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Nira Data: la Tunisie numéro 1 en Afrique au classement mondial de réputation

Le site Nira Data, une organisation indépendante spécialisée dans le suivi de l’opinion publique internationale, a publié les résultats d’un récent sondage portant sur 44 667 répondants dans 85 pays, inclus dans ce que l’on appelle la base de données Global Country Perceptions (indice de réputation internationale). La Suisse arrive en tête au niveau mondial. La Tunisie se classe première en Afrique et 24e au niveau mondial. À titre de comparaison, la France est 39e, le Royaume-Uni 45e, l’Égypte 56e, la Turquie 65e et les États-Unis 128e.

Sami JallouliPour comprendre ce  classement élevé de la Tunisie,  le politologue Sami Jallouli est revenu  sur un ensemble de critères qui façonnent les perceptions de l’opinion publique internationale. 

Il part du constat de  l’image culturelle et touristique. Tout en soulignant: .La Tunisie possède un patrimoine civilisationnel et historique riche, comme Carthage et l’héritage d’Ibn Khaldun, et elle est aussi une destination touristique de renommée mondiale ; cela lui a conféré un important capital d’empathie et d’intérêt à l’échelle internationale.”

Tout comme il met l’accent sur le critère de la paix, qui demeure, un critère important. Il précise dans ce contexte: “On a tendance à voir les pays qui se tiennent à l’écart des conflits militaires et des tensions géopolitiques majeures comme des pays amicaux et neutres. Cela renforce l’appréciation positive nette auprès des populations”

En outre, Sami Jallouli rappelle le critère de l’interaction populaire et numérique. “À l’ère d’Internet, l’ouverture culturelle et la communication digitale jouent un rôle vital. Comme l’enquête ciblait des utilisateurs d’Internet adultes, la présence numérique positive des Tunisien·ne·s a contribué à renforcer cette belle image”, poursuit-il. 

Et enfin l’absence de confrontations directes. A cet effet, il estime que contrairement à des grandes puissances engagées dans des tensions politiques intenses, la Tunisie, de par sa position de pays qui ne s’affirme pas comme un acteur dans des conflits majeurs, bénéficie d’un statut de pays peu source de controverses négatives.

La question qui s’impose: qu’est ce que cela signifie? A cette interrogation, Sami Jallouli revient sur le fait que la Tunisie occupe la première place en Afrique et la 24e au niveau mondial reflète une excellente réputation internationale. 

Selon lui, cette perception positive constitue un capital symbolique pouvant être exploité pour renforcer le secteur touristique, attirer des investissements et encourager des partenariats éducatifs et culturels.

Et de conclure: “Nous pouvons diverger dans nos évaluations de la situation intérieure, mais nous sommes tous d’accord sur la valeur et la place de la Tunisie ; c’est pourquoi célébrer et diffuser toute image positive de notre pays me paraît un devoir national qui renforce notre rayonnement à l’étranger”.

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UBCI renouvelle son partenariat avec le Festival de Hammamet

Pour la troisième année consécutive, l’UBCI poursuit son engagement en faveur du rayonnement culturel en Tunisie en renouvelant son partenariat avec le Festival International de Hammamet, dont la 60ème édition se tiendra du 11 juillet au 13 août 2026 dans le cadre emblématique du théâtre de plein air de Hammamet.

 

Créé en 1964, le Festival International de Hammamet s’est imposé comme l’un des rendez-vous incontournables de la scène culturelle tunisienne. Depuis plus de six décennies, il accueille chaque été des artistes de renom et révèle de nouveaux talents, contribuant ainsi au dynamisme de la création artistique en Tunisie et au-delà.

 

À l’occasion de cette édition anniversaire, la programmation réunira une nouvelle fois de grandes figures de la scène nationale et internationale, parmi lesquelles Dhafer Youssef, Yara, Marcel Khalifa, Adam, ainsi que de nombreux autres artistes, offrant au public une expérience culturelle riche en émotions et en découvertes.

 

À travers ce partenariat, l’UBCI confirme son engagement en faveur des grands rendez-vous culturels. En soutenant l’un des festivals les plus prestigieux de Tunisie, la banque réaffirme son attachement à une culture accessible, vecteur de partage, d’ouverture et de dialogue.

 

Ce partenariat renouvelé illustre la volonté commune de l’UBCI et du Festival International de Hammamet de soutenir la création artistique et de faire de cette 60ème édition une célébration exceptionnelle de la culture.

D’après communiqué

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La Tunisie mise à l’honneur sur la scène internationale d’Euronext

Ce 25 juin 2026, COFICERT, sous l’égide de l’IGSF – International Group for Sustainable Finance, a organisé en collaboration avec EURONEXT, la cérémonie internationale de certification d’entreprises, sur les registres financier et extra-financier.

Organisée par les acteurs de la finance moderne, cette cérémonie s’est imposée comme la référence annuelle sur le secteur, réunissant COFICERT en qualité de premier organisme de certification financière, EURONEXT en qualité de première place financière européenne et l’IGSF en qualité de premier organisme de normalisation financière.

 

Une journée marquée par la qualité de l’assistance composée de dirigeants issus d’une cinquantaine d’entreprises de grande taille, évoluant dans 15 secteurs d’activités à forte valeur ajoutée. Un seizième secteur, celui des municipalités, était également représenté à travers la participation du Gouvernement d’Ajman, l’un des sept Émirats composant les Émirats arabes unis. Un auditoire prestigieux rassemblant aux cotés des hauts dirigeants de délégations internationales, des Officiels, Autorités et Organisations internationales de premier plan.

