera avec l’ambition de confirmer dans les cinq.

7. Le Graal : À ne pas condamner sur sa récente incartade. Nanti d’une condition sûre mais manquant de vitesse initiale en dehors, tout sera une question de parcours.

8. Kiss Atout : Brillant lauréat à Caen et en condition physique ascendante. Malgré son couloir extérieur face aux cinq ans, il détient les moyens de briller.

9. Lovebird : Présenté avec de la fraîcheur et reste sur un plaisant podium sur ce parcours de vitesse. Attentiste, son classement dépendra du rythme imposé.

10. Love Glycines : Victime d’un incident technique sur son sulky récemment. Au top le matin sur sa distance de prédilection, un rachat complet est attendu.

11. Lariano : Brillant lauréat début juin à Vincennes dans un lot de qualité. En répétant cette valeur, il surmontera sa position en seconde ligne.

12. Lariflette : Reste sur un plaisant succès au Croisé-Laroche. Montant nettement de catégorie par la force des gains, elle visera une encourageante cinquième place.

13. Loving Dream : Modèle de régularité maintenu en parfaite condition physique. Plaqué aux antérieurs pour courir caché en seconde ligne, il finira fort pour un lot.

14. Lamont du Douet : Confronté à une tâche délicate en raison de sa position excentrée en seconde ligne. Il devra bénéficier de circonstances favorables pour surprendre.

15. Le Cashmaker : En pleine forme et récent bon finisseur sur cette piste plate. Contraint de pratiquer la course d’attente, la longue ligne droite l’aidera.

 

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Tunisie-Espagne : vers une coopération culturelle renforcée

La ministre des Affaires culturelles, Amina Srarfi, s’est entretenue mardi à Tunis avec l’ambassadeur d’Espagne en Tunisie, Isidro González Afonso, pour examiner le développement de la coopération bilatérale dans les secteurs du patrimoine, de la musique et du cinéma, selon un communiqué publié en fin d’après-midi sur le site du ministère.
Les discussions ont porté sur l’échange d’expertises musicales, notamment à travers la formation d’instrumentistes et la programmation de spectacles conjoints pour la prochaine saison culturelle ou lors de la manifestation « l’Octobre musical », en coordination avec le Théâtre de l’Opéra de Tunis. Le partenariat technique lié à la fabrication et à la maintenance des instruments de musique sera également poursuivi, a-t-on indiqué.
Dans le domaine du patrimoine, les deux parties ont convenu de renforcer la formation dans la conservation et la restauration, en ciblant la préservation des plafonds en bois des édifices anciens et des mosaïques.
La réunion a tracé les contours de futurs accords de partenariat entre les musées tunisiens et espagnols, ainsi qu’un projet de rapprochement entre les villes de Carthage et de Carthagène.
Sur le plan audiovisuel et de lédition, la ministre et le diplomate espagnol ont évoqué des projets de coproduction de documentaires axés sur « la route des Andalous » ou « la route d’Hannibal », parallèlement à l’intensification des projets de traduction croisée entre l’arabe et l’espagnol, notamment pour la littérature enfantine.
L’entretien a également permis d’évoquer l’intensification de la participation des troupes tunisiennes aux manifestations culturelles en Espagne, le soutien aux expositions d’arts plastiques et le développement des résidences artistiques réciproques.

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Le ministre de l’Économie vise une croissance d’environ 4,2 % avec le plan 2026-2030

Le plan de développement 2026-2030 vise à atteindre un taux de croissance d’environ 4,2 % à prix constants, à réduire le taux de pauvreté à moins de 15 % et à hisser l’indice de développement humain (IDH) au niveau des pays à très haut développement humain, a indiqué le ministre de l’Economie et de la planification, Samir Abdelhafidh .
Intervenant au cours d’une séance d’audition conjointe des commissions permanentes des députés, tenue mardi, le ministre a ajouté que le plan vise également à porter l’indice de développement régional à 0,6 point d’ici 2030, tout en réduisant de 0,1 point l’écart entre les limites minimale et maximale de cet indice selon les gouvernorats.
Il a souligné que le plan de développement 2026-2030 repose sur de grandes orientations, notamment la modernisation du tissu économique, le développement des infrastructures, la garantie de la sécurité énergétique, hydrique et alimentaire, la préservation d’un environnement sain, la modernisation du cadre institutionnel, l’amélioration de l’efficacité des services publics et la garantie d’un développement social équitable et inclusif.
Dans le secteur de l’énergie, le plan vise à porter la part des énergies renouvelables dans le mix énergétique à 35 % d’ici 2030, à améliorer l’efficacité énergétique en réduisant la consommation nationale d’énergie primaire de 30 %, outre la modernisation des réseaux électriques et l’augmentation du taux d’exploitation des eaux usées.
Le plan prévoit également la mise en place d’un système efficace et flexible de gestion des affaires publiques, afin de favoriser le développement économique et social et renforcer les droits des citoyens et des acteurs économiques.
Et de rappeler que le ministère a reçu 40 748 propositions de projets dans le cadre de l’élaboration du plan de développement, dont 34 715 projets soumis par les conseils locaux (85 % du total), 5 375 projets proposés par les conseils régionaux (13 %) et 658 projets soumis par les conseils provinciaux (2 %).

