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Émirats arabes unis: un visa à l’arrivée élargi, mais réservé aux voyageurs “premium”

Les Émirats arabes unis continuent d’affiner leur politique d’attractivité internationale en élargissant leur programme de visa à l’arrivée à six nouveaux pays. Une ouverture qui, derrière son apparente simplicité, reste hautement sélective. 

D’après communiqué, sont désormais concernés: l’Indonésie, le Viet Nam, la Thaïlande, les Philippines, le Kenya et l’Afrique du Sud. Mais contrairement à un assouplissement classique des visas touristiques, la mesure repose sur un filtre supplémentaire. Seuls les voyageurs disposant déjà d’un titre de résidence valide dans des pays considérés comme “références migratoires” peuvent en bénéficier.

Autrement dit, il ne suffit pas d’être ressortissant d’un de ces six pays. Il faut aussi être résident légal des États-Unis, du Royaume-Uni, d’un pays de l’Union européenne, du Canada, du Japon, de la Corée du Sud, de Singapour, de l’Australie ou de la Nouvelle-Zélande.

Deux options de séjour sont proposées :

  • 14 jours, avec possibilité d’une prolongation unique sur place

  • 60 jours, non renouvelable

Les frais d’entrée sont fixés à 100 dirhams émiratis pour 14 jours et 250 dirhams pour 60 jours, soit une politique tarifaire modulée selon la durée et l’impact attendu sur le tourisme. En cas de dépassement, une pénalité de 50 AED par jour est appliquée, un dispositif dissuasif qui confirme la volonté des autorités de maintenir un contrôle strict des séjours.

En fait, les Émirats figurent parmi les passeports les plus puissants au monde, avec un accès facilité à plus de 180 destinations pour leurs propres citoyens, et des accords d’entrée sans visa ou simplifiés avec plus de 80 nationalités.

 

 

Source: Ministère émirien des Affaires étrangères.

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La commission de la défense de l’ARP examine le plan 2026-2030

La commission de la défense, de la sécurité et des forces armées au sein du Parlement tunisien a entamé, vendredi, l’examen des volets relevant de ses compétences dans le cadre du projet de plan de développement 2026-2030.

Selon un communiqué de l’Assemblée, cette séance préparatoire a été consacrée à la présentation de la méthodologie retenue pour l’étude du projet de loi n°42 de 2026, relatif à l’approbation du plan de développement.

Les députés ont passé en revue les programmes liés au rôle de développement des forces armées ainsi qu’à la modernisation du système sécuritaire. Ils ont également évoqué les réformes législatives prévues dans ces domaines stratégiques.

Plusieurs questions ont été soulevées concernant la méthode de sélection des projets inscrits dans le plan, ainsi que la disponibilité des ressources financières nécessaires à leur mise en œuvre.

Priorités sociales et infrastructures

La commission a également examiné les grandes orientations du plan, qui visent notamment à promouvoir un développement social équitable, à renforcer les infrastructures et à garantir la sécurité alimentaire, hydrique et énergétique du pays.

Les travaux de la commission se poursuivront dans les prochaines semaines à travers une série d’auditions de membres du gouvernement, dans le cadre de l’approfondissement de l’examen du projet de plan de développement.

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Un consortium mené par Amen Bank mobilise 160 millions de dinars pour Enda Tamweel

Le financement des petites activités franchit un nouveau cap en Tunisie. Un consortium bancaire conduit par Amen Bank vient de mettre en place une enveloppe de 160 millions de dinars au profit d’Enda Tamweel, acteur central de la microfinance dans le pays.

Signée le 25 juin 2026, l’opération rassemble plusieurs établissements bancaires, Amen Bank, la BIAT, l’ATB et la BTK, autour d’un même objectif: renforcer les capacités de financement d’un acteur qui irrigue une large partie de l’économie informelle et des micro-projets.

Derrière ce montage, l’enjeu est surtout d’élargir l’accès au crédit pour des profils souvent exclus du financement classique. Micro-entrepreneurs, jeunes porteurs de projets, femmes en zone urbaine ou rurale : Enda Tamweel pourra appuyer davantage de bénéficiaires grâce à cette nouvelle ligne de ressources.