Cette édition spéciale par la place financière internationale, dédiée à l’Afrique et au Moyen-Orient, a consacré les entreprises de ces régions les plus performantes et les plus responsables sur les plans financier et extra-financier. Un rapprochement des continents Europe, Afrique & Moyen-Orient, pour un nivellement vers le haut de la conformité et de la performance à l’échelle internationale, faisant de l’Europe l’épicentre mondial de convergence de la qualité financière et extra-financière, fédérant pays et continents.

« En nous réunissant aujourd’hui à EURONEXT, nous affirmons notre volonté collective de renforcer les passerelles entre l’Europe, l’Afrique et le Moyen-Orient autour de valeurs communes : la transparence, l’intégrité, la responsabilité, la performance, ainsi que la création de richesse et de valeur durable », déclare Gilles Ohana, Directeur de la Cotation Internationale à EURONEXT.

Un an après la première édition, ayant permis de hisser le drapeau de la Tunisie au sein de EURONEXT, grâce à la présence marquée d’entreprises tunisiennes fortes, avec la Banque de TUNISIE, TUNISIE Valeurs et TUNISIE Leasing ; la seconde édition a permis à la Tunisie de franchir une nouvelle étape dans son rayonnement international, en se classant parmi le TOP 4 des pays les plus engagés en Afrique et au Moyen-Orient, en matière de gouvernance, qu’il s’agisse de Qualité Financière, de Qualité Extra-financière ou de Lutte contre la criminalité financière. 

 

COFICERT, organisme de certification indépendant et leader mondial dans son domaine, à la manœuvre.

L’organisation a été confiée à COFICERT. Souheil Skander, Dirigeant de COFICERT, a souligné l’ambition de cette édition et ses défis : rassembler les représentants économiques et financiers de 50 entreprises de référence, sélectionnés sur la base de critères de certification spécifiques, sans dépasser la limite fixée à 100 personnes dans l’enceinte de EURONEXT.

« Sur près de 70 pays, nous avons retenu les 20 pays qui présentaient les écosystèmes les plus favorables et matures en matière de conformité. De ces 20 pays, nous devions précisément identifier les entreprises les plus responsables et performantes, en matière financière et extra-financière. Tout le challenge résidait dans une composition intégrant 2 continents et qui soit la plus complète et éclectique possible », expose Souheil Skander, Directeur Général de COFICERT.

 

Démonstration de force de la Tunisie ; une délégation tunisienne remarquée.

Une mobilisation composée des fleurons tunisiens a fait honneur à la TUNISIE, en se déplaçant en force le 25 juin au siège de EURONEXT – la Bourse Européenne, à la Bourse de Paris.

La TUNISIE s’est démarquée en étant, sur les 20 principaux pays d’Afrique et du Moyen-Orient, la délégation la mieux représentée sectoriellement, couvrant pas moins de 10 secteurs, répartis entre la Banque, l’Assurance, la Microfinance, les Fonds d’investissement, les Sociétés de Gestion, l’Industrie agroalimentaire, l’Industrie pharmaceutique, l’Industrie mécanique & électrique et la Distribution spécialisée. La délégation tunisienne était composée de : BIAT, STB, UIB, ATB, ZITOUNA BANK, SFBT, TERIAK-Kilani Group, ASTREE, BH Assurance, CDC, CDC Gestion, ADVANS Tunisie, Eleonetech et Groupe Zouari.

La Tunisie a, par ailleurs, brillé au travers de ses compétences, représentées par des dirigeants tunisiens exerçant au sein d’institutions étrangères de premier plan, dans les domaines de la banque, de l’investissement et des télécommunications, respectivement au Sénégal, en Côte d’Ivoire et en Mauritanie.

Une identification minutieuse a été opérée sur près de 50 entreprises et institutions qui font le tissu économique régional en Afrique et au Moyen-Orient ; leur conférant un accès et une visibilité à EURONEXT, permis par la certification à des normes de référence. Des normes qui listent les exigences les plus strictes à l’échelle internationale en matière de gouvernance financière, gouvernance extra-financière et lutte contre la criminalité financière.

Les entreprises présentes se sont vu remettre des certificats attestant de leur conformité à des normes spécifiques, dont chacune répond à un enjeu de qualité distinct mais complémentaire.

  • La Norme ISO 37001® (version 2025), dédiée à la lutte contre la corruption ;
  • La Norme AML 30001® (AML/CFT version 2025), dédiée à la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme ;
  • La Norme MSI 20000®, consacrée à la performance de la gouvernance financière et la qualité financière ;
  • La Norme ESG 1000®, relative à la gouvernance responsable extra-financière et à la finance durable.

 

Ces quatre normes forment un cadre intégré et cohérent pensé pour répondre aux attentes des donneurs d’ordre, des partenaires, des investisseurs et des régulateurs à l’échelle mondiale. Des sujets couverts, devenus incontournables et qui s’imposent désormais comme levier stratégique de croissance, de valorisation et de rayonnement à l’international, notamment dans un contexte géopolitique et géoéconomique, en pleine évolution. Ces décisions stratégiques de certification internationale, particulièrement observées et appréciées, dépassent les frontières, ouvrent les horizons et le champ des possibles, en tirant vers le haut les entreprises certifiées.

Cette mobilisation traduit une évolution profonde dans la manière dont les acteurs financiers et économiques appréhendent désormais la conformité normée. Loin d’être perçue comme une contrainte réglementaire supplémentaire, celle-ci est aujourd’hui pleinement assumée comme un levier stratégique de crédibilité, d’attractivité, de différenciation et de développement à l’international. La Bourse européenne, avec la Bourse de Paris, carrefour historique des marchés et de l’investissement mondial, confère une portée symbolique et économique particulièrement forte et impactante.