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La Tunisie et la Chine signent un contrat pour cinq trains électriques sur la ligne Moknine-Mahdia

La Société Nationale des Chemins de Fer Tunisiens (SNCFT) a signé, mardi, un contrat pour l’acquisition de 5 trains électriques multi- rames auprès de la Chine, pour un montant total de 38,2 millions d’euros, dans le cadre du projet de doublement et d’électrification de la ligne ferroviaire reliant Moknine à Mahdia.
Le contrat a été signé par le président-directeur général de la SNCFT, Chakib Rekik et le directeur général des affaires internationales du groupe public chinois China State Railway Group, Hu Tuanji, en présence d’un représentant du ministère de l’Économie et de la Planification et de représentants de la banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) qui assure le financement du projet.
Cet investissement vise à mettre en œuvre la stratégie du ministère des Transports pour le développement du système de transport public collectif, à travers la modernisation des infrastructures ferroviaires, le renforcement du parc électrique de la société et l’amélioration de la qualité des services rendus aux passagers, tout en bénéficiant des avantages économiques du transport électrique et en soutenant les objectifs de mobilité verte et durable.
Il a été décidé de recevoir le premier lot de trains dans un délai de deux ans à compter de la date de signature du contrat. Ces acquisitions devraient contribuer à augmenter la capacité d’accueil de la ligne, à optimiser le rythme d’exploitation et à fournir des moyens de transport modernes, sûrs et confortables, répondant aux nouvelles normes internationales en matière de sécurité et de qualité.

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Handball : le Club Africain enregistre quatre nouvelles recrues

La section de handball du Club Africain a renforcé l’effectif de son équipe première par quatre joueurs, engagés pour une durée de deux saisons, a annoncé mardi le club de Beb Jedid.

Le quatuor recruté, est composé de l’arrière gauche Ahmed Abid (28 ans), en provenance du club saoudien d’Al-Rawda, du pivot Houssem Ayadi (32 ans), transféré depuis le Club de Sakiet Ezzit, de l’ailier droit Issam Rzig (37 ans), arrivant de l’Etoile du Sahel, et du demi-centre Amine Ben Salem (23 ans), issu du club français d’Angers.

Pour rappel, le Club Africain avait nommé le 11 juin dernier Houssine Sfar Gandoura au poste de président de la section de handball du club.

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Le ministère des Affaires sociales ouvre les inscriptions à la Conférence arabe sur la retraite et les assurances sociales

Le ministère des affaires sociales a annoncé l’ouverture des inscriptions pour participer à la « Conférence arabe sur la retraite et les assurances sociales », qui se tiendra du 20 au 22 juillet 2026 en Tunisie, appelant les personnes intéressées à visiter le site officiel du ministère et ses plateformes numériques pour plus de détails.
La conférence réunira plusieurs hauts responsables et experts régionaux et internationaux dans les domaines de la protection sociale, des systèmes de retraite et de l’investissement.
L’organisation de cette conférence intervient dans le contexte des défis croissants auxquels sont confrontés les systèmes de retraite dans la région du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord qui ont adoptés, depuis des décennies, des systèmes de « paiement à l’acte » avec des prestations définies. Ces systèmes font désormais face à des pressions croissantes en raison des transformations démographiques rapides, des mutations économiques et des crises mondiales.
La conférence vise à ouvrir un débat approfondi sur l’avenir des systèmes de retraite dans le monde arabe et les moyens de renforcer leur durabilité et leur capacité d’adaptation, à travers le développement des modèles de réforme innovants et la diversification des outils d’épargne- retraite en dehors des cadres traditionnels, afin d’assurer un meilleur équilibre entre la protection sociale et la durabilité financière.
Les travaux de la conférence seront axés principalement, sur l’évaluation des réformes en cours dans les systèmes de retraite de la région et la présentation des expériences et initiatives existantes, outre l’exploration des moyens de transformation numérique dans la gestion des caisses de pension à travers l’utilisation des technologies modernes, à même de contribuer à l’amélioration des prises de décision, et à hisser les rendements.
Les participants débattront également du développement des stratégies d’investissement plus flexibles et prospectives, capables de renforcer la solidité des portefeuilles financiers face aux fluctuations économiques, ainsi que de la gestion des actifs et des engagements pour assurer un équilibre entre eux.
Cette conférence constitue une plateforme régionale importante pour l’échange d’expériences et de visions entre divers intervenants dans le secteur de la retraite et des assurances sociales. Elle regroupe des responsables gouvernementaux, des directeurs des caisses de pension, des experts, des spécialistes de la protection sociale, de l’investissement et de la gestion des risques, ainsi que des représentants des syndicats et des organisations.