Pour les banques impliquées, ce type de syndication traduit une évolution du rôle du secteur financier, de plus en plus orienté vers des mécanismes de coopération plutôt que des financements isolés. L’objectif affiché est de soutenir l’activité économique à petite échelle, là où les besoins restent les plus importants.

Ce financement devrait également permettre à Enda Tamweel de stabiliser sa structure de financement et de poursuivre son développement dans un contexte où la demande de microcrédit reste élevée.

Au-delà des chiffres, l’opération illustre une tendance plus large: celle d’un rapprochement progressif entre banques commerciales et institutions de microfinance, avec un impact direct sur l’inclusion financière et la création d’activités génératrices de revenus.

Dans un contexte économique marqué par la recherche de relais de croissance, ce type d’initiative confirme que le financement des petites initiatives devient un axe de plus en plus stratégique pour le secteur bancaire tunisien.

 

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Qui est Roberto Vannacci, le rival de Giorgia Meloni à l’extrême droite ?

Ancien général de l’armée italienne devenu figure de l’extrême droite, Roberto Vannacci s’impose comme l’un des principaux rivaux de Giorgia Meloni. Après son départ de la Ligue de Matteo Salvini, il a fondé le parti Futuro Nazionale. Il séduit désormais…

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Tunis accueille le 3ᵉ Forum du COMESA

La Tunisie accueillera, les 29 et 30 juin 2026, le troisième forum de présentation des institutions du COMESA, dans le cadre de la Semaine du COMESA 2026.

Placée sous le thème « Élargir les horizons du commerce intra-africain : l’innovation numérique comme moteur d’un accès inclusif et durable aux marchés du COMESA », cette édition vise à renforcer l’intégration économique de la Tunisie dans l’espace africain et à promouvoir la coopération commerciale et d’investissement avec les États membres du marché commun d’Afrique orientale et australe.

Selon un communiqué du ministère du Commerce, l’événement se tiendra sous l’égide du ministre du Commerce et du Développement des exportations, ainsi que de la secrétaire générale du COMESA. Il réunira également les directeurs exécutifs des institutions spécialisées de l’organisation.

La présence du ministre des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger, Mohamed Ali Nafti, est également attendue.

Le numérique au cœur de l’intégration régionale

Cette édition s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la stratégie à moyen terme 2026-2030 du COMESA, qui met l’accent sur le recours au numérique comme levier de transformation économique. L’objectif est de favoriser le développement des chaînes de valeur régionales, d’améliorer la compétitivité et de soutenir une croissance inclusive et durable.

Le thème retenu souligne ainsi l’importance croissante de la transformation digitale dans le renforcement des chaînes de valeur, la facilitation des échanges commerciaux et l’intégration des marchés régionaux.

Le COMESA représente un marché de plus de 655 millions de consommateurs et un produit intérieur brut estimé à près de 1 000 milliards de dollars. L’organisation offre ainsi un potentiel important pour l’usage des technologies dans la facilitation du commerce, l’industrialisation et l’intégration économique.

Objectifs du forum

Le forum vise à mieux faire connaître les institutions du COMESA, leurs programmes et leurs mécanismes de fonctionnement, tout en renforçant la coopération entre les États membres, le secteur privé, les partenaires au développement, les milieux académiques et la société civile.

Il ambitionne également de promouvoir le dialogue, l’innovation, le partage des connaissances et le développement des chaînes de valeur régionales, dans une logique de croissance inclusive et durable.

Le troisième forum sera suivi de la Conférence des femmes d’affaires du COMESA, ainsi que du Salon commercial régional, prévus du 1er au 3 juillet 2026.

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Tunisie: une nouvelle plateforme nationale pour simplifier les démarches des investisseurs dès le 1er juillet

Créer une entreprise ou lancer un investissement en Tunisie implique encore de nombreuses démarches réparties entre plusieurs administrations. À partir du 1er juillet, les investisseurs disposeront d’un nouvel outil censé leur simplifier la tâche: une plateforme nationale qui centralise les services administratifs liés à l’investissement, selon l’agence TAP.