« Les entités qui n’intègrent pas ces principes et qui ne s’y conforment pas, perdent en compétitivité, restent en marge du système et s’isolent. Ces entités sont donc inévitablement évincées au profit de ceux qui s’adaptent et se conforment, se dotant ainsi d’un avantage concurrentiel et de différenciation indéniable ; c’est désormais ainsi que la sélection opère », affirme Véronique De la Bachelerie, Présidente de l’IGSF.

 

Au-delà des certificats délivrés, c’est une dynamique de fond qui se confirme, celle d’une communauté internationale d’acteurs engagés, qui font de la conformité non plus une obligation de façade, mais le socle d’une vision à long terme de la performance et de la responsabilité.

Euronext est le principal opérateur de marchés financiers en Europe continentale, gérant les Bourses de Paris, Amsterdam, Bruxelles, Dublin, Lisbonne, Milan, Oslo et Athènes. Présent dans huit pays, il offre des services de cotation, de négociation et de post-marché à plus de 1900 entreprises représentant une capitalisation boursière de plus de 6 000 milliards d’euros. Né en 2000 de la fusion des bourses de Paris, Amsterdam et Bruxelles, le groupe a progressivement étendu son empreinte à l’ensemble du continent, s’imposant comme la première infrastructure boursière de la zone euro. Au-delà de ses activités de marché, Euronext développe des services de données financières, de gestion d’indices et de post-marché, affirmant un rôle croissant dans la souveraineté financière européenne. Il constitue aujourd’hui un lieu de référence incontournable pour les acteurs institutionnels, les émetteurs et les investisseurs du continent.

L’IGSF est une ONG à but non lucratif, basée au Luxembourg, dont les activités ont pour objectif de canaliser et d’organiser les efforts internationaux en matière de normalisation financière et extra-financière. L’IGSF, en tant qu’entité de normalisation, œuvre principalement sur deux volets : d’une part, l’organisation technique des normes en matière de gouvernance financière et extra-financière et, d’autre part, la diffusion des normes et des bonnes pratiques en général. Les thématiques couvertes au sein de l’IGSF traitent notamment des enjeux en matière de gouvernance financière, de lutte contre la criminalité financière ou encore de responsabilité sociétale des entreprises ou organisations de tout type.

COFICERT est un organisme de certification français, spécialisé dans les certifications financières et extra-financières, intervenant dans près de 50 pays sur 3 continents. L’organisme COFICERT est compétent en matière de gouvernance, de lutte contre la criminalité financière et de finance durable. COFICERT certifie sur les thématiques en lien avec la bonne gouvernance financière (MSI 20000), la gouvernance extra-financière (ESG 1000), la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme (AML 30001) et la lutte contre la corruption (ISO 37001).

COFICERT est habilité en 2026 par l’IGSF, à intervenir comme organisme de certification sur la norme certifiable BCP 5005, dédiée la continuité d’activité et la résilience financière, établie la même année par l’organisme luxembourgeois.

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Le gaming, l’heure du boom

Longtemps perçu comme un simple loisir de jeunes, le gaming commence à s’imposer en Tunisie comme un véritable secteur économique, technologique et culturel. Entre studios de développement, e-sport, formation et création de contenu, une filière encore discrète cherche désormais sa place dans l’économie numérique du pays.

La Tunisie dispose déjà d’une communauté de gamers estimée à environ 500 000 joueurs, avec une forte présence du jeu sur mobile et navigateur, selon des sources sectorielles. Le paysage actuel compte aussi des studios, des startups et des acteurs de l’e-sport, mais l’écosystème reste fragmenté et encore peu structuré.

Un potentiel économique réel

Le vrai enjeu n’est plus de savoir si le gaming existe en Tunisie, mais de mesurer ce qu’il peut rapporter en emplois, en innovation et en devises. Selon les derniers chiffres, les industries culturelles et créatives dans lesquelles s’inscrit le jeu vidéo représenteraient environ 1% du PIB. 

« Force est de constater que malheureusement même dans le secteur public il y’a plusieurs belles initiatives dans ce domaine mais elles sont freinées par la législation », a-t-elle regretté, signalant que l’économie orange a un pouvoir transformatif important aussi bien sur le développement économique que sur le bien être social en général.À ce stade, il n’existe pas de chiffre officiel largement reconnu. Plus concrètement,  » il est difficile aujourd’hui d’obtenir des statistiques fiables et un benchmarking « dans les règles de l’art » sur l’impact économique du gaming en Tunisie. Selon elle, les chiffres disponibles sont insuffisants : des études existantes regroupent le gaming sous l’énorme rubrique des industries créatives et culturelles, rendant la mesure spécifique du secteur complexe ».  C’est ce que nous a révélé par téléphone Samia Chelbi, experte et architecte d’écosystèmes d’innovation centrés sur les talents. 

Pour remédier à cela, elle a indiqué l’annonce prochaine du lancement d’une étude nationale sur le gaming. Cette étude vise à évaluer l’employabilité, la création de startups, la valeur créée, le freelancing et à produire un benchmarking exploitable pour la communauté et pour les investisseurs.

Sur la composition de l’écosystème, Samia Chelbi a distingué deux grandes communautés : l’e-sport, représenté par la Fédération des sports électroniques, et les créateurs et développeurs de jeux vidéo. Elle a précisé que « l’e-sport a progressé ». Tout en citant la montée en puissance des équipes nationales tunisiennes qui remportent des titres en Afrique et dans le monde arabe, et la qualification possible pour une compétition internationale à Riyad ( Arabie Saoudite). Elle a ajouté que la Fédération dispose désormais d’un « espace maison du gaming », acquis récent pour la communauté.