(D’après TAP)

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CA : Yassine Meriah sur le point de signer

Les négociations entre Yassine Meriah et les responsables du Club Africain ont repris durant le week-end dernier et les deux parties ont vite fait de se mettre d’accord sur tous les points ou presque. Il s’agit d’un petit détail concernant le salaire de Meriah dont le contrat qui le lie à l’Espérance Sportive de Tunis expire aujourd’hui. Le désormais ex-défenseur «sang et or» a été fortement appuyé par Faouzi Benzarti, surtout après le plus que probable départ de Toufik Cherifi annoncé à la Jeunesse Sportive de Kabylie. Yassine Meriah aura à réussir ce nouveau challenge et prouver qu’il demeure capable de bien faire. On compte beaucoup sur son expérience africaine pour réussir lors de la prochaine Ligue des champions que le Club Africain retrouve après une longue absence.

Tka en pourparlers
Un autre ex-«Sang et Or» est en pourparlers avancés avec le Club Africain. Il s’agit de HoussemTka qui est, lui aussi, en fin de contrat. Le voir en «Rouge et Blanc» est plus que probable.

Jaziri également
Un autre joueur serait en pourparlers avec les responsables clubistes. Il s’agit du sociétaire du club égyptien du Zamalek, Seifeddine Jaziri. Pour porter le maillot clubiste, Seifeddine Jaziri doit régler son dossier avec son club qui n’a pas l’intention de le garder. A suivre.

Bilel Aït Malek veut partir
Certains arrivent ou sont en voie de devenir Clubistes. D’autres ont envie de changer d’air. C’est le cas de Bilel Aït Malek qui est sous contrat jusqu’en juin 2027. Le joueur a reçu des offres du Koweït et de Belgique et veut absolument changer d’air. La longue saison qui attend le Club Africain pourrait inciter les responsables clubistes à garder leur joueur.

Shili convoité
Un autre joueur pourrait quitter le Club Africain. Il s’agit du latéral gauche Oussema Shili qui a été approché par Al Khalidiya du Bahreïn. On sait que les responsables du club de Bab Jedid ont proposé à leur joueur de prolonger son contrat et on attend d’en savoir plus sur ces négociations.

Qu’en est-il de Chaouat ?
Un autre joueur important pourra quitter le Parc Mounir Kebaïli. Il s’agit de Firas Chaouat convoité un peu partout et qui est ouvert à toutes les propositions. Certains clubs du Golfe sont prêts à payer la clause libératoire qui est de six cent mille dinars. Une somme dérisoire pour l’attaquant en question.

Reprise
C’est hier que les joueurs clubistes devaient reprendre les entraînements sous la houlette de Faouzi Benzarti. Une saison plus longue que d’habitude attend les «Rouge et Blanc» qui retrouvent la Ligue des Champions et qui veulent bien faire après une longue absence. Le premier objectif est de passer les deux tours préliminaires et de retrouver la phase de poules. Les supporters espèrent aller le plus loin possible dans cette compétition, mais pour bien faire, il faut renforcer l’effectif existant. Les départs avérés de Toufik Cherifi et Moataz Zemzemi et ceux probables de Bilel At Malek et Oussema Shili inquiètent un peu les supporters clubistes.
Notons que les joueurs qui sont retenus pour la reprise des entraînements sont : Ghaïth Yeferni, Aziz Arouri et Malek Saâda (gardiens), Wilson Tene Didof, Rayane Zouabi, Hamza Ben Abda, Yassine Bouabid, Ghaïth Zaâlouni, Ammar Abdelhak, Houssem Hassen Romdhane (défenseurs), Mohamed Sadok Mahmoud, Charfeddine Aoun, Bilel Aït Malek, Philippe Kinzumbi, Hamza Laâbidi, Youssef Mrad, Oussema Elsharimi, Saidou Khan, Rayane Jebali, Allan Kanté, Oussama Bouguerra, Bassem Srarfi (milieux), Rayen Tetego, Fahd El Mesmary, Fedi Tayachi, Hamza Mansri et Sadok Kadida (attaquants).
Notons que plusieurs joueurs des Elites, champions de Tunisie lors de l’exercice écoulé, ont été retenus avec les seniors. On en citera Aziz Arouri, Rayen Zouabi, Ammar Abdelhak, Rayen Jebali, Hamza Laâbidi, Youssef Mrad, Tetego et Fedi Tayachi.
D’autres ont bénéficié d’une autorisation exceptionnelle pour pouvoir prolonger leur absence, à l’instar de Mouhib Chamakh et Firas Chaouat, deux internationaux qui reviennent de la Coupe du monde, ainsi que Hamza Khadhraoui qui ratera, lui aussi, cette reprise car il vient de convoler en justes noces.