Présentée vendredi lors du Tunisia Investment Forum, cette plateforme numérique ambitionne de devenir l’interlocuteur unique des investisseurs, depuis le lancement de leur projet jusqu’au développement de leur entreprise. L’objectif affiché est de réduire les délais, limiter les formalités et faciliter les échanges avec les administrations.

Selon Hatem Souissi, directeur central à la FIPA, cette interface permettra de connecter les différentes plateformes publiques déjà existantes afin d’éviter aux investisseurs de multiplier les démarches. Le système s’appuiera notamment sur l’identifiant unique de l’entreprise et la signature électronique pour sécuriser et accélérer les procédures.

Au-delà d’un simple portail administratif, les autorités espèrent faire de cet outil un levier d’amélioration du climat des affaires. Les investisseurs pourront y suivre leurs dossiers, solliciter un accompagnement et signaler les blocages administratifs susceptibles de retarder leurs projets.

Ce lancement s’inscrit dans un chantier plus large de transformation numérique engagé depuis 2022. Plusieurs organismes publics ont progressivement développé leurs propres plateformes en ligne, mais celles-ci fonctionnaient jusqu’à présent de manière dispersée. La nouvelle interface entend les regrouper au sein d’un même écosystème numérique.

Cette modernisation intervient alors que la Tunisie cherche à renforcer son attractivité auprès des investisseurs, dans un contexte de concurrence accrue entre les économies de la région. Au-delà de la simplification des procédures, le pays met également en avant sa position stratégique et son accès privilégié à plusieurs marchés internationaux.

Partenaire commercial de l’Union européenne depuis l’accord d’association signé en 1995, la Tunisie est également engagée dans la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF), entrée en vigueur en 2022. Ce marché commun africain prévoit une suppression progressive des droits de douane pour atteindre le “zéro tarif” à l’horizon 2030, offrant de nouvelles perspectives aux entreprises implantées dans le pays.

Reste désormais à savoir si cette plateforme permettra de répondre à l’une des principales attentes des investisseurs : des procédures plus rapides, une administration mieux coordonnée et des démarches enfin simplifiées.

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La Tunisie mobilise le soutien africain pour ses candidatures à l’UAT et à l’UIT

La Tunisie a officiellement sollicité le soutien des pays africains en faveur de ses candidatures à des postes stratégiques au sein de l’Union africaine des télécommunications (UAT) et de l’Union internationale des télécommunications (UIT). Cette démarche a été au cœur d’une rencontre organisée vendredi à Tunis avec les chefs des missions diplomatiques africaines accréditées en Tunisie.

La réunion a été coprésidée par le ministre des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger, Mohamed Ali Nafti, et le ministre des Technologies de la communication, Sofiene Hemissi.

À cette occasion, Tunis a présenté deux candidatures à l’UAT : un siège au Conseil d’administration et le poste de secrétaire général, pour lequel la Tunisie propose Fayçal Bayouli. Le gouvernement tunisien a également sollicité l’appui des États africains pour obtenir un siège au Conseil de l’UIT au titre du mandat 2027-2030.

Mohamed Ali Nafti a mis en avant l’engagement de longue date de la Tunisie au sein de l’UIT ainsi que l’expertise reconnue du pays dans le domaine des technologies numériques. Il a affirmé que ces candidatures traduisent la volonté de la Tunisie de contribuer au développement du continent et de défendre les intérêts communs des pays africains au sein des instances internationales.

Pour sa part, Sofiene Hemissi a présenté les grandes orientations de la stratégie tunisienne dans le secteur des technologies de l’information et de la communication. Celle-ci repose notamment sur le développement des infrastructures numériques, le renforcement de la cybersécurité, la promotion de l’intelligence artificielle, l’harmonisation des cadres réglementaires et le développement des compétences. Il a réaffirmé l’engagement de la Tunisie en faveur d’une Afrique numérique inclusive, souveraine et résiliente.

La rencontre s’est achevée par une présentation technique des principaux axes de cette vision, mettant l’accent sur le renforcement de la coopération Sud-Sud, le partage d’expériences et la diffusion des bonnes pratiques, notamment en matière de législation relative aux start-up, afin de renforcer la présence et l’influence de l’Afrique dans les instances internationales.