Pour la partie créative et industrielle, elle a expliqué que la chaîne de valeur comprend des freelances, des écoles et universités, des laboratoires de recherche, ainsi que des studios et entreprises spécialisées dans des niches comme le testing et l’assurance qualité. Elle a souligné l’impact transversal du gaming,  santé, industrie automobile, formation, expériences immersives, design UX gamifié,  et l’effet accélérateur des outils d’intelligence artificielle sur les processus de création.

Lire aussi: Samia Chelbi:  » La révolution technologique propulse la Tunisie vers un leadership mondial »

Interrogée sur les obstacles rencontrés, elle a mis en avant l’insuffisance du financement et l’absence d’un cadre législatif adapté. Elle a précisé que le travail collectif qu’elle porte avec la Conect, la Fédération esport, et d’autres vise à élaborer un socle législatif  notamment autour du statut des freelances et de l’auto-entrepreneuriat  et des instruments financiers (lignes de crédit, fonds de garantie) tenant compte des risques spécifiques de cette industrie. Elle a expliqué que l’absence de fonds de garantie dissuade certains investisseurs, mais que des initiatives publiques commencent à émerger, et que la définition d’un modèle de gouvernance fera l’objet d’un travail conjoint  entre acteurs publics et privés pour finaliser des solutions de financement adaptées.

Sur les profils des acteurs, Samia Chelbi a relativisé l’idée que le gaming ne concerne que les jeunes : selon elle, la pratique s’étend de la majorité (18 ans) jusqu’à environ 45–50 ans, incluant des personnes ayant grandi avec les consoles classiques et conservant des réflexes et une culture gaming. Elle a insisté sur l’importance des écoles et des formations ainsi que sur le rôle de la recherche.

Elle a également insisté sur l’augmentation notable de la participation féminine : en découvrant l’écosystème via son engagement, elle a constaté l’émergence d’équipes féminines dans l’e-sport, de joueuses âgées et mariées, et de parcours professionnels féminins (ingénieures informaticiennes travaillant la 3D). Elle a mentionné la création du mouvement « Tunisian Women in Games », porté par son association, pour soutenir ces initiatives.

Son objectif, a-t-elle dit, est d’empêcher la fuite des talents : elle souhaite que les startups puissent se développer et rester juridiquement basées en Tunisie tout en établissant des partenariats à l’échelle régionale ou internationale.

Lorsqu’on lui a demandé de donner trois mots qui, selon elle, caractérisent le modèle de gaming en Tunisie, elle a répondu sans hésiter : » passion, métier, carrière ».

Enfin, sur l’horizon de cinq ans, elle a exprimé sa confiance dans la jeunesse tunisienne : « si le pays mettra en place une vision, des programmes, une législation et des financements adaptés, l’industrie du gaming pourra devenir un pilier de l’économie numérique », a-t-elle martelé. « À défaut, a-t-elle averti, les talents s’envoleront à l’étranger. Elle a conclu en rappelant la stratégie collective en cours : harmoniser les travaux, constituer un groupe d’acteurs convaincus et présenter des dossiers structurés au prochain cycle parlementaire, avec l’espoir d’avancées dès la rentrée parlementaire.

 

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Coupe du monde 2026 : 4,6 millions de spectateurs et 215 buts

La Coupe du monde de football 2026 a établi de nouveaux records historiques dès la phase de groupes. Et ce, tant en matière d’affluence que de buts marqués, a annoncé la FIFA.

Les 72 matchs de la phase de groupes de la Coupe du monde ont attiré 4 644 549 spectateurs et produit 215 buts. Soit les chiffres les plus élevés jamais enregistrés à ce stade de la compétition, avec une moyenne de trois buts par match.

L’affluence totale dépasse de près d’un million de spectateurs le précédent record établi lors du Mondial 1994 aux États-Unis, qui avait réuni 3 587 538 spectateurs. En matière de buts, l’édition 2022 au Qatar n’en avait compté que 179 en 64 matchs, avec une moyenne de 2,8 par rencontre.

Une nuance s’impose néanmoins : la moyenne par match reste inférieure à celle de 1994, avec 64 508 spectateurs contre 68 991. Et ce, en raison du nombre bien plus élevé de rencontres disputées dans le cadre du nouveau format élargi à 48 équipes.

Sur le plan symbolique, le capitaine canadien Alphonso Davies est entré dans l’histoire en devenant le 1 000ᵉ joueur du tournoi, lors de son entrée en jeu en seizièmes de finale face à l’Afrique du Sud. Les fan zones officielles des trois pays hôtes — États-Unis, Canada et Mexique — ont quant à elles accueilli plus de 5,5 millions de visiteurs.

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À partir du 1er juillet, caisses enregistreuses obligatoires pour tous les cafés et restaurants

À partir du mercredi 1er juillet 2026, l’ensemble des entreprises actives dans le secteur des services de consommation sur place devront se conformer à l’obligation d’installation d’un dispositif de caisses enregistreuses numériques dans leurs locaux. Cette mesure s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre d’un arrêté de la ministre des Finances daté du 14 octobre 2025, fixant les critères de classification des établissements fournissant des services de consommation sur place.

Cette décision s’appuie également sur les dispositions de l’arrêté gouvernemental n°1126 de 2019 du 26 novembre 2019, relatif aux modalités pratiques d’adoption du système de caisse enregistreuse pour les activités de consommation sur place.

Selon les autorités, ce dispositif vise à renforcer la transparence des transactions commerciales, à lutter contre la fraude fiscale et à instaurer une plus grande équité entre les contribuables.