Mourad AYARI

 

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EST : offre pour Mastouri

Après le retour de la délégation tunisienne au pays au terme de sa participation au Mondial, Chokri El Ouaer et les membres de la Commission de recrutement et de suivi de l’Espérance Sportive de Tunis sont passés à de nouveaux contacts avec certains internationaux. Parmi ces joueurs, nous avions évoqué dans de précédentes livraisons les noms de Dylan Bronn et Ali Abdi. Aujourd’hui, c’est celui de l’attaquant Hazem Mastouri qui revient avec insistance.
En effet, le sociétaire du club russe de Dynamo Makhachkala avait été proposé à l’EST au cours du mois de mai et semble très proche du Parc Hassène Belkhodja. Aux dernières nouvelles, un accord de principe a été conclu entre les deux parties et une offre officielle a été transmise à son club russe afin de finaliser les détails financiers de son transfert. L’attaquant tunisien est ciblé notamment pour son bon jeu de tête, ce qui correspond au style de jeu de l’Espérance, axé notamment sur les débordements et les centrages.

Naïm Sliti dans le viseur
Après les recrutements déjà annoncés de Marouane Sahraoui et Montassar Essid, et ceux non officialisés à ce jour, de Mohamed Haj Mahmoud et Youssef Becha, Chokri El Ouaer et son équipe sont encore à la recherche de joueurs capables d’apporter le plus à l’équipe «sang et or» et ce ne sont pas les noms qui manquent.
Aux dernières nouvelles, nous avons appris que l’intérêt de la Commission de recrutement s’est porté sur l’ex-international tunisien Naïm Sliti et qu’une offre officielle lui a été proposée pour porter le maillot «sang et or». L’Espérance, qui a besoin d’un régisseur, ne peut trouver mieux que Naïm Sliti pour occuper ce rôle, en plus de ses dons de buteur.

Isaac Cissé s’éloigne
Nous avions évoqué également le nom du jeune milieu du terrain Isaac Cissé, ce jeune Ivoirien de 19 ans que l’Espérance a mis parmi ses priorités. Mais, bien que les premières négociations étaient encourageantes et qu’une offre officielle a été faite à son club sud-africain, Lamontville Golden Arrows, l’arrivée du joueur est peu probable étant donné qu’il serait actuellement en Belgique pour s’engager en faveur d’un club belge (le Royal), ce qui pourrait compliquer ou faire capoter son arrivée à l’Espérance.

Yan Sasse à Sundowns
Le Brésilien Yan Sasse a fait ses adieux à l’Espérance et ses supporters à la fin de son contrat et devait se rendre au Qatar après avoir conclu un accord avec Al Wakra. Mais le Brésilien a fait volte-face et Miguel Cardoso, qui connaît parfaitement Yan Sasse et ses qualités, a réussi à détourner le joueur vers Prétoria pour qu’il rejoigne MamelodiSundowns.
Une destination inattendue pour Yan Sasse qui sera donc un adversaire de l’Espérance lors de la prochaine édition de la Ligue des Champions.

Hédi RASSAÂ

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Coup d’envoi du programme de séjour estival au profit des personnes âgées en établissement

Le programme « séjour estival destiné aux séniors » résidents dans les établissements de protection des personnes âgées relevant de l’union tunisienne de solidarité sociale (UTSS) a été lancé le week-end dernier, en partenariat avec le ministère de la famille, de la femme, de l’enfance et des personnes âgées.
L’UTSS a annoncé, mardi, dans son communiqué l’organisation du premier séjour estival, dans la ville de Hammamet, au profit des résidents dans le centre de protection des personnes âgées de Menzel Bourguiba, dans le cadre du renforcement des programmes de prise en charge de cette catégorie et l’amélioration de la qualité des services fournis.
Elle a été précisé que ce programme a permis aux participants de profiter des moments de loisirs et de convivialité à travers l’organisation d’activités culturelles, et sportives, d’ateliers créatifs et de jeux, visant à animer la vie quotidienne des résidents.
Par ailleurs, le programme a comporté des soirées artistiques, des spectacles de chant et de musique, offrant aux participants l’occasion d’exprimer leurs talents et de raviver leurs souvenirs dans une ambiance festive.
Ce programme estival se poursuivra pour inclure les résidents dans les différents centres de protection des personnes âgées relevant de l’UTSS et les résidents dans le centre de protection des personnes ayant des déficiences intellectuelles et sans soutien familial à la Manouba.

