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L’UBCI lance son desk Italie pour accompagner le développement des relations d’affaires tuniso-italiennes

Les 24 et 25 juin 2026, le siège de l’UTICA à Tunis a accueilli le Forum économique et d’affaires Tunisie–Italie, un événement de haut niveau réunissant environ 600 représentants italiens et tunisiens entre institutions, associations entrepreneuriales et entreprises. Et ce, autour d’un objectif commun : renforcer un partenariat économique historique et ouvrir de nouvelles perspectives de coopération dans des secteurs stratégiques.

Dans le cadre de cet évènement, l’UBCI et la Chambre tuniso-italienne de commerce et d’industrie (CTICI) ont signé un protocole d’accord traduisant leur volonté commune de favoriser les investissements, de faciliter les échanges économiques et de renforcer l’accompagnement des entreprises des deux pays. Celui-ci a été signé par Mohamed Koubaa, directeur général de l’UBCI et Mourad Fradi, Président de la CTICI.

A cette occasion, l’Union Bancaire pour le Commerce et l’Industrie (UBCI) a annoncé le lancement officiel de son Desk Italie, un dispositif destiné à offrir un accompagnement bancaire dédié aux entreprises italiennes présentes en Tunisie ou souhaitant s’y implanter, ainsi qu’aux entreprises tunisiennes développant des relations d’affaires avec l’Italie.

 

 

Le Desk Italie constitue un point de contact bancaire dédié, conçu pour répondre aux besoins spécifiques des investisseurs italiens. Il met à leur disposition un accompagnement personnalisé reposant sur l’ensemble des expertises de l’UBCI, l’offre de services de l’UBCI s’étendra également au bénéfice des résidents italiens, à titre particulier, en Tunisie.

Le partenariat conclu avec la CTICI contribuera à promouvoir le Desk Italie de l’UBCI auprès de la communauté d’affaires italienne, à renforcer sa visibilité et à faciliter l’accès des entreprises à un interlocuteur bancaire spécialisé, capable de les accompagner tout au long de leurs projets.

Le Desk Italie sera piloté par Amina Khouadja, qui assurera l’accompagnement des entreprises en mobilisant les expertises de l’ensemble des métiers de la banque.

À travers le lancement de son Desk Italie et la signature de ce partenariat avec la CTICI, l’UBCI confirme son ambition de devenir le partenaire bancaire de référence des entreprises italiennes et de la communauté italienne en Tunisie et un acteur engagé dans le renforcement des relations économiques entre la Tunisie et l’Italie, au service d’un développement durable des investissements, du commerce et de la coopération entre les deux pays.

D’après communiqué

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EY : les six leviers de l’IA qui vont redessiner la compétitivité des entreprises africaines

L’intelligence artificielle ( IA)  n’est plus un simple gadget technologique isolé mais une architecture globale indispensable, dont les entreprises doivent d’urgence s’emparer à tous les niveaux opérationnels et stratégiques. C’est le message  porté par Ilyes Karoui, Senior Manager chez EY, lors de la 5ᵉ édition des Digital Mornings. 

Organisée par EY Tunisie en partenariat avec la Chambre de Commerce et d’Industrie Tunisie – Côte d’Ivoire le 30 juin 2026. Réunis simultanément à la EY Tower de Tunis et à Abidjan autour du thème « Secteur de la grande consommation en Afrique : bilan, perspectives et opportunités IA », les participants ont assisté à des démonstrations concrètes de produits développés en interne. De la refonte totale de la visibilité digitale au contrôle qualité en usine, l’expert a démontré que la fiabilité de ces technologies, souvent contestée, est désormais mature dès lors qu’elle est rigoureusement encadrée par l’humain.

Pour guider la transformation des entreprises clientes d’EY, six axes technologiques majeurs ont été recommandés, à savoir le document understanding, l’IA générative sous ses facettes chatbot et chatbox, la maintenance prédictive couplée au dynamic scaling, le contrôle qualité augmenté, le développement logiciel augmenté et l’exploitation des smart data pour la segmentation et la recommandation stratégique. Parmi ces priorités, le changement de paradigme dans la visibilité digitale constitue un enjeu immédiat pour la grande consommation.

Les habitudes des consommateurs évoluent, et la recherche d’information classique liée au référencement SEO cède progressivement la place à des requêtes formulées auprès d’agents conversationnels génératifs. Cette bascule impose le passage au GEO, le Generative Engine Optimization, pour mesurer et renforcer la visibilité d’une marque auprès des IA, incluant l’analyse de sentiment des utilisateurs. Cette empreinte digitale, appelée « brand AI », sert désormais de critère à des acteurs du capital-investissement pour évaluer la santé perçue d’une entreprise avant de la placer dans leur radar.

Sur le plan opérationnel, la technologie de compréhension automatisée de documents, ou document understanding, offre des applications directes dans la finance et la gestion qualité. Une démonstration a mis en scène un outil d’EY analysant une facture altérée par des annotations manuscrites et des chiffres ajoutés, prouvant la fiabilité du système. Cette maturité permet de contrecarrer les réticences liées au non-déterminisme de l’IA, à condition qu’une équipe encadre le processus. Dans l’agroalimentaire, cette fonction peut être déléguée à des agents spécialisés nourris des spécifications existantes, afin d’alléger l’important effort humain requis par les documents de conformité.