Définition du secteur concerné

D’après le texte réglementaire, sont considérées comme entreprises de consommation sur place, au sens de l’article 59 bis du Code de l’impôt sur le revenu des personnes physiques et de l’impôt sur les sociétés, toutes les structures qui exercent, à titre principal ou secondaire, une activité de vente de nourriture ou de boissons préparées sur place ou prêtes à être consommées, et offrant à leur clientèle la possibilité de les consommer sur les lieux de vente.

Lire aussi: Tunisie : les caisses enregistreuses seront obligatoires dès juillet 2026

La mise en œuvre de cette réforme fiscale a été engagée de manière progressive. Une première phase a débuté le 1er novembre 2025 et a concerné les restaurants touristiques classés, les salons de thé, ainsi que les cafés de deuxième et troisième catégorie.

À partir du 1er juillet 2026, l’obligation sera étendue à l’ensemble des autres sociétés, personnes morales incluses, opérant dans ce même champ d’activité.

Calendrier pour les personnes physiques

Le dispositif prévoit également un calendrier spécifique pour les exploitants individuels :

  • À partir du 1er juillet 2027 : les personnes physiques relevant du régime réel et soumises à une déclaration fiscale mensuelle.
  • À partir du 1er juillet 2028 : l’ensemble des autres personnes physiques exerçant dans le secteur.

Cette réforme s’inscrit dans une stratégie globale de modernisation du système fiscal et de digitalisation des transactions commerciales, avec pour objectif d’améliorer la traçabilité des opérations et de réduire l’économie informelle dans le secteur.

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COMESA : les exportations tunisiennes atteignent 2,86 milliards de dinars en 2025

Les exportations de la Tunisie vers les marchés du COMESA ont augmenté de 50,2 % entre 2019 et 2025. C’est ce qu’indique, lundi 29 juin, le ministre du Commerce et du Développement des exportations, Samir Abid.

La valeur des exportations tunisiennes vers les marchés du COMESA passe de 1,9 milliard de dinars à environ 2,86 milliards de dinars. Et  ce, après avoir atteint un niveau record de plus de 3 milliards de dinars en 2023.

Lors du lancement des travaux du troisième forum de présentation des institutions du COMESA, le ministre a également indiqué que les importations en provenance des pays du COMESA ont progressé de près de 39 % au cours de la même période. Elles passent de 1,69 milliard de dinars en 2019 à plus de 2,06 milliards de dinars en 2025. Malgré le recul conjoncturel enregistré en 2020 en raison des répercussions de la pandémie de Covid-19.

Samir Abid estime que cette évolution reflète une intégration accrue de l’économie tunisienne dans l’espace économique du Marché commun pour l’Afrique orientale et australe (COMESA). Il précise que la Tunisie poursuit ses efforts pour améliorer son climat des affaires et de l’investissement, renforcer la numérisation des services commerciaux et simplifier les procédures, conformément aux objectifs du COMESA et de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf). Selon lui, ces mesures permettent de renforcer la capacité des entreprises tunisiennes à s’intégrer dans les chaînes de valeur régionales et continentales.

Par ailleurs, le ministre du Commerce souligne que ces indicateurs témoignent de l’importance croissante des marchés du COMESA en tant que partenaire économique de la Tunisie et reflètent le potentiel existant pour développer les échanges commerciaux et les investissements, ainsi que pour renforcer la présence des produits et services tunisiens sur les marchés africains.

En outre, il a ajouté que la Tunisie poursuivra la mise en œuvre de réformes visant à améliorer le climat des affaires, à travers l’adhésion du secteur privé, des institutions financières et des institutions spécialisées du COMESA. Et ce, afin de renforcer l’investissement, de soutenir les start-up ainsi que les petites et moyennes entreprises et d’élargir la zone de libre-échange du COMESA conformément aux objectifs de la ZLECAf.

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Paris Builders Show 2026 : quand les Innovation Awards façonnent l’avenir du bâtiment

Le Paris Builders Show réaffirme en 2026 sa position d’événement international de référence pour la filière bâtiment en réunissant les salons BATIMAT, IDÉOBAIN, INTERCLIMA et le forum RENODAYS. Cette plateforme unique, qui rassemble 2 200 exposants, plus de 135 000 participants et plus de 500 conférences, joue un rôle central pour faire émerger les tendances, favoriser les rencontres professionnelles et promouvoir l’innovation au service de la transition écologique et de la performance sectorielle.

Au cœur de ce rendez‑vous, les Innovation Awards confirment leur attractivité et leur utilité comme tremplin pour les industriels et start‑ups. Après un record de 229 candidatures en 2024, l’édition 2026 a franchi un nouveau cap avec 278 dossiers déposés. Soit une hausse de 21 % par rapport à l’édition précédente. Cette progression valide l’intérêt croissant des acteurs du bâtiment pour la valorisation de leurs solutions innovantes et pour la visibilité offerte par le Paris Builders Show.

Les candidatures couvrent dix catégories représentatives de l’ensemble de la chaîne de valeur : génie climatique, machines et équipements de chantier, gros œuvre et structure, menuiserie et façades, salle de bains, Construction Tech (start‑ups, IT et nouvelles technologies), décarbonation, protection solaire (nouveauté), interior & design, et autres segments. 

Lire aussi — Jean-Philippe Guillon : innovations et décarbonation au Mondial du Bâtiment 2024

Une chose est certaine : certaines catégories témoignent d’une dynamique particulièrement forte : les machines de chantier, l’outillage, les véhicules et équipements enregistrent une hausse de 59 %; le génie climatique progresse de 40%; et la Construction Tech, qui regroupe les start‑ups et solutions IT, connaît une augmentation de 42 %. 