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Le ministère de la Défense engage la refonte du système de service national

Le ministère de la Défense nationale a annoncé que les travaux d’élaboration d’un projet de loi portant révision du système du service national ont atteint un stade avancé.
Cette réforme s’inscrit dans une démarche de modernisation du dispositif actuel afin de le rendre plus attractif et mieux adapté à la réalité sociale et professionnelle des jeunes, en y intégrant des mesures incitatives et des avantages au profit des conscrits. Parmi ces mesures figurent notamment l’augmentation de l’allocation accordée aux conscrits, l’élargissement des possibilités de formation professionnelle et accorder une priorité lors des concours de recrutement dans la fonction publique.
Ces précisions figurent dans une réponse écrite adressée par le ministère de la Défense à l’Assemblée des représentants du peuple, en réponse à une question écrite de la députée Fatma Mseddi.
Dans sa réponse, le ministère souligne que ce projet de loi vise à remédier aux difficultés résultant de l’application du système actuel, à garantir une véritable égalité dans l’accomplissement du devoir de service national et à mobiliser les compétences des jeunes dans des projets d’intérêt général.
Selon le ministère, la révision du système du service national régi par la loi n°1 de 2004, inclue, également, la possibilité de revoir la durée du service national obligatoire et l’adoption d’une période de service plus courte et plus intensive, axée sur le renforcement des valeurs de citoyenneté et d’appartenance et l’acquisition des compétences nécessaires pour répondre aux exigences de la défense nationale.
Il a, dans ce sens, rappelé qu’une étude scientifique réalisée en 2017 a révélé que la durée actuelle du service constituait l’un des facteurs à l’origine de la réticence des jeunes à accomplir leur devoir de service national.
S’agissant du système de réserve, le ministère a affirmé que la législation tunisienne consacre, depuis la création de l’armée nationale, un régime de réserve militaire destiné à préserver l’état de préparation opérationnelle. Celui-ci englobe les militaires retraités ainsi que les appelés ayant achevé leur formation militaire de base, conformément à la législation en vigueur.

(D’après TAP)

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Le CNOPT met en place une cellule de crise face aux impayés de la CNAM

Le Conseil national de l’Ordre des pharmaciens de Tunisie (CNOPT) a annoncé, ce mardi, la création d’une cellule de crise qui assurera la veille et le suivi permanent de l’évolution du dossier des impayés de la Caisse nationale d’assurance maladie (CNAM).
Selon un communiqué publié sur la page officielle du CNOPT, cette cellule sera également chargée de coordonner les mesures à prendre en vue de protéger le système de santé et l’intérêt des patients dans un contexte de crise financière menaçant l’ensemble des acteurs du secteur privé de la santé.
Cette décision a été prise à l’issue d’une réunion de travail d’urgence convoquée par le président du CNOPT, Mustapha Laroussi et à laquelle ont participé le président du Syndicat des pharmaciens d’officines de Tunisie (SPOT), Zoubeir Guiga, accompagné d’une délégation syndicale, le président du Syndicat tunisien des biologistes privés (STBP), Khalil Ben Abdallah, ainsi que le président de la Chambre Syndicale Nationale des Pharmaciens Grossistes Répartiteurs relevant de l’UTICA, Hazem El Ghoul.
La réunion a été consacrée à l’examen de la « grave asphyxie financière » qui a touché l’ensemble des intervenants de la chaîne du médicament et des services de biologie.
Les participants ont dénoncé le dépassement continu des délais légaux de paiement des créances par la CNAM, soulignant que cette crise s’est également étendue au secteur de la distribution en gros des médicaments.
Selon eux, cette situation risque d’entraîner l’effondrement de toute la chaîne de soins et de priver les patients de leur droit constitutionnel à la santé.
Les structures professionnelles participantes ont renouvelé leur appel urgent à l’autorité de tutelle et à l’ensemble des parties concernées afin qu’elles assument leurs responsabilités nationales et interviennent sans délai pour garantir la continuité du service de santé et éviter une paralysie quasi certaine du secteur.

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L’ATB lance la 3ème édition de l’offre « 100 Jours SAKAN by ATB » : encore plus d’avantages pour réaliser votre projet immobilier !

L’Arab Tunisian Bank (ATB) renouvelle avec enthousiasme son offre phare « 100 Jours SAKAN by ATB » pour la troisième année consécutive. Cette édition propose des conditions encore plus attractives pour accompagner les Tunisiens, qu’ils soient résidents en Tunisie ou à l’étranger (TRE), dans la concrétisation de leur rêve immobilier.

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Avec cette troisième édition, l’ATB confirme son engagement durable auprès des Tunisiens pour les aider à bâtir leur avenir.

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À propos de l’ATB

Fondée en 1982, l’Arab Tunisian Bank est une institution bancaire de référence en Tunisie, offrant une gamme complète de services financiers innovants aux particuliers et aux entreprises. Engagée à soutenir le développement économique et à promouvoir l’inclusion financière, l’ATB met la qualité de service et la proximité au cœur de sa mission.

