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Pensées estivales : sous le poids de la canicule

On voudrait croire que l’été n’ait pas encore commencé, car nous ne sommes pas encore prêts à vivre ses jours et ses nuits caniculaires et pénibles. On avait rêvé quavec le phénomène des changements climatiques, on aurait la chance de passer des jours et des mois dans l’atmosphère agréable d’un temps hivernal ou printanier.

Et là, nous avons au moins le droit de rêver d’un été doux.Mais «Monsieur l’été» avait hâte de nous accueillirchaleureusement en sa saison depuis déjà plus d’une dizaine de jours. Il s’impose à nous et comme de coutume, il ne se soucie guère de notre situation pas du tout enviable avec un menu composé de chaleur, à l’ombre ou sous le soleil, de sueur et de douleur dans une ville qui suffoque et manque de beaucoup d’air en pareille période. Nous sommes contraints d’endurer les rendez-vous insupportables de l’été et qui semblent interminables. «Minable est la saison d’été !», avons-nous lancé à plusieurs gens de notre entourage. Ces derniers ne l’avaient pas partagé, non pas sur Facebook, mais ne l’avaient pas du toutapprécié, car l’été est leur saison préférée. Et c’est drôle ce que nous vivons sous ces cieux commegenre de situation, entourés d’une frange d’êtres humains qui ignorent encore qu’ils sont, peut-être, ou sûrement masochistes, qui trouvent du plaisir à souffrir.

Fuir les vagues de chaleur

Ils ont certainement raison de vivre une telle situation, car ils disposeraient pas des outils nécessaires pour combattre l’été et ses caprices : lesmoyens financiers pour passer de belles vacances en bord de mer, défiant toutes les chaleurs du monde. Il y en a même qui voyagent vers des contrées parfois lointaines pour oublier l’été et jouir de la fraîcheur. Et pour retourner vers ceux qui détestent l’été, ils arrivent jusqu’à ne pas prononcer son nom. Ils l’appellent «esskhana» (la chaleur), une appellationpar laquelle leurs pensées vont vers la fièvre, dans le sens du mal et de la pathologie. Et sans aller trop loin avec les jours d’un été pas du tout clément, on pourrait se déplacer avec de petits moyens financiers vers la Banlieue nord de Tunis, par exemple, pour piquer un nez en mer, manger un sandwich et aller ensuite dans un café calme, aéré ou climatisé et peu fréquenté pour siroter un thé et s’adonner à une lecture d’été, celle d’un roman, d’un recueil de poésie ou de nouvelles en langue arabe ou française d’ici ou d’ailleurs. Une boisson fraîche serait la bienvenuepour accompagner la lecture. On aura fui au moins, etpour quelques heures, le poids horrible de la canicule qui règne dans la capitale. L’essentiel n’est-il pas de humer la brise marine qui rafraîchit la plage et l’atmosphère en général et d’essayer de calmer son esprit en se créant et en vivant des instants heureux ?

Lotfi BEN KHELIFA

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Poste tunisienne : nouveaux horaires d’été des bureaux de poste à partir du 1er juillet

La poste tunisienne informe sa clientèle, que l’horaire d’été pour l’ouverture des bureaux de poste à partir de demain, mercredi 1er juillet 2026 jusqu’au 31 août 2026, sera comme suit : Lundi, mardi, mercredi et jeudi de 07h30 jusqu’à 13h00. Vendredi de 7h30 jusqu’à 12h30.

La poste tunisienne précise dans un communiqué publié mardi, que les agences de Rapid Post et les agences de colis postaux assurent une séance de travail de 07h30 jusqu’à 13h30 du lundi au jeudi et de 07h30 jusqu’à 12h30, le vendredi.

Il convient de rappeler que 67 bureaux de poste et 25 agences de Rapid Post continuent à assurer une séance du travail les samedis de 09h00 à 12h15.

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APL étudiants étrangers : la suppression des aides entre en vigueur le 1er juillet

Plus de 200 eurodéputés demandent l’ouverture d’une enquête contre la famille politique de l’AfD et de Reconquête au Parlement européen. Si des manquements aux valeurs de l’Union européenne sont confirmés, l’alliance Europe des Nations Souveraines pourrait perdre près de deux…

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Rapport mondial 2026 sur les drogues : hausse inquiétante de la consommation de cannabis en Tunisie