Ces chiffres traduisent non seulement un regain d’activité sur ces segments, mais aussi une accélération de l’innovation technologique au service de la performance et de la durabilité.

L’édition 2026 confirme également le rayonnement européen du salon : 73 candidatures, soit 26 % du total, sont portées par des exposants étrangers provenant de 18 pays y compris la Tunisie qui sera bel et bien représentée.  L’Espagne, l’Italie, la Belgique, l’Allemagne, les Pays‑Bas et la Pologne figurent parmi les principaux contributeurs. Renforçant ainsi la dimension internationale du concours et la richesse des échanges transfrontaliers en matière de solutions constructives et environnementales.

Côté calendrier, la mécanique de sélection et de valorisation est pensée pour maximiser l’exposition médiatique et commerciale des projets. Les nominés ont été révélés mi‑juin, puis se prépareront à rencontrer la presse lors d’un press‑dating organisé le 2 juillet 2026 à la Cité du Cinéma. 

Cet après‑midi d’avant‑première devra offrir  aux entreprises nominées l’opportunité de présenter leurs innovations en détail aux journalistes et influenceurs spécialisés, facilitant ainsi la couverture médiatique avant la tenue du salon.

Il convient de noter que la cérémonie officielle de remise des trophées est programmée pour le 28 septembre 2026 à la Porte de Versailles. 

Au‑delà de la mise en lumière, les Innovation Awards remplissent une fonction stratégique. L’objectif étant d’ accélérer la mise sur le marché des innovations, de renforcer la crédibilité commerciale des porteurs de projets et d’orienter les choix des donneurs d’ordre vers des solutions plus performantes et moins carbonées. En valorisant des initiatives allant des équipements lourds au software, en passant par des solutions de décarbonation et de design intérieur, le concours accompagne la transformation du secteur sur le long terme.

Enfin, le Paris Builders Show se veut une agora où se conjuguent inspiration, business et rayonnement international. 

En proposant un cadre complet autour des conférences, de démonstrations, du networking convivial et de dispositifs digitaux, l’événement a pour but de faciliter la rencontre entre l’offre et la demande, encourager les partenariats et éclairer les grandes orientations du marché. 

En définitive, les Innovation Awards, par leur attractivité croissante et leur capacité à rassembler des acteurs nationaux et internationaux, illustrent parfaitement l’ambition du salon : accompagner la filière dans sa transition vers des pratiques plus durables, plus efficientes et résolument tournées vers l’avenir.

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Des barques tunisiennes roulent à l’énergie verte

La première navigation opérationnelle en Tunisie d’une embarcation de pêche artisanale fonctionnant entièrement grâce à une propulsion électrique alimentée par l’énergie solaire a eu lieu, lundi 29 juin 2026, à Ajim, sur l’île de Djerba. C’est ce qu’indique WWF Afrique du Nord dans un communiqué publié lundi.

Organisée par WWF Afrique du Nord, cette expérience pilote constitue la première démonstration concrète en Tunisie de l’utilisation d’un système de propulsion électrique solaire sur une embarcation de pêche artisanale. Selon l’organisation, elle marque une étape en faveur de la transition énergétique et de la protection du milieu marin, en démontrant qu’une alternative aux moteurs thermiques est aujourd’hui envisageable pour les communautés de pêcheurs.

Au-delà de son importance nationale, cette initiative positionne la Tunisie parmi les pays pionniers du bassin méditerranéen en matière de décarbonisation de la pêche artisanale et ouvre la voie au développement de solutions conciliant préservation des ressources marines, transition énergétique et économie bleue durable.

Le site d’Ajim a été retenu pour accueillir cette première démonstration en raison du dynamisme de sa communauté de pêcheurs artisanaux, de l’engagement des acteurs locaux en faveur de la transition énergétique et des conditions d’ensoleillement favorables à l’exploitation de l’énergie solaire.

Cette initiative s’inscrit dans le cadre du projet « Décarbonisation de la pêche artisanale en Tunisie : Promotion de l’énergie propre pour des communautés côtières durables », financé par le Foreign Commonwealth and Development Office (FCDO) du Royaume-Uni.

Le projet vise à accélérer la transition vers les énergies propres dans le secteur de la pêche artisanale, à réduire les émissions de gaz à effet de serre, à améliorer les conditions de vie des pêcheurs et à préserver les écosystèmes marins.

Il répond aux défis auxquels est confrontée la pêche artisanale tunisienne, notamment l’augmentation continue du coût des carburants fossiles, qui représente une part importante des charges d’exploitation des pêcheurs, ainsi qu’à la nécessité d’accompagner les engagements nationaux et internationaux de la Tunisie en matière de lutte contre le changement climatique.

Mis en œuvre sur une période de douze mois dans le Golfe de Gabès, le projet a pour objectif de démontrer la faisabilité technique et économique de l’utilisation des énergies propres dans la pêche artisanale, tout en développant des mécanismes de financement innovants favorisant le déploiement de cette technologie à plus grande échelle.

Il prévoit notamment l’équipement de huit embarcations de pêche artisanale avec des systèmes de propulsion électrique alimentés par l’énergie solaire, le renforcement des capacités de plus de 100 pêcheurs et représentants des institutions concernées, ainsi que la réalisation d’analyses techniques, économiques et de recommandations destinées à accompagner l’élaboration des politiques nationales relatives à la transition énergétique dans le secteur de la pêche.

La démonstration repose sur un système intégré comprenant un moteur électrique spécialement conçu pour la navigation côtière des embarcations de pêche artisanale et une batterie rechargeable garantissant l’autonomie nécessaire aux sorties en mer.