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Rapport mondial 2026 sur les drogues : hausse inquiétante de la consommation de cannabis en Tunisie

À l’occasion de la Journée internationale contre l’abus et le trafic illicite de drogues, célébrée chaque année le 26 juin, l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC) a publié son Rapport mondial sur les drogues 2026.
Ce rapport, conçu comme une référence mondiale sur les marchés de la drogue, les tendances de consommation et les politiques publiques, propose une analyse détaillée des évolutions observées aux niveaux mondial, régional et sous-régional. Son édition 2026 accorde une attention particulière à l’impact de la consommation de drogues sur la sûreté et la sécurité, en examinant les liens entre usage de stupéfiants, criminalité, violences et vulnérabilités sociales.
Le document souligne que les réseaux criminels exploitent de plus en plus les nouvelles technologies, les crises et l’instabilité mondiale pour développer de nouvelles substances, conquérir de nouveaux marchés et diversifier leurs routes de trafic.
«En 2024, 331 millions de personnes, soit 6,2% de la population mondiale âgée de 15 à 64 ans, a consommé des drogues, contre 5,2% en 2014. Le cannabis demeure de loin la substance la plus consommée, avec 256 millions d’usagers, suivi des opioïdes (63 millions), des amphétamines (32 millions), de la cocaïne (25 millions) et de l’ecstasy (21 millions)», indique le document.
L’ONUDC met également en évidence une augmentation sans précédent des drogues synthétiques. «Les fabricants de stupéfiants continuent de mettre au point de nouvelles substances afin de contourner les réglementations et d’échapper aux contrôles. En 2024, le nombre de types de drogues identifiés lors des saisies était cinq fois supérieur à celui enregistré avant l’an 2000. Le nombre de nouvelles substances psychoactives recensées sur les marchés mondiaux a atteint 755 en 2024, dont 118 ont été signalées pour la première fois», affirme le rapport.
Le document fait aussi état de la mondialisation du marché de la «méthamphétamine», une drogue de synthèse généralement fabriquée dans des laboratoires clandestins et commercialisée sous forme de poudre, de comprimés ou de cristaux. «Sa diffusion s’étend désormais au Moyen-Orient, à l’Afrique et à certaines régions d’Europe. Parallèlement, la consommation de cannabis continue de progresser, portée notamment par l’évolution des politiques de légalisation ou de décriminalisation adoptées dans plusieurs pays», précise le document.
L’ONUDC souligne également que la production mondiale de cocaïne a plus que quadruplé en dix ans, dépassant 4.000 tonnes en 2024, tandis que les organisations criminelles étendent leurs activités vers de nouveaux marchés, notamment en Afrique et en Asie. À cet effet, l’organisation a appelé à renforcer la coopération internationale, le partage de renseignements, ainsi que les politiques de prévention, de traitement des addictions et de réduction des risques.

Cannabis : la prévalence annuelle passe de 2,6% à 5,35% entre 2013 et 2017
En outre, le rapport présente des données relatives aux saisies de stupéfiants réalisées dans plusieurs pays, dont la Tunisie. «En 2024, les autorités tunisiennes ont principalement saisi 1,8 tonne de résine de cannabis, près de 97 kilogrammes de substances de type ecstasy, 52,8 kilogrammes de cocaïne, ainsi que des quantités plus limitées d’héroïne (1,14 kg) et de buprénorphine (0,19 kg)».
Le rapport fournit également des estimations sur la consommation de cannabis en Tunisie. Selon les données conjointes du MedSPAD et de l’ONUDC, la prévalence annuelle de l’usage du cannabis parmi les personnes âgées de 15 à 64 ans est estimée à 5,35% en 2017, contre 2,6% en 2013.

2025 : 15.253 affaires de stupéfiants et 27.338 personnes impliquées
Au niveau national, les représentants du ministère de l’Intérieur, lors d’une séance d’audition tenue le 25 juin 2026 à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), par la Commission de la législation générale, consacrée à l’examen de la proposition de loi visant à amender la loi n°52 de 1992 relative à la lutte contre les stupéfiants, ont dressé un état des lieux particulièrement préoccupant.
Ils ont indiqué qu’en 2025, près de 15.253 affaires liées aux stupéfiants ont été enregistrées, impliquant 27.338 personnes. «La tranche d’âge des 19 à 40 ans représente à elle seule près de 89% des personnes impliquées», ont-ils souligné.
Sur le plan géographique, ils ont précisé que les zones les plus touchées demeurent le Grand Tunis, le littoral ainsi que certaines régions du Nord-Ouest, identifiées comme des espaces à la fois de consommation et de trafic.
Ils ont ainsi ajouté qu’au cours de l’année 2025, d’importantes quantités de drogues de différentes catégories ont été saisies, notamment 2 590 707 comprimés, ainsi que 131 810,57 grammes de cocaïne.