En usine, le contrôle qualité augmenté s’inscrit dans le cadre de l’industrie 4.0 grâce à l’inspection automatique des produits en sortie de chaîne. Une illustration vidéo a montré le système classer des pièces et leur attribuer un score de conformité. À titre d’exemple, une pièce électronique validée à la vente a obtenu un score proche de 90, tandis qu’une autre, fissurée, a été rejetée avec un score de 23. Ce processus permet aux entreprises d’auditer la vidéo et le raisonnement de chaque décision, et génère des rapports automatiques via des agents dédiés, à condition d’injecter au préalable les standards définis par l’entreprise dans le système.

Pour remédier à la surcharge des équipes informatiques face aux tickets et aux feuilles de route, l’augmentation des équipes de développement logiciel s’appuie sur des agents spécialisés reproduisant une structure classique, comprenant un agent d’architecture logicielle, un agent de développement et un agent de contrôle qualité du code. Les démonstrations ont illustré la conversion de projets écrits dans des langages vieillissants comme le COBOL ou Saras, toujours utilisés par les banques et assurances, vers des technologies modernes intégrant le big data. Face à la rareté des développeurs COBOL sur les marchés tunisien et africain, cette plateforme parallèle accélère la transition en permettant notamment de cartographier en un clic les dépendances entre les programmes d’un projet avant son automatisation.

Ilyes Karoui a rappelé que l’omniprésence de l’intelligence artificielle impose de la traiter comme un objet de développement de produits et de plateformes à part entière. Les réticences légitimes sur sa fiabilité peuvent être maîtrisées par un encadrement rigoureux des processus, au même titre qu’un délivrable humain intègre une part d’erreur. Cette orientation vers l’intelligence artificielle est par ailleurs confirmée par les résultats du baromètre présentés par les intervenants précédents, témoignant de l’engagement affirmé des industriels sur ce segment.

 

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L’Économiste Maghrébin lance « L’Éco en Clair », le nouveau rendez-vous pour décrypter l’économie tunisienne

Dans un contexte marqué par des mutations économiques rapides, des tensions budgétaires persistantes et un environnement international de plus en plus incertain, L’Économiste Maghrébin lance un nouveau talkshow :  « L’Éco en Clair ». Pensé comme un espace régulier de débat et d’analyse, cette émission-débat ambitionne de rendre accessibles les grands enjeux économiques qui structurent l’actualité tunisienne, en donnant la parole à des experts, économistes et décideurs.

Le premier épisode, intitulé « Réformes en Tunisie : les solutions existent. Qu’est-ce qui bloque vraiment ? », pose une question centrale : quels sont les véritables freins structurels à la mise en œuvre des réformes en Tunisie ? Au-delà des diagnostics techniques, les échanges mettent en lumière des blocages plus profonds, liés à la gouvernance, aux choix politiques et à l’efficacité de l’action publique.

Pour Majdi Hassen, directeur exécutif de l’IACE, l’obstacle principal est d’ordre institutionnel et politique. Il souligne que « sans volonté politique ni bonne gouvernance, les réformes resteront lettre morte ». Dans sa lecture, la réussite des transformations dépend avant tout de la capacité à définir une vision claire, cohérente et surtout exécutable, capable de dépasser les lenteurs administratives et les arbitrages hésitants.

De son côté, Racem Mehdi, docteur en économie et enseignant-chercheur, adopte une approche plus structurelle du modèle économique tunisien. Il estime que « l’État-providence en Tunisie ne peut être décrété par la seule loi ; il doit s’appuyer sur des fondamentaux économiques solides ». Il insiste ainsi sur la nécessité de renforcer l’efficacité de l’action publique et de générer de réels gains de productivité au service des citoyens.

Malgré la différence des angles d’analyse, un point de convergence s’impose : l’urgence de renforcer l’efficacité de la décision publique. Pour le premier intervenant, cela passe par une meilleure maîtrise de l’administration et des arbitrages politiques assumés. Pour le second, il s’agit avant tout d’améliorer la performance globale de l’État afin d’en maximiser l’impact économique et social.

Dans cette perspective, plusieurs chantiers structurants sont revenus au centre du débat : la réforme des caisses sociales, la restructuration des entreprises publiques, le renforcement de l’efficacité gouvernementale et l’accélération de la transition numérique de l’administration.

Avec « L’Éco en Clair », L’Économiste Maghrébin propose ainsi un format à la fois pédagogique et analytique, destiné à éclairer des sujets souvent complexes. L’objectif est clair : offrir un espace de compréhension et de débat ouvert sur les réformes et les transformations en cours en Tunisie, afin de mieux en saisir les enjeux et les blocages réels.

L’intégralité de ce premier épisode de « L’Éco en Clair » est à retrouver sur la chaîne YouTube de L’Économiste Maghrébin, pour aller plus loin dans l’analyse des réformes et des défis économiques en Tunisie.

Voir l’épisode — Réformes en Tunisie : les solutions existent. Qu’est-ce qui bloque vraiment ?

Cet article a été produit dans le cadre de « On en parle ! Tunisie 360° », un projet financé par l’Union Européenne, cofinancé par le ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement et mis en œuvre par le consortium DW Akademie et AMAJ.
Son contenu relève de la seule responsabilité de L’Économiste Maghrébin et ne peut en aucun cas être considéré comme reflétant la position des bailleurs et du consortium susmentionnés.

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