Le dispositif comprend également une station de recharge alimentée par énergie solaire photovoltaïque, installée au profit des Groupements de Développement de la Pêche à Ghannouch (gouvernorat de Gabès) et à Ajim (gouvernorat de Médenine), permettant aux pêcheurs de recharger leurs batteries grâce à une énergie propre et renouvelable.

Selon WWF Afrique du Nord, cette initiative permettra une réduction des dépenses liées au carburant pour les pêcheurs artisanaux, une diminution des risques de pollution marine liés aux hydrocarbures, une baisse des émissions de dioxyde de carbone (CO₂) et de la pollution sonore générée par les moteurs thermiques conventionnels.

Les impacts attendus comprennent également une amélioration de la qualité de l’air dans les zones côtières, un renforcement de la résilience économique et sociale des communautés de pêcheurs, ainsi que la mise à disposition d’un modèle pilote reproductible dans d’autres régions de Tunisie et dans les pays du bassin méditerranéen.

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Coup d’arrêt à la Bourse de Tunis après un incident technique

La Bourse de Tunis annonce, ce lundi matin, qu’un incident technique perturbe le déroulement normal de ses activités.

L’institution annonce la mobilisation de toutes ses équipes techniques actuellement; et ce, afin de résoudre le problème dans les meilleurs délais. C’est ce qu’il ressort d’un communiqué à l’adresse des intermédiaires en Bourse et des investisseurs.

En conséquence, le démarrage ou la poursuite de la séance de cotation est en suspens momentanément. La communication sur l’horaire de reprise de la cotation se fera ultérieurement, dès sa confirmation.

Dans l’attente de la reprise des opérations, les investisseurs et les intermédiaires en Bourse ne peuvent pas passer d’ordres sur le marché.

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Plateformes numériques : l’UGTT exige la fin du vide juridique qui précarise 60 000 travailleurs

L’Union générale tunisienne du travail (UGTT) a organisé lundi une conférence sur la situation des travailleurs des plateformes numériques en Tunisie, révélant que 98 % d’entre eux sont dépourvus de toute couverture sociale et que 60 % des livreurs se voient refuser toute assurance, dans un secteur qui échappe encore à tout cadre légal.

Une étude du département des études de l’UGTT, lancée en juin 2025 et présentée lors de cette conférence, révèle que le secteur des plateformes numériques en Tunisie relève de l’économie parallèle et regroupe environ 60 000 travailleurs et travailleuses, répartis en quatre catégories : livraison de commandes commerciales; livraison de médicaments en pharmacies et à domicile; auxiliaires de vie et aides-soignants à domicile; et transport de passagers à moto.

Des conditions de travail précaires et des revenus irréguliers

L’étude indique que 75 % de ces travailleurs souffrent d’irrégularité de revenus. Ce qui compromet leur stabilité familiale, leur accès au logement et leurs conditions de vie. Le licenciement peut intervenir à tout moment, sans procédure : il suffit, selon le secrétaire général adjoint de l’UGTT Ahmed Jziri, de « supprimer l’accès numérique du travailleur pour le priver immédiatement de toute possibilité d’exercer son activité ».

En outre, sur le plan sanitaire, les travailleurs sont exposés aux risques de la route, aux maladies respiratoires, aux troubles musculo-squelettiques et aux affections nerveuses, inhérents à la nature de leur activité.

Un vide juridique aux conséquences concrètes

L’absence de couverture contre les accidents du travail a conduit les compagnies d’assurance à refuser systématiquement d’assurer les deux-roues motorisés des livreurs. Les contraignant à circuler avec des véhicules non homologués, soulignent les données présentées lors de la conférence.

Face à ce constat, l’UGTT a formulé plusieurs recommandations :

  • Intégrer les travailleurs des plateformes dans le système de sécurité sociale;
  • Encadrer la relation employeur-employé par un contrat de travail;
  • Créer des syndicats représentatifs;
  • Et former ces travailleurs en matière de santé et de sécurité professionnelles.

L’organisation syndicale appelle également à l’application de la Convention n° 193 de l’Organisation internationale du travail (OIT), adoptée récemment. Laquelle constitue un cadre de référence sur le droit au travail décent pour les travailleurs des plateformes numériques.

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Seulement 17 % des Tunisiens utilisent les paiements électroniques

Auditionnée à la fin de la semaine dernière par la Commission des finances et du budget de l’Assemblée des représentants du peuple, une représentante du ministère des Finances a présenté les grandes lignes du projet de loi relatif à la lutte contre l’exclusion financière, élaboré sur la base d’un diagnostic approfondi de la situation nationale.

Selon le ministère, l’accès des Tunisiens aux services financiers demeure en deçà des objectifs fixés. Une étude de référence réalisée en 2018 révèle que seulement 60 % des personnes âgées de plus de 18 ans disposent d’une relation avec une banque ou les services postaux. Les moyens de paiement électroniques restent, quant à eux, faiblement utilisés : seuls 17 % des Tunisiens y ont recours, tandis que les services financiers via téléphone mobile ne concernent que 3 % de la population.

L’étude met également en évidence une très faible pénétration de l’assurance volontaire, limitée à seulement 2 % de la population en dehors des régimes d’assurance obligatoire. Pour le ministère, ces indicateurs traduisent un recours encore très limité aux services financiers, malgré les possibilités offertes par les nouvelles technologies et les dispositifs existants.

La représentante du ministère des Finances a expliqué que cette situation s’explique notamment par l’inadaptation de certaines offres aux besoins des citoyens, le coût élevé des services, le manque d’information sur les produits disponibles, la faiblesse des mécanismes de protection des consommateurs ainsi qu’un niveau encore insuffisant de culture financière.