Nouha MAINSI

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Le textile tunisien :  laboratoire méditerranéen de la mode intelligente

Par Jamel BENJEMIA

Il est des industries qui ne fabriquent pas seulement des produits, elles façonnent des territoires, structurent des vies et tissent silencieusement la mémoire collective d’une nation. Le textile appartient à cette catégorie rare. Derrière chaque atelier, chaque métier à tisser, chaque bobine de fil, se cachent des générations de femmes et d’hommes, des savoir-faire transmis, des destins familiaux et une certaine idée du travail.

Pendant plus d’un demi-siècle, le textile tunisien a incarné l’une des plus grandes aventures industrielles et sociales du pays. Porté par la loi 70 et par la vision modernisatrice impulsée sous Hédi Nouira, il a permis l’émergence d’un tissu industriel dense, créateur de centaines de milliers d’emplois et profondément arrimé aux marchés européens. La Tunisie est ainsi devenue l’un des ateliers privilégiés de l’Europe, forgeant sa réputation sur la qualité de sa main-d’œuvre, sa proximité géographique et sa remarquable capacité d’adaptation.

Mais l’histoire économique ressemble à la mer Méditerranée : elle n’accorde aucun mouillage définitif. Les courants changent, les routes commerciales se déplacent, les certitudes d’hier deviennent parfois les fragilités de demain.

La mondialisation a profondément redessiné la géographie industrielle. Le Bangladesh, le Vietnam ou l’Éthiopie disputent désormais aux pays méditerranéens le terrain des coûts salariaux. Dans le même temps, les consommateurs réclament davantage de rapidité, de personnalisation, de durabilité, mais aussi d’authenticité et de sens.

Le vêtement n’est plus un simple assemblage de tissus. Il devient une expérience, une affirmation identitaire, parfois même un engagement éthique.

Dès lors, une interrogation majeure s’impose : la Tunisie doit-elle demeurer un atelier performant au service des marques étrangères ou ambitionner de devenir un laboratoire méditerranéen de la mode intelligente ?

La réponse dépasse largement le destin d’un secteur industriel. Elle engage la capacité de la Tunisie à passer du statut d’atelier performant à celui de créateur de valeur, d’idées et d’imaginaires.

Sortir du piège du bas coût

Le principal risque auquel est confronté le textile tunisien consiste à poursuivre une bataille déjà perdue, celle des coûts.

Aucune économie méditerranéenne ne pourra durablement rivaliser avec les salaires pratiqués dans certaines régions d’Asie ou d’Afrique subsaharienne. Chercher à préserver la compétitivité uniquement par la compression des coûts reviendrait à engager une course vers le moins-disant social dont personne ne sortirait vainqueur.

L’expérience asiatique mérite à cet égard d’être méditée avec attention.

La Chine, la Corée du Sud ou Taïwan ont certes débuté par la sous-traitance intensive. Mais elles ont rapidement compris qu’une nation ne s’enrichit pas durablement en cousant pour les autres ou en vendant exclusivement des heures de travail. Elles ont investi massivement dans le design, la recherche, les marques, la logistique, la technologie et la propriété intellectuelle.

La véritable richesse ne réside plus dans l’assemblage du vêtement, mais dans sa conception, son récit, son image et sa capacité à susciter le désir.

Plus encore, la maîtrise des marques, du design et de l’innovation constitue désormais un enjeu de souveraineté économique. Les pays qui abandonnent la conception aux autres finissent souvent par dépendre des décisions prises ailleurs. Or, dans un monde fragmenté par les tensions commerciales et les rivalités technologiques, produire sans concevoir revient à naviguer sans gouvernail.

Faire émerger une signature méditerranéenne

L’une des grandes faiblesses du textile tunisien demeure son invisibilité.

Chaque année, des millions de pièces confectionnées en Tunisie sont vendues en Europe sans que le consommateur final en ait conscience. Le pays produit, mais ne signe pas.

Or, dans l’économie contemporaine, la marque constitue un actif stratégique majeur.

La Tunisie dispose pourtant d’atouts singuliers : héritage andalou, artisanat séculaire, diversité des influences méditerranéennes, maîtrise de la broderie, du tissage et des fibres naturelles.

Pourquoi ne pas faire émerger un label international associant élégance méditerranéenne, qualité européenne et production responsable ?

Cette ambition n’a rien d’utopique. Feu Ezzedine Alaïa, génie absolu de la haute couture, avait démontré qu’un créateur tunisien pouvait puiser dans sa mémoire intime pour élaborer un langage esthétique universel. Son célèbre col Alaïa demeure l’illustration éclatante de cette alchimie entre enracinement local et rayonnement mondial.

Le textile tunisien gagnerait ainsi à renouer avec sa géographie et son climat. Depuis des siècles, les peuples méditerranéens ont appris à vivre sous un soleil exigeant, à composer avec la chaleur, la sécheresse et l’intensité lumineuse.