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Kaïs Saïed : la réconciliation pénale, une nouvelle chance de quitter la prison ou de regagner la Tunisie

Le président de la République, Kaïs Saïed, a procédé, lundi au palais de Carthage, à la nomination des membres de la Commission nationale de la réconciliation pénale, après avoir désigné auparavant Ali Abbès à sa présidence.

À cette occasion, le chef de l’État a réaffirmé que la reddition des comptes demeure « une revendication légitime du peuple tunisien » et qu’il n’est « pas question de renoncer à un seul millime revenant de droit aux Tunisiens ». Il a souligné que la nouvelle composition de la Commission constitue une opportunité de relancer le processus de réconciliation pénale, dont les travaux avaient, selon lui, été entravés après leur lancement.

Kaïs Saïed a également estimé que cette nouvelle étape offre aux personnes concernées une nouvelle possibilité d’adhérer au processus de réconciliation. Il a précisé que cette démarche s’adresse aussi bien aux personnes détenues, qui pourraient ainsi retrouver la liberté, qu’à celles se trouvant à l’étranger, appelées à regagner le pays, à condition de s’engager sincèrement dans ce processus.

Le président de la République a insisté sur le fait que cette relance doit se faire « loin de toute surenchère, de toute désinformation et de tout retard injustifié », réaffirmant que les droits des victimes de la révolution ainsi que les revendications du peuple tunisien seront préservés. Il a également rappelé que « nul n’est au-dessus de la loi » et que tous les citoyens sont égaux devant la justice, sans exception.

À l’issue de la cérémonie, le président de la Commission nationale de la réconciliation pénale ainsi que ses membres ont prêté serment devant le chef de l’État, conformément aux dispositions du décret-loi ayant institué cette instance en 2022.

A lire aussi: Réconciliation pénale : la présidence a contacté des hommes d’affaires

La nouvelle composition de la Commission nationale de la réconciliation pénale

Par ailleurs, le Journal officiel de la République tunisienne (JORT), dans sa dernière édition, a publié le décret n° 131 de l’année 2026, daté du 26 juin 2026, portant nomination des membres de la Commission nationale de la réconciliation pénale et de sa rapporteure.

Selon ce décret, la Commission est composée de Faten Jouini, juge administratif, première vice-présidente, Wafa Ben Abdel Samad, juge financier, deuxième vice-présidente, Najla Safi, représentante de la Haute Instance de contrôle administratif et financier, Moaz Dridi, représentant du Contrôle général des finances, Sahbi Zarrouki, représentant du ministère des Domaines de l’État et des Affaires foncières, Firas Boujelben, représentant de la Commission tunisienne des analyses financières relevant de la Banque centrale de Tunisie, ainsi que Najiba Znati, représentante du Contentieux de l’État.

Le décret désigne également Ahlam Akrmi en qualité de rapporteure de la Commission nationale de la réconciliation pénale.

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Peines confirmées pour Bhiri et Ounissi dans l’affaire du décès de Jilani Dabboussi

La chambre criminelle de la Cour d’appel de Tunis a maintenu, vendredi 26 juin 2026, les condamnations prononcées en première instance contre les cadres d’Ennahdha, en l’occurrence Noureddine Bhiri et Mondher Ounissi, dans le dossier de la mort de l’élu, Jilani Dabboussi, survenue en 2014.

Ainsi, les deux hauts responsables du parti islamiste écopent chacun de quatre ans de prison ferme, une décision qui confirme le jugement initial du tribunal de première instance. La Cour a parallèlement validé les peines de deux ans avec sursis infligées à un ancien procureur général retraité et à une ex-médecin de la prison civile de Mornaguia.

L’instruction de ce dossier sensible, qui porte sur les conditions de détention et la gestion médicale de Jilani Dabboussi sous le gouvernement dirigé par Ennahdha, connaît toutefois un rebondissement : le volet concernant l’ancien ministre de la Santé, Abdellatif Mekki, a été disjoint, celui-ci ayant introduit un pourvoi en cassation contre la décision de la chambre d’accusation.

Cette affaire, qui interroge sur les responsabilités étatiques dans la disparition d’une figure politique sous l’ère post-révolutionnaire, franchit ainsi une nouvelle étape judiciaire sans pour autant clore définitivement les débats.

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