À l’occasion de la Journée internationale contre l’abus et le trafic illicite de drogues, célébrée chaque année le 26 juin, l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC) a publié son Rapport mondial sur les drogues 2026.
Ce rapport, conçu comme une référence mondiale sur les marchés de la drogue, les tendances de consommation et les politiques publiques, propose une analyse détaillée des évolutions observées aux niveaux mondial, régional et sous-régional. Son édition 2026 accorde une attention particulière à l’impact de la consommation de drogues sur la sûreté et la sécurité, en examinant les liens entre usage de stupéfiants, criminalité, violences et vulnérabilités sociales.
Le document souligne que les réseaux criminels exploitent de plus en plus les nouvelles technologies, les crises et l’instabilité mondiale pour développer de nouvelles substances, conquérir de nouveaux marchés et diversifier leurs routes de trafic.
«En 2024, 331 millions de personnes, soit 6,2% de la population mondiale âgée de 15 à 64 ans, a consommé des drogues, contre 5,2% en 2014. Le cannabis demeure de loin la substance la plus consommée, avec 256 millions d’usagers, suivi des opioïdes (63 millions), des amphétamines (32 millions), de la cocaïne (25 millions) et de l’ecstasy (21 millions)», indique le document.
L’ONUDC met également en évidence une augmentation sans précédent des drogues synthétiques. «Les fabricants de stupéfiants continuent de mettre au point de nouvelles substances afin de contourner les réglementations et d’échapper aux contrôles. En 2024, le nombre de types de drogues identifiés lors des saisies était cinq fois supérieur à celui enregistré avant l’an 2000. Le nombre de nouvelles substances psychoactives recensées sur les marchés mondiaux a atteint 755 en 2024, dont 118 ont été signalées pour la première fois», affirme le rapport.
Le document fait aussi état de la mondialisation du marché de la «méthamphétamine», une drogue de synthèse généralement fabriquée dans des laboratoires clandestins et commercialisée sous forme de poudre, de comprimés ou de cristaux. «Sa diffusion s’étend désormais au Moyen-Orient, à l’Afrique et à certaines régions d’Europe. Parallèlement, la consommation de cannabis continue de progresser, portée notamment par l’évolution des politiques de légalisation ou de décriminalisation adoptées dans plusieurs pays», précise le document.
L’ONUDC souligne également que la production mondiale de cocaïne a plus que quadruplé en dix ans, dépassant 4.000 tonnes en 2024, tandis que les organisations criminelles étendent leurs activités vers de nouveaux marchés, notamment en Afrique et en Asie. À cet effet, l’organisation a appelé à renforcer la coopération internationale, le partage de renseignements, ainsi que les politiques de prévention, de traitement des addictions et de réduction des risques.

Cannabis : la prévalence annuelle passe de 2,6% à 5,35% entre 2013 et 2017
En outre, le rapport présente des données relatives aux saisies de stupéfiants réalisées dans plusieurs pays, dont la Tunisie. «En 2024, les autorités tunisiennes ont principalement saisi 1,8 tonne de résine de cannabis, près de 97 kilogrammes de substances de type ecstasy, 52,8 kilogrammes de cocaïne, ainsi que des quantités plus limitées d’héroïne (1,14 kg) et de buprénorphine (0,19 kg)».
Le rapport fournit également des estimations sur la consommation de cannabis en Tunisie. Selon les données conjointes du MedSPAD et de l’ONUDC, la prévalence annuelle de l’usage du cannabis parmi les personnes âgées de 15 à 64 ans est estimée à 5,35% en 2017, contre 2,6% en 2013.

2025 : 15.253 affaires de stupéfiants et 27.338 personnes impliquées
Au niveau national, les représentants du ministère de l’Intérieur, lors d’une séance d’audition tenue le 25 juin 2026 à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), par la Commission de la législation générale, consacrée à l’examen de la proposition de loi visant à amender la loi n°52 de 1992 relative à la lutte contre les stupéfiants, ont dressé un état des lieux particulièrement préoccupant.
Ils ont indiqué qu’en 2025, près de 15.253 affaires liées aux stupéfiants ont été enregistrées, impliquant 27.338 personnes. «La tranche d’âge des 19 à 40 ans représente à elle seule près de 89% des personnes impliquées», ont-ils souligné.
Sur le plan géographique, ils ont précisé que les zones les plus touchées demeurent le Grand Tunis, le littoral ainsi que certaines régions du Nord-Ouest, identifiées comme des espaces à la fois de consommation et de trafic.
Ils ont ainsi ajouté qu’au cours de l’année 2025, d’importantes quantités de drogues de différentes catégories ont été saisies, notamment 2 590 707 comprimés, ainsi que 131 810,57 grammes de cocaïne.

Nouha MAINSI

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