Face à ces constats, elle a insisté sur la nécessité d’adopter une approche législative globale capable de lever les obstacles structurels qui freinent l’accès aux services financiers, dans le but de renforcer l’inclusion financière et de favoriser l’intégration économique et sociale.

Un projet de loi issu de la stratégie nationale d’inclusion financière

Le ministère a rappelé que ce texte constitue l’une des principales concrétisations de la Stratégie nationale d’inclusion financière 2018-2022, articulée autour de six axes majeurs : le développement de la finance numérique et du paiement mobile, la promotion de la micro-assurance, le soutien au financement de l’économie sociale et solidaire, le renforcement de l’éducation financière et de la protection des consommateurs, l’appui aux institutions de microfinance ainsi que la mise en place d’un système de suivi et d’évaluation.

Le projet de loi repose sur quatre piliers principaux : améliorer l’accès et l’utilisation des services financiers, renforcer la supervision du secteur, consolider la protection des consommateurs et la culture financière, tout en favorisant la réduction de l’usage du numéraire au profit des paiements électroniques.

Le texte prévoit également d’élargir le champ d’intervention des institutions de microfinance afin qu’elles puissent accompagner les petites entreprises, les structures de l’économie sociale et solidaire ainsi que les sociétés communautaires. Ces établissements pourront proposer de nouveaux services, notamment les paiements, l’intermédiation en assurance et la commercialisation de produits d’épargne, afin de rapprocher les services financiers des citoyens.

Le projet comporte en outre des mesures destinées à encourager la petite épargne, à renforcer les ressources du secteur de la microfinance et à développer le marché de l’assurance grâce à l’élargissement des canaux de distribution, à la souscription à distance et aux contrats collectifs. L’objectif est de faciliter l’accès des ménages à faibles revenus à des produits d’assurance plus abordables.

Enfin, le texte entend renforcer les prérogatives des autorités de contrôle, améliorer la transparence, consolider la protection des consommateurs et accélérer la transition vers les paiements électroniques, considérés comme un levier essentiel pour une inclusion financière plus large en Tunisie.

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Bir El Kassaa : hausse des volumes et baisse des prix

En juin 2026, le marché de gros de Bir El Kassaa a enregistré une hausse marquée de ses approvisionnements en légumes, en fruits et en produits de la pêche. Elle s’accompagne d’un recul des prix de nombreux produits. C’est ce qu’annonce un communiqué publié samedi par le ministère du Commerce et du Développement des exportations.

Par rapport au mois de mai 2026, les quantités commercialisées ont sensiblement augmenté aumarché de gros de Bir El Kassaa. Tandis que les prix moyens de plusieurs produits maraîchers et fruitiers ont diminué. Et ce, malgré la hausse saisonnière de la demande durant l’été.

Pour les légumes, le prix moyen de la tomate s’est établi à 902 millimes le kilogramme, en baisse de 62,5 % par rapport à mai. Le piment fort s’est vendu en moyenne à 1 dinar 245 millimes/kg (-22 %), le poivron doux à 1 dinar 934 millimes/kg (-7,6 %), la pomme de terre à 1 dinar 372 millimes/kg, l’oignon sec à 751 millimes/kg (-43,6 %), le concombre à 1 dinar 079 millimes/kg (-25,3 %) et la courgette à 840 millimes/kg (-0,6 %).

Les fruits ont également enregistré une baisse des prix. La fraise s’est négociée à 2 dinars 584 millimes/kg (-42,4 %), la pomme à 2 dinars 990 millimes/kg (-43,2 %), la pêche à 2 dinars 821 millimes/kg (-0,8 %), la pêche « Boutabgaya » à 3 dinars 012 millimes/kg (-14,9 %), l’abricot à 2 dinars 659 millimes/kg (-8,4 %), la pastèque verte à 515 millimes/kg (-64,4 %) et le melon d’eau (« battikh ») à 1 dinar 027 millimes/kg (-68,4 %).

Le ministère fait également état d’une progression des volumes d’approvisionnement. Les arrivages de tomates ont atteint 3 834 tonnes. Soit une hausse de 78,3 % par rapport à mai. Ceux du piment fort se sont élevés à 2 473 tonnes (+34,5 %), du poivron doux à 455 tonnes (+18,8 %), de la pomme de terre à 2 146 tonnes, de l’oignon sec à 2 666 tonnes, du concombre à 1 953 tonnes (+8,1 %) et de la courgette à 610 tonnes.

Pour les fruits, les volumes commercialisés ont atteint 570 tonnes de fraises, 952 tonnes de pommes (+477 %), 716 tonnes de pêches, 2 553 tonnes de pêches « Boutabgaya » (+233,2 %), 1 710 tonnes d’abricots, 2 577 tonnes de pastèques vertes (+16,2 %) et 2 285 tonnes de melons d’eau (+140,5 %).

Les produits de la pêche ont également affiché une évolution favorable. Les quantités mises en vente ont atteint 685 tonnes, en hausse de 53,58 %, dont 248 tonnes de poissons bleus.

Les arrivages de sardines se sont établis à 135 tonnes, pour un prix moyen de 4 dinars 069 millimes/kg, en baisse de 24,3 %. Les quantités de maquereaux ont atteint 35 tonnes (+94,44 %), avec un prix moyen de 12 dinars 044 millimes/kg (-11,2 %).

Les arrivages de chinchard (« chourou ») ont totalisé 63 tonnes, en progression de 1,6 %, pour un prix moyen de 5 dinars 127 millimes/kg, en recul de 15,5 %. Quant aux bogues (« bouga »), leurs volumes ont augmenté de 33,33 % pour atteindre 16 tonnes; tandis que leur prix moyen a diminué de 30,1 %, à 3 dinars 661 millimes/kg.

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