Cette expérience pourrait devenir un formidable laboratoire d’innovation.

Pourquoi ne pas développer des vêtements spécialement conçus pour les régions soumises aux fortes chaleurs, capables de réguler la température corporelle, d’évacuer rapidement l’humidité ou de sécher en quelques minutes ? Pourquoi ne pas imaginer des tissus infroissables réduisant les besoins en repassage et, par conséquent, la consommation énergétique domestique ?

À l’heure où le réchauffement climatique redessine les modes de vie à l’échelle planétaire, la Tunisie pourrait devenir pionnière d’une nouvelle génération de vêtements adaptés aux climats extrêmes.

Demain, l’innovation textile ne consistera peut-être plus à suivre la mode, mais à aider l’humanité à mieux habiter une planète plus chaude.

Construire la mode intelligente

L’industrie textile mondiale entre dans une nouvelle révolution industrielle.

L’intelligence artificielle, l’analyse des données massives, la robotisation et la numérisation bouleversent déjà l’ensemble de la chaîne de valeur.

Demain, les algorithmes prédiront les tendances avant même qu’elles n’apparaissent sur les réseaux sociaux. Les logiciels anticiperont les ventes, réduiront les invendus et permettront la personnalisation des collections.

Le couturier de demain travaillera autant avec des stylistes qu’avec des data scientists.

Grâce à la qualité de ses ingénieurs, à ses compétences numériques et à la vitalité de sa jeunesse, la Tunisie dispose ici d’une opportunité historique.

Cela suppose toutefois la création d’écosystèmes associant universités, écoles de mode, centres de recherche, startups technologiques et industrielles.

Des pôles spécialisés pourraient émerger autour des textiles connectés, des fibres intelligentes, des tissus médicaux, des matériaux recyclés ou encore des vêtements destinés aux industries automobile et aéronautique.

Demain, l’aiguille dialoguera avec l’algorithme, le métier à tisser avec la donnée et l’inspiration créatrice avec l’intelligence artificielle.

Miser sur la proximité et la durabilité

Dans un monde marqué par les tensions géopolitiques, les ruptures logistiques et l’urgence climatique, la proximité redevient un avantage compétitif majeur.

L’Europe découvre aujourd’hui les limites d’une dépendance excessive à des chaînes d’approvisionnement lointaines.

La Méditerranée retrouve ainsi une centralité économique inattendue.

À quelques jours seulement des principaux marchés européens, la Tunisie dispose d’un atout géographique exceptionnel. Elle peut répondre rapidement aux commandes, produire en séries limitées et réduire considérablement les délais de livraison.

Parallèlement, les exigences environnementales remodèlent déjà l’industrie mondiale.

Les consommateurs européens ne recherchent plus seulement un vêtement, ils veulent connaître son histoire, son empreinte environnementale et les conditions humaines de sa fabrication.

En investissant massivement dans l’économie circulaire, les énergies renouvelables, le recyclage des fibres et la gestion durable de l’eau, la Tunisie pourrait devenir l’une des premières plateformes méditerranéennes de production textile décarbonée.

Coudre sa propre destinée

L’histoire économique enseigne qu’aucune nation ne progresse durablement en demeurant l’exécutante du génie des autres.

Durant plusieurs décennies, la Tunisie a admirablement rempli son rôle d’atelier manufacturier aux portes de l’Europe. Cette époque ne doit ni être reniée ni abandonnée aux poussières de l’histoire : elle a légué à la Tunisie bien davantage que des usines et des statistiques. Elle lui a transmis des gestes, des savoir-faire et cette intelligence de la main qui constitue souvent le premier visage du génie d’une nation.

Mais les grandes nations économiques sont celles qui savent transformer leurs héritages en tremplins plutôt qu’en refuges.

Le textile tunisien ne doit plus seulement confectionner des vêtements, il doit concevoir des idées, créer des marques, inventer des matières, produire de l’intelligence et exporter une vision méditerranéenne du monde.

Le véritable enjeu n’est plus de savoir combien de pièces la Tunisie peut fabriquer, mais combien d’innovation, de créativité et de sens elle peut incorporer dans chacune d’elles.

Car, au XXIᵉ siècle, les nations qui prospèrent ne sont plus nécessairement celles qui disposent des bras les moins coûteux, mais celles qui savent métamorphoser leur mémoire, leur culture et leur intelligence collective en richesse durable.

La Tunisie porte en elle cet héritage, cette intelligence de la main et cette créativité qui distinguent les peuples bâtisseurs. Il lui reste désormais à les convertir en vision industrielle, en innovation et en rayonnement international.

Pendant des décennies, elle a habillé l’Europe. Le siècle qui s’ouvre lui offre peut-être une destinée plus vaste : ne plus seulement confectionner des vêtements, mais imaginer les usages de demain, vêtir l’avenir et, fil après fil, tisser sa propre renaissance.

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